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	<title>Élevage &#8211; UniverSciences</title>
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	<description>Accès à l&#039;info scientifique</description>
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	<title>Élevage &#8211; UniverSciences</title>
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	<item>
		<title>Peste des petits ruminants, Newcastle, rage : la direction des services vétérinaires alerte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bagou Barry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 09:00:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Élevage]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Ministère de l&#8217;Élevage a publié le bulletin épidémiologique hebdomadaire de la Direction des Services Vétérinaires, couvrant la période du 29 juin au 5 juillet 2026. Ce rapport…]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Ministère de l&rsquo;Élevage a publié le <a href="https://www.elevage.gov.gn/wp-content/uploads/2026/07/FLASH_HEBDOMENDAIRE_S27-DSA_DNSV_ME_PG-.pdf?fbclid=IwRlRTSATUOBVwZG9mBWZkaWQWULX-t6JzuzYBBtjCv-167ozHARQ3M2V4dG4DYWVtAjExAHNydGMGYXBwX2lkCjY2Mjg1NjgzNzkAAR7xaJf92-Qjrr2PGEKc3v_TTgUfxl0OyIB3k_Qx4FnheJMd4VuHycCFyKnj5A_aem_gnErsc6VPVdCkE_3F-kX5w" target="_blank" rel="noopener">bulletin épidémiologique hebdomadaire de la Direction des Services Vétérinaires, couvrant la période du 29 juin au 5 juillet 2026</a>. Ce rapport met en lumière la persistance de plusieurs maladies animales majeures, qui menacent directement la sécurité alimentaire, l&rsquo;économie et la santé publique dans le pays. La Peste des Petits Ruminants et la maladie de Newcastle arrivent en tête des alertes sanitaires.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Peste des Petits Ruminants (PPR) reste la maladie la plus fréquemment signalée sur le territoire national. Pour cette seule semaine, 7 foyers distincts ont été recensés, totalisant 20 cas suspects et provoquant 6 décès chez les ovins et caprins, soit un taux de létalité de 30 % parmi les animaux touchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, la maladie de Newcastle frappe durement la volaille, avec un taux de létalité élevé de 60 %. Les autorités ont enregistré 3 foyers pour 5 cas suspects et 3 mortalités. Le cheptel bovin, quant à lui, subit la présence continue de la fièvre aphteuse, repérée dans 3 foyers avec un bilan de 2 morts.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est quoi la maladie de Newcastle&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La maladie a été découverte en Indonésie en 1926, mais elle a tiré son nom de la ville de Newcastle-on-Tyne, Angleterre, où elle est apparue en 1927. Selon <a href="https://www.woah.org/fr/maladie/maladie-de-newcastle/" target="_blank" rel="noopener">l’Organisation mondiale de la santé animale, la maladie de Newcastle est une maladie présente partout dans le monde</a>, très contagieuse et souvent grave, qui affecte les oiseaux, notamment les volailles domestiques. Elle est due à un virus appartenant à la famille des&nbsp;<em>paramyxoviridae</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La maladie se présente sous trois formes&nbsp; : lentogénique ou faiblement virulente, mésogénique ou moyennement virulente et vélogénique ou très virulente, également appelée «&nbsp;maladie de Newcastle forme exotique&nbsp;». Les souches lentogènes sont très répandues mais occasionnent peu de foyers de maladie. Elle maladie se manifeste généralement par des signes respiratoires mais le tableau clinique peut être dominé par un abattement, des manifestations nerveuses ou des diarrhées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Inquiétudes autour de la pasteurellose et des morsures de chiens</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La pasteurellose bovine suscite de vives préoccupations au sein de la Division Santé Animale. Avec 3 foyers déclarés et un pic de 24 cas suspects, la maladie a déjà entraîné 4 mortalités. Les analyses de laboratoire ont formellement confirmé la positivité de trois échantillons provenant de la préfecture de Labé. En revanche, les dix prélèvements effectués à Tougué dans le cadre de la surveillance de la trypanosomose sont tous ressortis négatifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport consacre également un volet alarmant à la situation des morsures de chiens, avec 15 cas enregistrés durant la semaine. La menace de transmission de la rage est exacerbée par le fait que 40 % des animaux mordeurs étaient errants et n&rsquo;ont pas pu être placés sous observation sanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des disparités dans le fonctionnement des laboratoires</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la diversité de ces risques, le réseau d&rsquo;Épidémiosurveillance (REMAGUI) pointe du doigt une disparité dans les activités des laboratoires nationaux. Si les structures de Labé, Faranah et Kankan ont activement traité ou stocké des prélèvements durant la semaine, les centres de N&rsquo;Zérékoré et le Laboratoire Central Vétérinaire de Diagnostic (LCVD) de Conakry, eux, n&rsquo;ont reçu aucun échantillon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour inverser cette tendance, la Direction Nationale des Services Vétérinaires recommande l&rsquo;intensification des campagnes de vaccination, en particulier contre la Peste des Petits Ruminants et la maladie de Newcastle, ainsi qu&rsquo;un contrôle strict des mouvements d&rsquo;animaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités insistent enfin sur l&rsquo;importance de consolider l&rsquo;approche « Une Seule Santé », qui prône une coordination accrue entre la santé humaine, les services vétérinaires et les acteurs environnementaux pour faire face à cette situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Amadou Dari Diallo</strong></p>
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		<title>Pr Lanan « la résistance aux antimicrobiens chez les bovins entraîne une faible productivité animale… »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Élevage]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[Face à la montée silencieuse de la résistance aux antimicrobiens dans le secteur de l’élevage guinéen, le Pr Lanan Soromou, docteur vétérinaire, lance un appel à la vigilance. À travers une étude pilote récemment menée, il dresse un état des lieux préoccupant sur les pratiques vétérinaires et les co]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Face à la montée silencieuse de la résistance aux antimicrobiens dans le secteur de l’élevage guinéen, le Pr Lanan Soromou, docteur vétérinaire, lance un appel à la vigilance. À travers une étude pilote récemment menée, il dresse un état des lieux préoccupant sur les pratiques vétérinaires et les conséquences potentielles de cette menace.</strong></p>
<p><strong>Une étude pionnière pour une réalité alarmante</strong></p>
<p><strong><em>« Nous avons mené une enquête transversale qui a concerné les éleveurs, les techniciens d’élevage, les laboratoires de diagnostic, les pharmacies vétérinaires et les agents des services techniques »,</em></strong> explique le Pr Soromou. L’étude s’est concentrée sur quelques zones pilotes à savoir Forécariah, Kindia, Mamou, et Kissidougou ; en attendant une extension à d’autres localités comme Dabola, Mandiana ou Beyla.</p>
<p>Les premiers résultats mettent en évidence une présence significative de résistances antimicrobiennes chez les animaux, en particulier dans les élevages de volaille, de petits ruminants et de bovins. <strong><em>« Toutes les espèces sont concernées, mais certaines comme la volaille sont plus exposées en raison de leur forte densité et des traitements fréquents »,</em></strong> note-t-il.</p>
<p><strong>Des pratiques à risque</strong></p>
<p>Parmi les causes identifiées, le vétérinaire cite en priorité l’usage anarchique des antibiotiques. <strong><em>« Les antibiotiques sont mal connus, mal utilisés et souvent administrés sans respecter les doses ni les délais de retrait »,</em></strong> alerte-t-il. L’automédication animale et la faible supervision vétérinaire contribuent à renforcer le phénomène.</p>
<p>De plus, la méconnaissance des classes d’antibiotiques et de leur spectre d’action chez les acteurs du terrain : éleveurs comme vendeurs de médicaments, aggrave la situation. <strong><em>« Certains utilisent des antibiotiques inadaptés ou à des moments non indiqués, ce qui favorise la sélection de souches résistantes »,</em></strong> poursuit le Pr Soromou.</p>
<p><strong>Des conséquences qui vont au-delà de l’élévage</strong></p>
<p>Les impacts de cette résistance dépassent largement les frontières du secteur agricole. <strong><em>« Elle entraîne une faible productivité animale, car les traitements deviennent inefficaces face aux germes résistants. Mais elle touche aussi l’humain »,</em></strong> insiste-t-il.</p>
<p>Des résidus d’antibiotiques sont retrouvés dans la viande, le lait, les œufs. Une fois consommés, ces résidus peuvent favoriser la résistance bactérienne chez l’homme. Par ailleurs, les déchets médicamenteux mal éliminés contaminent l’environnement. <strong><em>« Ces résidus finissent dans les jardins, les rivières, et reviennent dans notre assiette sous forme de légumes ou d’eau souillée »</em></strong>, prévient le Pr Soromou.</p>
<p>Pour lutter efficacement contre cette menace, le Pr Soromou prône l’approche <strong>« Une seule santé »</strong>, qui lie santé humaine, animale et environnementale. <strong><em>« Chaque acteur qu’il soit vétérinaire, agronome, médecin, environnementaliste ou sociologue a un rôle à jouer dans cette réponse multisectorielle »</em></strong>, affirme-t-il.</p>
<p>S’il reconnaît l’existence d’un cadre réglementaire sur l’usage des antimicrobiens, il en dénonce les lacunes : <strong><em>« Le problème n’est pas l’absence de lois, mais leur faible application sur le terrain ».</em></strong> Il appelle ainsi à une prise de conscience collective et à un renforcement des dispositifs législatifs existants.</p>
<p><strong>Des actions concrètes et urgentes</strong></p>
<p>Parmi les recommandations prioritaires, le Pr Soromou insiste sur la formation continue des éleveurs, l’équipement et la multiplication des laboratoires vétérinaires de diagnostic, ainsi que la révision des curricula universitaires dans les domaines de la santé et de l’élevage. <strong><em>« L’État a déjà fait beaucoup, mais il faut aller plus loin : équiper davantage les structures existantes et rapprocher les laboratoires des zones de production »,</em></strong> suggère-t-il.</p>
<p>Le Pr Soromou en appelle à une coordination renforcée entre tous les acteurs concernés, car <strong><em>« la santé animale est indissociable de la santé humaine. Protéger l’une, c’est préserver l’autre »</em></strong> conclut-il.</p>
<p><strong>Alpha Oumar Bagou BARRY</strong></p>
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		<title>Covid-19 à Faranah : les conséquences de la pandémie ont mis le secteur de l’élevage en souffrance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jan 2022 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Élevage]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Les effets du coronavirus sur le secteur de l’élevage sont encore largement qualifiés et se font pleinement sentir dans la vie des éleveurs et des consommateurs de viandes à Faranah. Des évaluations formelles n’ont pas encore été possibles, mais des observations actuelles révèlent des perturbations]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les effets du coronavirus sur le secteur de l’élevage sont encore largement qualifiés et se font pleinement sentir dans la vie des éleveurs et des consommateurs de viandes à Faranah. Des évaluations formelles n’ont pas encore été possibles, mais des observations actuelles révèlent des perturbations dans les filières animales. Le directeur préfectoral adjoint de l’élevage à Faranah, Abdoulaye Dramé, nous a rapporté les difficultés rencontrées jusque-là depuis le début de la pandémie, chez Universciences.</strong></p>
<p>Sans doute le secteur de l’élevage a subi comme d’autres des perturbations énormes dans la bonne marche des activités. Il fallait immédiatement trouver des mesures palliatives pour éviter un arrêt total de la filière.</p>
<p><strong><em>«&nbsp;Le secteur de l’élevage s’était associé à la direction préfectorale de la santé, on a créé une association commune, ‘’ une santé pour tous’’, on a mis en un comité, j’appartenais au comité&nbsp;; on sortait avec l’équipe de la DPS, pour aller dans les sous-préfectures, pour sensibiliser, informer nos parents largement pour pouvoir lutter contre le covid-19&nbsp;»,</em></strong> a rappelle Abdoulaye Dramé, directeur préfectoral adjoint de l’élevage à Faranah.</p>
<p><strong>Les premières dispositions de la Direction</strong></p>
<p>La direction préfectorale de l’élevage de Faranah a elle aussi pris des dispositions allant dans le sens d&#8217; appeler les éleveurs pour plus de vigilance à éviter surtout les viandes d’animaux et aussi de respecter les gestes barrières édictées par l’Agence nationale de sécurité sanitaire.</p>
<p><strong><em>«&nbsp;Dès le début de la pandémie, la direction a demandé à tous les éleveurs d’éviter de prendre contact avec la viande de brousse, présentement. Et encore également d’éviter l’abattage des animaux sauvages, puisqu’on dit que le contact avec ces animaux &nbsp;peuvent être à la base du contact avec la maladie&nbsp;», </em></strong>a expliqué le directeur préfectoral adjoint de l’élevage.</p>
<p><strong>Le secteur fortement touché</strong></p>
<p>Cependant, le secteur de l’élevage a été fortement impacté par le blocage des transhumants et la réduction drastique des échanges dans les marchés hebdomadaires qui ont été fermés par un bon moment.</p>
<p><strong>Le soutien du secteur de l’élevage est prioritaire</strong></p>
<p>Par ailleurs, il faut rappeler l’urgence qui se pose à venir en aide à ce secteur d’activité socio-économique qui est d’une grande importance dans le développement économique d’une nation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Amadou Diallo et Mamadou Kindy Bah, de retour de Faranah, pour l’AJSG</strong></p>
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		<title>Covid-19 en Guinée : le casse-tête des vendeurs de bœufs et de moutons</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Oct 2021 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Élevage]]></category>
		<category><![CDATA[Epidémie]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis le début de la crise sanitaire, la consommation de viande augmente. En revanche, le prix payé aux éleveurs par les vendeurs et la grande distribution diminue. Conséquence&#160;: le transport des animaux du lieu d’achat vers Conakry, est l’équation difficile à résoudre pour ces vendeurs de rum]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis le début de la crise sanitaire, la consommation de viande augmente. En revanche, le prix payé aux éleveurs par les vendeurs et la grande distribution diminue. Conséquence&nbsp;: le transport des animaux du lieu d’achat vers Conakry, est l’équation difficile à résoudre pour ces vendeurs de ruminants. </strong></p>
<p>Dans toute situation difficile, il y a forcément une stratégie à adopter. Les vendeurs de bœufs et de moutons ont refusé de croiser les bras en cette période de crise sanitaire, tout en cherchant à mieux s’adapter face au virus qui est venu leur causer de grosses difficultés. Un coup très dur.</p>
<p><strong>Le marché du bœuf connaît un essor marqué</strong></p>
<p>Le coronavirus touche le marché du bœuf, de la ferme au comptoir du vendeur. La vente animalière locale sous toutes ses coutures connaît un essor marqué depuis le début de la pandémie. Quels sont les plans mis en place pour vendre du bétail à vendre, alors que les problèmes routiers existent&nbsp;?</p>
<p><strong><em>«&nbsp;Il y a des problèmes en route. Ceux qui partent dans les marchés hebdomadaires pour acheter les bœufs et les moutons, en revenant des fois, sont bloqués au niveau des barrages installés pour faire respecter le couvre-feu. Pour pallier cette contrainte, on s’est organiser à faire nos achats très tôt pour pouvoir reprendre le chemin du retour, pour éviter les heures de restrictions&nbsp;», </em></strong>raconte Alpha Oumar Baldé, vendeur de mouton au parc animalier de Dixinn.</p>
<p><strong>Le transport est la cause de la hausse du prix</strong></p>
<p>Le coronavirus a certainement eu une influence sur les affaires des vendeurs, et cela a causé un malentendu, une relation difficile entre acheteurs et vendeurs. La cherté des bœufs et moutons pourrait être liée aux frais de transport.</p>
<p><strong><em>«&nbsp;Les chauffeurs ont augmenté le prix du transport. Si on avait l’habitude de payer une tête à 10.000 FG, ils nous obligent à payer désormais à 20.000 FG. Donc, cela a rendu cher les moutons, par rapport à avant l’arrivée de la pandémie&nbsp;»,</em></strong>&nbsp;indexe Baldé.</p>
<p><strong>Un écoulement trop lent</strong></p>
<p>Certes, les ruminants sont disponibles dans les parcs animaliers, mais l’écoulement rapide de ceux-ci dure longtemps. Cependant, les clients se plaignent toujours de la cherté de la vie.</p>
<p><strong><em>«&nbsp;Bien sûr nos ruminants retardent beaucoup ici. Puisque les clients viennent nous dire que gagner de l’argent en ce moment est très difficile. Il y a certains même qui nous demandent de diminuer le prix pour leur permettre de faire l’achat&nbsp;», </em></strong>affirme ce vendeur de mouton au parc animalier de Dixinn.</p>
<p><strong>Des pertes sont souvent enregistrées</strong></p>
<p>Suite au retard du trajet des marchés hebdomadaires jusqu’aux parcs animaliers, les ruminants meurent des fois, à destination. Face à cela, les pertes sont énormes. <strong><em>« Lorsqu’il y a retard en cours de route, si les moutons sont nombreux dans le véhicule, il ya d’autres qui meurent, des fois, dans un débarquement, l’on peut trouver 6 à 7 morts, c’est une perte énorme&nbsp;», </em></strong>regrette Alpha Oumar Baldé.<strong><em>&nbsp;</em></strong></p>
<p><strong>Eleveurs, vendeurs et acheteurs ont vivent le même mal</strong></p>
<p>Les problèmes engendrés par le covid-19 et les mesures pour s’adapter ont un prix qui a un effet boule de neige jusqu’aux comptoirs des éleveurs, vendeurs et acheteurs du bétail. Le prix qui a augmenté pour certaines pièces de viande rend la situation épouvantable.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Propos recueillis par Aliou Diallo</strong></p>
<p><strong>Décryptage&nbsp;: Amadou Dari Diallo</strong></p>
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		<title>Fria: des effets néfastes de l’usine d’alumine pour l’environnement et la santé publique !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Jan 2021 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Élevage]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Le sujet sur la pollution de l’environnement demeure une équation difficile à résoudre pour les autorités administratives de Fria- 160 km au nord de la capitale Conakry. Bien que les gens parlent moins de ce fléau qui détruit l&#8217;écosystème et cause sans doute des soucis de santé publique, la vi]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le sujet sur la pollution de l’environnement demeure une équation difficile à résoudre pour les autorités administratives de</strong> <strong>Fria- 160 km au nord de la capitale Conakry. Bien que les gens parlent moins de ce fléau qui détruit l&#8217;écosystème et cause sans doute des soucis de santé publique, la ville industrielle vit au rythme de cette pollution avec son lot de dégâts menaçant au jour le jour les populations.</strong></p>
<p>C’est en 1960 déjà, que la première usine d’alumine de l’Afrique dénommée Friguia avait été implantée à Fria à grande pompe. Depuis le four de raffinerie jouxtant les deux tours d’échappement par lesquels s&#8217;échappent des colonnes de fumée, tourne sans arrêt.</p>
<p>La compagnie Rusal l’une des plus grandes sociétés minières au monde fait tourner ses moteurs en produisant de l&#8217;aluminium depuis plusieurs décennies dans la ville. Toutes fois, la pollution de l’atmosphère est devenue de facto un sérieux problème.</p>
<p><strong>Les résidus d’aluminium occasionnent beaucoup de maladies</strong></p>
<p>Au côté de ce phénomène, les résidus d&#8217;aluminium sous forme de poussière se déversent sur les toits des maisons, occasionnant les maladies du cœur, des poumons etc. Les cours d’eau sont également touchés par les déchets que rejette l’usine à partir des canalisations de l&#8217;industrie par où une eau contaminée coule avec des égouts pour déboucher dans certains quartiers.</p>
<p><strong>“L<em>a soude qui coule de l’usine qui se déverse dans le lac a un impact très négatif sur la vie des hommes. L&#8217;ionisation de cette soude dû au soleil crée des picotements sur la peau, provoque des dermatites et de fatigue au niveau de l’organisme chez les hommes et les animaux</em></strong><strong>” </strong><strong> </strong>explique Souleymane Barry, environnementaliste.</p>
<p>Les impacts de la pollution de l’environnement à Fria sont bien réels. L&#8217;état de l&#8217;écosystème se trouve à un stade au-delà des menaces. Pour cette cause qui est non des moindres, Souleymane Barry a vu son projet de reboisement des zones dénudées de Rusal tomber à l’eau<strong>. </strong></p>
<p><strong>“<em>La poudre d&#8217;aluminium est en train de détruire les espaces, les végétaux et les animaux qui nous entourent. Les 15 milles plantes que j’avais mises en pépinière ont été toutes détruites à cause de cette poudre d&#8217;aluminium chaque fois qu’il y a du poudrage de la ville, cette poudre vient tuer les végétaux, finalement le projet n’a pas eu lieu</em></strong><strong>”</strong>, nous a confié Souleymane, dans une voix triste.</p>
<p><strong>L’usine est-elle la principale source de pollution ?</strong></p>
<p>La ville de Fria n’est pas seulement polluée par ce nuage de fumée que dégage l’industrie Rusal. Des dépotoirs d’ordures pullulent un peu partout dans la ville. À l&#8217;entrée de la ville après la gigantesque raffinerie de transformation d&#8217;aluminium, l’on est impressionné par la fumée des ordures ménagères brûlées aux abords des rues. <strong>“<em>les poubelles que les gens brûlent qui se mélangent avec la poussière et la fumée des engins roulants deviennent des nuages de poussière de pollution. A fria les gens respirent très mal</em></strong><strong>,”</strong> alerte l’environnementaliste.</p>
<p>Dans le quartier aviation 1 secteur 4, un dépotoir est improvisé à quelques mètres des habitations. Les citoyens se plaignent des fumées des ordures incinérées<strong>. “<em>Nous sommes tous malades ici, on ne peut rien puisqu’on ne déménage pas notre maison à cause de ce dépotoir,&#8221;</em></strong> se plaint Elhadj Moussa Diallo, né à Fria en 1953.</p>
<p>Les cadres administratifs locaux sont très réticents par rapport à la question de pollution à Fria, certains d’entre eux assurent qu’ils ne voient pas l’impact de la pollution dans la ville. D’autres disent que ce problème de pollution est déjà réglé avec l’installation d’un filtre tombé en panne, il y a quelque temps à l’usine.</p>
<p><strong>La faune et la flore exposés au même titre que l’homme</strong></p>
<p>Les êtres humains ne sont pas les seuls à être touchés par la pollution de l’air. Les plantes, les animaux et les bâtiments peuvent également subir les répercussions de la pollution atmosphérique. Les effets de la pollution atmosphérique sur l’environnement peuvent se ressentir à différentes échelles de la vie de l’homme et de son univers.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> Ibrahima Sory Bah, de retour de Fia pour AJSG</strong></p>
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