Coronavirus en Guinée : le monde de la distraction à bout après sept mois de fermeture

Fermés, il ya plusieurs mois, les établissements du monde de la nuit ont connu ses activités économiques et distractives sérieusement touchés. Entre réinvention de la vie nocturne, mesures de soutien financier et protocole sanitaire, les professionnels du secteur et les mélomanes ont été pour un long moment nostalgique à la vie de rencontre et de partage qu’offrent restaurants, bars, boîtes de nuit…

Les pistes de danse sont restés longtemps vides, désespérément. La crise sanitaire du covid-19 a obligé chacun à modifier son mode de vie. Plus encore, les habitués des lieux de loisirs ont été contraints de ne pas y fréquenter pour dit-on aider à lutter contre la propagation du virus qui circule nuit et jour.

Aucun plan de soutien pour le secteur

Une réouverture a été actée le 22 septembre dernier, suite à une ordonnance présidentielle pour lever les restrictions de fermeture qui ont été imposées sur les lieux de loisirs. Mais malgré cela, le secteur peine à redémarrer sur toute la ligne. Aucun plan de soutien pour le secteur en grande difficulté depuis le début de la crise sanitaire. Depuis le 26 mars dernier des pertes et baisses de fréquentation ont été enregistrées.

Une somme estimée à 34 milliards de pertes

« Nous tirons le diable par la queue. L’Agence Guinéenne des tenanciers a en son sein 1.022 tenanciers qui sont enregistrés officiellement de Conakry-Yomou-Koundara, plus de 800 boîtes de nuit avec des pertes énormes qui s’élèvent à 34 milliards GNF que l’économie guinéenne a perdu, » souligne Valy Sakho, président de l’Association guinéenne des tenanciers.

Les jeunes face au covid-19 ? Le besoin de vie sociale est particulièrement fort à cet âge. Le fait de fréquenter des gens de son âge, de son milieu, d’être avec des gens qu’on reconnaît comme les siens est un besoin qui est fort au moment de la jeunesse.

Si la plupart des jeunes se disent conscients des risques face au coronavirus, certains admettent faire parfois état d’un comportement contradictoire. « En tant que jeunes, on n’a pas pu se distraire. Cela a joué moralement sur nous. Puis que c’est quelque chose qui n’est pas acceptable, » confie Mohamed Lamine Diaby, jeune mélomane.

Le grand souci : est-ce que les mesures barrières seront respectées ?

Maintenant que la réouverture des lieux de distraction est effective, l’inquiétude reste l’autre préoccupation quant au respect de la distanciation physique et le port du masque qui doivent être de mise pour éviter à la société, une éventuelle explosion de cas positifs lié à la maladie. Une adaptation plus exigeante face au coronavirus.

 

Amadou Dari DIALLO

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