lundi 16 février 2026 :
Cigarette électronique : ce que dit la science sur les produits du vapotage
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Cigarette électronique : ce que dit la science sur les produits du vapotage

Depuis leur apparition il y a quelques années, les cigarettes électroniques aussi appelées dispositifs de vapotage se sont largement répandues au fil des ans. Souvent présentées comme une alternative au tabac, elles restent pourtant au cœur de nombreuses interrogations scientifiques.

Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses, France), ces produits doivent être considérés comme de véritables produits de consommation, dont la composition et les effets méritent une attention particulière.

Un dispositif de vapotage fonctionne grâce à une batterie qui chauffe un liquide pour produire un aérosol inhalé par l’utilisateur. Ces liquides contiennent généralement du propylène-glycol ou de la glycérine végétale, auxquels s’ajoutent des arômes variés et, dans de nombreux cas, de la nicotine. D’après les données analysées par l’Anses, la majorité des e-liquides déclarés contiennent entre 2 et 20 mg/ml de nicotine, ainsi que plusieurs additifs aromatiques destinés à rendre le produit plus attractif.

Les cigarettes électroniques appartiennent aux catégories de produits plus larges que constituent les inhalateurs électroniques de nicotine et les inhalateurs ne contenant pas de nicotine, parmi lesquels figurent des produits tels que les cigares électroniques et les pipes électroniques.

L’OMS est préoccupée par le fait que ces produits ont été autorisés sur le marché libre en tant que produits de consommation et qu’ils ont fait l’objet d’un marketing agressif auprès des jeunes. À l’heure actuelle, 88 pays n’imposent pas d’âge minimum pour l’achat de cigarettes électroniques et 74 pays ne disposent pas de réglementation en place concernant ces produits nocifs. Les cigarettes électroniques ciblent les enfants par le biais des réseaux sociaux et des influenceurs, en proposant au moins 16 000 arômes attrayants. 

Les motivations des utilisateurs sont diverses. Les enquêtes citées par l’Anses montrent que la plupart des vapoteurs adultes sont d’anciens fumeurs ou des fumeurs cherchant à réduire leur consommation de tabac. Cependant, l’attrait des arômes et l’effet de mode favorisent également l’usage chez les jeunes, ce qui inquiète les autorités sanitaires.

Sur le plan de la santé, l’Anses souligne que le vapotage n’est pas sans risque. L’inhalation répétée de certaines substances présentes dans les e-liquides, ou formées lors du chauffage, peut avoir des effets sur le système respiratoire et cardiovasculaire. Des substances potentiellement toxiques ou cancérogènes peuvent être retrouvées dans l’aérosol, y compris dans certains produits sans nicotine. Les effets à long terme restent encore à documenter, mais les données actuelles appellent à la prudence, notamment pour les adolescents et les femmes enceintes.

L’agence rappelle également que si la cigarette électronique peut contenir moins de substances toxiques que la cigarette traditionnelle, elle ne doit pas être considérée comme un produit sans danger. Pour les non-fumeurs, son utilisation expose à un risque de dépendance à la nicotine et à l’inhalation de substances chimiques dont les effets ne sont pas tous connus.

En Guinée, l’utilisation de la cigarette électronique prend de plus de l’ampleur surtout chez les jeunes, même si des statistiques ne sont pas encore disponibles. Dans la capitale Conakry, on retrouve plusieurs boutiques de vente des e-cigarettes, et dans les lieux de loisir la jeunesse en raffole.

Selon l’Anses, la vigilance reste de mise. Le vapotage peut s’inscrire dans une démarche de réduction du tabagisme pour certains fumeurs, mais il ne constitue pas un produit anodin. La meilleure protection pour la santé demeure l’absence de consommation de tabac comme de produits du vapotage.

Alpha Ouma Bagou Barry

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