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	<title>Pêche &#8211; UniverSciences</title>
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	<description>Accès à l&#039;info scientifique</description>
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	<title>Pêche &#8211; UniverSciences</title>
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	<item>
		<title>Guinée : quand le dérèglement climatique bouscule la pêche artisanale</title>
		<link>https://universciences.com/guinee-quand-le-dereglement-climatique-bouscule-la-peche-artisanale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jul 2026 12:56:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pêche]]></category>
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					<description><![CDATA[Chaque année, la saison des pluies de juillet-août rebat les cartes pour les pêcheurs artisanaux du littoral guinéen. Entre vents violents, houle imprévisible et filets endommagés, ce métier ancestral doit désormais composer avec un climat de plus en plus capricieux ; dans une période qui coïncide, par ailleurs, avec le repos biologique essentiel à la reproduction des espèces marines.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span><strong>Chaque année, la saison des pluies de juillet-août rebat les cartes pour les pêcheurs artisanaux du littoral guinéen. Entre vents violents, houle imprévisible et filets endommagés, ce métier ancestral doit désormais composer avec un climat de plus en plus capricieux&nbsp;; dans une période qui coïncide, par ailleurs, avec le repos biologique essentiel à la reproduction des espèces marines.</strong></span></p>
<p><span>Navette à la main, Ismaël Camara tisse et raccommode patiemment les mailles de son filet avant chaque sortie en mer. Un geste qu&rsquo;il répète inlassablement depuis quinze ans, avec la précision et la patience qu&rsquo;exige ce métier. Mais année après année, la mer se montre de plus en plus imprévisible. Vents violents, forte houle, filets endommagés, fortes pluies : les éléments viennent perturber un équilibre déjà fragile entre l&rsquo;homme et l&rsquo;océan.</span></p>
<p><span><strong><em>« Pendant cette période, nous rencontrons beaucoup de difficultés. Il y a des cailloux en mer qui peuvent déchirer nos filets. Lorsque cela arrive, il est impossible de pêcher. On peut passer de deux à cinq jours, voire une semaine, à réparer le filet. Quand il y a beaucoup de vent, nous ne pouvons pas sortir en mer. Les fortes pluies perturbent également notre travail »</em></strong></span><span><strong><em>,</em></strong> témoigne Ismaël Camara, pêcheur.</span></p>
<p><span><strong>Des conséquences économiques qui remontent toute la chaîne</strong></span></p>
<p><span>Ces conditions météorologiques extrêmes ne sont pas sans conséquences sur l&rsquo;ensemble de la filière. Au port de pêche de Kaporo, les vendeuses de poisson attendent, parfois pour rien : les arrivages se raréfient. Résultat, c&rsquo;est tout un équilibre économique qui se fragilise. Moins de poisson sur les étals, des prix qui grimpent, des revenus qui s&rsquo;effritent : le climat impose sa loi jusque dans le porte-monnaie des ménages.</span></p>
<p><span><strong><em>« En cette saison des pluies, les pêcheurs ramènent moins de poissons. Parfois, nous passons toute la journée au port sans rien acheter. Quand le poisson est rare, son prix augmente et nous sommes obligées de l&rsquo;acheter plus cher, qui varie entre 500.000 à 800.000 GNF les tas de poisson. Nous vendons difficilement et nos bénéfices diminuent »</em></strong></span><span><strong><em>,</em></strong> explique Mariama Ciré Camara, vendeuse de poisson.</span></p>
<p><span><strong>Le repos biologique, un rempart pour les ressources marines</strong></span></p>
<p><span>Au-delà de la météo, cette période révèle aussi un enjeu écologique majeur : la protection des écosystèmes marins. Juillet et août correspondent en effet au repos biologique, ces mois durant lesquels la pêche industrielle et semi-industrielle est formellement interdite par le ministère de la Pêche. Une mesure de préservation environnementale essentielle, pour laisser aux espèces marines le temps de se reproduire, et éviter qu&rsquo;un littoral déjà mis à rude épreuve par le changement climatique ne voie ses ressources s&rsquo;épuiser définitivement.</span></p>
<p><span><strong><em>« Si on fait le calcul avant le repos biologique le stock qu&rsquo;on avait et après le repos biologique on verra le stock a augmenté. Et l&rsquo;augmentation là c&rsquo;est ce qui va nous permettre d&rsquo;augmenter notre alimentation. Parce que on aura les ressources biologiques de quoi varier l&rsquo;alimentation donc son importance c&rsquo;est d&rsquo;abord l&rsquo;augmentation des ressources maritimes, l&rsquo;augmentation de l&rsquo;économie bleue. Donc sa permet â l&rsquo;économie nationale d&rsquo;évoluer et ca permet aussi à la population de mieux se nourrir »</em></strong></span><span><strong><em>,</em></strong> explique Soriba Touré, environnementaliste.</span></p>
<p><span>Dérèglement climatique, mer de plus en plus capricieuse, écosystèmes à préserver : la pêche artisanale guinéenne est aujourd&rsquo;hui en première ligne face aux bouleversements environnementaux. Mais malgré les vents contraires, pêcheurs et vendeuses continuent, jour après jour, d&rsquo;incarner cette résilience face au changement climatique.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pr Alkhaly Doumbouya : « le repos biologique redonne vie à nos mers »</title>
		<link>https://universciences.com/pr-alkhaly-doumbouya-le-repos-biologique-redonne-vie-a-nos-mers/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Aug 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Pêche]]></category>
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					<description><![CDATA[Face à la diminution inquiétante des ressources halieutiques, la Guinée a instauré une période de repos biologique allant du 1er juillet au 31 août de chaque année. Une stratégie fondée sur des recherches scientifiques, visant à préserver la reproduction des poissons et à garantir la sécurité alimen]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Face à la diminution inquiétante des ressources halieutiques, la Guinée a instauré une période de repos biologique allant du 1er juillet au 31 août de chaque année. Une stratégie fondée sur des recherches scientifiques, visant à préserver la reproduction des poissons et à garantir la sécurité alimentaire de la population.</strong></p>
<p>Au niveau mondial, <a href="https://pactemondial.org/17-objectifs-developpement-durable/odd-14-vie-aquatique/" target="_blank" rel="noopener">60 % des stocks de poissons sont victimes d’une surpêche insoutenable pour leur reconstitution et seulement 10 %</a> sont prélevés de façon à assurer le renouvellement des espèces avertit <a href="https://unstats.un.org/sdgs/report/2022/The-Sustainable-Development-Goals-Report-2022_French.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>l’ONU</strong></a>. </p>
<p>Le repos biologique est une mesure de protection des ressources halieutiques. C’est une période durant laquelle la pêche est interdite dans certaines zones afin de permettre au stock de poissons de se reproduire, de se reposer et de se reconstituer. Cela implique l’arrêt de toute activité de pêche, surtout dans des zones spécifiques comme la Zone Économique Exclusive (ZEE).</p>
<p><strong>Une mesure appuyée par les scientifiques</strong></p>
<p>Face à la raréfaction progressive des ressources halieutiques le long des côtes guinéennes, les acteurs de la pêche artisanale se tournent vers des solutions durables. Conscients de l’importance de préserver la biodiversité marine pour les générations futures, ils expérimentent désormais le repos biologique.</p>
<p><strong><em>« Après plusieurs années, nous avons constaté une forte diminution des ressources halieutiques en Guinée. L’abondance de poissons a commencé à baisser, contrairement aux périodes antérieures. Nous avons alors décidé, nous aussi, de mettre en place le repos biologique chez nous »,</em></strong> a affirmé le Pr Alkhaly Doumbouya, chercheur, chef du département de gestion du littoral au centre national des sciences halieutiques de Boussoura.</p>
<p><strong><em>« Nous faisons des recherches pour évaluer la biomasse et déterminer le niveau de poissons qu’il est possible de capturer, afin que la ressource se renouvelle et ne disparaisse pas »,</em></strong> a-t-il affirmé.</p>
<p><strong>Applicabilité dans la sous-région et ailleurs</strong></p>
<p>Le repos biologique existe déjà dans d’autres pays, mais en Guinée, la diversité des poissons rend cette mesure encore plus importante. Elle est bénéfique pour la population, pour la pêche artisanale et surtout pour l’avenir de la pêche nationale. <strong><em>« Dans des pays comme le Maroc, la Mauritanie et le nord du Sénégal, le repos biologique s’applique surtout à des ressources mono-spécifiques. En Guinée, nos ressources sont multi-spécifiques. Une fois en mer, on trouve plusieurs types de poissons dans une même zone »,</em></strong> a expliqué le Pr Doumbouya.</p>
<p><strong>L’importance de la biodiversité pour la pêche artisanale</strong></p>
<p>En Guinée, la pêche artisanale reste le pilier de l’alimentation en poisson. Une réalité que rappellent avec fierté les acteurs du secteur, conscients de leur rôle vital dans la sécurité alimentaire du pays. <strong><em>« Nous faisons partie de la pêche artisanale. Nous savons que 80 % de la consommation de poisson en Guinée provient de la pêche artisanale. Au niveau du débarquement, ce sont les poissons frais, et non congelés, qui y sont vendus »,</em></strong> a affirmé Abdoulaye Camara, vice-président du comité de protection de la pêcherie au port de pêche de Boulbinet. </p>
<p><strong><em>« Nous rendons service à la population jour et nuit. Nous collaborons avec l’État, notamment avec le ministère de la Pêche et de l’Économie. Le ministre nous encourage à rapprocher les pêcheurs artisans de l’administration et à continuer de servir la population »,</em></strong> a ajouté Abdoulaye Camara.</p>
<p>Selon le Pr Doumbouya, la pêche artisanale est moins destructrice car elle utilise des filets sélectifs, contrairement aux chalutiers industriels qui ramassent tout, y compris les juvéniles.<br /><strong><em>« C’est pourquoi la pêche artisanale est parfois autorisée durant cette période, contrairement à la pêche industrielle »,</em></strong> a-t-il précisé.</p>
<p><strong>Des résultats visibles et encourageants</strong></p>
<p>Depuis 2019, le repos biologique produit des effets positifs sur la mer. <strong><em>« Deux ans après sa mise en place, les pêcheurs ont remarqué le retour de certaines espèces qu’ils ne voyaient plus depuis longtemps »</em></strong>, a souligné le Pr Doumbouya.</p>
<p>Ces campagnes permettent aussi de mesurer l’état des poissons avant et après le repos biologique. <strong><em>« La première campagne a lieu entre avril, mai et juin, pour évaluer l’abondance des espèces dans la ZEE. La deuxième campagne se tient entre septembre et novembre, pour évaluer les résultats après le repos biologique »</em></strong> selon le Pr Doumbouya.</p>
<p>Les recherches confirment que le repos biologique donne de bons résultats. <strong><em>« Les comparaisons montrent une augmentation de la biomasse, une croissance des juvéniles et une meilleure taille des espèces capturées »,</em></strong> conclut le Pr Doumbouya.</p>
<p>Le repos biologique est donc une mesure essentielle pour assurer la durabilité des ressources halieutiques en Guinée. Il permet non seulement de protéger la reproduction des poissons, mais aussi d’améliorer les conditions de pêche pour les artisans et de garantir la sécurité alimentaire des populations.</p>
<p><strong>Kadiza Sow</strong></p>
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		<item>
		<title>Secteur des pêches en Guinée : quelle approche pour mieux lutter contre la pêche INN ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 May 2024 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pêche]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans l&#8217;optique de la préservation de l&#8217;écosystème marin et les ressources halieutiques, PRCM, TMT et GRID Arendal en collaboration avec le ministère de la pêche et de l’économie maritime ont organisé un atelier inter-administration ce mardi 28 mai à Conakry. À travers cet atelier, le dép]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans l&#8217;optique de la préservation de l&#8217;écosystème marin et les ressources halieutiques, PRCM, TMT et GRID Arendal en collaboration avec le ministère de la pêche et de l’économie maritime ont organisé un atelier inter-administration ce mardi 28 mai à Conakry. À travers cet atelier, le département, en collaboration avec ses partenaires, vise à renforcer les capacités des cadres sur la lutte contre la pêche INN dans le pays.</strong></p>
<p>&nbsp;La Guinée, riche en ressources marines, est confrontée à des défis majeurs en matière de pêche, notamment la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), qui menace la durabilité de ses écosystèmes marins et la sécurité alimentaire de ses populations côtières.</p>
<p>Ce projet ambitieux de la gouvernance des pêches en Guinée représente une étape cruciale dans la protection des ressources marines et dans la promotion d&#8217;une pêche durable. En mettant l&#8217;accent sur la transparence, il vise à rendre compte de manière exhaustive des activités de pêche, à identifier les pratiques illicites et à garantir une surveillance accrue des zones maritimes guinéennes.</p>
<p><strong><em>« La lutte contre la pêche INN est une priorité pour le département de la pêche et de l&#8217;économie maritime. Parce que, lutter contre cette pêche INN permet aux autorités de préserver nos ressources halieutiques. Cet atelier vise à renforcer les capacités des cadres du ministère de la pêche et de l&#8217;économie maritime, de préfecture maritime et de tous les acteurs qui interviennent dans ce secteur pour qu&#8217;ils puissent savoir comment est-ce qu&#8217;il faut faire pour contrecarrer ceux qui voudraient s&#8217;aventurer dans cette activité illicite », </em></strong>affirme Jeannette Léo Lama, directrice générale adjointe du bureau des stratégies et du développement au ministère de la pêche et de l&#8217;économie maritime.</p>
<p>Ainsi, dans le cadre d&#8217;un effort concerté avec les partenaires pour contrer la pêche INN, un projet de renforcement de la gouvernance des pêches a été mis en place, par le ministère de la pêche et de l&#8217;économie maritime visant à accroître la transparence, à élaborer des politiques efficaces dans la lutte contre la pêche INN.&nbsp;</p>
<p><strong><em>« Nous sommes à la deuxième année de ce projet de lutte contre la pêche INN. À l’an un, nous avons fait le renforcement des capacités des structures, nous avons formé des cadres juristes pour qu&#8217;ils s&#8217;habituent aux termes juridiques. Nous avons également révisé le code de la pêche pour qu&#8217;il soit en harmonie avec la réglementation régionale et internationale. Aujourd&#8217;hui nous sommes à la 3ème année et c’est la formation pour le renforcement des capacités des cadres et surtout nous avons mis en place un comité inter-administration pour permettre à toutes les structures qui ont des actions en mer de se concerter très souvent, de parler des lacunes et de proposer des solutions contre la pêche INN »</em></strong>, explique Ismaël Keita, coordinateur du projet renforcement de la gouvernance des pêches en Guinée.</p>
<p>Cet atelier vise également à intégrer les technologies innovantes dans la lutte contre la pêche INN. C’est une autre dimension qui offre de nouvelles possibilités de surveillance et de contrôle. Des systèmes de suivi et d&#8217;autres outils technologiques sont déployés pour renforcer les capacités de surveillance des autorités maritimes et pour détecter rapidement les activités de pêche illégales.</p>
<p><strong><em>« Au-delà du renforcement des capacités, il y a aussi les outils que le département met à la disposition de ces acteurs. Mais Chacun de nous peut lutter contre la pêche INN à travers les comportements que nous adoptons vis-à-vis de nos ressources halieutiques », </em></strong>explique, la directrice générale adjointe du bureau des stratégies et du développement au ministère de la pêche et de l&#8217;économie maritime.</p>
<p>En outre, cet atelier c&#8217;est aussi un appui au renforcement de la coopération inter-administrations et à la mise en œuvre du ressort de l&#8217;état du port, à en croire Viviane Coutob coordinatrice Afrique de l&#8217;ouest et Afrique centrale de TMT.</p>
<p><strong><em>« Notre appui est de nous assurer que l&#8217;état guinéen puisse prendre en compte certaines procédures au niveau national qui leur permettent de lutter contre la pêche INN. Entre autres des procédures qui répondent aux engagements internationaux que le pays a pris. Par exemple la mise en œuvre de l&#8217;état du port, renforcer la procédure d&#8217;immatriculation et d&#8217;octroi de licences aux navires, améliorer la procédure d&#8217;inspection des navires qui demandent accès au port de Conakry », </em></strong>ajoute la coordinatrice Afrique de l&#8217;ouest et Afrique centrale de TMT.</p>
<p>Cet atelier témoigne de l&#8217;engagement de la Guinée à renforcer sa gouvernance des pêches et à lutter contre la pêche INN. En combinant des efforts de coopération inter-administrations, des politiques transparentes et l&#8217;intégration de technologies innovantes, la Guinée s&#8217;efforce de promouvoir une pêche durable et responsable dans ses eaux territoriales.</p>
<p><strong><em>« Lutter contre la pêche INN c&#8217;est aussi donner beaucoup plus de regain à l&#8217;économie Guinéenne »</em></strong>, conclut Ismaël Keita, coordinateur du projet renforcement de la gouvernance des pêches en Guinée.</p>
<p><strong>Mamadou Kindy Bah</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Des journalistes outillés sur la lutte contre la pêche INN en Guinée</title>
		<link>https://universciences.com/des-journalistes-outilles-sur-la-lutte-contre-la-peche-inn-en-guinee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pêche]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans le cadre du projet ‘’Renforcement de la gouvernance des pêches en Guinée’’,&#160;le Ministère de la Pêche et de l’Economie Maritime en collaboration avec le Partenariat Régional pour la Conservation de la zone côtière et Marine en Afrique de l’Ouest (PRCM), a organisé du 19 au 20 septembre 2023]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans le cadre du projet ‘’Renforcement de la gouvernance des pêches en Guinée’’,&nbsp;le Ministère de la Pêche et de l’Economie Maritime en collaboration avec le Partenariat Régional pour la Conservation de la zone côtière et Marine en Afrique de l’Ouest (PRCM), a organisé du 19 au 20 septembre 2023 à Conakry, un atelier de formation des journalistes pour l’organisation des campagnes sur les impacts de la pêche INN et les formes de pêche illégales à travers les médias traditionnels et les réseaux sociaux ciblant les communautés de pêches.</strong></p>
<p>La pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) est un grave problème mondial et est de nos jours l’un des principaux obstacles à la gestion durable des ressources. Elle représente une perte importante de revenus, notamment pour les pays en voie de développement où la dépendance est forte vis-à-vis de l’alimentation nutritionnelle, les moyens de subsistance et les revenus des communautés.</p>
<p><strong>Renforcer les capacités des journalistes&nbsp;</strong></p>
<p>Cet atelier de 2 jours vise à contribuer au renforcement des capacités des hommes de médias pour un meilleur traitement des thématiques liées à la pêche en générale et aux impacts négatifs de la pêche INN pour les économies nationales en particulier.</p>
<p>En clôturant l’atelier au nom de Mme la Ministre de la pêche et de l’Economie Maritime, M. Ismaël Keita coordinateur du projet Gouvernance des pêches a invité chacun à s&#8217;investir dans ce projet pour l’intérêt général.</p>
<p><strong><em>&lt;&lt; Pendant 2 jours, vous avez eu à connaître la pêche INN, ses contours, les moyens de lutte contre ce fléau mais aussi vous êtes outillé sur la Couverture médiatique, de recherches , la conception, de la rédaction journalistique pour mieux produire et diffuser dans le but de toucher la population cible pour qu&#8217;ils comprennent et pour qu&#8217;ils prennent en main cette situation qui nous interpelle tous. La pêche INN est un fléau qui ruine les communautés et qui affaiblit nos contributions au développement de notre secteur &gt;&gt;</em></strong>, a-t-il affirmé.</p>
<p><strong>Plusieurs thèmes développés</strong></p>
<p>Lors de cet atelier, des thèmes portant sur la présentation du projet&nbsp;‘’Renforcement de la gouvernance des pêches en Guinée’’ et de ses objectifs&nbsp;;&nbsp;la&nbsp;Présentation sur la pêche INN (les différents types de la pêche INN dans le monde, la sous-région et en Guinée, les impacts de la Pêche INN sur l’économie en Afrique de l’Ouest&nbsp;: le cas de la Guinée&nbsp;; les instruments internationaux relatifs à la pêche et le rôle des Etats dans l’élimination de la pêche illicite, non déclarée et non règlementée&nbsp;; la Couverture médiatique des questions sur la Pêche&nbsp;: l’investigation&nbsp;;&nbsp;la&nbsp;Couverture médiatique de la pêche INN par les médias pour une bonne communication (TV, Radio, site d’information),&nbsp;ont été abordées par les participants.</p>
<p><strong><em>«&nbsp;On est suffisamment outillé sur les sujets de la pêche INN qui est la pêche illicite non déclarée. On a beaucoup appris à travers des intervenants, les échanges autour de cette rencontre. Au sortir de cet atelier on va essayer de s&#8217;impliquer beaucoup plus pour communiquer sur la question, Informer les uns et les&nbsp; autres, faire ressortir&nbsp; l&#8217;impact de la pêche INN à travers des reportages, des enquêtes également des investigations&nbsp;»,&nbsp;</em></strong>a dit<strong><em>&nbsp;</em></strong>Ibrahima Camara, journaliste participant<em>.</em><strong></strong></p>
<p><strong>Quelques recommandations soulevées</strong></p>
<p>Dans la mesure d&#8217;amplifier et de donner des bonnes informations, les participants n&#8217;ont pas manqués de faire quelques recommandations entres autres: La multiplication d&#8217;une telle rencontre pour des journalistes&nbsp;; Initier des visites de terrain avec des journalistes&nbsp;; et accompagner la production des sujets d&#8217;investigations sur la pêche INN<strong>.</strong></p>
<p><strong>M’mah Bangoura</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pêche illicite : la Guinée veut expérimenter la surveillance de ses 300 km de côtes par des drones</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 May 2023 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pêche]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Ministère de la Pêche et de l’économie maritime, en partenariat avec le GRID-Arendal, le Programme Régional pour la conservation de la nature de la Zone côtière et marine (PRCM) et TM -Tracking (TMT), organise des sessions de démonstration de la technologie drone et des discussions techniques sur]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Ministère de la Pêche et de l’économie maritime, en partenariat avec le GRID-Arendal, le Programme Régional pour la conservation de la nature de la Zone côtière et marine (PRCM) et TM -Tracking (TMT), organise des sessions de démonstration de la technologie drone et des discussions techniques sur le renforcement de la coopération inter- administrations pour mieux lutter contre la pêche INN et les mauvaises pratiques de pêche. </strong></p>
<p>Au cours de 4 jours de sessions qui se tiendront du 15 au 18 mai 2023, les participants seront outillés sur des techniques de surveillance à la technologie drone en matière de lutte contre de la pêche INN, c’est-à-dire la pêche illégale, non déclarée et non réglementée.&nbsp;</p>
<p>La surveillance en mer nécessite beaucoup de moyens matériels et humains.&nbsp; Raison pour laquelle le ministère de la pêche et de l’économie maritime estime que l’utilisation des drones dans la surveillance va permettre à coup sûr d’améliorer l’efficacité du centre national de surveillance et de police des pêches dans la lutte contre la pêche INN. Les drones sont des outils performants de&nbsp;contrôle des diverses infractions en mer. Cette&nbsp;technologie permettra également de faire de la surveillance à n’importe quel moment de la journée des zones maritimes qui sont aujourd’hui soumis à la menace de la pêche INN.&nbsp;</p>
<p><strong>«&nbsp;<em>Outiller les cadres guinéens à une meilleure utilisation des drones est une nécessité, parce que pour faire de la surveillance, nous sommes obligés d’utiliser des vedettes et du personnel pour sortir en mer. Avec la technologie drone on pourra rester dans le bureau et puis connaître à peu près, ce qui se passe dans nos eaux</em></strong><em>&nbsp;»,</em>&nbsp;a déclaré&nbsp;<strong>Mohamed lamine Camara</strong>, Directeur général BSD au ministère de la pêche et de l’économie maritime.</p>
<p><strong>Des activités sur le terrain</strong></p>
<p>Lors de cet atelier, les organisateurs ont prévu plusieurs&nbsp;activités sur le terrain pour permettre aux participants de bien cerner les outils de la technologie drone pour la lutte contre la pêche INN. Ces activités se déroulent en une série de modules de démonstration et de discussions en plénière. La technologie drone se présente comme un outil complémentaire aux moyens actuels de lutte contre la pêche INN. Elle sera intégrée à l’ensemble des outils faisant l’objet d’un renforcement des capacités des cadres de l’administration des pêches.&nbsp;</p>
<p><strong>« <em>Cette technologie semble pouvoir amener pas mal de solutions par rapport aux limites qui se posent dans les eaux guinéennes. Il ya des limites au niveau des bateaux qui doivent être amenés en mer, au niveau des agents qui doivent être formés et des risques qui se présentent de nuit comme de jour, donc, la technologie drone peut apparaître comme un moyen pour pallier à certaines de ces limites</em> », </strong>explique <strong>Romain Langeard</strong>, coordinateur de GRID ARENDAL</p>
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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://nramggqwqjyssvcktqyb.supabase.co/storage/v1/object/public/media/articles/1775816215780-hdce57lgo6j.webp" alt="" class="wp-image-2992" width="502" height="279" title="" /></figure>
</div>
<p><strong>La technologie drone, une valeur ajoutée</strong></p>
<p>Pour la surveillance de la pêche, la brigade maritime et surveillance dispose d’une mission de prévention qui consiste à faire des patrouilles de surveillance en milieu maritime. Ainsi, cette nouvelle donne offre aux&nbsp;acteurs de la lutte contre la pêche INN une longueur d’avance&nbsp;pour&nbsp;lutter contre les multiples infractions perpétrées dans la zone côtière et maritime de Guinée.&nbsp;</p>
<p><strong><em>«&nbsp;Quand nous sommes en patrouille, cette technologie va beaucoup nous aider à diminuer la consommation du carburant, mais aussi les attaques en mains armées et l’énergie des agents sur le terrain »&nbsp;</em></strong>se réjouit le sous-lieutenant Bangaly Bangoura de la brigade de recherche maritime et fluviale.&nbsp;</p>
<p><strong>Les 300 km de la zone maritime guinéenne hyper riche&nbsp;</strong></p>
<p>Alors que la Guinée dispose d’un espace maritime très riche en produits halieutiques, il est d’une importance capitale de s’investir sur la nouvelle technologie pour limiter les risques de la pêche INN. Pour les organisateurs, cet atelier pourra donc renforcer la capacité des agents et structures impliqués dans la surveillance des pêches et les aider à profiter des opportunités que la technologie drone présente en matière de lutte contre la pêche INN.&nbsp;À l’issue de cet atelier, les organisateurs espèrent que l’ensemble des acteurs concernés par ce projet aient une compréhension commune des activités à venir et se sentent impliqués dans la réalisation de leurs objectifs.</p>
<p><strong>Lancinet SIDIBE</strong></p>
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		<title>Lutte contre la pêche illicite en Guinée, des journalistes s’approprient du jargon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Dec 2022 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pêche]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Ministère de la Pêche et de l’Economie Maritime en collaboration avec le Partenariat Régional pour la conservation de la zone côtière et Marine en Afrique de l’Ouest (PRCM)a organisé un atelier d’information et de formation des journalistes ce mardi 27 et mercredi 28 décembre 2022 à Conakry. Cet]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Ministère de la Pêche et de l’Economie Maritime en collaboration avec le Partenariat Régional pour la conservation de la zone côtière et Marine en Afrique de l’Ouest (PRCM)a organisé un atelier d’information et de formation des journalistes ce mardi 27 et mercredi 28 décembre 2022 à Conakry. Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) en Guinée.&nbsp;</strong></p>
<p> D’un instrument juridique à un autre, la Guinée s’est forgée un destin le long de sa zone côtière et maritime. Ces instruments qu’ils soient contraignant ou non, il s’agit du code de conduite pour une pêche responsable et du plan d’action international visant à prévenir, à contrecarrer et à éliminer la pêche INN<strong>. </strong>Cette pêche INN a lieu à la fois en haute mer mais également dans les zones relevant de la juridiction nationale et concerne tous les aspects et toutes les étapes de la capture et de l&#8217;utilisation du poisson. </p>
<p>Même en présence d’éléments juridiques solides,<strong> </strong>comme la loi L/2015/020/AN du 14 septembre 2015 portant Code de la pèche maritime de la république de Guinée et des règlements pris pour son application, cette pratique avec son impact dans le milieu marin est présente dans tous les types de pêche et à dimensions multiples. Avec ses eaux très riches en produits halieutiques, la Guinée n’est pas à l’abri de cette menace. Raison pour laquelle, dans sa prise de parole, Me Nabi Souleymane Bangoura, consultant en droit de la mer est revenu sur les différents types de pêches INN, pour amener les journalistes participants à s’approprier du langage et comprendre les contours de cette pratique dans le pays.</p>
<p><strong>Cette pêche est d’abord illicite</strong></p>
<p><strong><em>«&nbsp;Illicite car, étant&nbsp;&nbsp;&nbsp;menée par des navires nationaux ou étrangers dans les eaux relevant de la juridiction d&#8217;un État, sans sa permission, ou en contravention de ses lois et règlements&nbsp;»,</em></strong>&nbsp;explique Me Nabi Souleymane Bangoura, consultant en droit de la mer et ex conseiller juridique des pêches. Parfois, les États ne sont pas associés, les organisations régionales de gestion des pêches non plus. Cette pêche illicite s’opère en violation des lois nationales ou des obligations internationales, y compris celles contractées par les États coopérant avec une organisation régionale de gestion des pêches compétente.</p>
<p><strong>Elle est ensuite non déclarée</strong></p>
<p>Alors que certains navires pêchent de manière illicite dans les Zones Marines nationales, d’autres sont légalement introduits dans ces eaux. Cependant, les gestionnaires de ces navires se livrent à des déclarations mensongères de la quantité de leur capture.&nbsp;&nbsp;<strong><em>« La pêche non déclarée désigne des activités de pêche qui n’ont pas été déclarées, ou l’ont été de façon fallacieuse ou inexacte à l’autorité nationale compétente, contrevenant ainsi aux lois et règlements de celle-ci&nbsp;»,</em></strong>&nbsp;déplore Me Nabi Souleymane Bangoura, consultant en droit de la mer.&nbsp;</p>
<p><strong>Elle est en fin non réglementée</strong></p>
<p>Pour Me Nabi Souleymane Bangoura, consultant en droit de la mer et ex conseiller juridique des pêches, cette pêche non réglementée désigne des activités de pêche menées dans la zone d&#8217;application d&#8217;une organisation régionale de gestion des pêches compétente qui est menée par des navires sans nationalité, ou par ceux qui battent pavillon d&#8217;un État non partie à cette organisation.&nbsp;</p>
<p><strong>«&nbsp;<em>Elle s’opère également d&#8217;une manière non compatible avec les mesures de conservation et de gestion de cette organisation ou qui contrevient à ces mesures dans les zones ou pour les stocks de poissons pour lesquels il n&#8217;existe pas de mesures de conservation ou de gestion applicable et où ces activités de pêche sont incompatibles avec les responsabilités de l&#8217;État en matière de conservation des ressources marines vivantes dans le droit international</em>&nbsp;»,</strong>ajoute Me Nabi Souleymane Bangoura.</p>
<p><strong>Attentes des organisateurs</strong></p>
<p>La Guinée possède le plateau continental le plus large en Afrique de l’ouest, à en croire le Directeur de recherche CNSHB et consultant, Alkaly Doumbouya. Si le plateau continental est aussi vaste, chaque initiative visant à sensibiliser les médias capables d’influencer l’opinion est salutaire.&nbsp;<strong>«&nbsp;<em>Cette initiative de renforcement de la gouvernance des pêches en guinée va contribuer à la vulgarisation des bonnes pratiques de pêche mais aussi attirer l’attention des décideurs et des communautés sur la nécessité de protéger les ressources à travers une exploitation durable, viable et rentable&nbsp;»</em>,</strong>affirme Ismaël Keita, coordinateur du projet Gouvernance des pêches en Guinée.&nbsp;</p>
<p>Mohamed Lamine Camara du bureau de stratégie et de développement et représentant de la ministre de la pêche se réjouit de l’organisation de cet atelier.&nbsp;<strong><em>«&nbsp;L’organisation de cet atelier est l’expression d’une réelle volonté du projet et de ses partenaires de contribuer à instituer une gestion rationnelle des ressources halieutiques en vue d’accroître les bénéfices que notre pays peut en tirer par le biais des médias</em>&nbsp;»,</strong>&nbsp;dit-il.&nbsp;</p>
<p>Pour Maimouna Bangoura journaliste participante, cet atelier va aider les journalistes à s’approprier du jargon de la pêche INN mais aussi d’avoir le langage dans le traitement des thématiques liées à la pêche. Durant ces deux jours, les participants ont aussi appris de leurs ainés la couverture médiatique des questions sur la pêche. Amara Camara, journaliste à la RTG, est revenu sur les fondamentaux de l’investigation journalistique. Le doyen Facély 2 Mara, journaliste consultant en communication plaide pour le réseautage des journalistes pour mieux lutter contre la pêche INN en Guinée.</p>
<p><strong>Mamadou Kindy BAH</strong></p>
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		<title>Les macroalgues, une ressource encore inexploitée au Sénégal</title>
		<link>https://universciences.com/les-macroalgues-une-ressource-encore-inexploitee-au-senegal/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Nov 2022 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Pêche]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[A 26 ans, la doctorante Ndeye Coumba Bousso étudie&#160;l’exploitation artisanale des macroalgues sénégalaises. Ces ressources marines connaissent de nombreuses applications en nutrition humaine jusqu’en biomatériaux. La passion de Ndeye Coumba Bousso pour ces organismes marins provient des recherch]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A 26 ans, la doctorante Ndeye Coumba Bousso étudie&nbsp;l’exploitation artisanale des macroalgues sénégalaises. Ces ressources marines connaissent de nombreuses applications en nutrition humaine jusqu’en biomatériaux.</strong></p>
<p>La passion de Ndeye Coumba Bousso pour ces organismes marins provient des recherches que la jeune doctorante en génie chimique faisait durant son cycle universitaire. <strong><span><i>« Je croisais souvent des vidéos très intéressantes, portant sur les microalgues et les macroalgues, dont une vidéo d’une chercheuse française. Cela m’a fait décider de s’orienter sur les microalgues ou les macroalgues, j’ai choisi ces dernières »,</i></span></strong> nous confie Coumba, rencontrée à l&#8217;occasion d&#8217;une visite guidée à l&#8217;ISRA, lors de la conférence des journalistes scientifiques francophones tenue à Dakar du 06 au octobre 2022. </p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://nramggqwqjyssvcktqyb.supabase.co/storage/v1/object/public/media/articles/1775816343864-s0432bhufg.webp" alt="" class="wp-image-2602" width="426" height="426" title="" /><figcaption class="wp-element-caption"> Ndeye Coumba Bousso, <strong><em>Doctorante à l&#8217;université de Dakar (UCAD) en accueil à <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwjZ2MCGt7X7AhVpZaQEHQC3BcIQFnoECA8QAQ&amp;url=https%3A%2F%2Fisra.sn%2F&amp;usg=AOvVaw1rwN2Gi0V2sIKxM_FfCWD9" target="_blank" rel="noopener">l&#8217;IRD en partenariat avec l&#8217;ISRA</a></em></strong></figcaption></figure>
</div>
<p><strong>C’est quoi les macroalgues&nbsp;?</strong><strong></strong></p>
<p>Les macroalgues forment des ressources marines avec de nombreuses applications (nutrition humaine et animale, santé des végétaux, cosmétique, gélifiants, bioplastiques, biomatériaux). Le Sénégal possède une zone côtière riche en ressources algales marines. <strong><em>« Certaines de ces algues ont des intérêts économiques tels que les Meristotheca senegalensis (bonne source d&#8217;iode, source de carraghénanes), l&#8217;Anatheca montagnei et l&#8217;Hypnea musciformis sont des sources de carraghénanes »,</em></strong> précise la jeune chercheuse. </p>
<p>Toutefois, le problème est que, l&#8217;intérêt économique, social et environnemental de l&#8217;exploitation des algues au Sénégal reste sous-développé. Une équation que&nbsp;Ndeye Coumba Bousso veut inverser avec sa thèse.&nbsp;&nbsp;</p>
<p>Actuellement au Sénégal, seules quelques espèces &#8211; dont&nbsp;<em>Meristotheca senegalensis et hypnea musciformis</em>&nbsp;&#8211; sont récoltées, conditionnées et exportées au Japon et en Chine.&nbsp;<strong><em>«&nbsp;L’exploitation se déroule principalement à Ngor et Pointe des Almadies et consiste à une étape de lavage, de séchage et d’emballage&nbsp;»</em></strong>&nbsp;explique&nbsp;Ndeye Coumba Bousso.&nbsp;</p>
<p>Cependant, l’absence de normes sanitaires minimales, d’infrastructures adéquates et d’équipements nécessaires de la chaine d’exploitation, de la récolte jusqu’à l’emballage, entraine parfois des risques sanitaires pouvant nuire à une bonne exploitation des algues destinées à l’exportation.&nbsp;</p>
<p><strong>Une (macro) opportunité à saisir pour le Sénégal&nbsp;</strong></p>
<p>L’exploitation des macroalgues serait pourtant une source d’activités génératrices de revenus. Une exploitation durable des macroalgues passerait toutefois par l’établissement de l’algoculture afin d’augmenter la quantité exploitée.</p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://nramggqwqjyssvcktqyb.supabase.co/storage/v1/object/public/media/articles/1775816345240-ll0fidbn5zd.webp" alt="" class="wp-image-2604" width="469" height="395" title="" /></figure>
</div>
<p>Seulement, le choix d’un site et celui d’une espèce propice nécessitent l’étude des paramètres physico-chimiques des habitats naturels et la compréhension de l’interaction des espèces d’algues avec ces habitats naturels. C’est là que la recherche scientifique pourrait soutenir le développement  et c&#8217;est dans ce contexte s’inscrivent certaines activités de la recherche de Coumba <strong><em>« les macroalgues au Sénégal et la pollution marine »</em></strong>. </p>
<p>Ces activités de recherche cerneront l’interaction des macroalgues avec les habitats naturels et également répondront à des questions d’ordre environnemental : en quoi la culture des macroalgues permettront la bioremédiation, par exemple&nbsp;?</p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://nramggqwqjyssvcktqyb.supabase.co/storage/v1/object/public/media/articles/1775816346599-ae0wrtfr0m.webp" alt="" class="wp-image-2608" width="481" height="360" title="" /></figure>
</div>
<p>La bioremédiation consiste en l’assimilation des polluants présents en éléments traces (métaux, azote, phosphore…) des milieux pollués. On peut constater cette pollution au sein de la Baie de Hann.</p>
<p>Une autre interrogation porte sur les milieux riches en carbone, azote et phosphore qui pourraient être favorables aux cultures d’espèces.&nbsp;<strong><em>«&nbsp;La vision de cette étude est de proposer les expériences et les résultats comme modèles et pistes pour le développement de l’économie bleue dans la sous-région&nbsp;»,&nbsp;</em></strong>détaille&nbsp;Ndeye Coumba Bousso.</p>
<p>Pour la jeune chercheuse détentrice d’un<strong>&nbsp;</strong>diplôme de technologie universitaire en génie chimique à l’Ecole Supérieure Polytechnique de Dakar et d’un diplôme d’ingénieur de conception en spécialité génie chimique, analyser une macroalgue est une source de motivation.</p>
<p>Participer modestement en l’opportunité d’explorer les pistes d’application des macroalgues au Sénégal, en apportant une pièce d’édifice à la connaissance scientifique, cela pousse la jeune dame à poursuivre ses recherches scientifiques.</p>
<p><strong>Alpha Oumar Bagou BARRY</strong></p>
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		<title>Le secteur de la pêche « souffre d’un manque d’infrastructures et de cadres décentralisés » Charlotte Daffé, ministre de la pêche</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jun 2022 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pêche]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est devant un parterre de journalistes que  Charlotte Daffé a soulevé les problèmes existants dans le domaine de la pêche en Guinée. Ce lundi 27 juin, elle est revenue sur sa tournée d’immersion à l’intérieur du pays pour toucher du doigt les difficultés que rencontrent les organisations socioprof]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C’est devant un parterre de journalistes que  Charlotte Daffé a soulevé les problèmes existants dans le domaine de la pêche en Guinée. Ce lundi 27 juin, elle est revenue sur sa tournée d’immersion à l’intérieur du pays pour toucher du doigt les difficultés que rencontrent les organisations socioprofessionnelles. </strong></p>
<p>La visite de Charlotte Daffé a permis d’identifier les problèmes à savoir : le manque de structures dans les services déconcentrés dans les débarcadères. L’absence totale de l’administration publique. De Kindia à Zérékoré, le constat est partout le même ; les travailleurs sont en manque de moyens matériels pour pouvoir être plus rentable. L’intérieur du pays est mal approvisionné en poisson. <strong><em>« J’ai mis à profit pour m’assurer du contrôle sanitaire du poisson, qui d’ailleurs ne se faisait pas dans les conditions requises. Les mareyeuses aussi, travaillent en sous-traitance, tout en refusant de travailler avec des partenaires qui ont des licences ici. Et cela rend le poisson moins accessible et plus cher, »</em></strong> affrirme la ministre.</p>
<p><strong>Beaucoup à faire dans ce secteur</strong></p>
<p>Il ya beaucoup à faire pour bien fonctionner à tous les niveaux ce secteur si important, pour prendre des dispositions et corriger rapidement les tares, Charlotte Daffé énumère des pistes de solutions : <strong><em>« Il faut pour un début, meubler les services déconcentrés en faisant de sorte que la pêche soit bien représentée. Nous avons commencé à faire les notes de service pour nommer des gens aux services pour qu’ils puissent mettre en place notre politique de gestion. Et le reste se fera au fur et à mesure. »</em></strong></p>
<p><strong>Les moyens et la coordination aboutissent à l’excellence</strong></p>
<p>Seulement une bonne coordination entre les services déconcentrés et le pouvoir central suivies de moyens peut régler ces problèmes persistants dans le secteur de la pêche.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Amadou Dari Diallo</strong></p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Guinée : la presqu’île de Kaback face à la dangereuse montée des eaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Mar 2022 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Pêche]]></category>
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					<description><![CDATA[Située à 60 Km de la préfecture de Forécariah, la presqu’île de Kaback repose sur une superficie de 270 km2. A l’Ouest et au Sud-Ouest, Kaback prête le flanc à l’océan Atlantique favorisant la montée des eaux et ses corollaires. Ce phénomène récurrent, impact négativement les populations locales dan]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Située à 60 Km de la préfecture de Forécariah, la presqu’île de Kaback repose sur une superficie de 270 km2. A l’Ouest et au Sud-Ouest, Kaback prête le flanc à l’océan Atlantique favorisant la montée des eaux et ses corollaires. Ce phénomène récurrent, impact négativement les populations locales dans la plupart des secteurs d’activités.</strong></p>
<p>Avec les assauts répétés de la mer, les conséquences sont immédiates. Plusieurs villages ont disparu laissant la place aux eaux, au pire de la boue. Ces populations insulaires subissent déjà les conséquences du réchauffement climatique. De ce fait, les habitants craignent la disparition de la presqu’île, puisque le niveau de la mer augmente dangereusement. Face à cette menace, les habitants incombent la responsabilité de couper abusivement la mangrove et la non protection de l’environnement.</p>
<p>Ibrahima Sory Sylla, agriculteur, se souvient de la vie d&#8217;antan : <strong><em>« En 1970  quand je suis venu ici, il y avait assez de bâtiments, on cultivait du riz, de la banane, de la tomate aussi. Mais, l’eau a envahi ici plusieurs fois, les habitants ont quitté pour se réfugier sur la terre ferme. Quant à moi je suis resté. Parfois, quand les vagues viennent, on monte sur les arbres, et si elles se retirent, on prend des pelles pour réparer la digue, mais on est impuissant face à la montée des eaux. On a vraiment peur de ce qui pourrait arriver demain même si certains sont responsables de l’avancée des eaux en coupant abusivement la mangrove le long de la côte Ouest »,</em></strong> s’inquiète-t-il.</p>
<p><strong>Des risques planent sur la presqu&#8217;île de Kaback</strong></p>
<p>La Fonte des glaces dans les deux pôles du globe terrestre, la destruction de la mangrove tout au long des côtes Atlantiques, ou bien encore la poussée de la mer à Conakry, quelques soient les causes, la sous-préfecture de Kaback vit les assauts répétés de l’océan Atlantique depuis plusieurs années. Ce phénomène conduit peu à peu à la disparition prématurée de la terre ferme de la presqu’île de Kaback. A ce jour, la digue de ceinture supposée retenir l’avancée de l’Océan a cédé par endroit. <strong><em>« Si rien n’est fait  d’ici, 5 ans, la sous-préfecture de Kaback risque d’être absorbée par l’océan Atlantique »,</em></strong> indique le caporal-chef, Lansana Mansaré,  conservateur de la nature à Kaback.</p>
<p><strong> </strong><strong>Les digues ont cédé à la pression de l’Océan</strong></p>
<p>En 1954, la société DUMEZ a exécuté les travaux d’aménagement de 1.500 hectares assorti de la construction d’une digue de ceinture. Aussitôt dégradée, il a fallu l’intervention de la Chine en 1975, pour réhabiliter les espaces cultivables et renforcer la digue qui avait cédée à l’époque. Malgré ces efforts,  la solution sera de courte durée. En 1978, la Chine avait procédé à la reconstruction totale de la digue et la réhabilitation de 850 hectares. <strong><em>« C’est avec des troncs de palmiers et de sacs de sable que cette digue avait été construite, raison pour laquelle elle n’a pas tenu assez longtemps »,</em></strong> affirme le caporal-chef.</p>
<p>Pour répondre à l’appel des populations locales, la société RAZEL<strong> </strong>a entrepris des travaux de réhabilitation de plusieurs hectares en construisant entièrement la digue de ceinture sur une longueur de plus de 9.500 mètres.</p>
<p><strong> </strong><strong>L’espace cultivable s’est rétrécit à Kaback</strong></p>
<p>Jadis qualifiée de grenier de la préfecture de Forécariah à cause de l’immensité de son potentialité agricole, la sous-préfecture de Kaback à presque perdu sa notoriété à cause de la montée des eaux. Avec une population d’environ 28.105 habitants, l’agriculture et la pêche sont les principales activités sur la presqu’île. <strong>« <em>Sur une digue de ceinture de 8 km, ce sont plus 3.000 hectares qui ont été aménagés à Kaback, mais malheureusement, l’eau salée a détruit plus de 2.500 hectares </em>»,</strong> estime Elhadj Kollet Youla, président du groupement agricole &#8220;MANQUE&#8221; de Kaback.</p>
<p><strong> </strong><strong>« <em>Ici, on fait une agriculture diversifiée. Avant mon groupement composé de 360 membres pouvait travailler jusqu’à 50 hectares, mais à cause de l’assujettissement de nos domaines, il est impossible d’avoir 10 hectares</em> »,</strong> ajoute le président du groupement agricole.</p>
<p><strong> </strong><strong>Les pêcheurs de Kaback dans l’impasse </strong></p>
<p>A côté de l’agriculture, la pêche est aussi victime de la montée des eaux. Il faut aller très loin dans la mer et risquer dans la profondeur des eaux pour ramener très peu de poissons. <strong>« <em>La quantité de poisson qu’on pouvait offrir gratuitement à un visiteur, c’est effectivement la même quantité de poisson qu’un grand pêcheur peut ramener à ce jour </em>», </strong>souligne Yarie Seydou Camara, président des pêcheurs de Kaback.</p>
<p>Pour faire face aux inquiétudes des populations de Kaback, le gouvernement guinéen a pris des dispositions pour entretenir les parties endommagées de la digue de ceinture.</p>
<p><span style="font-weight: 600">Mamadou Kindy BAH</span></p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>La mangrove guinéenne disparait progressivement</title>
		<link>https://universciences.com/la-mangrove-guineenne-disparait-progressivement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jun 2021 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Pêche]]></category>
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					<description><![CDATA[Le long des côtes de la Guinée dans le passé considéré comme un foyer de la mangrove est tout autre de nos jours. Plusieurs espèces de cette mangrove notamment l’Avicenia et le Rhizophora tendent vers leur extermination à cause des activités de la population. Si rien n&#8217;est fait, on va assister]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le long des côtes de la Guinée dans le passé considéré comme un foyer de la mangrove est tout autre de nos jours. Plusieurs espèces de cette mangrove notamment l’Avicenia et le Rhizophora tendent vers leur extermination à cause des activités de la population. Si rien n&#8217;est fait, on va assister au pire prévient un spécialiste de l’environnement.</strong></p>
<p>La conservation de la biodiversité devrait être le souci de tout un chacun, car elle contribue à rendre la vie sur terre agréable. Mais de nos jours le constat est tout autre et cela partout à travers le monde. Sur le long des côtes, les activités des hommes empêchent les arbres à pousser et à se développer. Ce qui n’est pas sans conséquences sur l’environnement&nbsp;; c’est pour pourquoi on assiste à la montée des eaux, aux menaces de disparition entière de certains villages notamment la localité de Monchon dans la préfecture de Boffa en Basse Guinée.</p>
<p>En Amérique du Sud, 10,52% de la mangrove a disparue depuis 1986 contre 3,4% sur le continent africain.&nbsp;&nbsp;La Guinée n’est pas en marge de cette situation avec près de 7% de pertes selon Pr Sékou Moussa KEITA directeur du Centre d’Etude et de Recherche en Environnement (CERE). Plusieurs phénomènes entrainent la destruction de cette frange forestière qui limite la mer et la terre appelée la (mangrove) sur les côtes guinéennes notamment la saliculture, la carbonisation, la confection de pirogue de pêche.&nbsp;</p>
<p>Pourtant cette forêt a une grande importance sur la vie de l’homme sur terre, elle permet l’équilibre du climat affirme Pr KEITA du CERE. <strong><em>‘’La mangrove nous protège contre l’érosion naturelle, elle empêche également les vents violents qui proviennent de la mer d’avoir des répercussions sur nous. A cela il faut ajouter que la destruction de la mangrove peut entrainer la disparition de certaines espèces de poisons qui habitent sous cette forêt et qui s’y développent. Parmi les 1100 espèces de poissons connues ¼ est menacé. Je vous assure si rien n&#8217;est fait on va assister au pire dans les années à venir&#8221; </em></strong>prévient<strong><em> </em></strong>Pr Sékou Moussa KEITA, chercheur. </p>
<p>Nous assistons à une vitesse très remarquable de la destruction de la biodiversité en Guinée et cela empêche la mangrove de jouer son rôle de protecteur ajoute le directeur du CERE, Pr Moussa KEITA. </p>
<p class="has-text-align-left"> <strong>Alpha Oumar Bagou BARRY</strong></p>
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