Covid19 : à la rencontre des personnes en situation de handicap à la cité de la solidarité !

La structure qui accueille des personnes ayant une déficience physique, mentale, a dû faire face à l’épidémie de covid19. La difficulté d’accéder à un milieu de vie adapté pour ces personnes, reste un problème à solutionner, bien que la situation des personnes en situation de handicap soit loin de retenir l’attention des autorités compétentes.

Ibrahima Sory Tounkara, chef section soudure, à la cité de la solidarité de Taouyah, parle à Universciences, de la vie quotidienne à laquelle sont confrontées ces personnes qui vivent au jour le jour.

« Le coronavirus a bouleversé tant de choses, puisque notre train de vie a dimunié, il n’y a pas de  travail vraiment et cela nous a beaucoup fatigué. Si quelqu’un ne travaille pas, ce que tu devais gagner, tu le perds. Sauf les bonnes volontés nous viennent au secours, » se désole Ibrahima Sory Tounkara.

Cet homme qui est formateur au sein de la cité revient sur les quelques métiers qui s’y pratiquent. « Je suis chargée de la formation des personnes handicapées dans les différents métiers. Moi, personnellement, je forme ceux qui font la soudure, » ajoute-il.

Les activités arrêtées suite au semi confinement

Le semi confinement qui avait été instauré dans le pays, a contraint les occupants de la cité d’arrêter les activités. « A cause du regroupement, on était obligé d’arrêter nos métiers. L’Etat et les personnes de volonté nous ont envoyé des kits, mais jusqu’à présent les travaux n’ont pas repris, » souligne Sory Tounkara.

Le conseil du chef section pour le respect des gestes barrières

Le chef section soudure à la cité de la solidarité conseille pour le respect des gestes barrières des mendiants qui y vivent pour se protéger contre le virus. « A chaque fois, nous sensibilisons les mendiants qui partent mendier faire beaucoup attention, d’éviter de se coller aux gens. Nous leur disons de se laver les mains, même si on leur tend la main. Ici on ne cesse de sensibiliser entre nous des gestes barrières, heureusement, jusqu’à présent, on a aucun cas confirmé, » indique le chef de section.

Le gagne-pain fait défaut

Un quotidien difficile persiste toujours pour cette couche sociale vulnérable qui fait très rarement la Une des journaux, à avoir son gagne-pain. Alors que l’on entend beaucoup parler du risque du covid-19 pour les personnes âgées, les personnes handicapées se retrouvent également fragiles face au virus.

 

 Propos recueillis par Maimouna Bangoura

 Décryptage : Amadou Dari Diallo

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