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	<title>Médicament &#8211; UniverSciences</title>
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	<description>Accès à l&#039;info scientifique</description>
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	<title>Médicament &#8211; UniverSciences</title>
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	<item>
		<title>Le vinaigre de cidre, la cannelle, le thé vert et le clou de girofle ne « tuent » pas le sucre dans l&#8217;organisme des diabétiques</title>
		<link>https://universciences.com/le-vinaigre-de-cidre-la-cannelle-le-the-vert-et-le-clou-de-girofle-ne-tuent-pas-le-sucre-dans-lorganisme-des-diabetiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bagou Barry]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Sep 2026 13:56:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[FactuSciences]]></category>
		<category><![CDATA[Médicament]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Cette vidéo de 2 minutes 36 secondes (lien archivé ici) dans laquelle l’auteur prétend partager des astuces «&#160;pouvant tuer&#160;» le sucre dans l’organisme des diabétiques est fausse. Publiée…]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.facebook.com/share/v/1HGSASTKA3/" target="_blank" rel="noopener"><strong>Cette vidéo de 2 minutes 36 secondes</strong></a> <strong>(</strong><a href="https://ghostarchive.org/archive/7Jhjm" target="_blank" rel="noopener"><strong>lien archivé ici</strong></a><strong>) dans laquelle l’auteur prétend partager des astuces «&nbsp;pouvant tuer&nbsp;» le sucre dans l’organisme des diabétiques est fausse. Publiée en novembre 2025 sur le réseau social Facebook par <a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=100083009843283" target="_blank" rel="noopener">Barry Pellal Media</a> avec comme description « Astuces <u>qui tue le Sucre dans votre corps</u> », la vidéo totalisait, au moment de la publication de cet article, plusieurs millions de vues, plus de 33 000 partages et plus de 1 500 commentaires.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la vidéo, l&rsquo;auteur affirme que quatre remèdes naturels peuvent « <strong>tuer le sucre</strong> » dans l&rsquo;organisme des personnes diabétiques : <strong>le vinaigre de cidre de pomme dilué dans l&rsquo;eau, le thé à la cannelle, le thé vert, et le jus ou la poudre de clou de girofle</strong>. La vidéo cible explicitement les personnes diabétiques, prédiabétiques ou grandes consommatrices de sucre, en présentant ces remèdes comme immédiatement efficaces.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="355" height="642" src="https://universciences.com/wp-content/uploads/2026/09/image.png" alt="" class="wp-image-1765" style="width:254px;height:auto" srcset="https://universciences.com/wp-content/uploads/2026/09/image.png 355w, https://universciences.com/wp-content/uploads/2026/09/image-166x300.png 166w" sizes="(max-width: 355px) 100vw, 355px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;abord, nous avons identifié et isolé chaque affirmation. La vidéo présente quatre remèdes distincts comme capables de « <strong>tuer le sucre</strong> » dans l&rsquo;organisme. Chaque affirmation a été vérifiée séparément, en confrontant les allégations aux preuves scientifiques sur chaque ingrédient. Pour chaque ingrédient, nous avons recherché des études cliniques et des méta-analyses publiées dans des revues, notamment <a href="https://diabetesjournals.org/care/article/27/1/281/26582/Vinegar-Improves-Insulin-Sensitivity-to-a-High" target="_blank" rel="noopener">Diabetes Care, Journal of the Endocrine Society et Journal of Natural Medicine</a>, <a href="https://www.lanutrition.fr/les-veritables-bienfaits-du-vinaigre-de-cidre-pour-la-sante" target="_blank" rel="noopener">LaNutrition.fr</a> et aussi <a href="https://www.medisite.fr/diabete-diabete-digestion-infection-les-8-vertus-du-clou-de-girofle.5652599.60.html" target="_blank" rel="noopener">Medisite.fr</a>, ainsi que de la Fédération Française des Diabétiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons sollicité l&rsquo;avis d&rsquo;un spécialiste. Dr Amadou Bah, chef du service de diabétologie au CHU Donka, a été contacté pour contextualiser les données scientifiques dans la réalité médicale guinéenne et évaluer les risques concrets pour les patients. Enfin, pour plus de précision, nous sommes allés à la rencontre du Dr Tanou Valdez Bah, pharmacien et spécialiste en sciences des produits naturels et chercheur à l’Institut de recherche et de développement des plantes médicinales et alimentaires de Guinée (IRDPMAG).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le vinaigre de cidre de pomme : PARTIELLEMENT VRAI</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vinaigre de cidre n&rsquo;élimine pas le diabète, mais il peut faire baisser la glycémie. Il ne remplace pas les médicaments, mais il peut compléter le traitement du diabète, selon <a href="https://www.lanutrition.fr/les-veritables-bienfaits-du-vinaigre-de-cidre-pour-la-sante" target="_blank" rel="noopener">LaNutrition</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr Amadou Bah précise que <em>« <strong>beaucoup de plantes et écorces ont un pouvoir hypoglycémiant immédiat, mais pas dans la durée, alors que les médicaments du diabète ont tous un temps d&rsquo;action et un temps d&rsquo;élimination scientifiquement établis</strong>. <strong>»</strong></em> L&rsquo;expression « <strong>tuer le sucre</strong> » est fausse et trompeuse : le vinaigre régule la glycémie, il ne l&rsquo;élimine pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est également l&rsquo;avis du Dr Tanou Valdez Bah. Pour lui, les espèces citées par ce tradipraticien ont montré, dans la littérature scientifique, un potentiel de réduction de la glycémie, <em>« <strong>je ne dirais pas tuer le diabète</strong> »</em>, nuance-t-il. Mais ce sont des tests qui restent au niveau du laboratoire, beaucoup plus des tests in vitro, même pas sur des souris, poursuit-il.&nbsp; <em>« <strong>Donc, on ne pourra pas dire que ce sont des remèdes forcément qui traitent le diabète, mais qui peuvent avoir des potentiels anti-diabétiques parce qu&rsquo;il faut faire la différence</strong> »</em>, explique le spécialiste des plantes médicinales et alimentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le thé à la cannelle : PARTIELLEMENT VRAI</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des méta-analyses relayées par <strong></strong><a href="https://www.e-sante.fr/cannelle-ce-que-la-science-dit-de-ses-effets-sur-la-glycemie-le-cholesterol-et-linflammation/actualite/615205" target="_blank" rel="noopener">E-Santé.fr</a> publiées entre 2024 et 2025 rapportent une diminution significative de la glycémie à jeun chez les patients diabétiques de type 2 et les prédiabétiques, avec une réduction moyenne d’environ 15 mg/dL. La <a href="https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/ptr.8026" target="_blank" rel="noopener">méta-analyse la plus récente (2025)</a>, qui regroupe 28 essais randomisés et 3 054 patients diabétiques de type 2, chiffre cette baisse à 15,26 mg/dL à jeun et 39,22 mg/dL après les repas, pour des doses inférieures ou égales à 2 g par jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces effets ne sont toutefois pas immédiats, car une supplémentation continue sur une période de 8 à 12 semaines est souvent nécessaire pour observer des changements biologiques significatifs, s&rsquo;accordent les chercheurs. Selon <strong></strong><a href="https://www.e-sante.fr/cannelle-ce-que-la-science-dit-de-ses-effets-sur-la-glycemie-le-cholesterol-et-linflammation/actualite/615205" target="_blank" rel="noopener">E-Santé</a>, la cannelle ne constitue en aucun cas un substitut aux traitements médicamenteux prescrits. Affirmer que ça « <strong>tue complètement</strong> » le sucre est scientifiquement inexact et exagéré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Dr Valdez Bah lui, il soulève des interrogations restées sans réponse dans la vidéo. Pour lui, il est nécessaire de savoir de quel type de cannelle il s&rsquo;agit, parce qu&rsquo;il y a deux types de cannelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« <strong>Il y a la cannelle de type cassia et il y a la cannelle de type Ceylan&#8230; Et en plus des plantes qu&rsquo;il cite, c&rsquo;est quelle partie de la plante qui est active ? Quel est le type de préparation qu&rsquo;il fait ? Quelle est la posologie qu&rsquo;il donne ?</strong></em> <strong><em>»</em></strong>, s&rsquo;interroge le spécialiste des plantes médicinales et alimentaires.La quasi-totalité des essais cliniques sur la glycémie portent sur la cannelle de Cassia. Or celle-ci contient jusqu’à <a href="https://www.compagnie-des-sens.fr/cannelle-ceylan-ou-cassia/" target="_blank" rel="noopener">250 fois plus de coumarine que la cannelle de Ceylan</a>, une molécule toxique pour le foie à doses élevées et répétées. Consommer quotidiennement de la cannelle Cassia pour « faire baisser le sucre » n’est donc pas sans risque.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le thé vert : VRAI AVEC NUANCES</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;épigallocatéchine 3 gallate (EGCG), un composant du thé vert, peut jouer un rôle important dans la réduction des pics de glycémie. Consommée en même temps que des aliments riches en amidon, cette molécule réduit le pic de glycémie qui se produit après le repas, avec une réduction pouvant atteindre 50 % avec de l&rsquo;amidon de maïs, selon <a href="https://www.federationdesdiabetiques.org/federation/actualites/benefices-du-the-vert-sur-le-diabete-de-type-2-il-reduit-les-pics-de-glycemie" target="_blank" rel="noopener">la Fédération Française des Diabétiques.</a> Cette réduction de 50 % doit toutefois être relativisée. Elle a été mesurée <a href="https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/mnfr.201200206" target="_blank" rel="noopener">chez la souris, dans une étude publiée en 2012</a>, et non chez l’humain. Les auteurs estiment la dose testée à l’équivalent d’environ une tasse et demie de thé vert. Chez des personnes ne souffrant pas de diabète, le thé vert ne provoque pas d&rsquo;hypoglycémie : il abaisse le taux de glycémie seulement chez les diabétiques, précise <a href="https://www.creapharma.ch/news/the-vert-diabete-type-2.htm#gsc.tab=0" target="_blank" rel="noopener">Creapharma</a>. C&rsquo;est l&rsquo;affirmation la plus raisonnable de la vidéo, mais elle reste incomplète faute de préciser les doses et les limites de cet effet.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le clou de girofle : PARTIELLEMENT VRAI</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des chercheurs ont examiné l&rsquo;effet de 250 milligrammes d&rsquo;extrait de clou de girofle riche en polyphénols sur des adultes prédiabétiques. « <strong><em>Pendant 30 jours, les participants ont pris un supplément de clou de girofle après les repas. Le groupe prédiabétique a enregistré des taux de glucose inférieurs de 27 % par rapport à la valeur initiale. Les chercheurs ont conclu qu&rsquo;un extrait de clou de girofle riche en polyphénols peut aider à maintenir un métabolisme sain du glucose, en particulier chez les personnes atteintes de prédiabète</em></strong> », rapporte <a href="https://www.masantenaturelle.com/chroniques/conseil/clou_girofle_glycemie.php" target="_blank" rel="noopener">Ma Santé Naturelle</a>.&nbsp;&nbsp; L’<a href="https://link.springer.com/article/10.1186/s12906-019-2507-7" target="_blank" rel="noopener">étude d’origine, publiée en 2019 dans BMC Complementary Medicine and Therapies</a>, est un essai pilote en ouvert mené sur 13 volontaires seulement, dont 6 prédiabétiques. Ses résultats sont préliminaires et ne permettent aucune généralisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Dr Valdez Bah, on ne peut même pas parler pour l&rsquo;instant d&rsquo;efficacité à l&rsquo;échelle humaine, car ce sont des plantes, dans la littérature, qui ont été testées en laboratoire. <em>« <strong>Mais il faut savoir qu&rsquo;une plante peut être efficace parce qu&rsquo;elle contient des métabolites qui peuvent être différents d&rsquo;une zone à une autre »</strong></em> a-t-il renchéri.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Près de 589 millions d&rsquo;adultes vivaient avec le diabète en 2024</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon <a href="https://www.federationdesdiabetiques.org/information/diabete/chiffres-monde" target="_blank" rel="noopener">la Fédération Internationale du Diabète</a>, près de 589 millions d&rsquo;adultes vivaient avec la maladie en 2024, soit 11,1 % de la population mondiale âgée de 20 à 79 ans. Le diabète de type 2 représente à lui seul 92 % des cas, et sa prévalence a doublé en trente ans. Ces données proviennent de la <a href="https://diabetesatlas.org/" target="_blank" rel="noopener">11e édition de l’Atlas du diabète de la FID</a>, publiée en 2025, qui projette 853 millions d’adultes diabétiques en 2050 et estime à 252 millions le nombre de malades qui s’ignorent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Afrique subsaharienne, la situation est particulièrement préoccupante. D&rsquo;après des données publiées sur <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1957255719300574" target="_blank" rel="noopener">ScienceDirect</a>, le nombre de personnes diabétiques devrait presque tripler entre 2017 et 2045, passant de 16 à 41 millions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Guinée, la tendance suit la même trajectoire. Selon le chef du service de diabétologie au CHU Donka, environ 5 % de la population guinéenne est diabétique, avec une progression constante touchant toutes les couches sociales. Ce taux, issu de l’enquête nationale STEPS, avait déjà été <a href="https://guineematin.com/2025/03/18/sante-5-des-guineens-sont-diabetiques-revele-le-chef-de-service-diabetologie-de-donka/" target="_blank" rel="noopener">avancé publiquement par le même spécialiste en mars 2025</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr Amadou Bah est formel : « <strong><em>Aujourd’hui, on n&rsquo;arrive pas à guérir cette maladie métabolique liée à un défaut de production de l&rsquo;insuline par le pancréas ».</em> </strong>Il déplore par ailleurs les <strong>« <em>communications absurdes sur les réseaux sociaux sur le diabète, sans contrôle, qui ont un impact négatif sur la prise en charge des patients diabétiques</em></strong> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Dr Tanou Valdez Bah, on parle plutôt de la prise en charge du diabète, on ne parle pas d&rsquo;un traitement du diabète. <em>« <strong>Aller jusqu&rsquo;à dire que ces plantes tuent le diabète, c&rsquo;est peut-être trop dit, parce qu&rsquo;on ne sait pas comment on tue un diabète, c&rsquo;est une pathologie, on ne peut pas tuer la pathologie »</strong></em>, affirme le pharmacien, spécialiste en sciences des produits naturels et chercheur à l’Institut de recherche et de développement des plantes médicinales et alimentaires de Guinée (IRDPMAG)</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce qui est réellement dangereux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes les sources consultées s’accordent à dire que les conseils visant à « <strong>tuer le sucre</strong> » sont dangereux pour les diabétiques. Elles insistent également sur le fait que l’hypoglycémie sévère peut provoquer un coma ou la mort, et aucun traitement ne doit être modifié sans avis médical.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« <strong>Il ne faut pas associer ces remèdes proposés par les tradipraticiens à leur traitement anti-diabétique, parce que s&rsquo;il s&rsquo;avère que leur traitement traditionnel est efficace, il y aura une double chute de la glycémie et qui peut conduire à une hypoglycémie sévère</strong></em> <strong><em>»,</em></strong> prévient Dr Valdez.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr Amadou Bah rappelle quant à lui que la prise en charge du diabète repose sur une alimentation adaptée, les médicaments ou l’insuline et l’activité physique régulière. Les experts soulignent aussi l’absence de dosages précis et rappellent que ces remèdes ne remplacent pas l’insuline, surtout pour les diabétiques de type 1.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Verdict</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les quatre ingrédients cités ont une base scientifique réelle pour aider à réguler la glycémie. Mais la vidéo exagère leurs effets avec des formulations comme « <strong>tuer le sucre</strong> » ou « <strong>complètement</strong> », et omet des mises en garde essentielles. Présentés comme des solutions suffisantes, ces remèdes peuvent conduire des malades à abandonner leur traitement, ce qui représente un risque vital.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« <strong>On parle plutôt de la prise en charge du diabète, on ne parle pas d&rsquo;un traitement du diabète. Donc aller jusqu&rsquo;à dire que ces plantes tuent le diabète, c&rsquo;est peut-être trop dit, parce qu&rsquo;on ne sait pas comment on tue un diabète, c&rsquo;est une pathologie, on ne peut pas tuer la pathologie. Ce n&rsquo;est pas une bactérie, ce n&rsquo;est pas un virus »</strong></em> conclut le spécialiste des plantes médicinales et alimentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr Amadou Bah le confirme sans ambiguïté : « <strong><em>Le diabète fait partie des maladies chroniques comme l&rsquo;hypertension, l&rsquo;asthme et le cancer. Pour le traiter, nous avons des références scientifiques des experts en la matière</em></strong> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cet article a été rédigé par Mamadou Kindy BAH dans le cadre du Projet Afri’Kibaaru 2 mis en œuvre par CFI, avec l’appui financier de l’AFD. Il a été édité par Carol Valade et approuvé par Sally Bilaly Sow.</strong></p>
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		<title>Dalaba : un trésor “botanique” en danger, alerte le Dr Camara</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Médicament]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[À Dalaba, au cœur du Fouta, pousse une plante que l’on appelle Vernonia djalonensis, appelée en langue locale Tékara par les habitants, est depuis des générations un remède naturel très apprécié pour soulager la toux. Mais aujourd’hui, ce trésor botanique risque de disparaître. Le Dr Mohamed Kerfall]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À Dalaba, au cœur du Fouta, pousse une plante que l’on appelle <em>Vernonia djalonensis</em>, appelée en langue locale <em>Tékara</em> par les habitants, est depuis des générations un remède naturel très apprécié pour soulager la toux. Mais aujourd’hui, ce trésor botanique risque de disparaître.</strong></p>
<p>Le Dr Mohamed Kerfalla Camara, pharmacien et enseignant-chercheur, a consacré une étude scientifique à cette plante devenue rare, avec un message clair : « <strong>si rien n’est fait, elle pourrait s’éteindre silencieusement »</strong>. Son étude a été publiée dans la revue <a href="https://eujournal.org/index.php/esj" target="_blank" rel="noopener">European Scientific Journal (ESJ).</a></p>
<p>Le chercheur s’est rendu dans les villages, a interrogé les habitants, discuté avec les guérisseurs et parcouru les plateaux de Dalaba où la plante tente encore de survivre. Ce qu’il découvre est frappant. <strong><em>«&nbsp;Vernonia djalonensis n’existe plus que sur deux petits sites, Bowal Tankon et Bowal Touppé Mama. À mesure que Dalaba s’urbanise, que les habitats s’étendent et que la pression humaine augmente, l’espace vital de cette plante se réduit. Sa disparition serait irréversible</em></strong> », alerte-t-il.</p>
<p>Pourtant, la plante reste omniprésente dans la mémoire collective. Tous les habitants rencontrés la connaissent ; ils l’utilisent presque de la même façon depuis des décennies : cueillir la plante, la faire bouillir et boire une tasse matin et soir pour apaiser la toux. Un geste simple, transmis de génération en génération, et qui fait partie du quotidien. Le Dr Camara a voulu comprendre pourquoi cette plante suscite autant de confiance. Ses analyses en laboratoire lèvent le mystère. <strong><em>«&nbsp;Vernonia djalonensis renferme plusieurs molécules actives&nbsp;: tanins, flavonoïdes, stéroïdes, saponosides, connues pour leurs effets anti-inflammatoires et antitussifs&nbsp;»</em></strong> confie-t-il.</p>
<p>Mais un danger invisible se cache derrière le succès de la plante. La plupart des utilisateurs arrachent la plante entière pour la faire bouillir, un geste qui, répété des centaines de fois, fragilise dramatiquement l’espèce. <strong><em>« Si l’on continue comme ça, la plante ne pourra pas se régénérer »</em></strong>, explique le chercheur. Une alternative existe pourtant : n’utiliser que les feuilles, ce qui permettrait de préserver la plante tout en maintenant son usage thérapeutique.</p>
<p>Au fil de son enquête, le Dr Camara prend conscience d’une réalité plus large, la disparition de <em>Vernonia djalonensis</em> serait aussi la perte d’un savoir traditionnel. La pharmacopée guinéenne, riche et encore en grande partie inexplorée, repose sur ces plantes que l’on croit éternelles. Mais elles ne le sont pas.</p>
<p>Son étude se veut donc un appel, non seulement aux scientifiques, mais aussi aux autorités et aux communautés locales. Protéger les espaces où pousse la plante, sensibiliser les populations, encourager sa culture en pépinière, poursuivre la recherche sur ses effets médicinaux sont entre autres des mesures urgentes pour éviter que <em>Tékara</em> ne devienne un souvenir.</p>
<p>Dans un pays où de nombreuses familles se soignent grâce à la médecine traditionnelle, la disparition d’une espèce comme <em>Vernonia djalonensis</em> serait une perte immense, scientifique autant que culturelle. Grâce au travail du Dr Camara, la Guinée sait désormais que cette petite plante de Dalaba n’est pas un simple remède contre la toux. C’est un patrimoine vivant. Et il est temps de le protéger.</p>
<p><strong>Alpha Oumar Bagou Barry</strong></p>
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		<title>Quand la sagesse traditionnelle affronte la pandémie : enquête à Kindia sur la gestion des symptômes du COVID-19</title>
		<link>https://universciences.com/quand-la-sagesse-traditionnelle-affronte-la-pandemie-enquete-a-kindia-sur-la-gestion-des-symptomes-du-covid-19/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Médicament]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Pendant que le monde entier se tournait vers les vaccins et les traitements modernes pour faire face à la pandémie de COVID-19, dans la ville de Kindia, en Basse-Guinée, une autre approche a coexisté : celle de la médecine traditionnelle. Entre décoctions de plantes, prières et bains de vapeur, les]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pendant que le monde entier se tournait vers les vaccins et les traitements modernes pour faire face à la pandémie de COVID-19, dans la ville de Kindia, en Basse-Guinée, une autre approche a coexisté : celle de la médecine traditionnelle.</strong></p>
<p>Entre décoctions de plantes, prières et bains de vapeur, les populations locales ont mobilisé leur savoir ancestral pour soulager les symptômes évocateurs de la maladie. Une enquête menée par le Dr Mohamed Kerfalla Camara, chercheur à l’Institut de recherche et de valorisation des plantes médicinales et alimentaires de Guinée – IRDPMAG, enseignant chercheur à l’UGANC, dévoile comment ces pratiques se sont articulées face à une crise sanitaire mondiale sans précédent.</p>
<h2 class="wp-block-heading">Une enquête au cœur de Kindia</h2>
<p>Située à une centaine de kilomètres de Conakry, la préfecture de Kindia est connue pour sa diversité ethnique et ses riches traditions médicinales. L’équipe du Dr Camara y a conduit une étude descriptive auprès de <strong>42 tradipraticiens et habitants ayant présenté des symptômes</strong> proches de ceux du COVID-19. <strong><em>«&nbsp;Les entretiens semi-structurés ont permis de comprendre comment les guérisseurs perçoivent ces affections et quelles plantes sont mobilisées pour les traiter&nbsp;»</em></strong> nous a confié le Dr Camara.</p>
<h2 class="wp-block-heading">Quand la fièvre devient ‘chaleur interne’</h2>
<p>Dans la culture locale, les notions de virus ou d’infection respiratoire ne correspondent pas toujours aux concepts scientifiques. <strong><em>«&nbsp;Les symptômes comme la toux, la fatigue ou les frissons sont souvent interprétés comme des signes de ‘maux de l’air’, de ‘chaleurs internes’ ou d’un ‘affaiblissement des esprits du corps’&nbsp;» </em></strong>a expliqué le chercheur. Les guérisseurs, souvent formés par héritage familial, proposent des traitements à base de plantes, de fumigations et de bains rituels, souvent accompagnés de prières.</p>
<h2 class="wp-block-heading">Les plantes qui ont soutenu Kindia pendant la crise</h2>
<p>L’étude a recensé plus d’une vingtaine de plantes réparties dans 27 familles botaniques. Parmi les plus citées figurent Cassia sieberiana, Parkia biglobosa, Xylopia aethiopica et Piliostigma thonningii. Les modes de préparation varient entre décoction, infusion et gargarisme. Certaines plantes, comme le kinkeliba (Combretum micranthum), sont connues pour leurs vertus tonifiantes et purifiantes. Les guérisseurs parlent de ‘purifier le sang’, ‘chasser la chaleur interne’ ou ‘fortifier les poumons’. Si aucune preuve scientifique n’atteste leur efficacité contre la COVID-19, ces remèdes ont joué un rôle essentiel pour les populations isolées.</p>
<p>L’enquête du Dr Camara, figure majeure de la recherche ethnobotanique en Guinée met en lumière plusieurs défis. D’abord, l’absence d’études cliniques formelles empêche de valider scientifiquement l’efficacité de ces traitements. Ensuite, le recours exclusif à la médecine traditionnelle peut retarder la prise en charge médicale des cas graves. Enfin, la disparition progressive des détenteurs du savoir traditionnel menace la transmission de ce patrimoine thérapeutique. Pour le chercheur, «&nbsp;<strong><em>il est urgent de créer des passerelles entre les structures de santé modernes et les guérisseurs locaux</em></strong>.&nbsp;»</p>
<h2 class="wp-block-heading">Intégrer les savoirs pour mieux soigner</h2>
<p>L’expérience de Kindia rappelle une leçon essentielle : face à une crise mondiale, les solutions locales comptent. La pandémie a révélé la résilience et la créativité des communautés guinéennes. Pour le Dr Camara, la voie à suivre passe par la recherche, la formation et la coopération entre médecine moderne et traditionnelle. Préserver ce savoir, c’est aussi renforcer la souveraineté sanitaire du pays.</p>
<p>Le Dr Camara reconnu pour son expertise dans la transformation des produits naturels, milite pour une meilleure reconnaissance scientifique des pratiques ancestrales. De Kindia à N’Zérékoré, son travail allie rigueur académique et respect du savoir local.</p>
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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="769" src="https://nramggqwqjyssvcktqyb.supabase.co/storage/v1/object/public/media/articles/1775815835629-duwl702msxr.webp" alt="" class="wp-image-4668" style="width:566px;height:auto" title="" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Dr Mohamed Kerfalla Camara</strong>, <em>chercheur</em> à l&#8217;IRDPMAG</figcaption></figure>
</div>
<p>On le rappelle, en 2023 à l’ouverture en Inde d’un sommet mondial sur la médecine traditionnelle, <a href="https://news.un.org/fr/story/2023/08/1137712" target="_blank" rel="noopener">le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a invité ses Etats membres à formuler des recommandations spécifiques, fondées sur des données probantes et exploitables.</a> Celles-ci pourront ainsi servir de base à la prochaine stratégie mondiale de l’<a href="https://www.who.int/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">OMS</a> en matière de médecine traditionnelle.</p>
<p><strong>Alpha Oumar Bagou Barry</strong></p>
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		<title>Automédication en Guinée : un fléau qui menace la santé publique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Aug 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Médicament]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[En Guinée, l’automédication est une pratique quotidienne, surtout dans les zones rurales. Sans prescription médicale, de nombreuses personnes consomment des antibiotiques, des antipaludéens, des antalgiques ou encore des plantes médicinales, pensant se soigner efficacement. Pourtant, cette pratique]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En Guinée, l’automédication est une pratique quotidienne, surtout dans les zones rurales. Sans prescription médicale, de nombreuses personnes consomment des antibiotiques, des antipaludéens, des antalgiques ou encore des plantes médicinales, pensant se soigner efficacement. Pourtant, cette pratique comporte de graves risques pour la santé publique.</strong></p>
<p>L’automédication favorise la résistance aux antibiotiques, augmente le risque d’intoxication médicamenteuse et peut entraîner des problèmes hépatiques ou cardiovasculaires.<br /><strong><em>« Plusieurs patients arrivent à l’hôpital après avoir développé des complications liées à un usage abusif ou inapproprié de médicaments »,</em></strong> affirme le Dr Karamo Kaba, spécialiste en santé publique.</p>
<p><strong>Des citoyens partagés sur la question</strong></p>
<p>Oumar Sylla reconnaît y avoir recours, en ignorant les conséquences qui pourraient survenir.<br /><strong><em>« Il m’arrive parfois de pratiquer l’automédication, surtout pour les maux de tête ou la fatigue. Jusqu’ici, je n’ai pas eu de problème de santé lié à cette pratique et je ne connais personne qui en ait souffert »</em></strong>, affirme Oumar Sylla.</p>
<p>Contrairement à certains citoyens, d’autres ont pris conscience de la dangerosité de cette pratique et rejettent totalement cette habitude.<br /><strong><em>« Personnellement, je ne fais pas d’automédication. Quand j’ai un problème de santé, je vais à l’hôpital pour connaître la cause avant de me traiter »</em></strong>, explique Moussa Kourouma, citoyen.</p>
<p><strong>Les principales causes de l’automédication</strong></p>
<p>En Guinée, comme dans de nombreux pays d’Afrique Subsaharienne, l’automédication s’explique par une combinaison de facteurs sociaux, économiques et culturels.<br /><strong><em>« Le coût élevé des consultations médicales pousse de nombreux citoyens à éviter les structures de santé, préférant se soigner eux-mêmes. À cela s’ajoute le manque d’accès aux centres de santé, surtout dans les zones rurales où les distances et le mauvais état des routes compliquent les déplacements »</em></strong>, regrette le Dr Kaba.</p>
<p>Par ailleurs, l’achat de médicaments reste très facile, y compris dans les pharmacies agrées ou non agréées et sur les marchés clandestins, où l’on trouve souvent des produits vendus sans ordonnance et parfois mal conservés. Le déficit d’éducation sanitaire joue un rôle majeur.<br />Selon le Dr Kaba, beaucoup ignorent les dangers liés à la consommation inappropriée de médicaments ou se fient à des conseils non médicaux donnés par des proches ou des vendeurs.</p>
<p><strong>Les conséquences possibles</strong></p>
<p>Cette pratique n’est pas sans danger. L’automédication peut favoriser l’apparition d’une résistance aux traitements, notamment aux antibiotiques, rendant certaines maladies plus difficiles à soigner. <strong><em>« Elle expose également à des effets secondaires graves, allant à des allergies aux intoxications médicamenteuses. De plus, en masquant ou en modifiant les symptômes, elle complique le travail de diagnostic des médecins, ce qui peut conduire à un traitement inadapté et retarder la prise en charge appropriée », </em></strong>affirme le Dr Kaba.</p>
<p><strong>Des solutions pour y mettre fin</strong></p>
<p>La lutte contre l’automédication passe par un renforcement de la réglementation pharmaceutique, des campagnes de sensibilisation à grande échelle et une meilleure couverture sanitaire. <strong><em>« Seul un professionnel de santé peut déterminer le bon traitement. La santé ne s’improvise pas, elle se soigne avec rigueur »,</em></strong> conclut le Dr Kaba.</p>
<p><strong>Yaya Berete</strong></p>
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		<title>Maladie du sommeil : comment la Guinée est parvenue à éliminer ce fléau ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jan 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Médicament]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Après de nombreuses années de lutte contre la maladie du sommeil (trypanosomiase humaine africaine), le ministère de la santé guinéen a fait valider par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) l’élimination de cette maladie. La maladie du sommeil, ou trypanosomiase humaine africaine (THA), est une]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après de nombreuses années de lutte contre la maladie du sommeil (trypanosomiase humaine africaine), </strong><strong>le ministère de la santé guinéen a fait valider par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) l’élimination de cette maladie</strong><strong>. La maladie du sommeil, ou trypanosomiase humaine africaine (THA), est une maladie parasitaire tropicale transmise par la piqûre de la mouche tsé-tsé. Elle est causée par un parasite du genre Trypanosoma et touche principalement l’Afrique subsaharienne.</strong></p>
<p><strong>Le contrôle des mouches tsé-tsé</strong></p>
<p>Pour arriver à cette élimination, la Guinée a adopté des stratégies qui ont permis de mieux contrôler les mouches tsé-tsé, vecteur principal de cette maladie. Au-delà de ce contrôle, des campagnes de dépistage et de sensibilisation à grande échelle, ainsi que le développement de nouveaux médicaments sûrs et efficaces, ont permis d’éliminer cette maladie tropicale négligée.</p>
<p><strong><em>« La Guinée, depuis près de 20 ans, a opté pour une stratégie novatrice reposant sur la combinaison de la lutte médicale et entomologique, soutenue de manière très forte par des activités de recherche, menées dans le cadre du projet TrypaNo, financé par la Fondation Gates »,</em></strong> a déclaré Jean-Mathieu Bart, chercheur à l’IRD.</p>
<p>Il ajoute : <strong><em>« C’est une étape essentielle qui vient d’être franchie, mais l’effort doit se poursuivre, avec pour objectif l’arrêt total de la transmission d’ici 2030. »</em></strong></p>
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<p>En 2024, seulement 12 cas de trypanosomiase humaine africaine (THA) ont été diagnostiqués en Guinée, alors que le seuil d’élimination de la maladie du sommeil s’est considérablement réduit à un cas pour 10 000 habitants dans les trois foyers endémiques. Les innovations techniques ont permis de développer de nouveaux tests de diagnostic (en particulier avec l’Institut Pasteur de Guinée) et des traitements avec le DNDi, l’Initiative Médicaments contre les Maladies Négligées, qui ont progressivement amélioré la vie et le confort des malades. Certains de ces traitements sont issus de la recherche et d’essais cliniques menés en Guinée et en RDC.</p>
<p>Le ministre guinéen de la santé Oumar Diouhé Bah se félicite de cet accomplissement. <strong><em>«&nbsp;Ce résultat représente une étape historique vers l’objectif consistant à parvenir à son éradication d’ici à 2030, conformément à la feuille de route de l’Organisation mondiale de la santé. Avec la vision d’une couverture santé universelle, le gouvernement guinéen adopte une approche globale des soins de santé, en intégrant la lutte contre les maladies tropicales négligées afin que personne ne soit laissé de côté&nbsp;».</em></strong></p>
<p><strong>La France aux côtés de la Guinée</strong></p>
<p>En 2003, le Programme national de lutte contre la THA (PNLTHA) est né grâce aux résultats du projet de recherche sur l’épidémiologie de la THA en zone de mangrove, financé par l’ambassade de France. Ce projet a relancé les activités de recherche axées sur le parasite et le vecteur, permettant ainsi la mise en place d’une base de collaboration avec plusieurs chercheurs et institutions de recherche du Nord et du Sud. Depuis la création du programme national, la recherche fait partie intégrante et constitue le support de la lutte contre la THA en Guinée.</p>
<p><strong><em>« Les efforts de la Guinée, en particulier des équipes de son programme national de lutte et de ses partenaires, portent aujourd’hui leurs fruits : voilà une formidable avancée vers l’élimination d’une maladie autrefois considérée comme un fléau en Afrique »,</em></strong> se réjouit Brice Rotureau.</p>
<p>Le directeur de recherche à l’Institut Pasteur et directeur de l’Unité de Parasitologie de l’Institut Pasteur de Guinée, explique que la Guinée a fait preuve d’innovation, dans la lutte contre cette maladie tropicale négligée. <strong><em>« L’originalité du modèle guinéen, qui a su intégrer de manière efficace la formation et la recherche biomédicale translationnelle à la lutte contre la maladie, est aujourd’hui un exemple pour de nombreux pays engagés vers l’élimination. »</em></strong></p>
<p><strong>La maladie peut-elle revenir ?</strong></p>
<p>Malgré ces résultats obtenus par la Guinée après des années de lutte, le pays ne compte qu’une poignée de cas. Un succès impressionnant, étant donné qu’il s’agit du pays le plus touché par cette maladie en Afrique de l’Ouest, selon DNDi.</p>
<p><strong><em>« C’est un nouveau fantastique et une étape majeure dans nos efforts collectifs pour éliminer cette maladie terrible et négligée. La Guinée ne compte plus qu’une poignée de cas »,</em></strong> explique Luis Pizarro, directeur exécutif de DNDi. Toutefois, la crainte d’un retour de cette maladie persiste, malgré ces résultats prometteurs.</p>
<p><strong><em>« Il faut rester vigilants : la maladie peut revenir si nous baissons la garde. Nous avons besoin d’outils de santé adéquats pour prévenir une résurgence, notamment des médicaments sûrs et efficaces, simples à administrer et à distribuer »,</em></strong> conseille Luis Pizarro.</p>
<p>Dans cette lutte, il ajoute que le nouveau traitement adopté, appelé “acoziborole”, est essentiel pour éliminer cette maladie. <strong><em>« C’est un médicament prometteur qui sera un élément essentiel pour maintenir cette élimination »,</em></strong> a-t-il conclu.</p>
<p>Depuis plus de 20 ans, la Guinée lutte contre cette maladie tropicale négligée. Aujourd’hui, elle se trouve à une étape très avancée de l’élimination absolue de la maladie du sommeil.</p>
<p><strong>Mansa Moussa Mara</strong></p>
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		<title>La Guinée célèbre la semaine nationale de la recherche scientifique sous le signe de la résilience et de l’ambition</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Dec 2024 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Médicament]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce lundi 2 décembre 2024 marque l&#8217;ouverture officielle de la Semaine Nationale de la Recherche scientifique et de l&#8217;Innovation (SENARI) et du prix annuel de recherche et l&#8217;Innovation (PARI), couplée à la célébration du centenaire de l&#8217;Institut de Recherche en Biologie Appliqu]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 class="wp-block-heading"><strong>Ce lundi 2 décembre 2024 marque l&#8217;ouverture officielle de la Semaine Nationale de la Recherche scientifique et de l&#8217;Innovation (SENARI) et du prix annuel de recherche et l&#8217;Innovation (PARI), couplée à la célébration du centenaire de l&#8217;Institut de Recherche en Biologie Appliquée de Guinée (IRBAG). L’événement se déroule à Kindia, au sein de l’enceinte historique de cet institut, autrefois connu sous le nom de Pastoria, symbole d’un siècle de progrès scientifique en Guinée.</strong></h3>
<p>Placée sous l&#8217;égide du gouvernement guinéen, cette seconde édition de la SENARI, qui se tient du 2 au 7 décembre 2024, rassemble un large éventail d&#8217;acteurs : chercheurs, tradipraticiens, innovateurs, institutions académiques et scientifiques, ainsi que des partenaires nationaux et internationaux.</p>
<p><strong>Un rendez-vous pour la communauté scientifique Guinéen</strong></p>
<p>Alpha Bacar Barry, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, a officiellement lancé les travaux de cette semaine, soulignant son importance dans le bilan des réalisations scientifiques du pays et dans la définition d’une vision ambitieuse pour les décennies à venir.</p>
<p><strong><em>« Les récentes crises sanitaires ont révélé la nécessité de renforcer nos capacités locales en matière de recherche scientifique et de quête de solutions adaptées »,</em></strong> a-t-il déclaré, insistant sur le caractère stratégique et symbolique de cet événement.</p>
<h3 class="wp-block-heading"><a></a><strong>&nbsp;L’héritage de l’IRBAG</strong></h3>
<p>Fondé il y a cent ans sous le nom d’Institut Pasteur de Guinée, l’IRBAG se positionne aujourd&#8217;hui comme un pilier de la recherche scientifique en Afrique de l’Ouest. À travers des infrastructures qui rappellent l&#8217;ancienneté, incluant un laboratoire, un parc zoologique et une école doctorale, l’institut témoigne d’une résilience remarquable face aux défis du temps.</p>
<p>Professeur Mohamed Sahar Traoré, Directeur général de l’IRBAG, a accueilli ses homologues du monde scientifique Guinéen avec enthousiasme. Sa prise de parole a permis de mettre en lumière les avancées scientifiques réalisées par l&#8217;institution, tout en réaffirmant son rôle clé dans la lutte contre les crises sanitaires.</p>
<p><strong><em>« Depuis un siècle, nous avons œuvré sans relâche pour comprendre, prévenir et combattre les maladies endémiques qui touchent nos populations. Je fais référence notamment au paludisme, à la tuberculose, à Ebola et à la COVID. Ce centenaire marque la célébration de toutes ces réussites »,</em></strong> se réjouit le Professeur Mohamed Sahar Traoré.</p>
<p>Plus loin, il rappelle à la communauté scientifique réunie pour l&#8217;occasion qu’en matière de santé, d&#8217;agriculture, d&#8217;énergie ou encore de technologies de l&#8217;information, les avancées doivent reposer sur l&#8217;exploitation judicieuse des connaissances scientifiques et des innovations locales. <strong><em>«&nbsp;Cependant, malgré les progrès enregistrés dans le domaine de la recherche scientifique dans notre pays, il reste un travail considérable à accomplir pour mobiliser pleinement le potentiel scientifique et technologique afin de répondre efficacement aux attentes de nos concitoyens. C&#8217;est précisément dans cette dynamique que s&#8217;inscrit cette cérémonie » </em></strong>précise le Pr Sahar.</p>
<h3 class="wp-block-heading"><a></a><strong>Panels, concours et vulgarisation scientifique</strong></h3>
<p>Cette semaine scientifique de haut niveau est rythmée par divers événements, notamment des conférences, ateliers et panels. L’accent est également mis sur la vulgarisation des résultats de la recherche à travers le Prix Annuel de la Recherche et de l’Innovation (PARI), qui récompensera la meilleure contribution scientifique nationale.</p>
<p><strong><em>« Sous le thème Recherche scientifique en Guinée : Après un siècle, cette édition se veut un espace de réflexion collective sur le passé, le présent et l’avenir de la recherche guinéenne »,</em></strong> ajoute le ministre de l&#8217;enseignement supérieur de la recherche scientifique et de l&#8217;Innovation.</p>
<h3 class="wp-block-heading"><a></a><strong>Un pont entre tradition et modernité</strong></h3>
<p>En réunissant tradipraticiens et scientifiques, cette SENARI illustre la volonté de la Guinée de valoriser à la fois ses savoirs traditionnels et ses avancées technologiques. Une démarche inclusive qui témoigne de l’ambition du pays à bâtir un futur où innovation et tradition coexistent harmonieusement.</p>
<p>Selon le Professeur Elhadj Saidou Baldé, Directeur Général de l&#8217;institut de recherche et de développement des plantes médicinales et alimentaires de Guinée (IRDPMAG), cette semaine est la plus importante de l&#8217;année à l&#8217;IRDPMAG, car, 17 de leurs chercheurs sont à Kindia toute la semaine pour présenter les différentes activités de recherche de l&#8217;institut.</p>
<p><strong><em>«</em></strong><strong><em> Cette année, la particularité réside dans le fait que tout ce qui est présenté ici est le fruit des activités de recherche réalisées au cours de l&#8217;année 2024. Fidèles à notre stratégie de recherche habituelle, nous partons d&#8217;un problème de santé identifié au sein d&#8217;une communauté, nous nous intéressons au savoir traditionnel utilisé par cette communauté pour résoudre ce problème, puis nous revenons en laboratoire pour établir les évidences scientifiques basées sur les informations collectées. Nous travaillons intensément pour qu&#8217;au cours du premier trimestre 2025, au moins un médicament traditionnel de catégorie 2 issu de nos recherches puisse être en phase d&#8217;évaluation clinique dans nos structures de santé. L&#8217;objectif final, d&#8217;ici la fin 2025, est d&#8217;entrer en phase de développement de médicaments traditionnels améliorés de catégorie 2, voire de catégorie 3 </em></strong><strong><em>»,</em></strong> affirme le Directeur général de L&#8217;IRDPMAG.</p>
<p>Cette célébration du centenaire de l&#8217;IRBAG et de la 2e édition de la SENARI réaffirme l’engagement de la Guinée à se positionner comme un acteur clé dans la recherche scientifique régionale et internationale, tout en répondant aux besoins locaux avec des solutions adaptées et durables.</p>
<p><strong>Mamadou Kindy Bah depuis Kindia pour UniverSciences</strong><br />&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Lutte contre le diabète : en Guinée sa prévalence a atteint 6,5 %</title>
		<link>https://universciences.com/lutte-contre-le-diabete-en-guinee-sa-prevalence-a-atteint-6-5/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Nov 2024 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Médicament]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[La Guinée a célébré ce 14 Novembre la Journée mondiale de la lutte contre le diabète à l&#8217;hôpital national Donka. Cet événement révèle l&#8217;importance de sensibiliser la population à cette maladie chronique quand on sait que le diabète affecte un grand nombre de personnes à l&#8217;échelle m]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Guinée a célébré ce 14 Novembre la Journée mondiale de la lutte contre le diabète à l&#8217;hôpital national Donka. Cet événement révèle l&#8217;importance de sensibiliser la population à cette maladie chronique quand on sait que le diabète affecte un grand nombre de personnes à l&#8217;échelle mondiale et représente une préoccupation majeure pour la santé publique en Guinée où sa prévalence atteint 6,5 %.</strong></p>
<p>DENK Pharma, en collaboration avec le service d’endocrinologie, de diabétologie et maladie métabolique, a organisé une campagne gratuite de dépistage du diabète pour aider les populations nécessiteuses à se faire dépister. Selon le Dr Denis Bernard Raiche, administrateur général de l&#8217;hôpital national Donka <strong><em>«&nbsp;la prévalence du diabète a atteint 6,5 % ici en Guinée. Ce qui est très important, c&#8217;est qu&#8217;une de nos missions au niveau de la santé publique est de dépister les maladies chroniques&nbsp;»</em></strong></p>
<p>Ces maladies non dépistées peuvent avoir des conséquences graves sur la santé. « Prévenir le diabète, tout comme l’hypertension artérielle, c’est un message d’espérance qui vise à augmenter l’espérance de vie des populations&nbsp;» précise le Dr Denis.</p>
<p>Il a également insisté sur la nécessité d&#8217;une détection précoce des symptômes du diabète : <strong><em>«&nbsp;Si vous avez des symptômes comme une soif excessive, une faim constante, une perte de poids malgré une alimentation normale, une fatigue inhabituelle ou une perte de sensibilité dans les doigts ou les mains, il est crucial de venir à l’hôpital national Donka pour vérifier votre glycémie&nbsp;»,</em></strong> dit-il.</p>
<p>La journée a été marquée par diverses interventions médicales, des consultations gratuites et de distribution de médicaments aux patients. Le Dr. Raiche a précisé que cette journée n’aurait pas été possible sans l’apport de leurs précieux partenaires, y compris des compagnies pharmaceutiques et l’Association des étudiants en médecine de Guinée.</p>
<p>Mari Sylla venue accompagner mon mari, qui est malade depuis dix ans, se plaint de la cherté des médicaments.<strong><em> «&nbsp;J&#8217;ai appris cette nouvelle hier à la radio, et j’ai aussitôt décidé de l’envoyer en consultation. Le médecin qu’il a vu a promis qu’il serait hospitalisé ici. Mon mari est gravement malade, et moi-même, je souffre de tension élevée et aimerais également être consultée et prise en charge. Les médicaments coûtent entre 400 000 et 500 000 francs guinéens, ce qui est très cher.&nbsp;»</em></strong></p>
<p>A la suite de Mari Sylla, une autre patiente Aïcha Camara témoigne de la cherté de la prise en charge du diabète et plaide pour plus d&#8217;assistances de la part des autorités sanitaires.</p>
<p><strong><em>«&nbsp;Nous avons entendu que, pour cette journée mondiale, les médicaments sont gratuits. C&#8217;est pour cette raison que nous sommes venues, car les médicaments sont très chers, et nous ne travaillons pas. Certaines d&#8217;entre nous ont même perdu leur mari, et il n&#8217;y a aucune assistance disponible. Nous prions les autorités de nous aider à obtenir les médicaments nécessaires&nbsp;».</em></strong></p>
<p>Ces témoignages de Mari Sylla et de Aïcha Camara reflètent la réalité de nombreux patients confrontés à des coûts élevés pour le traitement de maladies chroniques comme le diabète en Guinée.</p>
<p>Les autorités sanitaires espèrent à travers cette journée de sensibilisation et de dépistage à l&#8217;hôpital national de Donka permettre de renforcer la prise de conscience sur l&#8217;importance de prévenir et de gérer le diabète, tout en offrant des services médicaux à ceux qui en ont le plus besoin.</p>
<p><strong>Mansa Moussa Mara, Mamadou Kindy Bah</strong></p>
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		<item>
		<title>Une avancée dans la lutte contre la maladie du sommeil : le Fexinidazole, premier traitement oral approuvé par l’EMA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Dec 2023 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maladie]]></category>
		<category><![CDATA[Médicament]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Le groupe pharmaceutique Sanofi a annoncé ce vendredi 15 décembre 2023 que le Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l&#8217;Agence européenne des médicaments (EMA) avait rendu un avis favorable au sujet du fexinidazole Winthrop comme premier traitement oral de la forme aiguë de la maladie]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le groupe pharmaceutique Sanofi a annoncé ce vendredi 15 décembre 2023 que le Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l&#8217;Agence européenne des médicaments (EMA) avait rendu un avis favorable au sujet du fexinidazole Winthrop comme premier traitement oral de la forme aiguë de la maladie du sommeil.</strong></p>
<p>Cet avis du Comité des médicaments à usage humain (CHMP) fait suite à des études cliniques menées au Malawi et en Ouganda par l&#8217;organisation de recherche médicale à but non lucratif, Drugs for Neglected Diseases Initiative (DNDi).</p>
<p>Les données de&nbsp;<a href="https://u7061146.ct.sendgrid.net/ls/click?upn=4tNED-2FM8iDZJQyQ53jATUZDECZjoLWyCfZIxnO42xczX-2BnWC-2Bcs6poQ1v3Mwupf59eQMwnMsOz0h6RRpOId2pg-3D-3D2ffW_ZPl7DuW6B52LYlrQTCHtQDWV0tTJm8Y-2FZkQOdcRMUaPWla3vg3KD2qBgvxULjZKiYGnOQeH04dyQ0A3PB4DK8P9-2FFw0e8dmzB6rz-2BVRCHvCvFzWNHVgnFYxFSgaTGjeCULgFbB2OYTKUX-2FgTJw159CcZLl48DDvRrvqIhrfT66QxiqiGbV4eyjiHgEEoZmgDtrCL-2FDKSbxt8JeDzcJyt0Vm6-2B-2FR-2Br9BOdATU8ZbwSmMdIeJGIArov8R9wumInbRd9HNXfljjF4OCiY5EMGjTnWD1jmVHO0AXsSHsspeqE7j0WPUA2ONOtqSq-2BCu4lDXp4HZt8o-2BMv28VcXGc1Xh4M6ppFRO59aZiB-2BAM49SZPX8-3D" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&#8217;étude clinique</a>&nbsp;de phase 2/3 de DNDi présentées récemment lors du Congrès européen de médecine tropicale et de santé internationale (ECTMIH) ont montré que le Fexinidazole était très efficace pour traiter la maladie du sommeil due à&nbsp;<em>T.b. rhodesiense</em>, et qu&#8217;il constituait une alternative sûre aux médicaments existants. Les évaluations de suivi effectuées régulièrement pendant 12 mois après le traitement ont indiqué que seul un patient (2,94 %), qui avait atteint le stade hémato-encéphalique de la maladie, avait rechuté et avait dû être traité avec le dérivé de l&#8217;arsenic qui constitue le traitement de référence pour le stade le plus sévère de la maladie du sommeil.</p>
<p><strong><em>«&nbsp;Cet avis favorable concerne le traitement, chez l’adulte et les enfants de six ans ou plus pesant au moins 20 kg, du premier stade (hémo-lymphatique) comme du deuxième stade (méningo-encéphalitique) de la maladie du sommeil causée par le Trypanosoma brucei rhodesiense, une forme aiguë et mortelle de cette maladie endémique en Afrique de l&#8217;Est et australe&nbsp;»</em></strong>, à en croire l&#8217;Agence européenne des médicaments (EMA).</p>
<p>Transmise par la piqûre d&#8217;une mouche tsé-tsé infectée, la maladie du sommeil ou trypanosomiase humaine africaine (THA) est habituellement fatale en l&#8217;absence de traitement.&nbsp;Ces mouches, présentes dans 36 pays africains, leur piqûre provoque des symptômes neuropsychiatriques, tels qu’agressivité, psychose et troubles du sommeil invalidants, et entraîne la mort.&nbsp;</p>
<p><strong>«&nbsp;<em>L&#8217;avis positif du CHMP marque une nouvelle étape dans l&#8217;engagement de Sanofi à fournir des traitements innovants pour les communautés de patients vulnérables touchés par la maladie du sommeil, une maladie tropicale négligée mortelle. Notre collaboration avec l&#8217;OMS et DNDi nous a permis de faire d&#8217;énormes progrès pour améliorer les traitements et simplifier leur administration. Ce partenariat et notre don du Fexinidazole par l’intermédiaire de la Fondation sont le reflet de notre mission qui consiste à fournir des traitements innovants aux patients, quel que soit l’endroit où ils vivent&nbsp;»</em>,</strong>&nbsp;a déclaré Dietmar Berger, MD, PhD, Responsable du Développement et Directeur Médical, Sanofi sur le site de ladite institution.</p>
<p>Le CHMP avait déjà rendu un avis favorable en 2018 pour le fexinidazole comme premier traitement oral de la forme la plus fréquente de la maladie du sommeil. La DNDi et Sanofi ont conclu en 2009 un accord de collaboration sur le fexinidazole. La DNDi est responsable des activités de développement préclinique, clinique et pharmaceutique et Sanofi, du développement industriel, de l&#8217;enregistrement, de la production et de la distribution du médicament.</p>
<p>Selon, Sanofi, DNDi et le consortium HAT-r-ACC, le Fexinidazole est déjà enregistré en République démocratique du Congo et en Ouganda pour le traitement de la maladie du sommeil à <em>T.b. gambiense</em>, et son utilisation est recommandée dans dix autres pays africains dont L&#8217;Angola, le Burkina Faso, la République Centrafricaine, le Tchad, le Congo, la Côte d&#8217;Ivoire, la Guinée Equatoriale,le Gabon, la Guinée et le Soudan du Sud. </p>
<p><a href="https://dndi.org/press-releases/2023/ema-gives-positive-opinion-fexinidazole-winthrop-first-oral-treatment-sleeping-sickness-rhodesiense/" target="_blank" rel="noopener">Lire l&#8217;article en anglais sur le site de DNDi.</a></p>
<p><strong>Mamadou Kindy BAH&nbsp;</strong></p>
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		<title>La Guinée face à un fléau silencieux : le cancer tue une femme par jour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Oct 2023 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Epidémie]]></category>
		<category><![CDATA[Médicament]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans le programme mondial de lutte contre le cancer, le mois d&#8217;octobre est mis à profit pour dépister des millions de femmes contre le cancer du sein. En Guinée,&#160;plusieurs femmes&#160;ont commencé à se faire dépister au centre Aminata Souaré à Kaporo, dans la commune de Ratoma. Le cancer]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans le programme mondial de lutte contre le cancer, le mois d&#8217;octobre est mis à profit pour dépister des millions de femmes contre le cancer du sein. En Guinée,&nbsp;plusieurs femmes&nbsp;ont commencé à se faire dépister au centre Aminata Souaré à Kaporo, dans la commune de Ratoma.</strong></p>
<p>Le cancer naît de la transformation de cellules normales en cellules tumorales, un processus en plusieurs étapes qui a généralement pour point de départ une lésion précancéreuse, laquelle devient ensuite une tumeur maligne.</p>
<p>Parmi les types de cancer les plus répandus et les plus dangereux, figure le cancer du sein avec plus de (2,26 millions de cas). En 2020, 129.400 nouveaux cas de cancer du sein ont été constatés en Afrique subsaharienne. C&#8217;est le cancer le plus mortel chez la femme dans 19 pays d&#8217;Afrique. Selon des statistiques du service national de cancérologie de l’hôpital national Donka, en Guinée, les chiffres sont effrayants, au moins 2 cas sont diagnostiqués et un cas de décès est signalé chaque jour. </p>
<p><strong>Connaître son statut</strong></p>
<p>Face à cette situation alarmiste, les femmes s&#8217;arment de courage et viennent dans l&#8217;optique de connaître leur statut afin d&#8217;éviter une mauvaise nouvelle.&nbsp;<strong><em>« Je suis venue pour me faire dépister parce que je suis habituée à le faire. Connaître son statut avant d’être surpris un jour par une mauvaise information, peut</em></strong><strong><em>&nbsp;être fatale. Donc c&#8217;est pour cela</em></strong><strong><em>&nbsp;que&nbsp;je suis venu ici avec mes filles pour nous faire dépister. Heureusement j&#8217;ai eu une très bonne nouvelle, tout va bien chez moi »</em></strong>&nbsp;a expliqué Hadja Sidibé Sangaré, âgée de 55 ans, venue, avec ses filles pour se faire dépister.</p>
<p>Dr Souaré Mamadou Bobo, responsable suivi et évaluation du programme national de lutte contre le cancer, apporte des précisions&nbsp;sur les&nbsp;différentes activités prévues pour ce mois d&#8217;octobre,&nbsp;<strong><em>« Il s’agit par exemple de l’organisation des campagnes de dépistage gratuit du cancer du sein et celui du col de l’utérus et du suivi du traitement médical des lésions précancéreuses diagnostiquées.»</em></strong></p>
<p>Le cancer du sein est&nbsp;le&nbsp;cancer le plus dangereux chez la femme, Dr Souaré nous a expliqué c&#8217;est quoi ce cancer et quels sont les signes de reconnaissance de celui-ci.&nbsp;<strong><em>« Les cellules cancéreuses détruisent la glande mammaire et se propagent au reste de l’organisme, ce qui peut causé le décès du malade.&nbsp;Pour le sein, il ya des boules qui peuvent apparaître au niveau du sein. Il peut prendre l’aspect de la peau orange, le sein devient lourd, il peut y avoir une douleur à ce niveau. Il peut avoir aussi un écoulement anormal au niveau du sein. Tous ces aspects peuvent alerter la femme pour qu’elle puisse aller se faire consulter au plus vite »,&nbsp;</em></strong>a-t-il expliqué.</p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="768" src="https://nramggqwqjyssvcktqyb.supabase.co/storage/v1/object/public/media/articles/1775816032394-6finjdc5x4.webp" alt="" class="wp-image-3289" style="aspect-ratio:1.3333333333333333;width:442px;height:auto" title="" /><figcaption class="wp-element-caption">Dr Mamadou Bobo Souaré, <strong><em>responsable suivi et évaluation du programme national de lutte contre le cancer </em></strong></figcaption></figure>
</div>
<p><strong>L&#8217;engouement des femmes</strong></p>
<p>Depuis le début de cette campagne, le bilan sur le nombre de femmes déjà dépistées laisse à désirer. Mais sur une campagne qui s&#8217;étend jusqu&#8217;à la fin du mois d&#8217;octobre, l&#8217;espoir est encore permis que les statistiques s&#8217;améliorent.&nbsp;<strong><em>« Nous avons eu à dépister 65 patientes, parmi les 65 nous avons eu 2 cas de nodule de sein pour le moment. Nous n’avons pas rencontré de patiente ayant le cancer</em></strong><strong><em>,&nbsp;ni de&nbsp;</em></strong><strong><em>lésions&nbsp;précancéreuses du col de l’utérus »,</em></strong>&nbsp;a fait savoir le responsable suivi et évaluation du programme national de lutte contre le cancer.</p>
<p>Le processus de dépistage est simple,&nbsp;<strong><em>« le&nbsp;&nbsp;dépistage du cancer du sein consiste par auto palpation ou à se faire dépister par un spécialiste. Il peut être fait aussi à travers le bilan de la mammographie qui doit être réalisé au moins chaque 2 ans pour les femmes »</em></strong>, a souligné le Dr Souaré.&nbsp;</p>
<p>À l’origine de près de 10 millions de décès en 2020, soit presque un décès sur six, le cancer est l’une des principales causes de mortalité dans le monde. Environ un tiers des décès par cancer sont dus aux 5 principaux facteurs de risque comportementaux et alimentaires: un indice élevé de masse corporelle, une faible consommation de fruits et légumes, le manque d’exercice physique, le tabagisme et la consommation d’alcool&nbsp;selon l’<a href="https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/cancer" target="_blank" rel="noopener">Organisation Mondiale de la Santé</a>.</p>
<p><strong>Hawa Dine Diallo et Mansa Moussa Mara</strong></p>
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		<title>L’allaitement maternel exclusif : une protection pour les nourrissons et les mamans</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Aug 2023 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Maladie]]></category>
		<category><![CDATA[Médicament]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Chaque année depuis 1992, la semaine mondiale de l&#8217;allaitement maternel est célébrée du 1er au 7 août dans de nombreux pays à travers le monde. Cette initiative mondiale vise à promouvoir et à soutenir l&#8217;allaitement maternel en mettant en lumière ses nombreux avantages pour la santé des]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chaque année depuis 1992, la semaine mondiale de l&#8217;allaitement maternel est célébrée du 1er au 7 août dans de nombreux pays à travers le monde. Cette initiative mondiale vise à promouvoir et à soutenir l&#8217;allaitement maternel en mettant en lumière ses nombreux avantages pour la santé des nourrissons et des mères.</strong></p>
<p>L’OMS recommande un allaitement maternel exclusif jusqu’à l’âge de 6 mois et la poursuite de l’allaitement (avec une alimentation complémentaire appropriée) jusqu’à 2 ans ou plus.</p>
<p>Le lait maternel contient tous les nutriments essentiels dont les bébés ont besoin pour leur croissance et leur développement psychomoteur. Selon le Dr Nagnouma Traoré, nutritionniste à l&#8217;Institut de Nutrition et de Santé de l&#8217;Enfant à Donka, <strong><em>«  le lait maternel couvre tous les besoins nutritifs du bébé jusqu&#8217;à 6 mois. Il contient du magnésium, du fer, de l&#8217;eau, des glucides, des lipides, des protéines, du lactose, de la vitamine A et même des anticorps qui protègent le bébé contre les infections. De plus, il renforce le système immunitaire du bébé, le protégeant ainsi contre diverses infections et maladies » </em></strong>a expliqué le Dr Traoré.</p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://nramggqwqjyssvcktqyb.supabase.co/storage/v1/object/public/media/articles/1775816100848-a9okuu2963.webp" alt="" class="wp-image-3185" width="439" height="329" title="" /><figcaption class="wp-element-caption">Dr Nagnouma Traoré, nutritionniste à l&#8217;Institut de Nutrition et de Santé de l&#8217;Enfant à Donka</figcaption></figure>
</div>
<p><strong>Une jeune maman à l&#8217;épreuve</strong></p>
<p>Hawa Camara, mère d&#8217;un petit garçon d&#8217;un mois,&nbsp;rencontrée&nbsp;au Centre de Conseil à l&#8217;Allaitement Maternel de Donka , a opté pour l&#8217;allaitement maternel,&nbsp;<strong><em>«&nbsp;pour la santé de mon bébé, je donne uniquement le lait maternel, je conseille à toutes les femmes qui allaitent de prendre courage et de donner le lait maternel au bébé c&#8217;est très important</em></strong><strong><em>&nbsp;»</em></strong>, conseille-telle .</p>
<p>L&#8217;allaitement maternel n&#8217;est pas avantageux que pour l&#8217;enfant, la Maman aussi bénéficie de ces avantages.&nbsp;<strong><em>«&nbsp;Allaiter favorise un lien émotionnel fort entre la mère et l&#8217;enfant, tout en contribuant à réduire le risque de certaines maladies telles que le cancer du sein et de l&#8217;ovaire. De plus, l&#8217;allaitement maternel permet aux mères d&#8217;espacer les naissances</em></strong><strong><em>&nbsp;»</em></strong>&nbsp;a précisé Dr Traoré.</p>
<p><strong>Sensibilisation sur l&#8217;allaitement exclusif&nbsp;</strong></p>
<p>L&#8217;objectif de la semaine mondiale de l&#8217;allaitement maternel est de renforcer la compréhension de cette pratique essentielle pour améliorer la santé des nourrissons et des mères. Pendant cette semaine, des campagnes de sensibilisation sont organisées dans de nombreux pays pour éduquer les familles et les professionnels de la santé sur l&#8217;importance de l&#8217;allaitement maternel. Pour Dr Traoré,&nbsp;<strong><em>«&nbsp;&nbsp;</em></strong><strong><em>la réussite de l&#8217;allaitement maternel dépend d&#8217;abord de la volonté de la mère et de sa confiance en elle. Les femmes qui accouchent pour la permière fois, ont parfois des difficultés car elles ne sont pas suffisamment éduquées à l&#8217;allaitement maternel. Nous, agents de santé, devons faire en sorte que les mères mettent leur bébé au sein dès les premières minutes qui suivent l&#8217;accouchement et leur montrer les techniques et les bonnes directives pour un allaitement réussi.</em></strong><strong><em>&nbsp;»</em></strong><strong><em></em></strong></p>
<p>Introduire des compléments alimentaires avant 6 mois, expose et fragilise la santé de l&#8217;enfant. C&#8217;est pourquoi les mères doivent être informées de l&#8217;importance de la santé du bébé pour une meilleure croissance. Avant d&#8217;opter pour l&#8217;allaitement maternel exclusif,&nbsp;le bébé de&nbsp;Hawa Camara&nbsp;avait régulièrement de problèmes de santé&nbsp;<strong><em>«&nbsp;&nbsp;avant je lui donnais d&#8217;autres lait</em></strong><strong><em>s, son ventre lui faisait mal, il ne dormait pas et en faisant les selles il pleurait beaucoup</em></strong><strong><em>».</em></strong><strong><em></em></strong></p>
<p>Les conseils des médecins du Centre de Conseil à l&#8217;Allaitement Maternel de Donka ont énormément été bénéfiques&nbsp;à Hawa et à son enfant. Elle nous raconte son expérience en ces termes,&nbsp;<strong><em>«&nbsp;depuis que j&#8217;ai commencé à suivre les conseils des médecins du centre, j&#8217;ai vu beaucoup d&#8217;amélioration</em></strong><strong><em>s. Les spécialistes m&#8217;ont montré comment placer le bébé et comment lui donner le sein.</em></strong><strong><em>&nbsp;»</em></strong></p>
<p><strong>Le rôle du Centre de Conseil à l&#8217;Allaitement Maternel de Donka pour la réussite de l&#8217;allaitement maternel</strong></p>
<p>Le Centre de Conseil à l&#8217;Allaitement Maternel de Donka, ne désemplit pas. Pour garantir un allaitement réussi, la nutritionniste insiste sur l&#8217;importance des bonnes techniques. Des séances de coaching pratiques sont organisées pour une prise en charge optimale. Le Dr Nagnouma Traoré, revient sur ces séances de coaching,&nbsp;<strong><em>«&nbsp;&nbsp;nous recevons des mamans qui viennent avec des mamelons plats ou fissurés, ou qui pensent que les bébés ne peuvent pas téter à cause de gros mamelons. Nous leur expliquons que ce n&#8217;est pas le mamelon que le bébé doit téter, mais plutôt le sein. Il faut positionner correctement le bébé pour une bonne tétée.</em></strong><strong><em>&nbsp;»</em></strong></p>
<p>Pour une production de lait optimale, le Dr Traore insiste sur les meilleures positions à adopter en allaitant.<strong><em>&nbsp;</em></strong><strong><em>«&nbsp;Il faut d&#8217;abord s&#8217;assurer que sa paume est bien placée au niveau des fesses du bébé, le ventre du bébé contre le ventre de la maman, c&#8217;est le bébé qui doit venir vers la maman et non le contraire. L&#8217;allaitement doit se faire à la demande du bébé, avec un minimum de 8 à 12 fois par jour et celles qui pensent ne pas avoir suffisamment de lait ne doivent pas paniquer, il suffit de bien manger ce dont on a envie, ne pas se stresser et dormir le reste se fera naturellement car toutes les femmes ont suffisamment de lait, dès le 5</em></strong><strong><em>&nbsp;eme mois de grossesse les hormones du lait sont déjà présentes</em></strong><strong><em>&nbsp;»&nbsp;</em></strong>détaille-t-elle.<strong><em>&nbsp;</em></strong></p>
<p><strong>Allaiter, un choix pour chaque mère&nbsp;</strong></p>
<p>Il est essentiel de reconnaître que l&#8217;allaitement maternel est un choix personnel pour chaque mère, et l&#8217;objectif de cette semaine est d&#8217;informer et de sensibiliser sur les avantages de l&#8217;allaitement maternel pour le bébé et la mère.</p>
<p>À l’échelle mondiale, seuls 44 % des bébés de moins de 6 mois sont exclusivement allaités au sein. <a href="https://www.who.int/europe/fr/news/item/23-02-2022-new-who-research-urges-an-end-to-aggressive-formula-milk-marketing-that-discourages-breastfeeding#:~:text=L%27OMS%20recommande%20un%20allaitement,sont%20exclusivement%20allaités%20au%20sein." target="_blank" rel="noopener">Selon le rapport mondial de l’OMS, les taux d’allaitement ont très peu augmenté ces 20 dernières </a>années, alors que les ventes de substituts du lait maternel ont plus que doublé pendant approximativement la même période.</p>
<p><strong>Fanta Barry et Aissatou Barry</strong></p>
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