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	<title>Interview &#8211; UniverSciences</title>
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	<title>Interview &#8211; UniverSciences</title>
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	<item>
		<title>Dr Seydou Sidibé : de Macenta à la santé publique, le parcours d’un médecin guinéen engagé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans les couloirs de la médecine guinéenne, certains parcours racontent bien plus qu’une réussite individuelle. Ils disent l’histoire d’une vocation, d’une famille, d’un pays en quête de mieux-être. Celui du Dr Seydou Sidibé en fait partie. Tout commence dans la préfecture forestière de Macenta, où]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans les couloirs de la médecine guinéenne, certains parcours racontent bien plus qu’une réussite individuelle. Ils disent l’histoire d’une vocation, d’une famille, d’un pays en quête de mieux-être. Celui du Dr Seydou Sidibé en fait partie.</strong></p>
<p>Tout commence dans la préfecture forestière de Macenta, où il voit le jour comme benjamin d’une fratrie de six enfants. Une enfance simple, marquée par la chaleur familiale et une valeur cardinale : l’éducation. Ses parents, tous deux illettrés, n’ont pourtant qu’une seule ambition pour leurs enfants celle de les voir aller plus loin qu’eux. <strong><em>« Ils ont tout donné afin que nous puissions obtenir ce qui leur a le plus manqué : la formation académique », </em></strong>raconte-t-il aujourd’hui avec gratitude.</p>
<p><strong>L’enfant de Macenta et les promesses de l’école</strong></p>
<p>À l’âge de cinq ans, alors que ses parents quittent Macenta pour s’installer à Conakry, le jeune Seydou passe quelque temps chez son oncle maternel dans la sous-préfecture de Missamana, dans la préfecture de Kankan. Trop jeune pour être officiellement inscrit à l’école, il y est admis comme auditeur libre. Une manière d’occuper ses journées, mais surtout un premier contact décisif avec l’univers scolaire.</p>
<p>Plus tard, il rejoint ses parents à Conakry et entame officiellement sa scolarité à l’école primaire de Matoto 2. Élève sérieux et discret, il se distingue rapidement grâce à son travail et à l’encadrement constant de son cousin Mody Sidibé, qui le suivra durant tout son parcours préuniversitaire. Du collège au lycée de Yimbayah, son chemin scolaire se poursuit avec régularité.</p>
<p><strong>Une fascination précoce pour la médecine</strong></p>
<p>Mais derrière ce parcours scolaire se cache une fascination bien plus ancienne. Enfant souvent malade, Seydou Sidibé est régulièrement pris en charge par son oncle paternel, feu Abou Sidibé, médecin chef de l’Enelgui, une structure devenue plus tard la Sogel, puis l’actuelle Électricité de Guinée.</p>
<p>Le jeune garçon observe ce médecin respecté et l’impact qu’il a sur la communauté. <strong><em>« J’étais très fasciné par tout ce qu’il représentait pour la communauté. Cela m’a très tôt donné le goût de ce métier plus que noble »,</em></strong> affirme le Dr Seydou Sidibé. Peu à peu, l’idée de devenir médecin cesse d’être un rêve lointain pour devenir une véritable vocation.</p>
<p><strong>Intégrer la faculté de médecine, un obstacle difficile</strong></p>
<p>En 2005, après les deux sessions du baccalauréat et le concours d’entrée à l’université, Seydou Sidibé intègre l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Il est d’abord orienté en biochimie. Mais le jeune étudiant refuse d’abandonner son objectif. <strong><em>« J’ai tout mis en œuvre pour être en médecine, car c’était mon rêve d’enfant de soigner des gens », </em></strong>rapporte-t-il.</p>
<p>Sa détermination finit par porter ses fruits. Après plusieurs années d’études exigeantes, il obtient son diplôme de médecin en 2012 au sein de la 47ᵉ promotion de la faculté de médecine de l’université.</p>
<p><strong>Une profession au service des autres</strong></p>
<p>Pour Seydou Sidibé, la médecine ne se résume pas à une profession. Elle est d’abord une responsabilité humaine. <strong><em>« Savoir que des personnes comptent sur soi pour améliorer leur santé est à la fois passionnant et émouvant »,</em></strong> confie-t-il. Cette conviction explique l’énergie qu’il consacre à son travail et sa manière d’aborder chaque patient avec attention.</p>
<p><strong>La pandémie, un tournant personnel et professionnel</strong></p>
<p>La pandémie de COVID-19 va marquer profondément son parcours. Et pour cause, le médecin en fera lui-même l’expérience. <strong><em>« C’était le 30 avril 2020 que tout a commencé »,</em></strong> se souvient-il. Ce jour-là, alors qu’il consulte dans sa clinique à Enco5, en plein mois de Ramadan, un malaise brutal le surprend vers midi.</p>
<p><strong><em>« Je croyais que c’était l’effet du jeûne ou peut-être un début de paludisme, car j’en fais souvent un épisode chaque année », </em></strong>raconte-t-il. Mais avant le coucher du soleil, son état se dégrade rapidement. <strong><em>« Je ne tenais plus sur pieds : fièvre, toux sèche, malaise… », </em></strong>se rappelle le médecin.</p>
<p>Conscient du contexte sanitaire, il décide immédiatement de prendre des précautions et de s’isoler à domicile. Il met en place ce qu’il appelle une <strong>« bulle sanitaire »</strong>, avec seulement son épouse à l’intérieur, elle aussi médecin, qui lui administre les premiers soins sous la supervision de son médecin traitant.</p>
<p>Face à l’aggravation rapide de son état, un test PCR est réalisé le 2 mai au centre médical des Flamboyants. Le verdict tombe, il est positif au coronavirus. La réaction du médecin est immédiate. Il informe ses voisins et tout le personnel de sa clinique.</p>
<p><strong><em>« J’ai orienté tout le monde vers les Flamboyants pour se faire tester. Heureusement, une seule de mes infirmières était positive »,</em></strong> explique-t-il. Ils sont ensuite admis dans un centre de traitement épidémiologique, avant d’être pris en charge au centre de Nongo. Son épouse aussi testée positive sortira au bout d’une semaine, lui et son ami resteront quatorze jours.</p>
<p><strong>De patient à acteur de la riposte</strong></p>
<p>Guéri, le médecin décide de s’engager pleinement dans la riposte nationale coordonnée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Sa maîtrise de plusieurs langues français, anglais, soussou, poular et malinké lui vaut la confiance des responsables pour participer au projet <strong>« Stop Covid-19 en 60 jours », </strong>basé sur des équipes mobiles chargées de dépister, trier et prendre en charge les cas dans les communautés.</p>
<p>Le Dr Sidibé est déployé dans la commune de Ratoma, alors l’une des zones les plus touchées de la capitale. Initialement prévue pour deux mois, la mission durera finalement près de vingt mois. <strong><em>« C’est l’une de mes plus grandes fiertés de médecin »</em></strong>, affirme-t-il. Avec son équipe, il contribue à la prise en charge de près de 3 000 personnes atteintes de la maladie.</p>
<p>Mais le travail ne consiste pas seulement à soigner. <strong><em>« Nous avons dû vaincre des réticences phénoménales et convaincre des familles qui hésitaient à signaler les malades »</em></strong>, se souvient-il. Pour lui, cette expérience a profondément transformé sa vision de la médecine. <strong><em>« Dès lors, j’ai pris pour objectif d’évoluer d’un cran et de penser à une prise en charge populationnelle. »,</em></strong> dit-il.</p>
<p><strong>La révélation de la santé publique</strong></p>
<p>Résident au Canada à ce jour, il s’est engagé dans une spécialisation en Santé publique. Selon lui, cette discipline lui a ouvert une perspective nouvelle. <strong><em>«&nbsp;Là où la médecine clinique agit sur l’individu, la santé publique s’intéresse aux populations, aux systèmes et à la prévention. Cette branche m’a donné une nouvelle vision de la santé », </em></strong>affirme-t-il. Sans cette découverte, confie-t-il, il aurait probablement choisi la pédiatrie.</p>
<p><strong>Apprendre sans cesse, chercher toujours</strong></p>
<p>Dans un monde scientifique en évolution permanente, Dr Sidibé cultive une discipline simple : apprendre sans relâche. <strong><em>« La meilleure manière de rester à jour, c’est de ne jamais arrêter de lire et de se former en permanence. J’aime chercher »,</em></strong> dit-il. Cette curiosité l’a conduit à développer des collaborations scientifiques avec plusieurs institutions internationales, notamment l’Université de Montréal et l’Université Laval.</p>
<p><strong>Son ambition est de renforcer la santé en Guinée</strong></p>
<p>Mais au-delà des collaborations internationales, son objectif reste profondément tourné vers son pays. <strong><em>« La finalité de tout ce parcours est de rentrer pour apporter notre contribution à la valorisation du secteur de la santé en Guinée »,</em></strong> affirme-t-il. Pour lui, le système sanitaire guinéen doit évoluer vers un modèle plus intégré et plus adapté aux réalités locales.</p>
<p><strong>Un médecin profondément humain</strong></p>
<p>Malgré son parcours et ses ambitions, Seydou Sidibé reste d’une grande modestie. <strong>« Je suis un homme ordinaire »</strong>, dit-il. Son principal défaut, reconnaît-il, est une empathie parfois trop forte. <strong><em>« Mon empathie est tellement poussée qu’elle prête à confusion avec la sympathie, et cela m’empêche parfois de dire non »</em></strong>, dit-il.</p>
<p>Mais c’est peut-être précisément cette sensibilité qui définit le mieux le médecin qu’il est devenu : un professionnel convaincu que la science n’a de sens que si elle reste profondément humaine. Car derrière le médecin et le chercheur, il y a toujours cet enfant de Macenta qui rêvait simplement de soigner les autres.</p>
<p><strong>Mamadou Kindy Bah</strong></p>
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		<title>Mamadou Boundhoukoura Bah : le jeune chercheur qui a transformé un rêve contrarié en vocation pour la science</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Epidémie]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[Chercheur à l’Institut de Recherche en Biologie Appliquée de Guinée (IRBAG) et membre du laboratoire de virologie, Mamadou Boundhoukoura Bah incarne une génération de scientifiques guinéens portés par la rigueur, la patience et la passion. Derrière son parcours se cache une histoire faite d’obstacle]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><strong>De l’enfance agitée au rêve de soigner</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’il évoque son enfance, Mamadou Boundhoukoura Bah sourit. <strong>«<em>J’étais perturbateur, franchement. Tous ceux qui me connaissent sont étonnés de voir ce que je fais aujourd’hui »</em></strong><em>,</em> confie-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais derrière l’image du garçon turbulent se trouvait déjà une sensibilité particulière, une attirance instinctive pour le soin. Cette vocation prend racine auprès de sa grand-mère, souvent malade. Il était donc chargé d’aller chercher le médecin et d’assister la vieille femme. Ces moments ont forgé en lui une idée simple mais puissante : être utile aux autres, à sa famille comme à sa communauté.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un rêve de médecine détourné, mais jamais perdu</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après un parcours scolaire long et exigeant, ponctué de trois tentatives au baccalauréat qu’il décroche en 2010, son rêve de médecine s’éloigne. Il est orienté à l’Institut des Sciences et Techniques (IST) de Mamou, dans le département biologie-chimie. <em><strong>« Moi qui rêvais d’être médecin, je vois la biologie auprès de moi. Mais c’était une opportunité. Je me suis dit : ce n’est pas la destination qui compte, mais ce que je ferai du chemin »</strong>, </em>raconte le chercheur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se lance alors dans les techniques de laboratoire, sans imaginer que cette réorientation deviendrait la porte d’entrée d’une carrière scientifique. Chercheur engagé et contributeur à plusieurs études majeures, aujourd’hui, Mamadou Boundhoukoura Bah est chercheur confirmé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des publications scientifiques à son actif</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il compte plus de sept publications scientifiques, dont plusieurs études en collaboration. La plus récente, en 2025, porte sur la séroprévalence post-Ebola. Son équipe a démontré que les personnes ayant survécu au virus développent des immunoglobulines G anti-Ebola, une avancée utile pour comprendre l’immunité à long terme. Son domaine&nbsp;; la virologie, un champ qu’il décrit comme <strong>« la vie actuelle »</strong>. Pour lui, étudier les virus, c’est contribuer directement à la protection des populations. Patience, rigueur et méditation sont les ressorts d’une vocation déjà célébrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ses qualités, il cite la patience, l’amour du travail bien fait, et une grande capacité d’attention. Son principal défaut<em>, <strong>« Je ne suis pas éloquent »</strong>, </em>reconnaît-il humblement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chercheur confie aussi son besoin de moments d’isolement pour se ressourcer.<br>Sa journée idéale se déroule au bord de la mer, ou dans un lieu calme, consacré à la méditation, pour <em><strong>« réfléchir profondément à moi-même, à mon environnement et au futur »</strong></em>, dit-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Sa thèse, sa priorité absolue et son tremplin pour demain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Actuellement doctorant, il voit l’achèvement de sa thèse comme son défi central.<br><em><strong>« Finir ma thèse, c’est résoudre l’un de mes plus grands problèmes. Je m’en suis toujours rêvé, et aujourd’hui je suis sur le chemin »,</strong> </em>affirme le chercheur. Mais il le souligne :&nbsp;<em><strong>«&nbsp;après ce diplôme, je ne compte pas m’arrêter. La recherche sur les virus est devenue sa mission de vie »</strong>.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un parcours semé d’obstacles, mais jamais de renoncement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les difficultés, il en a connu : contraintes sociales et familiales, défis administratifs, manque de moyens. <em><strong>« Les problèmes ne finissent jamais »</strong>, </em>dit-il simplement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, il avance. Grâce aux conseils reçus, à la formation continue, à l’ouverture internationale, et surtout à la passion. Il voyage, échange, apprend, partage. C’est cela, selon lui, le moteur du jeune chercheur&nbsp;: <em><strong>«&nbsp;Le courage de commencer, la persévérance de continuer&nbsp;»</strong>.</em> Aujourd’hui, son parcours inspire. Lui-même en est conscient.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>« Il y a eu beaucoup de défis relevés. Ce que je fais aujourd’hui, c’était ma passion personnelle. Même un rêve contrarié peut conduire à une vocation encore plus forte&nbsp;»</strong>, </em>s’adressant à la jeunesse.&nbsp; La famille, pilier incontournable chercheur souvent en déplacement, il n’oublie jamais l’essentiel. <strong><em>« Je peux partir deux mois, six mois. Mais la famille reste la famille. C’est une question de complémentarité. Il faut communiquer pour qu’elle comprenne que ce que nous faisons, c’est pour nous tous »,</em></strong>dit le chercheur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parcours de Mamadou Boundhoukoura Bah n’est pas celui d’une ligne droite, mais celui d’une ascension patiente, forgée par les épreuves. Entre ambition scientifique, engagement communautaire, passion pour la virologie et quête de sens, il incarne une nouvelle génération de chercheurs africains, résiliants et déterminés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mamadou Kindy Bah</strong></p>
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		<item>
		<title>Le Dr Alhassane Diallo révèle comment poids et glycémie influencent la survie des diabétiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Face à la hausse inquiétante du diabète de type 2 dans le monde, les chercheurs s’accordent de plus en plus sur l’importance d’une approche globale de la maladie. C’est dans ce contexte qu’une étude dirigée par le Dr Alhassane Diallo, enseignant-chercheur au Département de Santé publique de l’Univer]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Face à la hausse inquiétante du diabète de type 2 dans le monde, les chercheurs s’accordent de plus en plus sur l’importance d’une approche globale de la maladie. C’est dans ce contexte qu’une étude dirigée par le Dr Alhassane Diallo, enseignant-chercheur au Département de Santé publique de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, apporte une contribution scientifique majeure.</strong></p>
<p>Publiée en juin 2025 dans la revue <a href="https://dom-pubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/dom.16561?af=R" target="_blank" rel="noopener">Diabetes, Obesity and Metabolism, cette recherche internationale démontre qu’une simple perte de poids</a>, associée à un meilleur contrôle du sucre dans le sang, peut réduire de manière significative le risque de décès chez les personnes atteintes de diabète de type 2.</p>
<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une méta-analyse de grande ampleur</strong></h3>
<p>Fruit d’une analyse approfondie de <strong>44 essais cliniques</strong> menés à travers le monde, cette étude a porté sur <strong>plus de 274 000 patients</strong>. Ses résultats montrent que <strong>chaque kilogramme perdu</strong> est associé à une <strong>diminution de 3,4 % du risque de mortalité</strong>, tandis qu’une <strong>réduction d’un point de l’hémoglobine glyquée (HbA1c)</strong>, indicateur clé du contrôle glycémique, entraîne une <strong>baisse supplémentaire de 7,6 %</strong> de ce risque.</p>
<p>Selon le Dr Diallo, ces deux paramètres agissent de manière <strong>indépendante mais complémentaire</strong>, contribuant ainsi à <strong>prévenir les complications cardiovasculaires et rénales</strong> souvent liées au diabète.</p>
<p><strong><em>« Nos résultats montrent que pour les personnes diabétiques, même une perte modeste de poids combinée à une meilleure maîtrise du sucre dans le sang peut sauver des vies »,</em></strong> explique le chercheur guinéen.</p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="880" src="https://nramggqwqjyssvcktqyb.supabase.co/storage/v1/object/public/media/articles/1775816450716-z98wu00tx0s.webp" alt="" class="wp-image-4656" style="width:640px;height:auto" title="" /></figure>
</div>
<h2 class="wp-block-heading">Entretien avec le Dr Alhassane Diallo</h2>
<h3 class="wp-block-heading"><strong>UniverSciences&nbsp;: Quelle a été la principale motivation derrière cette étude ?</strong></h3>
<p><strong>Dr Diallo&nbsp;:</strong> Les travaux antérieurs ont montré que les traitements contre le diabète réduisent certains événements cardiovasculaires majeurs, comme les infarctus ou AVC, notamment grâce à la baisse du taux de sucre dans le sang. Cependant, le <strong>bénéfice sur la mortalité toutes causes confondues restait incertain</strong>, de même que le rôle spécifique joué par la perte de poids. Pour répondre à ces deux questions cliniques pertinentes, nous avons voulu déterminer si la réduction du sucre dans le sang et du poids corporel était associée à une baisse du risque de décès et d’événements cardiovasculaires.</p>
<h3 class="wp-block-heading"><strong>UniverSciences&nbsp;: Comment ces résultats peuvent-ils s’appliquer au contexte guinéen</strong><strong> ?</strong></h3>
<p><strong>Dr Diallo&nbsp;:</strong> Nos résultats indiquent que <strong>l’effet bénéfique des traitements contre le diabète de type 2 sur la mortalité passe en partie par leurs effets sur la réduction du poids corporel et de la glycémie</strong>. Chaque baisse de <strong>1 % de l’hémoglobine glyquée</strong> réduit le risque de mortalité de <strong>8 %</strong>, quel que soit l’effet du traitement sur le poids.<br />Et <strong>chaque kilogramme perdu</strong> réduit ce risque de <strong>3 %</strong>, indépendamment de la glycémie. Nous recommandons donc aux patients guinéens de <strong>renforcer les mesures hygiéno-diététiques</strong>, notamment celles visant à contrôler le poids corporel, en parallèle du traitement médical.</p>
<h3 class="wp-block-heading"><strong>UniverSciences&nbsp;: Peut-on obtenir les mêmes bénéfices sans médicament, uniquement par le mode de vie ?</strong><strong></strong></h3>
<p><strong>Dr Diallo&nbsp;:</strong> Les traitements pharmacologiques et les mesures hygiéno-diététiques sont <strong>complémentaires</strong> et doivent être <strong>combinés</strong> pour offrir le plus grand bénéfice au patient.<br />Dans notre étude, les participants, âgés en moyenne de 63 ans, avec un indice de masse corporelle moyen de 31,2 kg/m² et une hémoglobine glyquée moyenne de 8 % suivaient tous un <strong>régime hygiéno-diététique</strong>, en plus des médicaments testés. Cela confirme l’importance d’une <strong>alimentation équilibrée, d’une activité physique régulière</strong> et du <strong>suivi médical</strong> dans la gestion du diabète.</p>
<h3 class="wp-block-heading"><strong>UniverSciences&nbsp;: Quels conseils donneriez-vous aux patients diabétiques pour améliorer leur qualité de vie ?</strong></h3>
<p><strong>Dr Diallo&nbsp;:</strong> Nos résultats renforcent les <strong>recommandations nationales et internationales</strong> : le contrôle du sucre dans le sang et du poids corporel réduit le risque de décès dans les trois ans de 8 %. Le diabète de type 2 est une maladie chronique grave, avec des complications multiples. Le but du traitement est de <strong>prévenir ces complications</strong> et d’améliorer la <strong>qualité de vie</strong>.</p>
<p>Nous recommandons donc aux patients surveiller régulièrement leur <strong>taux de sucre dans le sang</strong> (à jeun et après repas) ; contrôler leur <strong>poids corporel et leur tension artérielle</strong> ; pratiquer une <strong>activité physique régulière</strong> ; respecter les <strong>prises de médicaments</strong> ; adopter un <strong>régime alimentaire sain</strong> : moins de sel, de sucre et d’aliments ultra-transformés, plus de <strong>fruits et légumes</strong>.</p>
<h3 class="wp-block-heading"><strong>UniverSciences&nbsp;: Envisagez-vous de conduire des études cliniques en Afrique de l’Ouest ?</strong></h3>
<p><strong>Dr Diallo&nbsp;:</strong> Oui, je le souhaite vivement. Nous travaillons à développer des <strong>recherches cliniques adaptées aux réalités africaines</strong>, en collaboration avec les autorités sanitaires, les instituts de recherche nationaux et internationaux, et les industriels.<br />L’objectif est de <strong>mieux comprendre les interactions entre métabolisme, obésité et maladies cardiovasculaires</strong> dans nos contextes spécifiques.</p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="698" src="https://nramggqwqjyssvcktqyb.supabase.co/storage/v1/object/public/media/articles/1775816452414-w77zr53n98k.webp" alt="" class="wp-image-4657" style="width:666px;height:auto" title="" /></figure>
</div>
<p>Réalisée en collaboration avec l’Université de Montpellier et l’INSERM (France), cette étude met aussi en évidence l’importance du <strong>contexte local</strong>. En Guinée, le diabète est souvent diagnostiqué tardivement, faute de dépistage systématique.</p>
<p><strong>« Dans nos contextes, il est urgent d’insister sur la prévention, l’éducation nutritionnelle et le dépistage précoce. Ce sont des leviers accessibles et efficaces »,</strong> souligne le Dr Diallo.</p>
<p><strong>Alpha Oumar Bagou BARRY</strong></p>
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			</item>
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		<title>Michael Dieng, un chercheur engagé pour le climat et l’environnement en Guinée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis plus de 16 ans, Michael Dieng met ses compétences scientifiques et pédagogiques au service de la protection de l’environnement et de l’adaptation au changement climatique en Guinée. Né à Ndantawi, un paisible village de la commune urbaine de Mali, il a grandi au cœur de la nature. Son enfance]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis plus de 16 ans, Michael Dieng met ses compétences scientifiques et pédagogiques au service de la protection de l’environnement et de l’adaptation au changement climatique en Guinée. Né à Ndantawi, un paisible village de la commune urbaine de Mali, il a grandi au cœur de la nature.</strong></p>
<p>Son enfance, partagée entre l’école française, l’école coranique et les activités agricoles, a façonné son rapport profond à l’environnement. <strong><em>« Nous aidions nos parents dans les champs, surveillions les récoltes et ramassions le bois mort pour la cuisine »,</em></strong> raconte-t-il. Cette proximité quotidienne avec la terre a nourri sa vocation de protéger la nature et de comprendre les interactions entre l’homme et son environnement.</p>
<p><strong>Des valeurs familiales à la vocation scientifique</strong></p>
<p>Issu d’une famille modeste mais rigoureuse, Michael trouve son premier modèle en son père, ancien combattant de l’armée française et guinéenne. <strong><em>« Il aimait la rigueur, le travail, la sincérité. C’est lui qui m’a appris à servir, à rester droit, même dans les moments difficiles »,</em></strong> se souvient-il.</p>
<p><strong>Comprendre et protéger l’environnement</strong></p>
<p>Dès le collège, Michael choisit un chemin différent de celui de ses frères et sœurs, qui s’orientent vers les sciences sociales. <strong><em>« Je voulais faire la différence »,</em></strong> dit-il.</p>
<p>Il opte pour les sciences expérimentales, avec la conviction de contribuer à la protection du vivant et à la gestion durable des ressources naturelles. Après l’obtention de son baccalauréat en sciences expérimentales en 2003, il intègre l’Institut Supérieur des Sciences de l’Éducation de Guinée (ISSEG), où il décroche un DEUG, une licence et une maîtrise en biologie et géologie.</p>
<p><strong>De l’enseignement à la recherche environnementale</strong></p>
<p>De 2008 à 2018, il enseigne la biologie au Lycée Barry Diawadou de Dabola. Pour lui, <strong><em>« éveiller la curiosité des élèves et leur montrer que la science est une façon de comprendre la vie »</em></strong> est une véritable passion. Son désir d’agir concrètement pour l’environnement le conduit à rejoindre le Centre d’Étude et de Recherche en Environnement (CERE) de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, où il obtient un Master en sciences de l’environnement.</p>
<p>Sa carrière de chercheur débute avec passion, mais non sans obstacles. <strong><em>« Passer de l’enseignement secondaire à la recherche scientifique, c’est une transition exigeante »,</em></strong> explique-t-il. Depuis 2022, il prépare un doctorat interdisciplinaire au sein de l’École Doctorale de la Vie, de la Santé et de l’Environnement de la même université.</p>
<p><strong>Un engagement climatique</strong></p>
<p>Michael Dieng maîtrise des outils modernes d’analyse environnementale tels que QGIS, Python, Power BI et Kobotoolbox, essentiels pour cartographier les zones vulnérables et suivre les projets climatiques. Il participe activement à la coordination des zones clés de biodiversité, à l’inventaire des gaz à effet de serre et à la mise en œuvre de stratégies d’adaptation au changement climatique. Son expertise couvre la gestion durable de l’agriculture, la protection des écosystèmes côtiers et forestiers, ainsi que la prévention des risques liés aux catastrophes naturelles.</p>
<p><strong>Une expérience de terrain au service des communautés</strong></p>
<p>Des zones côtières menacées par la montée des eaux aux projets de conservation de la biodiversité, il a conduit des études, animé des ateliers de sensibilisation et encadré des équipes pour atténuer les impacts environnementaux.<br />Son rêve&nbsp;:&nbsp;<strong><em>«&nbsp;Développer des compétences solides, créer des solutions locales, et surtout, former une génération de jeunes conscients de l’importance de protéger notre environnement&nbsp;», </em></strong>se dit-il.</p>
<p><strong><em>&nbsp;</em></strong>Il a également participé à des initiatives internationales comme le Hackathon Collectif 5 Deltas au Sénégal et le NASA Space Apps Challenge, développant des solutions innovantes face aux risques d’inondation et aux défis climatiques.</p>
<p>Convaincu que la science n’a de valeur que si elle sert la société, il forme et inspire les nouvelles générations d’experts, journalistes et acteurs de terrain. Pour lui, la science et l’engagement collectif sont les clés pour protéger l’environnement et construire un futur durable, il transmet son savoir avec passion et humilité.<br /><strong><em>« Produire de la science, c’est bien. Mais il faut qu’elle serve à résoudre des problèmes réels : la gestion de l’eau, la dégradation des sols, la baisse de la pluviométrie », </em></strong>dit-il.</p>
<p>Sécheresses, érosion côtière, vagues de chaleur, baisse de la pluviométrie, autant de menaces qui pèsent sur l’agriculture, les ressources hydriques et la sécurité alimentaire.<br /><strong><em>« Notre survie dépend des ressources naturelles, mais ces ressources sont aujourd’hui fragilisées »</em></strong>, alerte-t-il.</p>
<p><strong>La science comme mission pour un futur durable</strong></p>
<p>De Ndantawi à Conakry, son parcours témoigne d’une même conviction : protéger la nature, c’est protéger l’avenir. Pour Michael Dieng, la science n’est pas seulement un métier, c’est aussi une mission, un engagement concret pour construire un futur durable et résilient pour la Guinée.</p>
<p><strong>Mamadou Kindy BAH</strong></p>
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		<title>Entre rigueur et ambition : l’ascension du jeune chercheur Tanou Valdez Bah</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans les ruelles animées de Kaporo un quartier de la banlieue, Tanou Valdez Bah a grandi entre les parties de football avec ses camarades et la vigilance de sa mère, unique garçon de sa fratrie. Né en 1997 à Conakry, il regardait dès son enfance les blouses blanches dans les pharmacies, jetant ainsi]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans les ruelles animées de Kaporo un quartier de la banlieue, Tanou Valdez Bah a grandi entre les parties de football avec ses camarades et la vigilance de sa mère, unique garçon de sa fratrie. Né en 1997 à Conakry, il regardait dès son enfance les blouses blanches dans les pharmacies, jetant ainsi les bases de sa passion pour la pharmacie et plus tard, la recherche scientifique. Ses souvenirs les plus précieux restent les séjours au village auprès de sa grand-mère, qu’il qualifie de « moments inoubliables », entre rires, découvertes.</strong></p>
<p>Entre influences familiales et vocation scientifique, son choix de carrière s’est dessiné très tôt. Sa mère souvent malade mais figure inspirante pour lui, l’encourage à viser haut. <strong><em>« Je lui disais tout le temps que je vais faire pharmacie pour lui envoyer des médicaments »,</em></strong> se souviens le jeune chercheur. Autour de lui, les blouses blanches de son oncle et de sa tante, pharmaciens à Conakry, nourrissent son désir de suivre la même voie. <strong><em>« Quand on venait à la pharmacie on voyait les gens en blouse blanche, ça m&#8217;enthousiasmait et je me disais “Bon, moi, c&#8217;est ce que je veux faire” »,</em></strong> ajoute le Dr Tanou Valdez BAH.</p>
<p>Plus tard, le Professeur El hadj Mamadou Seydou BALDE, directeur général de l’institut de recherche et de développement des Plantes médicinales et alimentaire de Guinée (IRDPMAG) marque son orientation vers la recherche par son dévouement à la formation et au partage du savoir, une source d’inspiration majeure dans sa spécialisation.</p>
<p><strong>Un parcours académique accéléré</strong></p>
<p>Élève, Tanou Valdez BAH saute deux classes à l’école primaire avant de poursuivre ses études secondaires, pour obtenir son baccalauréat en 2013. En 2019 il décoche un doctorat d’État en pharmacie, puis un master en pharmacognosie en 2022 à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, avant de décrocher un doctorat en sciences pharmaceutiques et biologiques en cotutelle entre l’UGANC, l’Institut de Recherche et de Développement des Plantes Médicinales et Alimentaires de Guinée et l’Université Libre de Bruxelles.</p>
<p><strong>Chercheur en pharmacognosie et auteur de publications</strong></p>
<p>Spécialiste des produits naturels, ses recherches portent sur les plantes médicinales utilisées dans la prise en charge de maladies comme l’ictère, les parasitoses intestinales, l’infertilité ou le cancer. Ses travaux incluent des tests in vitro sur des lignées cancéreuses et des analyses phytochimiques à l’aide de techniques modernes comme la HPLC et la spectrophotométrie.</p>
<p>Auteur d’une dizaine de publications, il a contribué à des revues scientifiques locales et internationales. <strong><em>« J’ai publié il n&#8217;y a pas longtemps des études sur les plantes utilisées dans les parasitoses et j’ai soumis une publication sur des plantes médicinales utilisées dans la prise en charge du cancer de la prostate, en collaboration avec l’Université Libre de Bruxelles »,</em></strong> affirme le Dr Tanou Valdez BAH.</p>
<p><strong>Des défis financiers surmontés avec ténacité</strong></p>
<p>Comme de nombreux chercheurs guinéens, il a connu des difficultés de financement pour ses études doctorales. <strong><em>« J’avais soumis auparavant deux fois pour une demande de fonds mais malheureusement, je n’ai pas pu avoir accès aux fonds, parce que tout simplement, je n’étais pas fonctionnaire », </em></strong>regrette le Dr BAH.</p>
<p>Finalement, il a pu poursuivre ses rêves grâce à l’appui de l’Institut de Recherche et Développement des Plantes Médicinales et Alimentaire de Dubréka, qui a financé sa thèse. Sa persévérance est sans faille. <strong><em>« Quand je me fixe des objectifs, je les atteins toujours », </em></strong>dit-il.</p>
<p><strong>Une carrière académique en construction</strong></p>
<p>Depuis septembre 2024, Dr Tanou Valdez est assistant à la chaire de Biodiversité, Ethnopharmacologie et Produits Naturels à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Il est également rapporteur à la Cellule Assurance Qualité de l’IRDPMAG et codirige plusieurs thèses.</p>
<p><strong>Discipline, famille et ambitions</strong></p>
<p><strong><em>« Ma famille occupe toujours la première place et elle occupera toujours la première place pour moi », </em></strong>affirme-t-il. Sa passion pour la recherche scientifique est aussi une inspiration qui tire ses origines dans ses loisirs. Car, karatéka, ceinture noire 1er Dan, il applique à sa vie le triptyque «<strong> travail, discipline, succès » </strong></p>
<p><strong><em>« C’est une devise à laquelle je tiens beaucoup et que j’ai même imposée au sein de ma salle de karaté », </em></strong>dit-il.</p>
<p>Pour l’avenir, il se fixe un objectif sans ambiguïté. <strong><em>« Je souhaite&nbsp;devenir professeur d’université d’ici quatre ans et former à mon tour une nouvelle génération de pharmaciens et de chercheurs guinéens.  À l’avenir, ce qui m’intéresse, c’est de combler ce manque d’enseignants de rang magistral au niveau de la faculté de pharmacie… », </em></strong>conclut-il.</p>
<p><strong>Mamadou Kindy BAH</strong></p>
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		<title>Dre Fatoumata Biro : une “allergie d’enfance” trace l’itinéraire d’une passionnée de dermatologie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Aug 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[De son enfance à Conakry aux amphithéâtres de l’UGANC, puis de l’UFHB d’Abidjan et de la Sorbonne Paris-Cité, en passant par les couloirs du CHU Donka, Dre Fatoumata Biro Diallo a fait de la dermatologie bien plus qu’une spécialité médicale, mais plutôt une vocation forgée par la rigueur scientifiqu]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>De son enfance à Conakry aux amphithéâtres de l’UGANC, puis de l’UFHB d’Abidjan et de la Sorbonne Paris-Cité, en passant par les couloirs du CHU Donka, Dre Fatoumata Biro Diallo a fait de la dermatologie bien plus qu’une spécialité médicale, mais plutôt une vocation forgée par la rigueur scientifique, la persévérance et une volonté farouche de soigner. À 36 ans, cette dermatologue guinéenne, aujourd’hui en service à l’hôpital national Donka, incarne une génération de médecins résolument tournés vers l’excellence et l’ouverture internationale.</strong></p>
<p>Née à Conakry, Fatoumata Biro Diallo grandit dans une famille unie mais fait très tôt face à une épreuve douloureuse qui vraisemblablement a forgé son destin. <strong><em>« Quand j’étais enfant, je présentais une allergie au niveau des pieds. On ne savait pas ce que c’était. Ces dermatoses me fatiguaient beaucoup, surtout pendant les examens », </em></strong>se souvient-elle.</p>
<p>Ce vécu douloureux se transformera en moteur. Aujourd’hui encore, elle considère ces épreuves comme un signe. <strong><em>« Je me dis que depuis fort longtemps, c’était tracé. Je devais faire cette carrière médicale et devenir dermatologue », </em></strong>dit-elle.</p>
<p><strong>Le rôle décisif du père</strong></p>
<p>Issu du monde de la recherche, son père nourrit de grandes ambitions pour ses trois filles.<strong><em> « Arrivées en sixième, il nous a dit : “Vous êtes trois filles, je n’ai pas de garçon. J’aimerais qu’il y ait un médecin dans cette famille” »,</em></strong> raconte-t-elle. Si la cadette qu’elle est n’était pas désignée d’office, c’est pourtant elle qui suivra ce chemin. <strong><em>« Mon papa m’a beaucoup inspirée. Il m’a motivée, il m’a dit : tu peux y arriver. C’est ma source d’inspiration »,</em></strong> confie-t-elle.</p>
<p><strong>Un parcours académique jalonné d’excellence</strong></p>
<p>Brillante élève, première de sa classe au primaire, en 2006, elle décroche ses deux baccalauréats à Conakry à seulement 17 ans. Dre Biro intègre la faculté de médecine de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, où elle soutient en 2015 sa thèse de doctorat d’État sur le prurit en consultation hospitalière, un travail salué par le jury avec la mention<strong> « très honorable ».</strong></p>
<p>Désireuse d’aller plus loin, elle s’oriente en 2018 vers l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan pour une spécialisation en dermatologie-vénéréologie. Quatre années d’études rigoureuses l’amènent à soutenir en août 2022 son mémoire de DES, là encore couronné par une mention très honorable.</p>
<p><strong>Abidjan, Bordeaux et Paris, une ouverture internationale</strong></p>
<p>Son parcours est enrichi par une bourse obtenue en décembre 2022 auprès de la Société Française de Dermatologie, qui lui offre un stage de trois mois à l’hôpital Saint-André de Bordeaux. Elle complète ensuite ses compétences avec un certificat de pédagogie universitaire à Abidjan en 2023, une formation en rédaction médicale à Conakry en 2024, ainsi que plusieurs diplômes universitaires. Tenez, en octobre 2024, un DU international connecté sur le VIH, les hépatites virales, la santé sexuelle et les infections émergentes à Sorbonne Paris-Cité, et en juin 2025, un DU en pharmaco-épidémiologie et pharmacovigilance a l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry.</p>
<p><strong>Retour et engagement en Guinée</strong></p>
<p>Malgré les opportunités à l’étranger, son choix est clair : revenir en Guinée pour servir.<br /><strong><em>« Le terminus, c’est ici. On ne peut pas tous partir. Il faut qu’il y ait des gens qui restent pour aider cette population », </em></strong>insiste-t-elle.</p>
<p>Depuis mars 2024, elle exerce comme dermatologue à l’hôpital national Donka. Parallèlement, elle est nommée assistante cheffe de clinique en septembre 2024 à l’Université Gamal Abdel Nasser, où elle transmet son savoir aux futures générations de médecins.</p>
<p><strong>Une chercheuse et une militante de santé publique</strong></p>
<p>Active dans la recherche, elle publie et présente régulièrement ses travaux dans des congrès scientifiques en Guinée et ailleurs. Ses communications abordent des thématiques variées, comme les dermatoses pédiatriques, l’acné en milieu scolaire, les réactions lépreuses atypiques ou encore les tumeurs cutanées rares.<br />Dre Biro s’engage particulièrement contre deux fléaux devenus préoccupants en Guinée. Ce sont les réactions médicamenteuses graves et la dépigmentation volontaire.<br /><strong><em>« C’est un combat pour moi. J’aimerais aider les femmes à accepter leur peau et leur beauté naturelle »,</em></strong> dit-elle avec conviction.</p>
<p><strong>Obstacles et persévérance</strong></p>
<p>Son parcours n’a pas été sans difficultés. De la maladie d’enfance au recouvrement de ses multiples frais d’études à l’étranger, mais aussi son intégration, le chemin est parfois semé d’embûches. <strong><em>« Il y a eu des obstacles financiers, surtout pour ma spécialité en Côte d’Ivoire que j’ai faite sur mes propres fonds », </em></strong>rapporte-t-elle.</p>
<p>Femme dans un domaine exigeant, elle souligne aussi le poids des pressions sociales. <strong><em>« On te dit qu’il faut te marier, faire des enfants. Il faut concilier foyer, recherche et vie personnelle. Ce n’est pas facile »,</em></strong> témoigne le Dre Fatoumata Biro Diallo.</p>
<p><strong>Vie personnelle et philosophie</strong></p>
<p>Mariée, passionnée de sport et de lecture, Dre Diallo revendique un équilibre entre vie familiale et carrière. <strong><em>« J’ai la chance d’avoir un mari qui me comprend parfaitement. Sans lui, mes multiples voyages pour mes formations et conférences scientifiques n’auraient pas été possibles »</em></strong>, reconnaît-elle.</p>
<p>Ses journées, partagées entre soins, enseignement et recherche, la stimulent.&nbsp; «<strong><em> Je préfère les journées mouvementées, ça me passionne, ça me réjouit, ça me donne des ailes »,</em></strong> affirme-t-elle. Pour se définir, elle choisit trois mots simples, mais plein de sens et de vertu. <strong><em>« Ambitieuse, persévérante, courageuse »</em></strong>.</p>
<p>Sa philosophie de vie est à son image, <strong><em>«&nbsp;il n’y a pas de route toute tracée c’est à chacun de tracer son chemin&nbsp;».</em></strong></p>
<p><strong>Mamadou Kindy BAH</strong></p>
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		<title>Pr Alkhaly Doumbouya : « le repos biologique redonne vie à nos mers »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Aug 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Pêche]]></category>
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					<description><![CDATA[Face à la diminution inquiétante des ressources halieutiques, la Guinée a instauré une période de repos biologique allant du 1er juillet au 31 août de chaque année. Une stratégie fondée sur des recherches scientifiques, visant à préserver la reproduction des poissons et à garantir la sécurité alimen]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Face à la diminution inquiétante des ressources halieutiques, la Guinée a instauré une période de repos biologique allant du 1er juillet au 31 août de chaque année. Une stratégie fondée sur des recherches scientifiques, visant à préserver la reproduction des poissons et à garantir la sécurité alimentaire de la population.</strong></p>
<p>Au niveau mondial, <a href="https://pactemondial.org/17-objectifs-developpement-durable/odd-14-vie-aquatique/" target="_blank" rel="noopener">60 % des stocks de poissons sont victimes d’une surpêche insoutenable pour leur reconstitution et seulement 10 %</a> sont prélevés de façon à assurer le renouvellement des espèces avertit <a href="https://unstats.un.org/sdgs/report/2022/The-Sustainable-Development-Goals-Report-2022_French.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>l’ONU</strong></a>. </p>
<p>Le repos biologique est une mesure de protection des ressources halieutiques. C’est une période durant laquelle la pêche est interdite dans certaines zones afin de permettre au stock de poissons de se reproduire, de se reposer et de se reconstituer. Cela implique l’arrêt de toute activité de pêche, surtout dans des zones spécifiques comme la Zone Économique Exclusive (ZEE).</p>
<p><strong>Une mesure appuyée par les scientifiques</strong></p>
<p>Face à la raréfaction progressive des ressources halieutiques le long des côtes guinéennes, les acteurs de la pêche artisanale se tournent vers des solutions durables. Conscients de l’importance de préserver la biodiversité marine pour les générations futures, ils expérimentent désormais le repos biologique.</p>
<p><strong><em>« Après plusieurs années, nous avons constaté une forte diminution des ressources halieutiques en Guinée. L’abondance de poissons a commencé à baisser, contrairement aux périodes antérieures. Nous avons alors décidé, nous aussi, de mettre en place le repos biologique chez nous »,</em></strong> a affirmé le Pr Alkhaly Doumbouya, chercheur, chef du département de gestion du littoral au centre national des sciences halieutiques de Boussoura.</p>
<p><strong><em>« Nous faisons des recherches pour évaluer la biomasse et déterminer le niveau de poissons qu’il est possible de capturer, afin que la ressource se renouvelle et ne disparaisse pas »,</em></strong> a-t-il affirmé.</p>
<p><strong>Applicabilité dans la sous-région et ailleurs</strong></p>
<p>Le repos biologique existe déjà dans d’autres pays, mais en Guinée, la diversité des poissons rend cette mesure encore plus importante. Elle est bénéfique pour la population, pour la pêche artisanale et surtout pour l’avenir de la pêche nationale. <strong><em>« Dans des pays comme le Maroc, la Mauritanie et le nord du Sénégal, le repos biologique s’applique surtout à des ressources mono-spécifiques. En Guinée, nos ressources sont multi-spécifiques. Une fois en mer, on trouve plusieurs types de poissons dans une même zone »,</em></strong> a expliqué le Pr Doumbouya.</p>
<p><strong>L’importance de la biodiversité pour la pêche artisanale</strong></p>
<p>En Guinée, la pêche artisanale reste le pilier de l’alimentation en poisson. Une réalité que rappellent avec fierté les acteurs du secteur, conscients de leur rôle vital dans la sécurité alimentaire du pays. <strong><em>« Nous faisons partie de la pêche artisanale. Nous savons que 80 % de la consommation de poisson en Guinée provient de la pêche artisanale. Au niveau du débarquement, ce sont les poissons frais, et non congelés, qui y sont vendus »,</em></strong> a affirmé Abdoulaye Camara, vice-président du comité de protection de la pêcherie au port de pêche de Boulbinet. </p>
<p><strong><em>« Nous rendons service à la population jour et nuit. Nous collaborons avec l’État, notamment avec le ministère de la Pêche et de l’Économie. Le ministre nous encourage à rapprocher les pêcheurs artisans de l’administration et à continuer de servir la population »,</em></strong> a ajouté Abdoulaye Camara.</p>
<p>Selon le Pr Doumbouya, la pêche artisanale est moins destructrice car elle utilise des filets sélectifs, contrairement aux chalutiers industriels qui ramassent tout, y compris les juvéniles.<br /><strong><em>« C’est pourquoi la pêche artisanale est parfois autorisée durant cette période, contrairement à la pêche industrielle »,</em></strong> a-t-il précisé.</p>
<p><strong>Des résultats visibles et encourageants</strong></p>
<p>Depuis 2019, le repos biologique produit des effets positifs sur la mer. <strong><em>« Deux ans après sa mise en place, les pêcheurs ont remarqué le retour de certaines espèces qu’ils ne voyaient plus depuis longtemps »</em></strong>, a souligné le Pr Doumbouya.</p>
<p>Ces campagnes permettent aussi de mesurer l’état des poissons avant et après le repos biologique. <strong><em>« La première campagne a lieu entre avril, mai et juin, pour évaluer l’abondance des espèces dans la ZEE. La deuxième campagne se tient entre septembre et novembre, pour évaluer les résultats après le repos biologique »</em></strong> selon le Pr Doumbouya.</p>
<p>Les recherches confirment que le repos biologique donne de bons résultats. <strong><em>« Les comparaisons montrent une augmentation de la biomasse, une croissance des juvéniles et une meilleure taille des espèces capturées »,</em></strong> conclut le Pr Doumbouya.</p>
<p>Le repos biologique est donc une mesure essentielle pour assurer la durabilité des ressources halieutiques en Guinée. Il permet non seulement de protéger la reproduction des poissons, mais aussi d’améliorer les conditions de pêche pour les artisans et de garantir la sécurité alimentaire des populations.</p>
<p><strong>Kadiza Sow</strong></p>
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		<title>Pr Lanan « la résistance aux antimicrobiens chez les bovins entraîne une faible productivité animale… »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Élevage]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[Face à la montée silencieuse de la résistance aux antimicrobiens dans le secteur de l’élevage guinéen, le Pr Lanan Soromou, docteur vétérinaire, lance un appel à la vigilance. À travers une étude pilote récemment menée, il dresse un état des lieux préoccupant sur les pratiques vétérinaires et les co]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Face à la montée silencieuse de la résistance aux antimicrobiens dans le secteur de l’élevage guinéen, le Pr Lanan Soromou, docteur vétérinaire, lance un appel à la vigilance. À travers une étude pilote récemment menée, il dresse un état des lieux préoccupant sur les pratiques vétérinaires et les conséquences potentielles de cette menace.</strong></p>
<p><strong>Une étude pionnière pour une réalité alarmante</strong></p>
<p><strong><em>« Nous avons mené une enquête transversale qui a concerné les éleveurs, les techniciens d’élevage, les laboratoires de diagnostic, les pharmacies vétérinaires et les agents des services techniques »,</em></strong> explique le Pr Soromou. L’étude s’est concentrée sur quelques zones pilotes à savoir Forécariah, Kindia, Mamou, et Kissidougou ; en attendant une extension à d’autres localités comme Dabola, Mandiana ou Beyla.</p>
<p>Les premiers résultats mettent en évidence une présence significative de résistances antimicrobiennes chez les animaux, en particulier dans les élevages de volaille, de petits ruminants et de bovins. <strong><em>« Toutes les espèces sont concernées, mais certaines comme la volaille sont plus exposées en raison de leur forte densité et des traitements fréquents »,</em></strong> note-t-il.</p>
<p><strong>Des pratiques à risque</strong></p>
<p>Parmi les causes identifiées, le vétérinaire cite en priorité l’usage anarchique des antibiotiques. <strong><em>« Les antibiotiques sont mal connus, mal utilisés et souvent administrés sans respecter les doses ni les délais de retrait »,</em></strong> alerte-t-il. L’automédication animale et la faible supervision vétérinaire contribuent à renforcer le phénomène.</p>
<p>De plus, la méconnaissance des classes d’antibiotiques et de leur spectre d’action chez les acteurs du terrain : éleveurs comme vendeurs de médicaments, aggrave la situation. <strong><em>« Certains utilisent des antibiotiques inadaptés ou à des moments non indiqués, ce qui favorise la sélection de souches résistantes »,</em></strong> poursuit le Pr Soromou.</p>
<p><strong>Des conséquences qui vont au-delà de l’élévage</strong></p>
<p>Les impacts de cette résistance dépassent largement les frontières du secteur agricole. <strong><em>« Elle entraîne une faible productivité animale, car les traitements deviennent inefficaces face aux germes résistants. Mais elle touche aussi l’humain »,</em></strong> insiste-t-il.</p>
<p>Des résidus d’antibiotiques sont retrouvés dans la viande, le lait, les œufs. Une fois consommés, ces résidus peuvent favoriser la résistance bactérienne chez l’homme. Par ailleurs, les déchets médicamenteux mal éliminés contaminent l’environnement. <strong><em>« Ces résidus finissent dans les jardins, les rivières, et reviennent dans notre assiette sous forme de légumes ou d’eau souillée »</em></strong>, prévient le Pr Soromou.</p>
<p>Pour lutter efficacement contre cette menace, le Pr Soromou prône l’approche <strong>« Une seule santé »</strong>, qui lie santé humaine, animale et environnementale. <strong><em>« Chaque acteur qu’il soit vétérinaire, agronome, médecin, environnementaliste ou sociologue a un rôle à jouer dans cette réponse multisectorielle »</em></strong>, affirme-t-il.</p>
<p>S’il reconnaît l’existence d’un cadre réglementaire sur l’usage des antimicrobiens, il en dénonce les lacunes : <strong><em>« Le problème n’est pas l’absence de lois, mais leur faible application sur le terrain ».</em></strong> Il appelle ainsi à une prise de conscience collective et à un renforcement des dispositifs législatifs existants.</p>
<p><strong>Des actions concrètes et urgentes</strong></p>
<p>Parmi les recommandations prioritaires, le Pr Soromou insiste sur la formation continue des éleveurs, l’équipement et la multiplication des laboratoires vétérinaires de diagnostic, ainsi que la révision des curricula universitaires dans les domaines de la santé et de l’élevage. <strong><em>« L’État a déjà fait beaucoup, mais il faut aller plus loin : équiper davantage les structures existantes et rapprocher les laboratoires des zones de production »,</em></strong> suggère-t-il.</p>
<p>Le Pr Soromou en appelle à une coordination renforcée entre tous les acteurs concernés, car <strong><em>« la santé animale est indissociable de la santé humaine. Protéger l’une, c’est préserver l’autre »</em></strong> conclut-il.</p>
<p><strong>Alpha Oumar Bagou BARRY</strong></p>
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		<title>Dr Bruno Bucheton : « les maladies tropicales négligées » ont des conséquences désastreuses mais….</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Feb 2023 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Les maladies rares, sont le plus souvent négligées ou carrément confondues, pourtant elles existent et parfois très dangereuses pour les populations. Ce vendredi 24 février, elles faisaient l’objet d’échanges à l’occasion du colloque scientifique à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Univers]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les maladies rares, sont le plus souvent négligées ou carrément confondues, pourtant elles existent et parfois très dangereuses pour les populations. Ce vendredi 24 février, elles faisaient l’objet d’échanges à l’occasion du colloque scientifique à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Universciences vous aide à mieux comprendre ce thème avec le Docteur Bruno Bucheton, chercheur à l&#8217;<a href="https://www.ird.fr" target="_blank" rel="noopener">Institut de Recherche pour le Développement</a> (IRD).<br /></strong><br />Les maladies tropicales négligées sont des maladies mal connues par les populations. Elles touchent généralement les populations les plus pauvres qui sont souvent rurales et qui sont éloignées du système de santé. Les maladies tropicales négligées (MTN) constituent un groupe diversifié de 20 affections qui sévissent principalement dans les zones tropicales, où elles touchent plus d’<a href="https://www.who.int/fr/news-room/questions-and-answers/item/neglected-tropical-diseases" target="_blank" rel="noopener">un milliard de personnes dans les communautés les plus pauvres, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)</a>. </p>
<p><strong>Qu’en est-il en Guinée&nbsp;?</strong></p>
<p><strong><em> « En Guinée, il y a au moins 10 ou 12 maladies répertoriées dans la catégorie des maladies tropicales négligées dont : la rage, la schistosomiase qui une maladie aiguë et chronique provoquée par des vers parasites, la lèpre, l’ulcère de buruli, la maladie du sommeil (la trypanosomiase humaine africaine) sur laquelle je travaille, le pian et bien d&#8217;autres encore »</em></strong> a rapporté Dr Bruno, chercheur à l&#8217;Institut de Recherche pour le Développement (IRD).</p>
<p>À en croire les spécialistes, ce sont des maladies à ne pas sous-estimer car elles peuvent bien être fatales à l&#8217;homme.&nbsp;Ces maladies ont des conséquences sanitaires, sociales et économiques désastreuses pour plus d’un milliard de personnes selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).</p>
<p><strong>Les causes&nbsp;?</strong></p>
<p>Elles sont multiples et variées en fonction de la maladie. Ces maladies sont causées principalement par divers agents pathogènes (virus, bactéries, parasites, champignons et toxines). <strong><em>« Il y en a qui sont transmises à transmission vectorielle comme la maladie du sommeil qui est transmise par les mouches tsé-tsé, que l&#8217;on trouve dans certaines régions rurales de l&#8217;Afrique subsaharienne. Ou l’onchocercose qui est transmise par une petite mouche qu’on appelle la simulie, et puis il ya d&#8217;autres maladies qui sont des maladies transmissibles par contact comme la lèpre qu&#8217;on attrape par le touché » </em></strong>a expliqué le Dr Bruno.</p>
<p>Les maladies tropicales négligées (MTN) sont très faciles à transmettre, il est important donc d’en parler et de sensibiliser les populations surtout dans les zones rurales. Les MTN sont souvent transmises par des&nbsp;contacts inter-humain, eau insalubre, nourriture contaminée&nbsp;mais pas uniquement. Une maladie tropicale peut également résulter d&#8217;un contact récurrent avec les animaux, de piqûres de moustiques, de tiques et autres arthropodes.</p>
<p><strong>Les symptômes&nbsp;</strong></p>
<p>Souvent les premiers symptômes au début de la maladie ne sont pas spécifiques. Ils ressemblent un peu à ceux du paludisme, par exemple donc c’est des fièvres, des céphalées entre autres. C’est ce qui fait que souvent les médecins ne les reconnaissent&nbsp;pas. Ils&nbsp;vont penser à un paludisme, ils vont penser à une typhoïde mais ils ne pensent pas à la maladie du sommeil par exemple.&nbsp;<strong><em>«&nbsp;C’est seulement au bout de quelques mois qu&#8217;on passe dans une 2ème phase qui est une phase neurologique ou le parasite passe dans le cerveau et là ça commence à causer des troubles du comportement de la folie, elle devient agressive, des troubles du sommeil, ça ce sont des signes par contre qui sont beaucoup plus spécifiques&nbsp;»</em></strong>&nbsp;a expliqué le chercheur, Dr Burno.&nbsp;</p>
<p>Où pouvons-nous retrouver ces maladies qualifiées de négligées&nbsp;en Guinée ?</p>
<p><strong><em>« Ça dépend des maladies, elles ne sont pas toutes partout. La maladie du sommeil par exemple actuellement on ne la retrouve qu&#8217;en basse côte dans les zones de mangroves. La lèpre c’est quand même une maladie qu&#8217;on va retrouver sur l&#8217;ensemble du pays mais qui est un peu plus vaste aujourd&#8217;hui, l’onchocercose on la retrouve sur le bord des rivières là où vivent les mouches qui transmettent cette maladie » </em></strong>a précisé le Dr Bruno.</p>
<p><strong>Les efforts de lutte&nbsp;</strong></p>
<p>Plusieurs efforts ont été fournis dans le but de vaincre ces maladies appelées tropicales négligées au moment où elles faisaient des ravages. Et aujourd’hui cela devient un souvenir lointain pour bon nombre de personnes, toutefois, la bataille n’est pas encore gagnée.</p>
<p><strong><em>« Si je prends par exemple la maladie du sommeil puisque c’est là-dessus je travaille, les statistiques sont bonnes dans le sens ou la Guinée était vraiment un des pays les plus touchés en Afrique de l’ouest. Il ya eu beaucoup d&#8217;activités de lutte ces 10 dernières années. Et Aujourd’hui on est passé à ce qu’on appelle le seuil d’élimination de la maladie comme problème de santé publique. Ça veut dire qu&#8217;il ya moins de 1 cas pour 10 mille habitants dans les zones endémiques. L&#8217;année dernière on a eu seulement 30 cas de maladies qui ont été dépistés et traités en Guinée. Alors qu’il y en avait beaucoup plus avant » </em></strong>a ajouté Dr Bruno, chercheur à l’IRD.</p>
<p>S’agissant de la prise en charge des malades, beaucoup de ces maladies tropicales négligées notamment la maladie du sommeil, le dépistage est gratuit les tests sont gratuits et le traitement est gratuit.&nbsp;<strong><em>«&nbsp;Les personnes dépistées et diagnostiquées positives à la maladie de sommeil, nous leurs proposons un traitement 100% gratuit&nbsp;»</em></strong>&nbsp;a confirmé le Dr Bruno.</p>
<p>La&nbsp;<a href="https://www.who.int/fr/publications/i/item/9789240010352" target="_blank" rel="noreferrer noopener">feuille de route de l’OMS pour 2021-2030</a>&nbsp;fixe des objectifs ambitieux en matière de lutte intégrée contre bon nombre de ces maladies d’ici à 2030. Les efforts de lutte contre les MTN visent avant tout à offrir des services essentiels à tous ceux qui en ont besoin.&nbsp;</p>
<p><strong>M&#8217;mah Bangoura </strong></p>
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		<title>Maferinyah : « l’agriculture est le pivot de tout développement », affirme Gassim Doumbouya, agronome</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Mar 2022 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[La sous-préfecture de Maferinyah, est située à 75 km de Conakry. Elle couvre une superficie de 500 km2 dont la plupart jadis était cultivable. Aussi, elle regorge d’énormes potentialités agricoles et fait partie des villes qualifiées de grenier en République de Guinée. Dans cette interview accordée]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La sous-préfecture de Maferinyah, est située à 75 km de Conakry. Elle couvre une superficie de 500 km2 dont la plupart jadis était cultivable. Aussi, elle regorge d’énormes potentialités agricoles et fait partie des villes qualifiées de grenier en République de Guinée. Dans cette interview accordée à Universciences.com, Gassim Doumbouya, agronome, dépeint la situation actuelle de l’agriculture et tire la sonnette d’alarme sur les problèmes qui minent ce secteur dans cette localité.</strong></p>
<p><strong>Universciences</strong>: <strong>Comment se présente l’agriculture à Maferinyah ?</strong></p>
<p><strong>Gassim Doumbouya</strong> : j’aime à le dire que l&#8217;agriculture c’est la mamelle du développement. On ne peut jamais naître sans travailler, l’agriculture est le pivot de tout développement. A Maferinyah, nous pratiquons l’agriculture à contre saison, tout comme en plaine pérenne. En contre saison, vous avez les cultures rupicoles ; ça vous avez de pastèque, de gombo, d’aubergines, de piments avec les quatre variétés et encore il y a des plantations à culture pérenne ; il y a des plantations d&#8217;anacardiers. Quand on prend la statistique dans la préfecture de Forécariah, la sous-préfecture Maferinyah regorge la grande superficie d’acajou, seulement à Kokê, il y a 142 hectares d&#8217;anacardiers plantés entretenus et en bonne végétation. A part ça, nous avons une plantation de palmier qui est gérée par la société Mosma qui fait une superficie de 410 hectares en pleine production et bien entretenue. Il y a aussi 510 hectares de palmiers à Madinagbé. Sur ce, il faut le dire sans doute que Maferinyah est une zone agricole pour deux causes, l’hydrographie et le relief parce que quand vous prenez  Maferinyah avec ses 43 444 habitants, nous avons deux grands cours d’eau qui arrosent Maferinyah. Nous avons le Kili qui prend sa source à Bondjon qui traverse Maferinyah, à son Est qui débouche directement dans le second cours d’eau qu’on appelle Sabakouré, au côté Nord dans Fanyé  pour se déverser dans l’océan atlantique à partir de Gbéréyiré. Donc, les deux cours d’eau alimentent Maferinyah sur le plan agricole.</p>
<p><strong>Et sur le plan relief ?</strong></p>
<p>Le relief est uniforme, c’est pour cela que l&#8217;agriculture est pratiquée à Maferinyah sur toutes les formes. Je vous dis que Maferinyah couvrant une superficie de 500 km 2, le relief est uniforme, seulement déversé en des parties Ouest de Kokê pour se rabattre dans la mangrove.</p>
<p><strong>Au-delà de tout ça, est-ce que vous rencontrez des difficultés liées à l’agriculture ici ? </strong></p>
<p>Je vais vous dire d’abord, l’angle de la carte de la Guinée, c’est Forécariah.Tant que Forécariah n’est pas développé, la Guinée ne pourra pas avancer, parce que c’est l’agriculture qui peut développer un pays. L’agriculture à Maferinyah avant il y avait des problèmes d’outil agricole mais avec le gouvernement passé, Forécariah était considéré comme une base logistique de la basse côte. Forécariah a reçu à l’époque dix tracteurs, des moissonneuses batteuses. Avant les labours étaient de 500.000 GNF par hectare, mais avec la politique de l’ancien gouvernement, les labours sont à 300.000 GNF par hectare. Le problème fondamental était les outils et l’engrais parce que l’agriculture c’est la loi du minimum et de restitution, la terre te rend ce que tu lui donne. Quand nous remontons un peu, nous avons une assistance technique de l’Etat avec Lamproca, mais  présentement, il y a la société Topaz qui fait l’assistance technique au niveau de la communauté. À ce jour, on n’a eu à distribuer une quantité équivalente à la mise en valeur de 40 hectares de haricot vert.</p>
<p><strong>Selon vous, le secteur agricole a connu un développement accéléré ces dernières années à Forécariah, mais est-ce que l’agriculture n’a pas un impact négatif sur l’environnement ?</strong></p>
<p>A vrai dire, dans 5 ans si l’Etat ne prend pas ses dispositions, l’agriculture va disparaître à Maferinyah. À ce jour, l’agriculture est asphyxiée, son collet est déjà pincé par une chaîne métallique reposant sur les lotissements des domaines. Le lotissement est un facteur nuisible sur l’agriculture, il joue vraiment sur elle, parce que si nous prenons la zone de Salifouyah, la zone de Wourogbéli, la zone de Kili, c’étaient des zones qui produisaient plus de 600 tonnes de piment par campagne, mais aujourd’hui, on ne peut pas avoir 5 tonnes par zone, tous ces domaines sont lotis et si les domaines sont lotis il ya des problèmes, quand vous partez à Salifouyah aujourd’hui là où on gagnait de manioc, c’est loti. Sur le plan agricole, le développement engagé par le gouvernement précèdent a été appréciable parce que le président Condé a fait l’économie de sa politique et non la politique de son économie. Dès qu’il a attaqué l’économie de sa politique, cela nous a permis de trouver l’engrais qui était payé à 300.000 GNF, est revenu à 135.000 GNF et aussi, l’hectare qui était labouré à 500.000 GNF a été ramené à 300.000 GNF.</p>
<p><strong>Alors dites-nous, comment ces lotissements sont vécus par les agriculteurs</strong> <strong>?</strong></p>
<p>D’abord ce lotissement même la couche religieuse islamique s’est impliquée. Quand tu prends ton domaine, tu fais un lotissement de 10 hectares, dans les 10 hectares lotis, le propriétaire à 12 parcelles à l’hectare, il perd quatre parcelles sur les 10 hectares. Il peut faire cinq ans sans revendre 10 parcelles, parce que le gros lotissement ici à Maferinyah s’est effectué en 1993 dans la zone de Fanyé sur une superficie de 5 hectares jusqu’à nos jours n’est pas fini ; les gens ne peuvent pas travailler dessus, la deuxième bande lotis c‘est celle de Haya là où les gens faisaient le manioc, de la patate, du tarot présentement, c‘est lotis, les parcelles sont là-bas vendues. C&#8217;est-à-dire que l&#8217;agriculture n’est plus pratiquée là-dessus et je vous dis que dans deux ans, on ne pourra plus trouver de manioc à Maferinyah. A l’heure-là il n&#8217;y a pas de domaines cultivables à Maferinyah tout est presque loti.</p>
<p><strong>En tant qu’acteur de l’agriculture, qu’est-ce que vous faites pour préserver les acquis dans le secteur agricole ?</strong></p>
<p>Le Bouton magique, c’est la sensibilisation des acteurs du secteur agricole. Dans cette sensibilisation nous avons trois types, le premier type c’est l’infrastructure il ya une école de formation des planteurs qui a été engagée depuis 1993. Le centre a été construit au temps de l&#8217;ancien ministre de l’agriculture, Makalé Camara, il est bâti sur une superficie de 8.000 mètres carrés, le bâtiment fait trois classes et deux bureaux. Nous invitons des fois des planteurs dans ce centre pour la formation, on les sensibilise non seulement à changer les méthodes culturales, et de l’esprit de vengeance pour que nous puissions faire une agriculture moderne. Deuxième type de sensibilisation, c’est la radio de Forécariah à l’approche de chaque campagne, les jeunesses viennent vers le bureau des agronomes, ils nous demandent de faire un calendrier sur les différentes cultures, parce que si le calendrier n’est pas respecté on n’échoue.  Avant les gens se fient à la météo pour avoir un rendement, mais à Maferinyah on a deux types de météo, on a une plante qu’on appelle météo ; c’est le flamboyant, dès que cette plante donne les fleurs, nous donnons  carrément le calendrier agricole. Nous avons aussi une chute à la hauteur du Kakoulima qu’on appelle Bondjon, dès que nous voyons les premiers écoulements de l’eau, nous donnons aussi le calendrier agricole pour le riz. Le troisième type de météo aussi ce sont  nous-même les agents de terrain, aucune autre sous-préfecture n’a ça si c’est n’est que Maferinyah parce que l’unique centre de formation des planteurs de la Guinée est construit ici.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Lancinet Sidibé, Aissatou Barry et Mamadou Kindy Bah, de retour de Maferinyah pour L’AJSG</strong></p>
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