Konkofing (Boké) : le chef du centre de santé parle des femmes enceintes de sa localité !

A l’occasion de la journée mondiale de la santé qui est une journée internationale consacrée à la promotion de la santé, célébrée chaque année, le 7 avril de chaque année, Universciences est allé à la rencontre de Christophe Keita. Il est infirmier d’Etat, chef de poste du centre de santé de Konkofing qui a beaucoup parlé des femmes enceintes, encore que la collaboration voire la sensibilisation de celles-ci à venir faire le suivi de la grossesse est une leçon à rappeler à chaque occasion.

Au cœur du district de Lintan, entouré de chaînes de montagnes, sous-préfecture de Bintimodia, en Basse Guinée, se trouve un petit village typique situé à 275 km de Conakry. On y parcourt des ruelles en terre dorée, bordées de maisons traditionnelles. On peut apercevoir une grande montagne en hauteur donnant une superbe vue de forteresse sur la place du village où se trouve une grotte à l’intérieur de laquelle, il est extrêmement noir; d’ailleurs à cause de ce fait l’appellation du village a été accordée par les premiers habitants du lieu : konkofing qui veut dire dans le dialecte locale du Miki Foré : ‘’montagne noir’’.

« J’ai eu l’amour de sauvegarder la vie des proches, y compris la femme et les enfants, » confie Docteur Keita. Depuis 8 années dont 4 en poste à Konkofing, cet homme – au teint noir, amusant, avec qui, à première vue, le contact est bien noué comme s’il est une vieille connaissance – aide les femmes à donner à la vie.

Une douzaine de femmes viennent dans le mois pour le CPN

A la question de savoir combien de femmes sont reçues au centre au cours de la semaine ou du mois, le Docteur Christophe Keita répond ainsi : « Avec la première CPN, au cours du mois, je m’attends de 9 à 12 femmes qui viennent pour leur premier contact. »

Sensibiliser les femmes enceintes à chaque fois est un devoir pour leur faire comprendre de l’utilité du suivi de grossesse 

Certes des difficultés existent dans la collaboration avec les femmes enceintes pour ce qui concerne le suivi d’un mois auquel elles doivent impérativement se soumettre pour éviter des risques qui pourraient surgir, mais avec la sensibilisation de celles-ci, elles finiront à comprendre l’utilité du suivi de grossesse. « Avec la communauté, ce n’est pas facile. Quand vous vivez dans une société où il ya beaucoup d’illettrés, vous vous retrouvez être le champion, or ce n’est vraiment pas la solution. A pareille situation, la solution est de sensibiliser autant de fois, pour mieux réussir, » affirme le responsable du poste de santé.

Malgré des kilomètres, d’aucunes viennent se faire consulter au centre

Pour ce faire, le Docteur Keita lance un appel d’encouragement à toutes ces femmes qui parcourent des kilomètres pour venir faire leur consultation, « je demanderai aux femmes de redoubler d’efforts dans le sens qu’elles sont en train de faire. Malgré cela, la vie communautaire au village n’est pas facile. Si je pense à ces femmes qui parcourent 3 à 4 kilomètres pour venir me voir au centre, cela me tient beaucoup à cœur. Ceci dit, je fais une doléance auprès des maris de les appuyer financièrement et moralement afin qu’elles puissent suivre leur CPN ici. »

Véritable communication entre le chef de poste et les femmes, pour éviter les complications de la grossesse

Jusqu’à présent, aucune femme n’est morte en couche au poste de santé de Konkofing, selon Docteur Christophe, il ya la communication qui existe entre lui et les femmes enceintes, avec cela, ça me donne plus de force pour faire éviter ces défaillances qui sont les signes de gravité chez la femme enceinte.

A bas âge, les envies du Docteur Keita, ont été d’être journaliste ou être médecin, mais que le destin fait qu’il soit aujourd’hui médecin

Pour la petite histoire, le Docteur Christophe Keita nous fait part d’une confidence : « à l’enfance, j’avais deux envies, être journaliste ou bien être médecin. Mais comme Dieu sait orienter les choses du bon côté,  c’est ainsi que je me suis retrouvé dans cette profession de médecin, par amour. Et aussi, j’ai beaucoup de respect pour ce métier. J’aime aller loin et je pense bien que j’irai loin. »

 

Amadou Dari Diallo, de retour de Konkofing pour l’AJSG

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