Aller au contenu
À la une
Virus des moustiques en Guinée : une étude révèle une circulation discrète dans huit régions16 séances de chimiothérapie : M’balia Batchily raconte son combat contre le cancer du seinSurdité en Guinée : quand la perception sociale complique le suiviÀ l’UGANC, 206 diplômés appelés à transformer leurs recherches en solutions pour la GuinéeLe vinaigre de cidre, la cannelle, le thé vert et le clou de girofle ne « tuent » pas le sucre dans l’organisme des diabétiquesRetards cardiaques à Conakry : ce que révèle une étude guinéenneDécoction de corossol, citronnelle et cendre pour traiter tous les cancers : attention à ce remède dangereux pour la santé NON, les graines de fenugrec ne peuvent pas remplacer les médicaments contre le diabète comme l’affirme Barry PellalVirus des moustiques en Guinée : une étude révèle une circulation discrète dans huit régions16 séances de chimiothérapie : M’balia Batchily raconte son combat contre le cancer du seinSurdité en Guinée : quand la perception sociale complique le suiviÀ l’UGANC, 206 diplômés appelés à transformer leurs recherches en solutions pour la GuinéeLe vinaigre de cidre, la cannelle, le thé vert et le clou de girofle ne « tuent » pas le sucre dans l’organisme des diabétiquesRetards cardiaques à Conakry : ce que révèle une étude guinéenneDécoction de corossol, citronnelle et cendre pour traiter tous les cancers : attention à ce remède dangereux pour la santé NON, les graines de fenugrec ne peuvent pas remplacer les médicaments contre le diabète comme l’affirme Barry Pellal
SantéScience

Comprendre le lupus avec le Pr Mame Thierno Dieng

Pr Mame Thierno Dieng, chercheur © Ibrahima Moudias

Pour lui, le lupus est une maladie chronique auto-immune dans laquelle le système immunitaire attaque par erreur l’organisme. « Cette maladie peut toucher la peau, les articulations et certains organes comme les reins ou le cerveau. Souvent repérée grâce à des lésions cutanées et une forte sensibilité au soleil, elle ne se guérit pas définitivement, mais peut être contrôlée grâce à un traitement et un suivi médical adaptés », explique le professeur Dieng.

Une maladie fréquente mais mal connue

Au cours de sa présentation, le professeur Dieng a insisté sur la nécessité de mieux faire connaître le lupus, présent dans tous les pays de la sous-région et pouvant entraîner de graves complications, voire la mort, lorsqu’il n’est pas pris en charge à temps. « Lorsqu’une maladie grave existe parmi nous, nous devons non seulement la connaître, mais aussi actualiser régulièrement nos connaissances pour améliorer sa prise en charge », a-t-il expliqué.

Le spécialiste a rappelé que les dermatologues jouent un rôle central dans le diagnostic du lupus, dont les premières manifestations sont le plus souvent visibles sur la peau, avant d’atteindre d’autres organes comme les articulations, les reins ou le cerveau.

Des symptômes visibles à ne pas négliger

Une partie importante de la conférence a été consacrée aux signes d’alerte du lupus. Le professeur Dieng a expliqué que la maladie tire son nom de ses manifestations cutanées, souvent caractéristiques. Il a notamment cité les lésions persistantes au niveau du visage, les dermatoses sur les zones exposées au soleil en particulier la poitrine et le dos, ainsi que les atteintes du cuir chevelu pouvant entraîner une chute de cheveux.

Le Pr Dieng a également souligné la forte sensibilité au soleil, facteur aggravant majeur. Selon lui, ces signes peuvent être reconnus même par des professionnels non dermatologues, d’où l’importance d’une consultation précoce dès l’apparition des premiers symptômes.

Une ampleur difficile à mesurer en Afrique

Faute d’études épidémiologiques suffisantes, l’ampleur réelle du lupus reste difficile à évaluer en Afrique. Toutefois, l’expérience sénégalaise donne une indication : plus de 500 cas ont été recensés en moins de cinq ans, dont certains ont malheureusement entraîné des décès.

Au-delà du risque vital, le professeur Dieng a également souligné l’impact socio-économique de la maladie, dont le traitement est généralement à vie et représente une charge importante pour les patients.

Une maladie traitable, mais pas guérissable

Le lupus peut toutefois être contrôlé grâce à des traitements disponibles dans la région. L’objectif est de prévenir les complications et d’améliorer la qualité de vie des patients. Le traitement repose notamment sur les antipaludéens de synthèse, en particulier l’hydroxychloroquine, décrite comme un médicament essentiel pour protéger la peau contre les effets du soleil.

Le spécialiste insiste sur l’importance du suivi médical : « L’amélioration ne signifie pas la guérison. L’arrêt du traitement doit toujours être décidé par le médecin. »

Au-delà des aspects scientifiques, cette conférence a mis en lumière l’importance de la sensibilisation et du diagnostic précoce. Une meilleure connaissance du lupus pourrait permettre d’éviter de nombreuses complications graves et de sauver des vies.

 

Partager

À lire aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *