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Cancer du sein : comment le reconnaître et le soigner, ce qu’il faut savoir ?

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Alors que la campagne de dépistage du cancer du sein se poursuit à la polyclinique MEDISAR, les défis liés à la lutte contre cette maladie sont énormes. Raison pour laquelle, les femmes ne doivent pas avoir peur d’en parler. Au total 43 femmes ont été dépistées à la date du 07 octobre 2022. Ce cancer désigne une tumeur maligne de la glande mammaire. Il est le cancer le plus fréquent chez la femme. Reportage.

Voler au secours de la femme, dépister gratuitement le cancer du sein, aider dans la prise en charge de certaines formes de cancer ; voilà les opportunités qu’offre ce mois d’octobre rose à la femme Guinéenne. « Mieux vaut prévenir que guérir. Raison pour laquelle, je suis venue en tant que femme pour me faire dépister au cancer du sein. Ils sont très équipés et le dépistage est totalement gratuit. Je le fais chaque année », lance Aissata Camara, membre de l’ONG filles et femmes automnes de Guinée, après avoir effectué le dépistage au cancer du sein.

Pourtant, malgré les risques qui pèsent sur ces femmes dont l’âge est au tour de la ménopause, ce début d’octobre rose, elles sont peu nombreuses à venir se faire dépister au cancer du sein.« 43 femmes ont été dépistées pour le moment et la tranche d’âge la plus touchée c’est au tour de 40 à 60 ans même s’il y’a des particularités que ce cancer peut atteindre les moins de 40 ans ou supérieurs à 60 ans », affirme le Dr Mamadou Bobo Souaré, Médecin à MEDISAR polyclinique, centre de cancérologie.

Dr Mamadou Bobo Souaré, Médecin à MEDISAR polyclinique, centre de cancérologie

Des causes pas évidentes

Même s’il n’a pas de cause évidente, le cancer du sein présente bien des facteurs de risques. Qu’il soit héréditaire, hormonal, ou autre, il part d’une prolifération anarchique des cellules au niveau du sein entraînant des masses en forme de boules de tumeurs, qui envahissent le sein et très vite se transforment en cancer du sein. « Le premier facteur de risque, c’est le facteur de risque héréditaire. Si par exemple il y a quelqu’un dans la famille qui a déjà fait un cancer, on peut avoir un cancer du sein ou un autre cancer. Il y a également la consommation du tabac, de l’alcool et d’autres facteurs hormonaux qui interviennent dans le développement du cancer », explique le Dr Mamadou Bobo Souaré, Médecin à MEDISAR polyclinique, centre de cancérologie.

Les anomalies sont visibles

A travers une observation de leurs seins, les signes d’une anomalie du sein sont toutefois visibles. À ce stade, ces femmes ont l’option de consulter un spécialiste ou faire de l’autopalpation du sein. « Pour se rendre compte qu’il y a un cancer du sein, il y a des lésions qui apparaissent au niveau du sein. Il peut s’agir d’une masse dans le sein, d’un aspect en peau d’orange de la peau du sein, d’une plaie où bien une boule au niveau du sein. Tout cela doit interpeller la personne concernée pour consulter au plus vite. Le dépistage du cancer du sein peut se faire par la patiente elle-même à la maison à travers l’auto-palpation des seins », conseille le Dr Mamadou Bobo Souaré. 

Le dépistage consiste à examiner les seins par un spécialiste à la recherche des boules où des malformations de la peau du sein.  D’autres moyens complémentaires comme la mammographie et l’échographie du sein interviennent dans ce dépistage. « L’un des meilleurs moyens de traitement du cancer du sein c’est de se faire dépister le plus tôt possible », rassure Dr Souaré. 

Des effets secondaires à la prise en charge 

Comme tout traitement à des effets secondaires, même du simple paracétamol peut avoir ses effets secondaires. Pour les anticancéreux, c’est plutôt une très bonne nouvelle. « La particularité avec les anticancéreux est que les effets secondaires sont importants et gérables dans la majorité des cas si le médecin traitant est prévu à temps. De nos jours, les efforts secondaires mortels du cancer n’est plus d’actualité en Guinée », indique le Dr Mamadou Bobo Souaré.

Dans sa prise en charge, le cancer du sein s’avère plus compliqué que celui du col. Elle s’opère sur plusieurs étapes et la procédure est parfois longue. « Il faut faire les examens d’imagerie, la mammographie, l’échographie avant de procéder à une biopsie. Tout cela prend du temps donc c’est un plus compliqué par rapport au cancer du col », explique le Dr Mamadou Bobo Souaré. 

« Si on trouve des légions qui font suspecter, nous demandons dans un premier temps des examens complémentaires. Que la patiente réalise et envoie ses résultats. C’est à l’issu de ces examens qu’on détermine s’il y a un cancer ou pas. S’il ya cancer nous admettons dans le circuit hospitalier soit chez nous ici où au service de cancérologie de Donka qui suit le traitement des patientes. Pour le cancer du col de l’utérus nous prenons en charge les lésions précancéreuses gratuitement ici à la polyclinique MEDISAR », ajoute-t-il.

Il est important de signaler que le cancer du sein n’est pas contagieux.  Selon le Dr Mamadou Bobo Souaré, l’enfant peut téter le sein de sa mère et si elle ne sait pas qu’elle a le cancer du sein cela ne va pas transmettre le cancer à l’enfant. Ce n’est plus un tabou, le dépistage du cancer du sein au stade précoce peut sauver des vies. Cependant, les réticences ou encore l’ignorance de certaines femmes sont tributaires de la forte mortalité liée au cancer du sein en Afrique subsaharienne. Selon l’organisation mondiale de la santé OMS, c’est en Afrique qu’on retrouve le taux le plus élevé de mortalité des femmes dû au cancer du sein en 2020. 

Portée du problème de cancer du sein

En 2020, l’OMS a recensé 2,3 millions de femmes atteintes du cancer du sein et 685.000 décès par cancer du sein dans le monde. En Guinée, le cancer du sein représente le troisième cancer après celui du col et celui du foie. « On avait 739 nouveaux cas en 2020, avec une mortalité de 400 patients dont plus de 50 % de décès liés au cancer du sein », regrette le Dr Mamadou Bobo Souaré, Médecin à MEDISAR polyclinique centre de cancérologie. 

Mamadou Kindy BAH

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Oumar Bagou

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