Pollution plastique : un fléau qui émerge à grand pas

Le phénomène du réchauffement climatique occupe la première place dans les débats sur l’environnement à travers le monde, mais à côté de celui- ci émerge un autre fléau, la pollution plastique dont on parle peu mais très désastreux. C’est pourquoi cette situation aura un impact plus important dans les prochaines décennies préviennent les spécialistes de climat.

 Les plastiques, ou bien les bouteilles en plastiques font partie de notre quotidien. Ils servent à contenir nos objets, nos nourritures et nos boissons. Ils nous entourent, au bureau, dans nos courses, dans nos maisons, au point qu’ils nous soient indispensables. Et pourtant, ils posent considérablement problème à la biosphère.

Dix millions de tonnes de plastiques

Après leurs usages, ils se retrouvent en forme de déchets non dégradables en grande quantité dans la nature dans un état sauvage avant de regagner les océans où ils constituent une menace à l’écosystème marin. Chaque année plusieurs dizaines de millions de tonnes de plastiques finissent en déchets dans les mers et océans, une partie reste en surface et une autre se jonche sur les côtes.

Intoxication alimentaire dans la mer et océans


C’est dans l’écosystème aquatique que cette accumulation de déchets dont 85 % en plastiques pourrait être considérée sans exagération extrêmement dangereuse. Au-delà de la faune marine, les animaux aquatiques se coincent dans les déchets plastiques et confondent les plastiques avec de la nourriture qui leur provoque une intoxication alimentaire et qui entraîne leur mort. Ces derniers temps, des milliers d’animaux aquatiques ont été vus morts aux larges de plusieurs pays.

Multiplication du fléau par 2 d’ici à 2030


La pollution plastique qui s’infiltre dans les écosystèmes aquatiques s’est fortement accru ces dernières années. Selon une évaluation publiée par le programme des Nations Unies de l’Environnement (PNUE) à quelques jours de la cop 26 à Glasgow, la pollution plastique pourrait être multipliée par deux d’ici à 2030, avec des conséquences désastreuses pour la santé humaine, l’économie mondiale, la biodiversité et le climat.

Une question du second plan en Guinée

En Guinée, la question de la pollution plastique est quasi inexistante dans les débats, pourtant bien réels. Dans les foyers, au bord de la route, dans les marchés, au bord des marigots ou plages l’on est impressionné par une montagne d’ordures essentiellement composée de plastique. Cette accumulation accrue de déchets se dirige directement dans les rivières et les côtes de l’océan atlantique où elle impacte négativement la chaîne qui lient les humains et les bienfaisances des océans.

« La pollution plastique maritime contribue énormément à la disparition de beaucoup d’espèces vivantes dans les eaux et cette disparition des poissons par exemple a une conséquence sur nous les humains car ces animaux aquatiques constituent une source d’alimentation et économique pour nous », confirme Amadou Bella Baldé, environnementaliste.

Le cri de cœur d’un environnementaliste qui s’engage à lutter contre ce fléau

Ce dernier tire la sonnette d’alarme sur les méfaits de la pollution plastique en prévoyant des activités dans ce sens. La ville de Dubréka en première ligne avant de se lancer dans le reste du pays. Restituer les caoutchoucs qui divaguent dans la nature en créant des points de recyclage reste l’une de ses possibilités pour éradiquer la pollution plastique en Guinée. « Après avoir ramassé les plastiques dans les maisons, marché, carrefour et plages nous allons mettre en place des poubelles uniquement pour les plastiques pour enfin les restituer. Quand cela est étendu dans tout le pays, on envisage une autre alternative qui sera le sac en carton qui est biodégradable une fois au sol ».

Le sac en carton pourrait être la solution

Pour cet environnementaliste, le sac en carton reste la meilleure solution afin d’empêcher que les plastiques ne se retrouvent dans les océans avec leur corollaire de conséquences. Autrement, elle est bénéfique pour la biodiversité, non seulement dégradable mais peut servir d’engrais après sa décomposition et ne représente aucun danger pour les animaux quand ils arrivent à les avaler.

Une réalité inquiétante qui manque d’attention

La pollution plastique demeure une réalité inquiétante, bien que les questions du réchauffement climatique préoccupent beaucoup plus les dirigeants du monde, lors des rencontres, des forums et des sommets sur l’environnement. Plus de 700 espèces marines auront été  affectées. Un gâchis. Le plastique est nocif.

 

Ibrahima Sory Bah

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.