À la suite des violentes inondations survenues dans la nuit du 30 au 31 juillet 2025, l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires (ANGUCH) a publié un nouveau bilan tragique. Le nombre de morts passe désormais à 18, tandis qu’une personne reste toujours portée disparue.
Dans un communiqué rendu public ce 4 août, l’ANGUCH précise que deux corps ont été retrouvés parmi les trois personnes initialement portées disparues. À cela s’ajoute la découverte d’un autre corps non identifié, de sexe féminin, à Kobaya village, dans le secteur Tayaki, commune de Sonfonia. Ce dernier, retrouvé en état de décomposition avancée, n’a pu être identifié à ce jour.
Un drame supplémentaire est survenu dans la foulée : le responsable de la jeunesse du secteur Tayaki, profondément bouleversé par la découverte du corps, a succombé à une crise émotionnelle fatale, selon le même communiqué.
Les zones concernées
Les victimes recensées proviennent principalement des communes de Matoto, Tombolia, Lambanyi, Sonfonia et Ratoma, des zones gravement touchées par les crues. L’ANGUCH déplore ces pertes humaines et adresse ses sincères condoléances aux familles endeuillées, tout en réaffirmant son engagement à accompagner les victimes de cette catastrophe.
Une alerte à ne pas négliger
L’agence appelle à la vigilance de tous les citoyens, en particulier ceux résidant dans les zones à risques, et exhorte au strict respect des consignes de sécurité émises par la Direction Générale de la Météorologie et les services compétents.
Ces inondations rappellent, une fois de plus, la vulnérabilité de Conakry face aux aléas climatiques, aggravée par une urbanisation anarchique et le manque d’infrastructures de drainage adéquates. En attendant des solutions durables à ces problèmes structurels, les autorités invitent la population à suivre attentivement les bulletins météorologiques et à éviter les zones inondables lors des fortes pluies.
Mamadou Kindy BAH













