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Journée mondiale de l’environnement : à  Conakry, des défenseurs de la nature donnent leur point de vue

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En 1972, l’Assemblée Générale des Nations Unies a désigné le 5 juin, comme journée mondiale de l’environnement. La première célébration de l’événement, s’est déroulée en 1974, avec le slogan “Une seule planète Terre”. La même réalité revient et devient d’actualité comme thème encore pour cette année.

En Guinée, des acteurs et défenseurs de l’environnement prennent conscience du danger auquel est exposé notre entourage. Sur cette question qui devient de plus en plus cruciale, ces avant-gardistes s’expriment avec des avis divers et variés. « Il faut retenir que chaque année, les acteurs qui sont intéressés par les problèmes et les enjeux liés à l’environnement se retrouvent pour faire un bilan pour pouvoir proposer des solutions. Donc cette journée, pour nous, est une journée qui est très intéressante pour l’avenir de l’environnement, » entame Sory Camara, président de la Fédération des gestionnaires des déchets de Guinée (FEGEDEG).

Le thème retenu de cette année est évocateur 

Cette autre actrice, n’est pas simplement observatrice dans le domaine. Elle est quelqu’un qui a fait beaucoup d’activités dans ce secteur. « La journée mondiale de l’environnement est placée sous le thème, ‘’une seule terre’’. Un thème vraiment évocateur par ce que nous n’avons pas une planète B, nous n’avons pas une planète de rechange. Avec toute la dégradation qu’on constate, sur la Biodiversité, surtout que notre pays est un pays que dame nature a doté, un peu plus généreux de tellement de ressources à la fois utile, forestière, faunique et floristique, » décrit Idiatou Camara, administratrice de Radio environnement.

Pour Kadija Sylla, chargée de communication de l’ONG Femme Engagée pour la Salubrité (FES), la problématique de l’environnement doit être un combat commun. « Parlant de cette conception, moi je me dis qu’on doit nous, les acteurs, mutualiser nos efforts pour qu’il soit mieux appréhendé par tous. Cela peut nous aider à vivre en symbiose avec la nature, » indique -t-elle.

Le combat est long certes, mais impossible de ne pas le gagner. C’est ce que croit Makan Soumaoro, président de l’Espace Femme-Enfant pour l’environnement. « Ma perception par rapport à l’environnement, il nous permet d’être en bonne santé. Quand nous sommes dans un environnement sain, il peut nous débarrasser de plusieurs maladies » renchérit cette passionnée de l’environnement.

Un effort collectif est primordial pour espérer obtenir des résultats 

Les actions communes sont souvent difficiles à obtenir. Mais pour cet autre acteur, c’est l’une des meilleures voies à suivre pour réussir le pari dans la lutte contre la dégradation notre écosystème. « Cette journée me dit long. Par ce que c’est une journée de prise de conscience. Cette célébration est loin d’être une fête, c’est de faire des actions concrètes. Toutes les structures, toutes les ONG devraient se lever pour poser des actes allant dans le sens de la protection de l’environnement à travers des sensibilisations. Cela doit être une journée où tout le monde mettrait un frein à son activité au quotidien et donner un acte citoyen dans le cadre de l’environnement, » souligne Laurent François Loua, responsable de la Jeunesse Étudiante Chrétienne.

La journée mondiale de l’environnement se veut historique et collective. Aujourd’hui le constat montre que la lutte contre les changements climatiques et la dégradation que subit l’environnement intéresse tout le monde. « C’est une journée historique. Une journée pour les écologistes. Alors il va falloir intensifier la communication, je pense que cela peut toucher les décideurs, les présidents de la République par ce que si nous ne réagissons pas, la nature risque de réagir,» affirme Mamady Aminata Touré, président de CIPAD international.

L’ONG Agir Contre le Réchauffement Climatique (ACOREC) n’est pas en marge des questions environnementales en Guinée. Pour son directeur exécutif, Abdoulaye Gonkou Bah, « La journée mondiale de l’environnement, est une réintégration, ou réinsertion de l’environnement dans le comportement quotidien du citoyen. Par ce qu’aujourd’hui l’environnement en Guinée, il est complètement dégradé, dévasté, c’est ce qualificatif que je peux donner. » 

Pour une meilleure avancée dans le domaine de la protection de l’environnement, les politiques publiques doivent avoir une place importante. C’est cette dynamique que suggère, Amadou Sékou Diakité président du Réseau National de la Société Civile pour l’Environnement et le Développement Durable (RENASCEDD): “Cette journée, doit être mémorable pour la Guinée, pour quelques raisons. D’abord la Guinée est un pays stratégique en matière de préservation de l’environnement, pour la simple raison que tous les grands cours d’eau qui arrosent la sous-région viennent de la Guinée. La deuxième raison, la politique des autorités actuelles du pays est tournée vers la gouvernance minière”.

Une plateforme pour inspirer des changements 

La journée mondiale de l’environnement offre avant tout une plateforme mondiale pour inspirer des changements positifs. Elle incite les particuliers à réfléchir à leur mode de consommation, les entreprises à développer des modèles plus écologiques, les agriculteurs et les fabricants à produire de manière plus durable, les gouvernements à investir dans la réparation de l’environnement, les éducateurs à inciter les élèves à agir et les jeunes à construire un avenir plus vert.

 

Aliou DIALLO 

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Oumar Bagou

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