Coronavirus en Guinée : le taux d’occupation du Grand Sheraton a considérablement chuté

Les hôtels hauts standings de Conakry ont rouvert ses portes, après un long moment de fermeture à cause de la propagation du covid-19. C’est l’occasion idéale pour les diplomates, les touristes, les artistes etc. d’aller séjourner dans ces hôtels exceptionnels, dont les charmes font oublier le stress covidien. Mais malgré cela, la clientèle brille par une forte abstention. Tour d’horizon au Grand Sheraton.

Situé sur la frange maritime de Kipé, (Commune de Ratoma), les 269 chambres du Grand Sheraton de Conakry, bien aménagées offrent toutes une vue époustouflante sur l’océan Atlantique, un confort incomparable et une qualité de sommeil exceptionnelle, de jour comme de nuit. Coronavirus oblige, les suites sont presque vides. Le constat est pourtant évident et le manque d’activité est visible à la vue de cet immense hall d’entrée inhabituellement vide.

Le Sheraton est en effet le mieux placé pour capter la clientèle venant de l’étranger car il est affilié à de grands groupes internationaux, des labels qui lui rende mieux visible avec, en contrepartie, certaines exigences en termes qualités.

L’espoir de reprise normale des activités vite éclipsé

De manière générale, l’espoir d’un retour à une activité plus ou moins normale s’est vite éclipsé avec la reprise à la hausse du nombre de contaminations au covid-19, à l’étranger, faisant ainsi éloigner la possibilité des étrangers d’y fréquenter.

Aujourd’hui, la conséquence de la pandémie due au coronavirus, l’hôtel est loin de fonctionner au mieux de ses capacités. Là aussi on voit bien que les clients ne se bousculent pas à la réception. La cafétéria, qui occupe une grande partie du hall d’entrée, est désespérément vide.

«Tout ce que je peux vous dire c’est que l’hôtel est ouvert. Pour le reste, nous sommes touchés comme tout le monde, en termes de pertes économiques. Désolé, je ne peux répondre à aucune de vos questions, » lance Ikram Abdi, responsable marketing du Grand Sheraton.

L’établissement abritait régulièrement de grandes rencontres scientifiques, des congrès avec des participants et des invités venant de plusieurs coins du monde et de Guinée, mais il était également connu pour organiser des banquets et cérémonies de mariage.

« L’hôtel tirait également profit de certains événements culturels (concerts de musique, projections occasionnelles de films à succès etc.) qu’abritait l’auditorium. Un genre d’évènements engendrant des flux massifs qui restent aujourd’hui encore, malgré la reprise morose des activités à cause du risque de contamination, » souligne Samira Zitouni, directrice commerciale adjointe de l’établissement.

La baisse des activités se heurte sur les employés de l’hôtel

Cette baisse d’activité dans cet hôtel luxueux se répercute sur l’emploi. On apprend que, après une période de fermeture qui a déjà duré assez longtemps, il n’était pas possible, vu la situation, de rappeler tout le monde à son poste. Parmi ceux qui ont eu la chance de retrouver leur emploi, certains se contentes d’un travail à mi-temps.

« Je ne travaille comme d’habitude. J’ai la nostalgie de retrouver l’intensité et la continuité de servir les plats des invités aux différents évènements qu’abrite notre établissement. Par ailleurs, le covid-19 m’a porté un sérieux coup en me séparant de quelques amies qui n’ont pas été rappelées par la Direction Générale, » se désole Fatoumata Binta Diallo, du service de la restauration, attablée au comptoir du restaurant.

Le Grand Sheraton tombe dans les filets de la pandémie

En ce moment, au Grand Sheraton, le visiteur sent bien également, comme c’est le cas pour tous les établissements hôteliers, cette atmosphère inhabituelle liée à la rareté des clients par rapport à la période d’avant la pandémie. L’hôtel n’échappe pas donc aux conséquences désastreuses de la pandémie sur sa santé financière.

 

Amamdou Dari DIALLO

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