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La Guinée face à un fléau silencieux : le cancer tue une femme par jour

Dans le programme mondial de lutte contre le cancer, le mois d’octobre est mis à profit pour dépister des millions de femmes contre le cancer du sein. En Guinée, plusieurs femmes ont commencé à se faire dépister au centre Aminata Souaré à Kaporo, dans la commune de Ratoma.

Le cancer naît de la transformation de cellules normales en cellules tumorales, un processus en plusieurs étapes qui a généralement pour point de départ une lésion précancéreuse, laquelle devient ensuite une tumeur maligne.

Parmi les types de cancer les plus répandus et les plus dangereux, figure le cancer du sein avec plus de (2,26 millions de cas). En 2020, 129.400 nouveaux cas de cancer du sein ont été constatés en Afrique subsaharienne. C’est le cancer le plus mortel chez la femme dans 19 pays d’Afrique. Selon des statistiques du service national de cancérologie de l’hôpital national Donka, en Guinée, les chiffres sont effrayants, au moins 2 cas sont diagnostiqués et un cas de décès est signalé chaque jour. 

Connaître son statut

Face à cette situation alarmiste, les femmes s’arment de courage et viennent dans l’optique de connaître leur statut afin d’éviter une mauvaise nouvelle. « Je suis venue pour me faire dépister parce que je suis habituée à le faire. Connaître son statut avant d’être surpris un jour par une mauvaise information, peut être fatale. Donc c’est pour cela que je suis venu ici avec mes filles pour nous faire dépister. Heureusement j’ai eu une très bonne nouvelle, tout va bien chez moi » a expliqué Hadja Sidibé Sangaré, âgée de 55 ans, venue, avec ses filles pour se faire dépister.

Dr Souaré Mamadou Bobo, responsable suivi et évaluation du programme national de lutte contre le cancer, apporte des précisions sur les différentes activités prévues pour ce mois d’octobre, « Il s’agit par exemple de l’organisation des campagnes de dépistage gratuit du cancer du sein et celui du col de l’utérus et du suivi du traitement médical des lésions précancéreuses diagnostiquées.»

Le cancer du sein est le cancer le plus dangereux chez la femme, Dr Souaré nous a expliqué c’est quoi ce cancer et quels sont les signes de reconnaissance de celui-ci. « Les cellules cancéreuses détruisent la glande mammaire et se propagent au reste de l’organisme, ce qui peut causé le décès du malade. Pour le sein, il ya des boules qui peuvent apparaître au niveau du sein. Il peut prendre l’aspect de la peau orange, le sein devient lourd, il peut y avoir une douleur à ce niveau. Il peut avoir aussi un écoulement anormal au niveau du sein. Tous ces aspects peuvent alerter la femme pour qu’elle puisse aller se faire consulter au plus vite », a-t-il expliqué.

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Dr Mamadou Bobo Souaré, responsable suivi et évaluation du programme national de lutte contre le cancer

L’engouement des femmes

Depuis le début de cette campagne, le bilan sur le nombre de femmes déjà dépistées laisse à désirer. Mais sur une campagne qui s’étend jusqu’à la fin du mois d’octobre, l’espoir est encore permis que les statistiques s’améliorent. « Nous avons eu à dépister 65 patientes, parmi les 65 nous avons eu 2 cas de nodule de sein pour le moment. Nous n’avons pas rencontré de patiente ayant le cancer, ni de lésions précancéreuses du col de l’utérus », a fait savoir le responsable suivi et évaluation du programme national de lutte contre le cancer.

Le processus de dépistage est simple, « le  dépistage du cancer du sein consiste par auto palpation ou à se faire dépister par un spécialiste. Il peut être fait aussi à travers le bilan de la mammographie qui doit être réalisé au moins chaque 2 ans pour les femmes », a souligné le Dr Souaré. 

À l’origine de près de 10 millions de décès en 2020, soit presque un décès sur six, le cancer est l’une des principales causes de mortalité dans le monde. Environ un tiers des décès par cancer sont dus aux 5 principaux facteurs de risque comportementaux et alimentaires: un indice élevé de masse corporelle, une faible consommation de fruits et légumes, le manque d’exercice physique, le tabagisme et la consommation d’alcool selon l’Organisation Mondiale de la Santé.

Hawa Dine Diallo et Mansa Moussa Mara

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Oumar Bagou

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