La mangrove guinéenne disparait progressivement

© Mangrove Guinée
Le long des côtes de la Guinée dans le passé considéré comme un foyer de la mangrove est tout autre de nos jours. Plusieurs espèces de cette mangrove notamment l’Avicenia et le Rhizophora tendent vers leur extermination à cause des activités de la population. Si rien n’est fait, on va assister au pire prévient un spécialiste de l’environnement.
La conservation de la biodiversité devrait être le souci de tout un chacun, car elle contribue à rendre la vie sur terre agréable. Mais de nos jours le constat est tout autre et cela partout à travers le monde. Sur le long des côtes, les activités des hommes empêchent les arbres à pousser et à se développer. Ce qui n’est pas sans conséquences sur l’environnement ; c’est pour pourquoi on assiste à la montée des eaux, aux menaces de disparition entière de certains villages notamment la localité de Monchon dans la préfecture de Boffa en Basse Guinée.
En Amérique du Sud, 10,52% de la mangrove a disparue depuis 1986 contre 3,4% sur le continent africain. La Guinée n’est pas en marge de cette situation avec près de 7% de pertes selon Pr Sékou Moussa KEITA directeur du Centre d’Etude et de Recherche en Environnement (CERE). Plusieurs phénomènes entrainent la destruction de cette frange forestière qui limite la mer et la terre appelée la (mangrove) sur les côtes guinéennes notamment la saliculture, la carbonisation, la confection de pirogue de pêche.
Pourtant cette forêt a une grande importance sur la vie de l’homme sur terre, elle permet l’équilibre du climat affirme Pr KEITA du CERE. ‘’La mangrove nous protège contre l’érosion naturelle, elle empêche également les vents violents qui proviennent de la mer d’avoir des répercussions sur nous. A cela il faut ajouter que la destruction de la mangrove peut entrainer la disparition de certaines espèces de poisons qui habitent sous cette forêt et qui s’y développent. Parmi les 1100 espèces de poissons connues ¼ est menacé. Je vous assure si rien n’est fait on va assister au pire dans les années à venir” prévient Pr Sékou Moussa KEITA, chercheur.
Nous assistons à une vitesse très remarquable de la destruction de la biodiversité en Guinée et cela empêche la mangrove de jouer son rôle de protecteur ajoute le directeur du CERE, Pr Moussa KEITA.
Alpha Oumar Bagou BARRY
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