Réouverture des plages en Guinée : le risque de propagation du coronavirus est évident !

De la plage de Lambandji à celles de Tayaki et Bénarès… les gestes barrières devant aider à limiter la propagation du virus ne sont nullement respectés par les baigneurs et le laxisme des responsables de ces stations balnéaires est pointé du doigt. Et pourtant, c’est sous certaines conditions sanitaires que le gouvernement avait autorisé la réouverture des plages.

Aussitôt rouvertes, les plages sont prises d’assaut par les baigneurs tout en foulant au sol les mesures de prévention du coronavirus. Avec ces imperfections, un fait attire l’attention et suscite l’inquiétude.

 La distanciation pas respectée du tout

A la plage de Lambandji et dans les parages, le port de la bavette est quasiment ignoré. Rares sont ceux qui portent un masque et la distanciation sociale est, à vue d’œil, absente. Déjà de loin, l’on remarque avec étonnement la contiguïté des tables implantées l’une à côté de l’autre, sans que la distanciation ne soit respectée. En s’ approchant, on se rend compte que les baigneurs profitent de la fraîcheur de l’eau et passent du bon temps sans trop se soucier du risque de contamination à la covid-19.

Parmi eux, on trouve des jeunes filles, des jeunes garçons et des enfants à bas âge qui font de l’ambiance à oublier les mesures sanitaires. Accompagnée de ses amies, Aïssatou Diallo, raconte comment elles ont eu accès à la plage sans aucune contrainte, « tout ce qu’ils nous ont demandé, c’est à propos du ticket d’entrée qui est à 5000 GNF. Nous avons nos bavettes avec nous, mais personne ne le porte. Et c’est parce que personne ne porte le masque, nous aussi on ne le porte pas. Certes, nous avons peur, mais seulement que nous ne sommes pas les seules à ne pas porter la bavette. »

Pour Mamoudou Soumah, à cause d’une trop forte affluence, il était impossible de respecter les gestes barrières. Conscient du constat sur la plage, il pointe du doigt le comportement des responsables de la plage et des personnes qui refusent de respecter les distances physiques et de porter les masques, « vous avez vu comment la plage est remplie. Et avant d’abord de rentrer, on nous a pas imposé de porter les masques, de laver les mains, d’ailleurs, on n’a même pas vu de kits sanitaires. »

Des conséquences sont plausibles

Avec cette attitude de relâchement des gestes barrières dans les plages, les risques de contamination et de propagation au covid-19  sont évidents. « A l’instar des lieux publics, des débarcadères, des plages, des mosquées, des boîtes de nuit… Nous partons du constat que la population guinéenne dans toute sa majorité a totalement relâché les gestes barrières. En ce qui concerne les plages, je crois bien sûr que c’est très alarmant. Toutes les plages sont rouvertes, mais le respect des gestes barrières n’y est pas. Un seul cas sur une plage suffit pour créer une explosion de la maladie, on doit faire attention pour éviter une deuxième vague qui va fatiguer encore notre économie, » prévient Docteur Saidou Sidibé, responsable de la prise en charge du covid-19 dans la commune de Ratoma.

Et d’ajouter : « je crains bien sûr une deuxième vague. Parce que c’est toujours une épée de Damoclès qui est suspendue sur nos têtes. C’est vraiment une réalité.»

Une deuxième vague épidémique possible

Face à cet état de fait, la responsabilité de tous est engagée pour contribuer à éviter une deuxième vague épidémique qui est toujours possible. Attention au relâchement des gestes barrières !

 

Amadou Dari DIALLO

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