Malé Camara, doctoral student, highlights the still under-exploited potential of the Upper Senegal River basin

Une étude qui s’intéresse à l’identification de sites optimaux d’implantation de micro-centrales hydroélectriques dans le bassin du Futa-Djalon. Son objectif de contribuer à l’électrification des zones encore mal desservies en Guinée.
L’intitulé de sa communication est clair : « Identification des sites optimaux d’implantation des barrages à partir d’un modèle numérique de terrain (MNT) ». Ce travail s’inscrit dans un projet de recherche plus large consacré à l’évaluation des sites potentiels d’implantation de micro-centrales hydroélectriques dans le bassin du Futa-Djalon du fleuve Sénégal.
Selon le doctorant, cette recherche répond à un enjeu majeur : le faible accès à l’électricité en Guinée. « Le taux d’électrification en Guinée, surtout en milieu urbain, est très faible », regrette le Doctorant Camara Malé.
Le bassin du Haut-Sénégal, qui concerne la Guinée, le Sénégal, le Mali et la Gambie, possède un fort potentiel énergétique. Selon l’OMVS, le futur réseau en construction, passera de 1 700 à 4 000 km en 2025 et palliera à l’important déficit actuel en termes d’accès à l’électricité. La partie guinéenne y joue un rôle central. « La partie guinéenne alimente le Haut-Bassin, mais elle reste encore sous-exploitée », affirme Camara Malé.
Un potentiel énergétique largement inexploité
La motivation du chercheur repose sur la valorisation de cette ressource naturelle encore peu utilisée. « Quand on prend le haut bassin en termes de potentialité électrique, la partie guinéenne occupe 70 %, et elle reste encore sous-exploitée », explique le Doctorant Camara. L’objectif est donc de montrer l’importance stratégique de cette zone et d’ouvrir la voie à des projets d’aménagement.
Une approche scientifique centrée sur la topographie
Pour sélectionner les sites propices aux micro-centrales hydroélectriques, plusieurs critères doivent être réunis. L’étude s’est principalement concentrée sur l’approche topographique. « Pour qu’un site soit désigné pour placer un barrage hydroélectrique, il faut qu’il réponde au point de vue topographique », affirme Camara Malé.
Parmi les critères étudiés figurent : « la dénivellation du terrain, la pente, la surface disponible pour mobiliser une grande quantité d’eau. » Ces paramètres permettent d’identifier les zones capables d’accueillir des infrastructures hydroélectriques adaptées. « Nous sommes parvenus à trouver des valeurs qui peuvent nous permettre d’implanter des barrages hydroélectriques répondant aux critères d’implantation », explique- t-il.
Au-delà de l’identification des sites, la finalité de cette recherche est clairement orientée vers l’amélioration de l’accès à l’électricité. « Si nous parvenons à réaliser ces micro-centrales hydroélectriques, cela pourra servir de base pour électrifier ces zones urbaines », dit le chercheur. Le chercheur insiste particulièrement sur les zones éloignées et moins desservies. Il reconnaît également que les zones reculées sont vraiment appauvries du point de vue électrique.
Une étude destinée à soutenir la décision publique
La recherche ne se limite pas à l’analyse topographique. Elle s’inscrit dans un travail doctoral plus large intégrant également l’approche hydrologique. « Dans ma thèse, nous utilisons les deux approches : topographique et hydrologique », affirme le chercheur. D’autres critères, notamment environnementaux et liés à l’accessibilité, devront être étudiés par la suite.
Les résultats seront mis à disposition des autorités, selon le chercheur. Il se montre optimiste quant aux perspectives d’application. « S’il n’y a pas d’obstacles environnementaux, il n’y aura pas de raison de ne pas réaliser ces micro-centrales hydroélectriques dans la zone », dit-il. Cette étude illustre la volonté de la communauté scientifique guinéenne de proposer des solutions concrètes aux défis énergétiques du pays.
Ces travaux ont été présentés lors des Journées scientifiques 2026 de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC). À travers ces Journées scientifiques, l’UGANC confirme ainsi son ambition : faire de la recherche un levier d’innovation et de développement durable en Guinée.
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