dimanche 16 juin 2024 :
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Forte émission du dioxyde de carbone par les pays riches : une catastrophe pour l’Afrique 

Les pays moins développés sont de plus en plus menacés par les effets des changements climatiques, malgré qu’ils émettent peu de gaz à effet de serre. Selon les données publiées sur la base de données EDGAR sur les émissions pour la recherche atmosphérique mondiale, la Guinée par exemple n’a émis que 0.01% de CO2 fossile en 2021.

En raison d’une forte émission de CO2 fossile, les gaz à effet de serre connaissent une tendance à la hausse depuis le début du 21 siècle, cela en grande partie dû à l’émergence économique des grandes puissances. En 2021, selon les données fournies par la base de données EDGAR sur les émissions pour la recherche atmosphérique mondiale. La Chine, l’Union européenne, les États unis, la Russie, l’Inde et le Japon sont restés les plus grands émetteurs de gaz carbonique, CO2 fossiles dans le monde avec 67,8%.

Un rapport qui épingle les gros pollueurs 

Tous les six pays cités ci haut ont augmenté leurs émissions de CO2 fossile en 2021 par rapport à 2020, l’Inde et la Russie enregistrant les plus fortes augmentations en termes relatifs (10,5 % et 8,1 %, respectivement) indique le même document. Il s’avère selon ce rapport publié en septembre 2022 que la plupart des pays moins industrialisés présentent des chiffres relativement négligeables, comparé à ceux des pays développés. 

En comparaison aux pays en voie de développement, les pays pauvres sont loin les moins pollueurs. Il ressort dans le rapport qu’ils sont au-dessous de 1% d’émissions de CO2 dans le monde. Le Cap-Vert, la Guinée Bissau et la Sierra Leone ont respectivement émis 0,00%, tandis que la Côte d’ivoire 0,04%, le Sénégal 0,03% et la Guinée à 0,01% d’émission de CO2 fossiles dans le monde en 2021.

Les pays pauvres paient un lourd tribut 

C’est les pays pauvres qui paient les frais malgré qu’ils émettent peu de gaz carbonique. Le Madagascar subit actuellement une période de sécheresse pénible à cause du réchauffement climatique, qui a entraîné une crise alimentaire inquiétante en dépit de 0,01% de gaz carbonique CO2 émis en 2021.

Les émissions des gaz à effet de serre n’ont pas de frontières affirme un environnementaliste en tentant de résoudre l’équation : émettons peu mais subissons beaucoup les effets du changement climatiques.

<< Les problèmes environnementaux sont des problèmes globaux. Lorsqu’un problème environnemental est créé dans telle partie de la planète, ce problème aura des conséquences dans le monde entier. Par exemple, quand on achète une canette de jus et un biscuit, on produit des déchets, lorsque ces déchets sont incinérés, on contribue à l’émission de Gaz à effet de serre,>> explique Mamadou Oury Diallo, enseignant chercheur au centre d’études et de recherche en environnement (CERE). 

Le problème est aussi économique, les pays développés émettent des gaz à effet de serre notamment le gaz carbonique dû à leur ambition de développement. << La question est d’abord un problème d’inégalités et de développement, on parle de développement, on parle de création d’infrastructures, la création de meilleures conditions de vie, équipements, routes, maisons entre autres >> souligne l’enseignant chercheur.

L’accumulation de ces gaz dans l’atmosphère constitue une menace pour l’existence sur terre. Dans le 5eme rapport du GIEC, il est indiqué que les gaz déjà émis s’accumulent dans l’atmosphère, et le phénomène se poursuivra longtemps jusqu’à 2100.

La menace de l’existence sur terre

Les pays émergents dont le taux d’émission de CO2 très faible dû à leurs conditions économiques se trouvent coincé dans une situation paradoxale. C’est l’équilibre de l’existence qui est compromis mais aussi c’est ce qui complique les efforts d’atténuation fournis par les pays pauvres au niveau national.

Ibrahima Sory Bah 

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Oumar Bagou

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