Aller au contenu
À la une
Dengue, fièvre jaune, virus West Nile : une étude guinéenne révèle une circulation silencieuse dans tout le paysPaludisme : quand les mathématiques s’invitent dans la lutte contre la maladieGuinée : quand le dérèglement climatique bouscule la pêche artisanaleSaisie de 41 kg d’hippocampes et 26 kg d’ailerons de requin, les dessous d’un trafic qui menace la biodiversité marine« Soigner sa bouche, c’est protéger tout son corps », déclare le Pr FadigaSanté oculaire : le macérât de petit cola, un danger derrière la promesse de soigner la vue floueCybersécurité : une fuite massive d’identifiants Fortinet expose des milliers d’équipements à travers le mondeMalé Camara, doctorant, met en lumière le potentiel encore sous-exploité du Haut bassin du fleuve SénégalDengue, fièvre jaune, virus West Nile : une étude guinéenne révèle une circulation silencieuse dans tout le paysPaludisme : quand les mathématiques s’invitent dans la lutte contre la maladieGuinée : quand le dérèglement climatique bouscule la pêche artisanaleSaisie de 41 kg d’hippocampes et 26 kg d’ailerons de requin, les dessous d’un trafic qui menace la biodiversité marine« Soigner sa bouche, c’est protéger tout son corps », déclare le Pr FadigaSanté oculaire : le macérât de petit cola, un danger derrière la promesse de soigner la vue floueCybersécurité : une fuite massive d’identifiants Fortinet expose des milliers d’équipements à travers le mondeMalé Camara, doctorant, met en lumière le potentiel encore sous-exploité du Haut bassin du fleuve Sénégal
AgricultureCovid-19EpidémieInterviewSantéScience

Coronavirus : comment expliquer le faible taux de propagation du virus en Afrique ?

© Dr KEITA et Le Marcis

Alors que la pandémie de Covid-19 continue de faire des victimes en masse dans le monde, le continent africain affiche des bilans officiels encourageants. Densité, âge moyen, climat… Plusieurs facteurs expliqueraient cette résilience sanitaire.

En constatant des bilans officiels particulièrement encourageants dans les pays africains, certains scientifiques redoutaient déjà une catastrophe sanitaire silencieuse et sous-estimée. Mais les dernières données démontrent que le continent détient de nombreux atouts pour faire face à la pandémie.

Mais qu’est-ce qui explique cela de façon concrète ?

Il n’y a pas d’explication formelle à en croire le Dr Alpha Kabinet KEITA, infectiologue, Directeur général adjoint du centre de recherche et de formation en infectiologie de Guinée. Toutefois, plusieurs hypothèses sont évoquées par des spécialistes en épidémie. « Il y a le fait que les populations africaines soient un peu plus jeunes que les populations des autres continents. Il y a aussi des hypothèses qui disent que peut-être que sur le continent des cas n’ont pas pu être diagnostiqués, parce qu’il faut se dire aussi que dans certaines zones du monde les gens ont procédé à un dépistage massif. Ce qui permis d’avoir un maximum de cas infectés ce qui n’a pas été le cas de la majorité des pays en Afrique » explique le Dr KEITA.

Dr Alpha Kabinet KEITA, infectiologue, DGA du CERFIG

Ces différentes hypothèses ne sont pas les seules. Récemment, l’infectiologue guinéen a évoqué des possibilités d’expositions des africains à certains coronavirus connus, avant le Covid-19. « Les populations africaines sont plus protégées que les autres parce qu’elles ont eu à faire à d’autres espèces de coronavirus ; qui par le biais de l’immunité croisée protègent certains africains. Ce qui empêche aussi la propagation vite de la maladie. Moi je pense que les expositions anciennes ont joué un rôle dans la protection des populations africaines » nous a confié le Dr Alpha Kabinet KEITA.

De son côté, le professeur Frédéric Le Marcis, évoque un avis sociétal pour expliquer le faible taux de propagation du virus en Afrique. « Du point de vue sociologique, il y a un point extrêmement important, la pyramide des âges de la société africaine, dans laquelle on retrouve plus de jeunes. Le deuxième point c’est l’absence d’espaces sociaux dans lesquels les personnes âgées seront regroupées. Or, on a vu que les sociétés du Nord, le fait que les personnes âgées étaient regroupées dans des maisons de retraites ont constitué des espaces très propices à la propagation du virus et ce n’est pas le cas sur le continent Africain parce que les vieux en Afrique vivent séparément dans leur famille » explique le professeur Frédéric Le Marcis, directeur de recherche à l’IRD.

 

Les températures à 15°C !

Le climat expliquerait également la lente propagation du virus. Une étude de l’OMS a conclu que la maladie du coronavirus est possible à des températures plus élevées, la température optimale de transmission se situant probablement autour de 8,72 °C. Les températures dans la plupart des pays africains sont rarement inférieures à 15 °C.

Faible densité des populations du continent !

Le continent africain dispose d’un autre atout majeur : la faible densité avec en moyenne 43 habitants par kilomètre carré. Une caractéristique démographique qui aurait freinée la propagation du virus à travers les régions. « Cette faible densité de population joue un rôle positif, tout en soulignant que ces chiffres ne sont qu’une moyenne, et que des villes comme Lagos, le Caire ou Johannesburg affichent des densités de populations record » confirme l’OMS.

Pour le moment, l’Afrique affiche donc une résilience sanitaire qui porte ses fruits. Selon les derniers chiffres publiés par l’Organisation Mondiale de la Santé, plus de 300 000 cas confirmés du nouveau coronavirus ont été enregistrés sur le continent, pour 143 033 guérisons et la pandémie a fait 7 936 victimes sur le continent. Les trois pays les plus touchés par la Covid-19 sont l’Afrique du Sud qui a enregistré 97 302 cas, l’Égypte 55 233, le Nigeria avec 20 244.

 

Alpha BARRY

Partager

À lire aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *