Coronavirus en Guinée : le port du masque loin d’être une priorité chez certaines personnes….

Depuis quelques temps plusieurs pays touchés par la pandémie de Coronavirus, ont rendu le port du masque obligatoire, et la Guinée n’est pas en reste.

Pour inciter la population à respecter cette décision une amende a été fixée pour tout contrevenant. Malgré toutes ces mesures, le port du masque est aujourd’hui abandonné par bon nombre de personnes. Et il y en a encore plusieurs qui ne le portent pas correctement.  Si le port du masque est perçu par les scientifiques comme un véritable moyen de prévention contre la Covid-19, en Guinée, les citoyens apprécient différemment ce geste barrière.

Le décret présidentiel rendant obligatoire le port du masque -14 mars dernier- mentionne une contravention de 30. 000 francs guinéens (2,8 euros) à payer pour toute personne qui désobéit à la mesure dans les lieux publics, les transports, et même aussi dans les ménages etc.

Certains citoyens doutent de la maladie

Malgré les mises en garde de l’OMS dans la lutte contre la propagation de la pandémie, certains citoyens doutent de l’existence de la maladie et de sa propagation. « L’affaire de bavette me fatigue, quand je le porte ça m’étouffe, j’ai arrêté de le porter. Je ne le porte que, quand je vois les policiers, » affirme Ousmane Diallo, qui trouve son masque étouffant.

D’autres citoyens trouvent le port du masque important dans la mesure où le virus se transmet à travers les salives, les narines, la bouche. « En portant le masque, on peut éviter cette maladie qui endeuille de milliers de familles à travers le monde. Cela évite aussi sa propagation, en le faisant, c’est de se protéger  et protéger les autres, » conseille Mariama Goulo Samaké.

Un fil à retordre pour amener les citoyens à porter convenablement le masque

Pour le moment, les appels de sensibilisation sur l’importance du port du masque, lancés par l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire (ANSS), le Ministère de la Santé et la décision des autorités le rendant obligatoire, son application sur le terrain demeure un fil à retordre.

 

 

Ibrahima Sory BAH                                                           

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