Journée scientifique : l’Association des Journalistes Scientifiques de Guinée réussit sa première édition

Réunis à l’hôtel de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, ce jeudi 11 février, des spécialistes de la santé, des chercheurs ont passé en revue le coronavirus, à chacun dans son domaine, devant un parterre de journalistes. Des informations exclusives sur le covid-19, les actions menées dans le cadre de la surveillance et de la prise en charge, le diagnostic du virus, les recherches engagées pour un remède, bref, des efforts ont été consentis dans la lutte contre la pandémie liée au coronavirus en Guinée.

La pandémie de la covid-19 a mis à l’épreuve la santé publique mondiale et aussi celle guinéenne, questionnant la pertinence des réponses, l’adaptation aux contraintes que ce virus impose pour la prévention, la surveillance et la prise en charge des malades.

Synergie d’action entre les acteurs impliqués

C’est pour cela que l’Association des Journalistes Scientifiques de Guinée (AJSG) a organisé une journée scientifique qui s’inscrit dans le cadre du projet médias financé par la Fondation Hirondelle, à travers H2H, pour porter à la connaissance des journalistes et du public guinéen de la synergie d’action entre les spécialistes de la santé, les chercheurs et les partenaires, des activités faites dans la lutte contre le coronavirus.

« Pour boucler cette campagne médias, nous avons estimé qu’il était nécessaire d’organiser cette rencontre entre nous membre de l’ASG, les spécialistes de santé, les médias et tous les partenaires qui ont contribué à la réussite de nos activités. Depuis juillet 2020, nous produisons un magazine par semaine en quatre (4) langues, le Français, le Poular, le Maninka et le Soussou qui est diffusé sur les ondes de l’ensemble du réseau des radios rurales de Guinée, » confie Alpha Oumar Bagou Barry, président de l’Association des Journalistes Scientifiques de Guinée.

Sur les actions menées dans le cadre de la surveillance et de la prise en charge du covid-19, représentant l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, Docteur Sory Condé, chargé d’étude au département surveillance de l’ANSS est revenu sur ce point : « la stratégie stop covid-19 nous a permis de faire de façon officielle des actions qui étaient entreprises de façon officieuse : beaucoup de personnes atteintes du virus refusaient de se présenter dans nos sites pour se faire soigner, préférant de passer par le traitement traditionnel ou autre chose. Mais cette stratégie a permis de les trouver et de les prendre en charge. Par ailleurs, elle nous a aidé encore à chercher la majorité des cas positifs et de les extraire pour diminuer la proportion des personnes positives parmi ceux qui sont testés. Nous étions autour de 13,7% avant que la stratégie ne commence et à la fin, nous avions au sein de chaque séance, 100 personnes testées, 4 seulement qui se révélaient positives. »

L’INSP à pied d’œuvre pour les prélèvements

Sur ce, l’Institut National de Santé publique s’est beaucoup investi à travers son laboratoire de biologie moléculaire, à faire les prélèvements, et donner du résultat sur les échantillons de personnes voulant se dépister dans le but de contribuer à détecter les cas positifs et venir à bout de la propagation du covid-19 au sein des populations.

« Le tableau technique qui a été mis à notre disposition est considérablement rehaussé, c’est ce qui nous permet de travailler dans de bonnes conditions. Au niveau de notre laboratoire, la Guinée est prête à répondre à toute épidémie qui va se présenter.  Parlant des tests, il y a deux volets : le test pour les voyageurs et celui concernant la riposte. En ce qui concerne, le voyageur, il ya toute une procédure à faire, la personne se présente, et on procède au prélèvement, le versement des frais effectué, elle revient 72 heures après pour prendre son résultat qui est une carte portant un code barre qui est présentée à l’aéroport pour le voyage, » explique Docteur Maladho Penda Diallo, responsable du laboratoire de biologie moléculaire VIH et des hépatites à l’INSP.

L’institut de Dubréka cherche un remède

Depuis que le coronavirus est apparu en Guinée, l’Institut de recherche et de valorisation des plantes médicinales et alimentaires de Dubréka, s’est mis à la tâche en abandonnant toutes les autres activités effectuées en son sein pour concentrer ses efforts sur le covid-19 dans un espoir de trouver un remède qui pourrait contribuer à maitriser le virus.

« On cherche juste à mettre au point un remède. Parce que dans un problème de pandémie comme celui de covid-19, que nous connaissons actuellement ; le vaccin représente une arme très sollicitée et souhaitée, mais il n’y a pas que ça. Dans le domaine de la prévention, il y a les vaccins, le respect des gestes barrières mais également au-delà de cela, il est bien d’envisager de remède. Nous évoluons dans ce domaine de remède, vous avez les médicaments conventionnels et d’autres qui peuvent être d’origine végétale. Et nous évoluons avec le côté végétal, » affirme Mamadou Aliou Baldé, professeur titulaire de pharmacologie.

Le cadeau de l’AJSG aux participants de l’évènement

Cette première édition de journée scientifique a duré de 10h00 à 13h30 et a pris fin par un cocktail dinatoire offert par l’Association des Journalistes Scientifiques de Guinée, aux participants.

 

 Amadou Dari Diallo

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