samedi 13 avril 2024 :
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Le projet Africam-Guinée lancé, pour prévenir l’émergence de maladies zoonotiques du local au global

Dans la lutte contre les maladies d’origine zoonotique et de l’initiative internationale PREZODE (Preventing Zoonotic Disease Emergence), le projet AfriCam Guinée a été lancé officiellement ce 12 juillet à Conakry, un événement organisé par le Cirad, l’IRD et les partenaires guinéens, notamment le Centre de Recherche et de formation en Infectiologie de Guinée (CERFIG).

Installer en Guinée sous le patronage du Centre de Recherche et de Formation en Infectiologie de Guinée et plusieurs partenaires guinéens (Universités, Instituts, etc.), le projet AfriCam déploiera des systèmes de détection précoce d’émergence de zoonoses et ce, pendant plusieurs années dans les pays du Sud.

Un projet à coup de millions d’euros 

Financé par l’Agence Française pour le Développement (AFD) à hauteur de 10 millions d’euros sur trois ans (2023-2025), co-piloté par le Cirad et l’IRD, dont le Cameroun, la Guinée, le Sénégal, le Cambodge et le Madagascar sont les pays bénéficiaires.

L’objectif général d’Africam Guinée est de développer et renforcer les capacités de surveillance des maladies zoonotiques prioritaires telles que la fièvre Lassa, le Covid-19, l’Ebola, le Marburg etc. « Le projet Africam est un projet de recherche opérationnelle qui vise à renforcer la plateforme nationale “une seule santé” et l’ensemble des initiatives au sein de notre pays, pour assurer la prévention, la détection précoce et la riposte rapide en cas d’émergence de maladies infectieuses qui pourrait être épidémiques », a affirmé le Pr Abdoulaye Touré, Directeur du Centre de Recherche et de Formation en Infectiologie de Guinée. 

Faveur du décloisonnement 

La complexité des problèmes auxquels le monde fait face, appelle à mener des recherches centrées sur des enjeux majeurs et prioritaires à l’échelle des pays et des régions, en faveur du décloisonnement des disciplines et du recrutement de scientifiques porteurs d’approches plus holistiques et interdisciplinaires. L’AFD souhaite également porter plus loin la co-construction des questions de recherche avec les acteurs de la société.

« Le projet Africam s’inscrit dans le cadre des initiatives PREZODE qui a pour vocation à finalement décloisonner les secteurs et disciplines pour créer une approche globale sur les maladies zoonotiques. C’est l’idée de mieux comprendre l’émergence de ces maladies et par conséquent avoir un dispositif de surveillance efficace en cas de reprise d’autres pandémies. L’implication des populations locales dans ce projet est une spécificité du projet puisqu’il a pour vocation à dialoguer avec elles, à mieux comprendre leur contrainte et au final ce projet a été co-construit avec les populations locales », a expliqué Nicolas Lecrivain, Directeur adjoint de l’Agence Française de Développement à Conakry.

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Surveiller et prévenir les risques de maladies à potentiel épidémiques est l’une des tâches difficiles à atteindre. C’est pourquoi AfriCam est d’une importance capitale pour les cinq pays qui portent le projet. La Guinée est d’ailleurs devenue un pays à épidémies cycliques émergentes.

« Sur la prévention, c’est dans cette perspective que notre pays est associé à ce projet AfriCam qui lutte contre les épidémies émergentes, tous les acteurs de santé doivent miser sur la surveillance accélérée à tous les niveaux avec une approche globale. L’ensemble des acteurs de la recherche vont travailler de manière décloisonnée pour pouvoir appréhender la complexité de certaines maladies globales et spécifiques », a préciser le Pr Moustapha Keita Diop, Doyen de la Faculté sciences sociales à l’Université de Sonfonia et également chercheur associé au CERFIG.

Solutions durables 

Au plan de la méthodologie, le projet AfriCam Guinée se veut participatif, afin d’ancrer durablement les solutions de prévention dans les contextes locaux. Les activités seront ainsi portées par un large consortium de partenaires rassemblant opérateurs de recherche publics, privés, universités, organisations de la société civile et autorités compétentes.

Amadou Dari Diallo

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