Boké: des jeunes épousent la pratique de la culture maraîchère  

La culture maraichère est régulièrement pratiquée dans plusieurs localités de la ville de Boké – 300 km de Conakry. Cette activité qui, généralement, est l’apanage des femmes, fait de nos jours, la convoitise de certains jeunes hommes à l’image de Boubacar Diallo.

Boubacar  Diallo, jeune étudiant diplômé, manchot de son état, n’attend pas un emploi d’autrui. Très tôt, il s’est lancé dans la culture maraîchère. Il pratique cette activité à Garama, localité située dans la sous-préfecture de Kolaboui – l’une des dix communes rurales de la préfecture de Boké.

Aubergines, Tomates, piments, Gombos

Dans son champ, plusieurs types de cultures y poussent, notamment les aubergines, les tomates, les piments, les gombos… au beau milieu de ses cultures, avec un sourire, le jeune homme, se sent fier de ce qu’il pratique et raconte : « Je suis diplômé en histoire et relations internationales. Mais quand j’ai terminé mes études, je me suis lancé dans cette activité. D’ailleurs je la pratiquais quand j’étais petit avec mes parents, depuis lors j’ai pris goût. Ma motivation à pratiquer vient de celle de mes parents. »

Cette saison, la pandémie de coronavirus a beaucoup affecté les travaux habituels, de l’écoulement des produits, en passant par l’obtention des engrais, et d’autres difficultés techniques, financières ne manquent pas. « Nous sommes dans une saison très difficile. Vous savez si d’habitude, on trouvait facilement les engrais par exemple, cette année ce n’est pas le cas, le prix du sac a augmenté. La Guinée ne produit  pas de l’engrais, soit ça vient de la Gambie ou du Mali, donc s’il n’y a pas de circulation, ce n’est pas facile d’accéder à l’engrais, » explique Boubacar Diallo.

Du courage et de la fierté pour Marietou

Marietou Diallo, à peine 18 ans, est une jeune fille qui marque aussi la différence, en s’adonnant à la culture maraîchère. Très courageuse, la jeune fille est très fière de pratiquer cette culture. « Je suis très contente d’être en brousse pour pratiquer l’agriculture, » entame-t-elle.

Technique d’irrigation à l’ancienne

Sur les lieux, la technique d’irrigation est faite manuellement. La jeune fille fournit de l’effort au même titre que tout le monde paysan. « Je fais la même chose que les jeunes avec lesquels nous travaillons. Il faut travailler comme on peut, car, pour toute activité, il y a des raisons qui poussent les pratiquants à tenir bon, » indique Marietou Diallo.

En ce moment de pandémie, Marietou rappelle les conséquences graves qu’a causées le covid-19 dans la pratique de ses activités, bien que les difficultés techniques et économiques persistent. « Avant on pouvait bien écouler nos produits mais maintenant, c’est difficile depuis l’apparition de cette maladie. Nous n’avons pas aussi des outils de travail appropriés, » souligne Marietou.

Un exemple à suivre

L’exemple de ces jeunes est à suivre. L’agriculture est à la fois présentée comme une des solutions face au défi de l’emploi dans notre pays. Une voie d’avenir pour les jeunes ruraux.

                                           

Aliou Diallo, de retour de Boké pour AJSG

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