Faranah : les femmes, pièce maîtresse dans la lutte contre le covid-19

Sitôt le coronavirus apparu dans leur localité, aussitôt, les femmes, les jeunes filles et les ONG juvéniles féminines de la préfecture de Faranah, se sont unies contre la pandémie liée au covid-19. Pour en savoir plus, sur les tenants et les aboutissants de cette période si particulière, la directrice préfectorale de la promotion féminine, de l’enfance, et des personnes vulnérables, Saran Kaba Oularé, nous fait une mise au point chez Universciences.

Dès que le virus s’est fait annoncer à Faranah, des mesures de riposte ont été prises par les autorités locales, en plus de celles édictées par l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Les associations de femmes, de jeunes filles, bref toutes les entités féminines, ont commencé  à se mobiliser et à amorcer des initiatives de sensibilisation et d’accompagnement des populations de ladite préfecture.

« Depuis que nous avons été attaqué par cette maudite maladie, les femmes de Faranah, à l’instar des autres femmes de la Guinée, ne sont pas restées à la marge. Au niveau de toutes les entités féminines, les ONG juvéniles féminines ; tout le monde s’était mis sur pied par rapport à la sensibilisation de masse », a expliqué Saran Kaba Oularé, directrice préfectorale de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables.

Et d’ajouter : « On s’était rencontré pour échanger. On voudrait faire quelque chose, pour que notre nom puisse rester dans l’histoire. Donc sur ce fait, il était question qu’on fasse appel à certaines femmes leaders de certaines associations, certains groupements et certaines associations juvéniles féminines. A l’issue de l’appel, elles ont toutes répondues ».

Sensibilisation dans les corporations professionnelles

En plus des sensibilisations, des actions sont menées dans les différentes corporations professionnelles, par cette organisation sous la houlette de la directrice préfectorale, notamment par des déplacements effectués aux lieux de travail de ces personnes visées. « Il fallait passer au niveau de certaines corporations, c’est le cas des salons de coiffure tenues par des jeunes filles, des ateliers de menuiserie dirigés par des jeunes ; des ateliers de mécaniques aussi… », a souligné Saran.

Toutes les couches féminines impliquées 

Dans le cadre de la riposte, les femmes de toutes les structures sociales ont été impliquées dans le cadre de prise de décision pour une synergie d’action. « Une plateforme avait été mise en place à Faranah, dont l’inclusion avait été respectée. Il y avait des jeunes filles, des leaders religieux, des élus locaux dans le groupe. Et certaines femmes qui n’ont pas été à l’école y ont pris part », affirme la directrice préfectorale de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables.

Convaincre forcément ceux qui n’y croyaient pas à la pandémie

Malgré les difficultés rencontrées, les femmes de cette préfecture, en l’occurrence, Saran Kaba Oularé ont persévéré dans la multiplication des actions chez ceux et celles qui pensaient que la maladie est un prétexte politique. « Pour un départ, nous avons rencontré beaucoup de difficultés, parce qu’il y en a qui disaient que la pandémie est purement politique, et d’autres qui n’y croyaient pas du tout. Mais au fur et à mesure qu’on passait les nouvelles à la télé, tous les jours, cela est devenu pour nous une arme solide à l’aide des pourcentages qui a été une façon de dissuader les consœurs d’ici. Par fini, tout le monde s’était assuré que c’est quelque chose qui existe belle et bien », confie Saran Kaba Oularé, directrice préfectorale de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables.

Des projets pendant et post covid-19 en vue

De ce fait, le PNUD en collaboration avec la direction préfectorale de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables, travaillent sur des projets pendant et post covid-19 dans le cadre de la protection et de la promotion des droits des femmes, parce que le plus souvent, à chaque pandémie, les femmes sont les victimes. « Présentement, nous travaillons avec le PNUD, nous avons de l’espoir », ose espérer la direction préfectorale de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables.

 

Amadou Dari DIALLO

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