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	<title>Agriculture &#8211; UniverSciences</title>
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	<title>Agriculture &#8211; UniverSciences</title>
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		<title>Immersion dans le quotidien des hommes et femmes de la mer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 13:01:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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					<description><![CDATA[Navette à la main, il répète les mêmes gestes depuis quinze ans. Mais cette année encore, la saison des pluies vient compliquer le quotidien d'Ismaël Camara et de tous les pêcheurs artisanaux du littoral guinéen. Une période difficile, mais aussi…]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Navette à la main, il répète les mêmes gestes depuis quinze ans. Mais cette année encore, la saison des pluies vient compliquer le quotidien d&rsquo;Ismaël Camara et de tous les pêcheurs artisanaux du littoral guinéen. Une période difficile, mais aussi nécessaire, puisqu&rsquo;elle correspond au repos biologique qui permet aux ressources marines de se régénérer. </p>
<p>Immersion dans le quotidien de ces hommes et femmes de la mer.</p>
<p>#Guinee #Pêche #Environnement #Info #Océan</p>
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		<title>Au bord du Kakimbo, des femmes maraîchères reprennent leurs terres aux déchets plastiques</title>
		<link>https://universciences.com/au-bord-du-kakimbo-des-femmes-maraicheres-reprennent-leurs-terres-aux-dechets-plastiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 09:57:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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					<description><![CDATA[À Kakimbo, un quartier de Conakry, des maraîchères transforment chaque année des berges envahies par les déchets plastiques en terres fertiles. Une initiative locale qui permet aux femmes d’avoir une activité génératrice de revenus en même temps qu’elles préservent l’environnement.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Kakimbo, un quartier de Conakry, des maraîchères transforment chaque année des berges envahies par les déchets plastiques en terres fertiles. Une initiative locale qui permet aux femmes d’avoir une activité génératrice de revenus en même temps qu’elles préservent l’environnement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Située en plein cœur de la commune de Ratoma à Conakry, la rivière de Kakimbo subit un afflux de déchets plastiques de sources diverses. Il est 16 heures, ce mercredi 22 avril 2026.&nbsp; Sous un soleil déclinant, des tas d’ordures visibles toisent des maraîchers qui entretiennent ou récoltent leurs cultures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sachets plastiques, bouteilles de boissons, morceaux de sacs ou autres objets en plastiques, des tissus éparpillés çà et là grossissent les tas d’ordures. Cette scène n’est pas isolée. Elle illustre la multiplication des dépotoirs sauvages où s’entassent les déchets plastiques dans la capitale. En Guinée, la gestion des déchets constitue un défi environnemental majeur. Dans un <a href="https://www.afrobarometer.org/wp-content/uploads/2024/09/AD857-Guineens-sattendent-a-plus-pour-proteger-lenvironnement-Afrobarometer-11sept24.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sondage </a>réalisé en 2024 par Afro Barometer,  <strong><em>« 82% des répondants disent que les sacs en plastique constituent une source majeure de pollution en Guinée.»</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les mesures&nbsp;<a target="_blank" rel="noreferrer noopener" href="https://youtu.be/uNCmSJQMrsE?si=jTP8lt9Nkji_NtKc"><strong>d’interdiction des plastiques à usage unique</strong></a>&nbsp;annoncées par les autorités du pays, la Guinée reste envahie par ces déchets. Selon la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Djami Diallo,&nbsp;<strong><em>les importations de plastique ont triplé en vingt ans et le pays génère près de&nbsp;</em></strong><a target="_blank" rel="noreferrer noopener" href="https://medd.gov.gn/%F0%9D%97%A0%F0%9D%97%98%F0%9D%97%97%F0%9D%97%97-%F0%9D%97%A9%F0%9D%97%B2%F0%9D%97%BF%F0%9D%98%80-%F0%9D%98%82%F0%9D%97%BB%F0%9D%97%B2-%F0%9D%98%80%F0%9D%98%81%F0%9D%97%BF%F0%9D%97%AE%F0%9D%98%81/"><strong><em>𝟱𝟴𝟬 𝟬𝟬𝟬 𝘁𝗼𝗻𝗻𝗲𝘀&nbsp;</em></strong></a><strong><em>de déchets par an, avec de lourdes conséquences sur l’environnement, la santé et l’économie.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les populations de Kakimbo témoignent des conséquences de cet afflux de déchets plastiques.&nbsp;<strong><em>« Quand les ordures s’entassent pendant l’hivernage, elles peuvent bloquer le pont. L’eau déborde et envahit parfois les maisons »</em></strong>, apprend Daniel Koundouno, habitant du quartier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des femmes redonnent vie aux berges envahies de déchets plastiques</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="908" height="514" src="https://universciences.com/wp-content/uploads/2026/04/image.png" alt="" class="wp-image-1644" style="aspect-ratio:1.7665615141955835;width:679px;height:auto" srcset="https://universciences.com/wp-content/uploads/2026/04/image.png 908w, https://universciences.com/wp-content/uploads/2026/04/image-300x170.png 300w, https://universciences.com/wp-content/uploads/2026/04/image-768x435.png 768w" sizes="(max-width: 908px) 100vw, 908px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Makhissa Camara femme maraîchère au milieu de son potager</strong></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, des femmes refusent de laisser les berges de la rivière Kakimbo à la merci des déchets plastiques. Mères de famille, célibataires ou veuves exploitent ces espaces pour subvenir aux besoins quotidiens de leurs foyers, et empêchent par la même occasion des déchets de s’accumuler année après année à la suite des pluies diluviennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au bord de cette vallée qui traverse la forêt classée de Kakimbo, l’une des aires protégées de Conakry, ces femmes transforment cet environnement menacé en source de vie. <strong><em>« Tous les déchets qui quittent en amont viennent se stocker ici. Pendant la saison sèche, nous vivons sur ces terres. Les ordures nous en privent »</em></strong>, affirme Mariam Bangoura, maraîchère depuis de nombreuses années sur ce site à Kakimbo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des parcelles de choux, de gombos, de carottes, de maniocs, de piments, s’étendent à perte de vue, soigneusement entretenues par des maraîchères infatigables. Munies d’arrosoirs et de houes, des pelles et pioches, elles travaillent chaque jour pour produire des légumes destinés aux marchés locaux et contribuer à l’approvisionnement de la ville. Ce travail dépasse la simple survie économique. Il devient une action régulière d’assainissement, portée par des femmes qui n’ont d’autre choix que de préserver leur environnement pour continuer à produire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un apport reconnu par l’autorité communale :&nbsp;<strong><em>« ces dames qui pratiquent des cultures maraîchères le long de ce cours d&rsquo;eau nous aident un peu selon leurs propres moyens. Elles nous aident à freiner un peu l&rsquo;envahissement de ce cours d&rsquo;eau par des déchets. »&nbsp;</em></strong>a confirmé Aboubacar Camara, Directeur communal de l&rsquo;environnement de Ratoma.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des récoltes qui font vivre des familles entières</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les retombées sont immédiates. Une récolte peut générer jusqu’à 100 000 GNF (environ 11 dollars américain) par maraîchère. Un revenu indispensable pour de nombreuses familles. <strong><em>« Depuis ma naissance j’ai trouvé mes parents travailler ici après eux ça sera à moi de cultiver le potager »</em></strong> a témoigné Makhissa Camara venu récolter les feuilles de manioc pour sa maman. Un vendeur de légumes qui s’approvisionne auprès des femmes maraîchères pour les revendre au marché de Taouyah affirme : <strong><em>« L’école de mes enfants, leur nourriture, le loyer, tout vient de ce travail. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’aspect économique, l’impact est aussi environnemental : le nettoyage des berges contribue à réduire les risques d’inondation et à améliorer le cadre de vie du quartier. <strong><em>« Si nous ne nettoyons pas pendant deux ou trois ans, personne ne pourrait accéder à ce site »</em></strong>, dit Mariam Bangoura. Selon Alseny Camara, un vieil homme venu suppléer sa femme empêchée, « <strong><em>jusqu’à cinq camions de déchets peuvent être évacués sur l’ensemble du site chaque année. » </em></strong>Une fois les berges nettoyées, les femmes reprennent le travail agricole : labourent, sèment et entretiennent des cultures vivrières. <strong><em>« Leur travail contribue directement à l’assainissement de la zone »</em></strong>, témoigne, Daniel Koundouno, cet habitant admiratif du travail de ces femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une solution efficace mais fragile</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="816" height="494" src="https://universciences.com/wp-content/uploads/2026/04/image-1.png" alt="" class="wp-image-1646" srcset="https://universciences.com/wp-content/uploads/2026/04/image-1.png 816w, https://universciences.com/wp-content/uploads/2026/04/image-1-300x182.png 300w, https://universciences.com/wp-content/uploads/2026/04/image-1-768x465.png 768w" sizes="(max-width: 816px) 100vw, 816px" /><figcaption class="wp-element-caption"><a href="https://earth.google.com/earth/d/1akHa1kvRAMDNDLQvlRZghZv_KlrMPK35" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Une infographie montrant l’espace mis en valeur par les femmes</strong></a></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Sur le site d’une superficie d’environ 2 hectares, chaque femme a sa portion de terre à entretenir. Les maraîchères font appel à des travailleurs journaliers, rémunérés selon la quantité de déchets à dégager.&nbsp;<strong><em>« Nous payons des équipes entre 50 000 et 100 000 GNF (entre 5 et 11 dollars américain), selon le travail. Nous n’avons pas le choix, car nous dépendons de ces terres »</em></strong>, précise Mariam Bangoura.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré l’impact perceptible, l’initiative reste fragile. En l’absence de système de collecte adapté, une partie des déchets ramassés est brûlée sur place. <strong><em>« Quand les plastiques sont brûlés, l’air devient irrespirable »</em></strong>, reproche Daniel Koundouno tout en estimant qu’elles n’ont pas d’autres solutions.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="908" height="506" src="https://universciences.com/wp-content/uploads/2026/04/image-2.png" alt="" class="wp-image-1647" style="aspect-ratio:1.7945123172441417;width:620px;height:auto" srcset="https://universciences.com/wp-content/uploads/2026/04/image-2.png 908w, https://universciences.com/wp-content/uploads/2026/04/image-2-300x167.png 300w, https://universciences.com/wp-content/uploads/2026/04/image-2-768x428.png 768w" sizes="(max-width: 908px) 100vw, 908px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Un tas d&rsquo;immondices aux abords des potagers du Kakimbo</strong></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les maraîchères manquent également d’équipements essentiels notamment les pompes d’irrigation, d’engrais organiques, d’outils de travail et de matériels de protection. En absence de mesures concrètes pour mettre fin aux dépotoirs sauvages, le travail se révèle également pénible pour les dames qui doivent reprendre la bataille contre les déchets plastiques chaque saison. En dehors des pluies diluviennes qui charrient les déchets vers le site situé dans un versant, les riverains compliquent la tâche avec des déchets régulièrement jetés dans la nature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fatoumata Camara, une riveraine, dénonce un incivisme persistant :&nbsp;<strong><em>« Nous avons fait assez d’efforts pour empêcher les gens de jeter les ordures ici mais impossible. Parfois c’est la nuit, ils le font au moment où nous sommes couchés. Nous avons porté plainte auprès du chef du quartier mais, rien n’a changé. Nous avons besoin d’aide face à ce fléau. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Article Rédigé par Mamdou Kindy Bah, Mansa Moussa Mara, Boèboè Béavogui et Idiatou Souaré</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Edité par Olivier Riboui et Sally Bilaly Sow</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce reportage a été réalisé dans le cadre du Projet Afri’Kibaaru 2 mis en œuvre par CFI,&nbsp;</strong><strong>avec l’appui financier de l’AFD.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La place des femmes dans l’intégration de la technologie du biodigesteur comme alternative</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 May 2024 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[La transition énergétique à l&#8217;échelle des ménages concerne tout le monde, mais les femmes sont les principales concernées. Plus de 80% des sources d’énergie utilisées dans les ménages guinéens proviennent de la biomasse. Aïssatou Billy Sow consultante en énergie, environnementaliste plaide en]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La transition énergétique à l&#8217;échelle des ménages concerne tout le monde, mais les femmes sont les principales concernées. Plus de 80% des sources d’énergie utilisées dans les ménages guinéens proviennent de la biomasse. Aïssatou Billy Sow consultante en énergie, environnementaliste plaide en faveur des femmes.</strong></p>
<p>La biomasse constitue une source importante d’énergie en Guinée, que ça soit pour la cuisson, le fumage des poissons, l’extraction du sel, la fabrication du charbon et la fabrication des briques rouges (sur la base de la terre), le bois reste indispensable et les femmes sont généralement responsables de la collecte de celui-ci et même l’exécutante. Ce qui entraîne une pénibilité énorme pour elles et donne lieu à des conséquences néfastes sur leur santé et sur l’environnement en raison de la déforestation qu&#8217;elles entraînent.</p>
<p>En introduisant le biodigesteur comme alternative écologique, il contribue à réduire la dépendance des femmes au bois et au charbon du bois, économise leur temps et améliore leur bien-être. Pour Aïssatou Billy Sow, les femmes <strong><em>« doivent être impliquées dès le départ »</em></strong> dans la gestion et la mise en œuvre d’un projet de ce genre tel que le biodigesteur.</p>
<p>Quand elle était au Centre de Recherche Scientifique de Conakry-Rogbanè (CERESCOR) en 1997, elle a bénéficié d’un financement pour la construction de deux biodigesteurs dans la préfecture de Kindia précisément à Tambama. Ces installations avaient permis l’éclairage d’un certain nombre de ménages et l’installation de quatre réchauds pour la cuisine. <strong><em>« Je me rappelle qu’à cette époque les femmes étaient très satisfaites du gaz du fait qu’elles pouvaient utiliser ce gaz pour faire leur cuisine. D’après elles, ce gaz leur évite la fumée qui constitue un grand danger pour leur santé, ça leur permet aussi de réduire la pénibilité de la cuisine par ce qu’elles n’étaient plus obligées de chercher le bois et ensuite elles avaient une meilleure qualité d’hygiène, y avait moins de saletés autour d’elles »</em></strong><em>, </em>se souvient-elle.</p>
<p>L’implication des femmes est indispensable dans la réussite du fonctionnement d&#8217;un biodigesteur. Sur toute la chaîne du fonctionnement de ce dispositif, la femme demeure omniprésente. <strong><em>« Vous n’êtes pas sans savoir que dans notre culture la question d’eau, c’est en général les femmes qui gèrent. Et quand on a un biodigesteur on a besoin d’eau. La bouse de vache, c’est les femmes qui gèrent aussi.  Cet aspect d’utilisation de la bouse de vache est indéniable »</em></strong><em>. </em>Souligne-t-elle.</p>
<p>Pendant longtemps intéressée par la recherche de solutions sur les questions d’énergie écologique, aujourd’hui elle plaide en faveur des femmes pour la gestion de projet de ce genre en particulier au niveau des ménages. <strong><em>« Si les femmes ne sont pas impliquées, le projet ne peut pas aboutir, malheureusement ce n’est pas la tendance dans nos pays, dès qu’on parle de financement, et qu’il s’agit de gérer les fonds c’est les hommes qui gèrent »</em></strong><em> </em>regrette-t-elle.</p>
<p>Le biogaz obtenu à partir du biodigesteur offre plusieurs avantages, notamment la préservation de l’environnement et un aspect économique particulièrement pour les femmes, <strong><em>« quand elles utilisent le biogaz, elles n’ont pas besoin d’acheter du charbon, on sait aujourd’hui le charbon coûte excessivement cher, le prix est passé de 35 000 GNF le sac, à 45 000, 50 000 GNF »</em></strong><em>, </em>ajoute-t-elle.</p>
<p>Il constitue un outil d’autonomisation pour les femmes de ménage en milieu rural. L&#8217;effluent issu du biodigesteur riche en engrais constitue une source de revenus pour les femmes. <strong><em>« Si au niveau des ménages les gens arrivent à produire suffisamment c’est une source de revenu énorme. L’affluent et le compost qui sont des engrais organiques peuvent être vendus, c’est des sources de revenus pour les ménages »</em></strong>, explique Soulemane Bambara, expert de la technologie du biodigesteur.</p>
<p>La technologie du biodigesteur au-delà d’être outil d’épanouissement pour les femmes, répond également à un besoin à dimension sociale, étant donné que les femmes et les enfants sont les plus vulnérables quand il y a conflit. Pour la petite histoire, lors de l’exécution du projet porté par Aïssatou Billy Sow à Tambama, il a permis l’entente et la cohésion entre agriculteurs et éleveurs souvent qui cohabitent sous des vives tensions. <strong><em>« Il y avait notamment un village d’agriculteurs, c’est ce village la qui bénéficiait beaucoup plus de bouse de vache qui était produite à Tambama, et donc quand on a fait la sensibilisation, on les a amené à venir visiter le biodigesteur, on leur a expliqué les avantages du fertilisant qui est obtenu à partir de la production du biogaz pour l’agriculture, et tout de suite, ils ont bien réagis, ils ont dit, mais dans ce cas, ce que vous êtes entrain de faire là peut nous aider à s’entendre avec nos amis éleveurs. Mais si eux, ils peuvent nous donner des fertilisants pour nos champs nous aussi on peut laisser leurs animaux venir divaguer sur nos terres après la période des cultures »</em></strong><em>, </em>se rappelle-t-elle. </p>
<p>L’accès aux biodigesteurs répond à plusieurs besoins notamment la réduction de la consommation du bois comme source d’énergie et garantit une meilleure condition de vie pour les femmes ainsi que leur épanouissement en milieu rural.</p>
<p><strong>Ibrahima Sory Bah et Fanta Barry</strong></p>
<p><em>Ce reportage est réalisé dans le cadre du Projet Terra Africa piloté par CFI Media.</em></p>
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		<title>Mangrove : un écosystème vital en péril dans la zone côtière guinéenne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 May 2024 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[Saviez-vous que les mangroves préviennent l’érosion côtière, améliore la qualité de l&#8217;eau, hébergent, nourrissent et favorisent la reproduction des espaces aquatiques tout en assurant la biodiversité. Elles constituent également un puits carbone par excellence. Mais cet écosystème marin est en]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Saviez-vous que les mangroves préviennent l’érosion côtière, améliore la qualité de l&#8217;eau, hébergent, nourrissent et favorisent la reproduction des espaces aquatiques tout en assurant la biodiversité. Elles constituent également un puits carbone par excellence. Mais cet écosystème marin est envahi par les actions anthropiques et l’urbanisation anarchique nous exposant à des enjeux climatiques inquiétants.</strong>  </p>
<p>Bien que les forêts claires et secondaires soient les plus touchées par la déforestation, la mangrove subit aussi une destruction inquiétante en Guinée. Sur la période entre 2015-2020, elle en a perdu 9 072 hectares de ses surfaces alors qu’en 2014 elle était 217 131 hectares selon la situation des forêts du Niveau de Référence d’émission des forêts (NERF) présenté dans le CDN de la Guinée de 2021. L&#8217;émission liée à la déforestation de la forêt de mangrove est de 2 002 256 kilos tonnes carbone équivalent par an selon le même document.</p>
<p>Cette destruction de la mangrove se matérialise malheureusement à Sondo dans Tabounsou dans la préfecture de Coyah. Tout au long de cette baie, la forêt tropicale que représente la mangrove fait fasse à la construction anarchique et à la coupe du bois au détriment de l&#8217;environnement, de la biodiversité et des communautés riveraines.</p>
<p><strong>Il fait de plus en plus chaud </strong></p>
<p>Autrefois zone humide par excellence, aujourd’hui , rien de tel n’est ressenti dans cette localité. La température monte en ce mois de Mai, les citoyens se plaignent d’une chaleur inhabituelle.<strong><em> « Avant quand tu te couchais, il y avait certes la chaleur mais pas de chauffage. Cependant, entre 1h-2h de la nuit, la fraîcheur prend le relais. Si tu n&#8217;es pas habitué à la fraîcheur tu seras obligé de te couvrir. Mais maintenant, il y a une sorte de chauffage jusqu&#8217;au matin. Même quand tu es assis sous un manguier c&#8217;est un vent chaud qui souffle. Nous sommes sans solution face à ce problème », </em></strong>regrette Bangoura Aboubacar, natif de Sondo.</p>
<p>L’effet anthropique est perceptible sur cette zone, des tas de bois destinés pour la chauffe sont rangés un peu partout, des soubassements pour la clôture des maisons vont jusqu’à l’intérieur de la mangrove. Des signes forme de croix marqués sur certains murs indiquant qu’ils doivent être cassés à cause de leur agression sur la mangrove, parfois par méconnaissance des conséquences.<strong><em> « Ils ignorent les conséquences par rapport à ces coupes de bois là, parce qu’une fois que ces bois là sont coupés, ça dégrade non seulement l’environnement, mais aussi la rareté des espèces de poissons qui ne se développent pas à ce niveau là maintenant, ça devient un problème pour les populations riveraines »,</em></strong> explique Dr Abdoulaye Ibrahima Camara, chercheur au Centre de Recherche Scientifique de Conakry-Rogbanè.</p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" width="828" height="464" src="https://nramggqwqjyssvcktqyb.supabase.co/storage/v1/object/public/media/articles/1775786531872-42kya98pfmy.webp" alt="" class="wp-image-3705" style="width:543px;height:auto" title="" /></figure>
</div>
<p>La dégradation avancée de cette zone a déjà entraîné la disparition des casiers rizicoles qui garantissaient autrefois la sécurité alimentaire des populations riveraines. <strong><em>« Comme vous constatez sur ces sites, c’était des casiers rizicoles, mais à cause de la montée des eaux salines, nous avons perdu une partie de ce terrain », </em></strong>remarque le chercheur.</p>
<p>Tout cela s’explique par la disparition de la mangrove, car elle joue le rôle de protecteur, c&#8217;est-à -dire lorsque la mangrove est coupée ça favorise la montée des eaux salines qui empêche le développement de la culture du riz. La mangrove joue aussi le rôle d’interface entre l’écosystème marin et celui terrestre, « <strong><em>elle joue le rôle écologique parce que c’est là où plusieurs espèces de poissons se reproduisent »</em></strong><em>, </em>précise le Dr Camara.</p>
<p>La mangrove regorge également des vertus thérapeutiques, notamment les rhizophora, les avicennia et d’autres comme les tamarinds qui remplissent une valeur nutritive. <strong><em>« Le rhizophora qu’on appelle kinsi, est un anti-anémie, ça traite l’hémorroïde, les poissons se nourrissent également de ses grains. Quand vous prenez l’avicennia, ça traite la maladie de jaunisse, le palu. Donc vouloir détruire la mangrove, on se fait du mal contre nous », </em></strong>affirme Bangoura Fode Bassy, chercheur au Centre de Recherche Scientifique de Conakry-Rogbanè.</p>
<p><strong>Comment mettre fin à la destruction de la mangrove dans les zones côtière ?</strong></p>
<p>L’une des activités pratiquées dans les zones côtières est la saliculture. Cette activité consiste à chauffer la saumure pour faire évaporer l’eau afin d’obtenir les cristaux de sels à travers des fours traditionnels qui sont à l’origine d’une part à la coupe de la mangrove notamment les rhizophora et les palétuviers. <strong><em>« <strong><em>Il faut échanger les pratiques qui dégradent l’environnement au profit de certaine pratiques plus innovantes et moins polluantes</em></strong>. Aujourd’hui il faut changer ces fours traditionnels en des fours modernes, au lieu que ces fours continuent à utiliser les bois ou les palétuviers issus de la mangrove, ils vont maintenant utiliser le courant ou bien d’autres sources d’énergie pour pouvoir diminuer la fréquence abusive du bois de la coupe de la mangrove », </em></strong>propose Habib Ly, membre de l’ONG, Agir Contre Les Changement Climatique.</p>
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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="580" src="https://nramggqwqjyssvcktqyb.supabase.co/storage/v1/object/public/media/articles/1775816559832-z6io3o1odcn.webp" alt="" class="wp-image-3707" style="width:528px;height:auto" title="" /></figure>
</div>
<p>Le développement des foyers améliorés peut contribuer à réduire la consommation de bois issus de la mangrove. La bâche solaire en est une expérience qui est beaucoup plus sollicitée au niveau des zones côtières, cette solution permet aux femmes de faire leur saliculture à travers l’énergie solaire sans utiliser les bois issus de la mangrove.</p>
<p><strong>La restauration constitue également une approche pour reconstituer les surfaces perdues. </strong></p>
<p><strong>«&nbsp;Les superficies qui sont perdues, nous essayons de les reprendre en passant directement par le reboisement, on a appris avec les scientifiques qu’il y a deux principales espèces qui sont généralement reboisées. Le genre rhizophora et le genre avicenna&nbsp;», </strong>explique Aboubacar Soumah, coordinateur de projet de restauration de la mangrove au sein de l’ONG Guinée Écologie.</p>
<p>Quand les superficies sont grandes parsemées, ils appliquent une autre stratégie appelée régénération du naturel, qui consiste à accompagner la nature à se restaurer. Par exemple sur les zones côtières abandonnées par les communautés, où l’agriculture était pratiquée. Les communautés développent des digues qui bloquent la circulation de l’eau.<strong><em> « Nous, pour favoriser la restauration naturelle de cet écosystème, nous contribuons à anéantir et à aplanir ces digues là, et à restaurer le système de circulation de l’eau. Donc, si les systèmes naturels sont restaurés, les grains sont acheminés directement par les courants de marée et favorise la restauration des zones perdues », </em></strong>souligne Aboubacar Camara.</p>
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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="569" src="https://nramggqwqjyssvcktqyb.supabase.co/storage/v1/object/public/media/articles/1775816563525-829ucr18nm.webp" alt="" class="wp-image-3708" style="width:563px;height:auto" title="" /></figure>
</div>
<p>La destruction de la mangrove entraîne la disparition des ressources aquatiques, et des vertus thérapeutiques qu’elle procure. Elle anéantit également sa capacité de séquestration de carbone, favorisant le réchauffement climatique et des épisodes d’inondations au détriment de ceux qui dépendent d’elle.</p>
<p><strong>Ibrahima Sory Bah et Fanta Barry</strong></p>
<p><em>Ce reportage est réalisé dans le cadre du Projet Terra Africa piloté par CFI Media.</em></p>
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			</item>
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		<title>Moussa CAMARA, prototype d’un jeune qui évolue dans l’innovation (portrait)</title>
		<link>https://universciences.com/moussa-camara-prototype-d-un-jeune-qui-evolue-dans-l-innovation-portrait/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 May 2023 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[NTIC]]></category>
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					<description><![CDATA[Rencontrer le jeune guinéen Moussa Camara, c&#8217;est découvrir un esprit brillant dans le domaine agro-technologique. Il a récemment remporté le prix ORANGE du meilleur projet de l’entrepreneuriat social en Guinée avant d&#8217;être choisi parmi les dix meilleurs projets de ce même concours à l&#8]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Rencontrer le jeune guinéen Moussa Camara, c&#8217;est découvrir un esprit brillant dans le domaine agro-technologique. Il a récemment remporté le prix ORANGE du meilleur projet de l’entrepreneuriat social en Guinée avant d&#8217;être choisi parmi les dix meilleurs projets de ce même concours à l&#8217;échelle Afrique et au Moyen-Orient.</strong></p>
<p>Âgé de 23 ans, Moussa Camara, étudiant en génie électrique à l’université Koffi Annan de Guinée a d&#8217;ores et déjà fait des avancées significatives dans le domaine agro-technologique à travers la création d&#8217;un Kit hydroponique qui permet de faire pousser des plantes dans de l’eau ou encore dans un espace inerte. Cette solution innovante permet de maîtriser plusieurs paramètres notamment la perte des forêts, afin de reconstituer une végétation et aider les agriculteurs à cultiver peu importe la saison avec un bon rendement sur une petite surface agricole exploitable.&nbsp;</p>
<p><strong>Le concept hydroponie</strong></p>
<p>L&#8217;hydroponie est la pratique de l&#8217;agriculture hors-sol. Autrement dit, c&#8217;est la culture de plantes réalisée sans le support d’un sol mais à travers l&#8217;eau. Voilà donc toute la pertinence du projet réalisé par ce jeune Guinéen, Moussa CAMARA encore étudiant. A travers projet de génie, Moussa a participé à plusieurs concours en Guinée et dans le monde.&nbsp;</p>
<p>En Guinée lors du concours Orange du prix de l’entrepreneuriat social où il s&#8217;agissait d’accompagner les jeunes à l’éclosion social tout en ayant des projets scientifiques qui résolvent des problèmes de société.&nbsp;<strong><em>«&nbsp;J’étais en compétition avec plus de 50 projets et j&#8217;ai décroché le premier prix en Guinée, c’était une grande satisfaction pour moi&nbsp;»,&nbsp;</em></strong>se réjouit-il.<strong><em>&nbsp;</em></strong>&nbsp;</p>
<p>Ce prix du meilleur projet a été une opportunité pour le jeune scientifique guinéen pour s’exporter à l’international et de s&#8217;engager dans un concours Afrique et Moyen-Orient de jeune évoluant dans l’innovation agricole.&nbsp;<strong><em>«&nbsp;En Afrique et au Moyen-Orient, la compétition réunissait plus de 1300 projets entrepreneurials dans le domaine de l’agro-technologie. J&#8217;ai donc présenté mon projet hydroponique et j&#8217;ai été retenu parmi les 10 lauréats&nbsp;»,&nbsp;</em></strong>précise le jeune Moussa CAMARA, plein d’émotions sur le visage.</p>
<p><strong>La technologie, un héritage&nbsp;</strong></p>
<p>Natif de Conakry où il a fait son école primaire et secondaire, il a rejoint l&#8217;université à Koffi Annan où il a fait 2 ans de cours préparatoires, avant d&#8217;entamer son cycle d’ingénieur en 2022. Dans un mois, il compte soutenir pour avoir son diplôme d’ingénieur en génie électrique. Le jeune Moussa a toujours été passionné par la technologie, surtout celle agricole.&nbsp;</p>
<p>Pour lui, concilier l&#8217;agriculture et la technologie est plutôt un héritage familial. Son équipe est constituée principalement des membres de sa famille.&nbsp;<strong><em>«&nbsp;Mon papa est un ingénieur chimiste et la maman entreprend dans le domaine de l’agriculture. Il y a aussi une amie qui m’aide dans le business plan mais</em></strong>&nbsp;<strong><em>aussi ma sœur qui réside en France, qui m&#8217;assiste quand je fais mes simulations sur place et lorsque je suis sûr que ma technologie peut marcher, je commande les composants électroniques et je les assemble. Personnellement j’ai la chance d’être épaulé par les parents&nbsp;»,</em></strong>&nbsp;lance Moussa Camara tout en souriant.</p>
<p>Son ambition qui consiste à apporter des solutions technologiques aux problèmes sociaux est née après plusieurs tentatives de rejoindre l&#8217;Eldorado pour apprendre la technologie.</p>
<p><strong><em>«&nbsp;J&#8217;ai essayé plusieurs fois d&#8217;aller en Europe pour étudier ça n&#8217;a pas marché et je me suis dit pourquoi ne pas réaliser maintenant cette ambition ici. C’est dans ce cadre que je me suis lancé tout en mettant en pratique ce que j’apprends et en suivant des cours en ligne aussi pour me perfectionner&nbsp;»,&nbsp;</em></strong>révèle-t-il.</p>
<p>&nbsp;<strong>Innover pour apporter des solutions durables</strong></p>
<p>Si vous êtes amené à travailler avec lui, ne vous inquiétez point. Car, sa devise c&#8217;est la persévérance, la patience et le travail. Mais si vous êtes paresseux dans le travail, vous devez vous en débarrasser, parce qu&#8217;il est colérique, impulsifs.&nbsp;</p>
<p>Avec sa passion, son expertise et sa détermination inspiré par Mountaga KEITA, le patron &#8220;TILIP industries&#8221; et du modèle de développement de la Chine, Moussa CAMARA rêve grand. Sa contribution dans le domaine de l’agro-technologie ne fait que commencer et pourra continuer à révolutionner ce secteur important dans l&#8217;avenir.&nbsp;</p>
<p>Tiens, la Guinée est un pays d&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest, connu pour sa richesse en ressources naturelles, son sol mais essentiellement son potentiel hydraulique. Ce qui permettra donc d&#8217;accélérer et d&#8217;accroître le rendement.<strong><em>«&nbsp;L’avantage est que nous avons la possibilité de cultiver à n’importe quelle saison. Ce qui permettra le ravitaillement fréquent des marchés sans rupture. Donc notre impact se mesure du primaire au tertiaire en passant par le secondaire&nbsp;»</em></strong>, explique le jeune scientifique.&nbsp;</p>
<p>&nbsp;<strong>Des ambitions nobles dans le futur&nbsp;</strong></p>
<p>Déjà, les ambitions ne manquent pas même si les difficultés s&#8217;érigent en des obstacles pour bon nombre de jeunes scientifiques. Moussa CAMARA souhaite être une référence dans son domaine en Guinée. <strong><em>« Je me projette dans l’avenir d’être leader dans la technologie en Guinée. C’est pourquoi mon entreprise que je veux créer a pour ambition d’être la technologie première en Guinée. Pour cela nous avons plusieurs projets à réaliser »,</em></strong> dit-il. Il est conscient qu&#8217;il doit parfaire ses compétences dans ce domaine pour arriver à réaliser son rêve de gosse. Cela, il le dit sans-gêne, mais quand il remue sa langue, ses ambitions jaillissent. <strong><em>« Mon ambition c’est de créer des maisons entièrement autonomes où vous pouvez commander et installer tout ce que vous voulez dans votre maison. Mais aussi de mettre à la disposition des agriculteurs le Kit hydroponique pour les permettre de cultiver n’importe où à n’importe quel moment, restaurer des espaces végétales détruites pour préserver notre environnement </em></strong>» ambitionne Moussa CAMARA.</p>
<p>Par ailleurs, Moussa partage aussi ses connaissances à travers des formations pour amener les jeunes à emprunter le chemin d’entrepreneuriat dans le domaine de l’agro- technologies. Le jeune assure la formation des <a href="https://jatrophahub.org" target="_blank" rel="noopener">tout-petits en robotique au sein de Jatropha Hub</a>, le premier incubateur dans le domaine de la technologie en Guinée. Pour Moussa Camara, l&#8217;état doit impérativement accompagner les jeunes scientifiques dans le cadre de leur formation pour en fin impulser un développement durable de la Guinée. Car pour résoudre les problèmes complexes auxquels le monde est confronté, tels que le changement climatique, les maladies, les épidémies ainsi que les crises alimentaires, les solutions technologiques ont un grand rôle à jouer.&nbsp;</p>
<p><strong>Mamadou Kindy Bah</strong></p>
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		<item>
		<title>IRDPMAG : que retenir du projet d’accompagnement de recherche dénommé « TRAVAPON » ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jan 2023 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[L’Institut de Recherche et Développement des Plantes Médicinales et Alimentaires de Guinée a organisé une journée porte ouverte ce mardi à l’hôtel de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.  L’objectif de cette rencontre était de présenter les résultats du projet TRAVAPON (Transformation et Valo]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’Institut de Recherche et Développement des Plantes Médicinales et Alimentaires de Guinée a organisé une journée porte ouverte ce mardi à l’hôtel de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. </strong></p>
<p>L’objectif de cette rencontre était de présenter les résultats du projet TRAVAPON (Transformation et Valorisation des Produits Naturels). Ce projet financé par la banque mondiale à travers le BOCEJ (Booster les Compétences des Jeunes pour l’Employabilité), sur une période de 24 mois, a permis à former et à accompagner plusieurs jeunes étudiants dans leur recherche scientifique sur les produits naturels. </p>
<p><strong>Du potentiel à valoriser&nbsp;</strong></p>
<p>L’ancien directeur général de l’Institut de Recherche et Développement des Plantes Médicinales et Alimentaires de Guinée mise sur la jeunesse pour la valorisation des produits naturels guinéens. </p>
<p><strong><em>« Nous avons assez de potentiels dans notre pays. J’invite tous les jeunes à poursuivre les formations pour valoriser notre produits locaux, notre flore qui est extrêmement riche. Mais si nous n’exploitons pas, nous perdons et c’est aux jeunes d’y travailler pour y arriver »</em></strong> a affirmé, Pr Mamadou Aliou Baldé, chercheur et ancien directeur général de l’IRDPMAG. </p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://nramggqwqjyssvcktqyb.supabase.co/storage/v1/object/public/media/articles/1775816219223-r2dck2dclc.webp" alt="" class="wp-image-2729" width="461" height="258" title="" /><figcaption class="wp-element-caption">Pr Mamadou Aliou Baldé, <strong><em>chercheur et ancien directeur général de l’IRDPMAG</em></strong></figcaption></figure>
</div>
<p>Au total, 48 étudiants ont bénéficié de ce projet de formations à travers lequel, en plus de l’accompagnement dans leur projet de recherche, ils ont eu des connaissances sur les techniques d’élaboration d’un modèle économique avec cohérence idée et porteur de projet ; les techniques d’élaboration de plan d’affaire ; le Pitch de business model et de business plan; et la technique de communication commerciale institutionnelle et digitale.</p>
<p><strong>Pérenniser les acquis&nbsp;</strong></p>
<p>Pour les responsables du BOCEJ, structure pilote, le sous projet TRAVAPON est certes bouclé, mais il faut continuer à travailler pour valoriser les résultats de recherche.&nbsp;</p>
<p><strong><em>«&nbsp;La meilleure façon d’offrir à un jeune de l’emploi, c’est de lui offrir une bonne formation, et nous au BOCEJ, c’est justement notre vison. Pour cela, nous ne ménagerons aucun effort pour financer les formations. Nous sommes satisfaits de ce sous projet TRAVAPON. Il faut tout faire désormais pour pérenniser les différents acquis&nbsp;»</em></strong>&nbsp;a expliqué Abdoulaye Diallo, gestionnaire de Booster les Compétences pour l’Employabilité des Jeunes.</p>
<p><strong>Satisfaction des bénéficiaires&nbsp;</strong></p>
<p>Les étudiants bénéficiaires du projet se disent satisfaits de cette nouvelle expérience. De l’expérience dans l’élaboration ou la restructuration de projets de recherche notamment. Aissata Kourouma stagiaire au service national de conditionnement des produits agricoles a travaillé sur les céréales : <strong><em>« j’ai remarqué que les céréales ne sont pas valorisées en Guinée et nous en avons beaucoup. L’objectif c’est de lutter contre la malnutrition des enfants. Mon projet dénommé NutriChild vise à valoriser nos céréales pour l’alimentation des enfants » </em></strong>ambitionne la jeune dame.</p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://nramggqwqjyssvcktqyb.supabase.co/storage/v1/object/public/media/articles/1775816221227-tnjv8szhitg.webp" alt="" class="wp-image-2730" width="485" height="272" title="" /><figcaption class="wp-element-caption">Aissata Kourouma, <em>bénéficiaire </em></figcaption></figure>
</div>
<p>La clôture d’un projet appel à l’ouverture d’un autre. L’Institut de recherche se fixe pour objectif d’intensifier les formations pour les jeunes chercheurs afin d’aboutir à la certification des produits locaux guinéens. <strong><em>« C’est vrai que TRAVAPON est fini, mais la recherche doit continuer. Et l’accréditation du programme de master sur la recherche sur les produits naturels est un grand pas sur la continuité de la formation des jeunes. Nous devons continuer pour bénéficier d’autres projets »</em></strong> a expliqué Pr Mohamed Sahar Traoré, directeur général adjoint de l’Institut National de Recherche et Développement des Plantes Médicinales et Alimentaires de Guinée.</p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://nramggqwqjyssvcktqyb.supabase.co/storage/v1/object/public/media/articles/1775816223070-g47boxa22v.webp" alt="" class="wp-image-2731" width="463" height="347" title="" /><figcaption class="wp-element-caption">Pr Mohamed Sahar Traoré, <em><strong>DGA de l&#8217;IRDPMAG</strong></em></figcaption></figure>
</div>
<p>Soutenir la transformation des produits avec des matières premières locales reste un enjeu important et essentiel dans le développement durable de la Guinée.&nbsp;</p>
<p><strong>Alpha Oumar Bagou BARRY</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Journée mondiale de l’environnement : à  Conakry, des défenseurs de la nature donnent leur point de vue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jun 2022 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[En 1972, l’Assemblée Générale des Nations Unies a désigné le 5 juin, comme journée mondiale de l’environnement. La première célébration de l’événement, s’est déroulée en 1974, avec le slogan “Une seule planète Terre”. La même réalité revient et devient d’actualité comme thème encore pour cette année]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En 1972, l’Assemblée Générale des Nations Unies a désigné le 5 juin, comme journée mondiale de l’environnement. La première célébration de l’événement, s’est déroulée en 1974, avec le slogan “Une seule planète Terre”. La même réalité revient et devient d’actualité comme thème encore pour cette année.</strong></p>
<p>En Guinée, des acteurs et défenseurs de l’environnement prennent conscience du danger auquel est exposé notre entourage. Sur cette question qui devient de plus en plus cruciale, ces avant-gardistes s’expriment avec des avis divers et variés. <strong><em>« Il faut retenir que chaque année, les acteurs qui sont intéressés par les problèmes et les enjeux liés à l’environnement se retrouvent pour faire un bilan pour pouvoir proposer des solutions. Donc cette journée, pour nous, est une journée qui est très intéressante pour l&#8217;avenir de l&#8217;environnement, »</em></strong> entame Sory Camara, président de la Fédération des gestionnaires des déchets de Guinée (FEGEDEG).</p>
<p><strong>Le thème retenu de cette année est évocateur </strong></p>
<p>Cette autre actrice, n’est pas simplement observatrice dans le domaine. Elle est quelqu&#8217;un qui a fait beaucoup d&#8217;activités dans ce secteur. <strong><em>« La journée mondiale de l&#8217;environnement est placée sous le thème, ‘’une seule terre’’. Un thème vraiment évocateur par ce que nous n&#8217;avons pas une planète B, nous n&#8217;avons pas une planète de rechange. Avec toute la dégradation qu&#8217;on constate, sur la Biodiversité, surtout que notre pays est un pays que dame nature a doté, un peu plus généreux de tellement de ressources à la fois utile, forestière, faunique et floristique, »</em></strong> décrit Idiatou Camara, administratrice de Radio environnement.</p>
<p>Pour Kadija Sylla, chargée de communication de l’ONG Femme Engagée pour la Salubrité (FES), la problématique de l’environnement doit être un combat commun. <strong><em>« Parlant de cette conception, moi je me dis qu&#8217;on doit nous, les acteurs, mutualiser nos efforts pour qu&#8217;il soit mieux appréhendé par tous. Cela peut nous aider à vivre en symbiose avec la nature, »</em></strong> indique -t-elle.</p>
<p>Le combat est long certes, mais impossible de ne pas le gagner. C’est ce que croit Makan Soumaoro, président de l’Espace Femme-Enfant pour l’environnement. <strong><em>« Ma perception par rapport à l’environnement, il nous permet d&#8217;être en bonne santé. Quand nous sommes dans un environnement sain, il peut nous débarrasser de plusieurs maladies » </em></strong>renchérit cette passionnée de l’environnement.</p>
<p><strong>Un effort collectif est primordial pour espérer obtenir des résultats </strong></p>
<p>Les actions communes sont souvent difficiles à obtenir. Mais pour cet autre acteur, c’est l’une des meilleures voies à suivre pour réussir le pari dans la lutte contre la dégradation notre écosystème. <strong><em>« Cette journée me dit long. Par ce que c&#8217;est une journée de prise de conscience. Cette célébration est loin d&#8217;être une fête, c’est de faire des actions concrètes. Toutes les structures, toutes les ONG devraient se lever pour poser des actes allant dans le sens de la protection de l&#8217;environnement à travers des sensibilisations. Cela doit être une journée où tout le monde mettrait un frein à son activité au quotidien et donner un acte citoyen dans le cadre de l&#8217;environnement, »</em></strong> souligne Laurent François Loua, responsable de la Jeunesse Étudiante Chrétienne.</p>
<p>La journée mondiale de l’environnement se veut historique et collective. Aujourd’hui le constat montre que la lutte contre les changements climatiques et la dégradation que subit l’environnement intéresse tout le monde. <strong><em>« C&#8217;est une journée historique. Une journée pour les écologistes. Alors il va falloir intensifier la communication, je pense que cela peut toucher les décideurs, les présidents de la République par ce que si nous ne réagissons pas, la nature risque de réagir,» </em></strong>affirme Mamady Aminata Touré, président de CIPAD international.</p>
<p>L&#8217;ONG Agir Contre le Réchauffement Climatique (ACOREC) n’est pas en marge des questions environnementales en Guinée. Pour son directeur exécutif, Abdoulaye Gonkou Bah, <strong><em>« La journée mondiale de l&#8217;environnement, est une réintégration, ou réinsertion de l&#8217;environnement dans le comportement quotidien du citoyen. Par ce qu&#8217;aujourd&#8217;hui l&#8217;environnement en Guinée, il est complètement dégradé, dévasté, c’est ce qualificatif que je peux donner. » </em></strong></p>
<p>Pour une meilleure avancée dans le domaine de la protection de l’environnement, les politiques publiques doivent avoir une place importante. C’est cette dynamique que suggère, Amadou Sékou Diakité président du Réseau National de la Société Civile pour l’Environnement et le Développement Durable (RENASCEDD): &#8220;<strong><em>Cette journée, doit être mémorable pour la Guinée, pour quelques raisons. D&#8217;abord la Guinée est un pays stratégique en matière de préservation de l&#8217;environnement, pour la simple raison que tous les grands cours d&#8217;eau qui arrosent la sous-région viennent de la Guinée. La deuxième raison, la politique des autorités actuelles du pays est tournée vers la gouvernance minière&#8221;</em></strong>.</p>
<p><strong>Une plateforme pour inspirer des changements </strong></p>
<p>La journée mondiale de l&#8217;environnement offre avant tout une plateforme mondiale pour inspirer des changements positifs. Elle incite les particuliers à réfléchir à leur mode de consommation, les entreprises à développer des modèles plus écologiques, les agriculteurs et les fabricants à produire de manière plus durable, les gouvernements à investir dans la réparation de l&#8217;environnement, les éducateurs à inciter les élèves à agir et les jeunes à construire un avenir plus vert.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Aliou DIALLO </strong></p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Maferinyah : « l’agriculture est le pivot de tout développement », affirme Gassim Doumbouya, agronome</title>
		<link>https://universciences.com/maferinyah-l-agriculture-est-le-pivot-de-tout-developpement-affirme-gassim-doumbouya-agronome/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Mar 2022 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[La sous-préfecture de Maferinyah, est située à 75 km de Conakry. Elle couvre une superficie de 500 km2 dont la plupart jadis était cultivable. Aussi, elle regorge d’énormes potentialités agricoles et fait partie des villes qualifiées de grenier en République de Guinée. Dans cette interview accordée]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La sous-préfecture de Maferinyah, est située à 75 km de Conakry. Elle couvre une superficie de 500 km2 dont la plupart jadis était cultivable. Aussi, elle regorge d’énormes potentialités agricoles et fait partie des villes qualifiées de grenier en République de Guinée. Dans cette interview accordée à Universciences.com, Gassim Doumbouya, agronome, dépeint la situation actuelle de l’agriculture et tire la sonnette d’alarme sur les problèmes qui minent ce secteur dans cette localité.</strong></p>
<p><strong>Universciences</strong>: <strong>Comment se présente l’agriculture à Maferinyah ?</strong></p>
<p><strong>Gassim Doumbouya</strong> : j’aime à le dire que l&#8217;agriculture c’est la mamelle du développement. On ne peut jamais naître sans travailler, l’agriculture est le pivot de tout développement. A Maferinyah, nous pratiquons l’agriculture à contre saison, tout comme en plaine pérenne. En contre saison, vous avez les cultures rupicoles ; ça vous avez de pastèque, de gombo, d’aubergines, de piments avec les quatre variétés et encore il y a des plantations à culture pérenne ; il y a des plantations d&#8217;anacardiers. Quand on prend la statistique dans la préfecture de Forécariah, la sous-préfecture Maferinyah regorge la grande superficie d’acajou, seulement à Kokê, il y a 142 hectares d&#8217;anacardiers plantés entretenus et en bonne végétation. A part ça, nous avons une plantation de palmier qui est gérée par la société Mosma qui fait une superficie de 410 hectares en pleine production et bien entretenue. Il y a aussi 510 hectares de palmiers à Madinagbé. Sur ce, il faut le dire sans doute que Maferinyah est une zone agricole pour deux causes, l’hydrographie et le relief parce que quand vous prenez  Maferinyah avec ses 43 444 habitants, nous avons deux grands cours d’eau qui arrosent Maferinyah. Nous avons le Kili qui prend sa source à Bondjon qui traverse Maferinyah, à son Est qui débouche directement dans le second cours d’eau qu’on appelle Sabakouré, au côté Nord dans Fanyé  pour se déverser dans l’océan atlantique à partir de Gbéréyiré. Donc, les deux cours d’eau alimentent Maferinyah sur le plan agricole.</p>
<p><strong>Et sur le plan relief ?</strong></p>
<p>Le relief est uniforme, c’est pour cela que l&#8217;agriculture est pratiquée à Maferinyah sur toutes les formes. Je vous dis que Maferinyah couvrant une superficie de 500 km 2, le relief est uniforme, seulement déversé en des parties Ouest de Kokê pour se rabattre dans la mangrove.</p>
<p><strong>Au-delà de tout ça, est-ce que vous rencontrez des difficultés liées à l’agriculture ici ? </strong></p>
<p>Je vais vous dire d’abord, l’angle de la carte de la Guinée, c’est Forécariah.Tant que Forécariah n’est pas développé, la Guinée ne pourra pas avancer, parce que c’est l’agriculture qui peut développer un pays. L’agriculture à Maferinyah avant il y avait des problèmes d’outil agricole mais avec le gouvernement passé, Forécariah était considéré comme une base logistique de la basse côte. Forécariah a reçu à l’époque dix tracteurs, des moissonneuses batteuses. Avant les labours étaient de 500.000 GNF par hectare, mais avec la politique de l’ancien gouvernement, les labours sont à 300.000 GNF par hectare. Le problème fondamental était les outils et l’engrais parce que l’agriculture c’est la loi du minimum et de restitution, la terre te rend ce que tu lui donne. Quand nous remontons un peu, nous avons une assistance technique de l’Etat avec Lamproca, mais  présentement, il y a la société Topaz qui fait l’assistance technique au niveau de la communauté. À ce jour, on n’a eu à distribuer une quantité équivalente à la mise en valeur de 40 hectares de haricot vert.</p>
<p><strong>Selon vous, le secteur agricole a connu un développement accéléré ces dernières années à Forécariah, mais est-ce que l’agriculture n’a pas un impact négatif sur l’environnement ?</strong></p>
<p>A vrai dire, dans 5 ans si l’Etat ne prend pas ses dispositions, l’agriculture va disparaître à Maferinyah. À ce jour, l’agriculture est asphyxiée, son collet est déjà pincé par une chaîne métallique reposant sur les lotissements des domaines. Le lotissement est un facteur nuisible sur l’agriculture, il joue vraiment sur elle, parce que si nous prenons la zone de Salifouyah, la zone de Wourogbéli, la zone de Kili, c’étaient des zones qui produisaient plus de 600 tonnes de piment par campagne, mais aujourd’hui, on ne peut pas avoir 5 tonnes par zone, tous ces domaines sont lotis et si les domaines sont lotis il ya des problèmes, quand vous partez à Salifouyah aujourd’hui là où on gagnait de manioc, c’est loti. Sur le plan agricole, le développement engagé par le gouvernement précèdent a été appréciable parce que le président Condé a fait l’économie de sa politique et non la politique de son économie. Dès qu’il a attaqué l’économie de sa politique, cela nous a permis de trouver l’engrais qui était payé à 300.000 GNF, est revenu à 135.000 GNF et aussi, l’hectare qui était labouré à 500.000 GNF a été ramené à 300.000 GNF.</p>
<p><strong>Alors dites-nous, comment ces lotissements sont vécus par les agriculteurs</strong> <strong>?</strong></p>
<p>D’abord ce lotissement même la couche religieuse islamique s’est impliquée. Quand tu prends ton domaine, tu fais un lotissement de 10 hectares, dans les 10 hectares lotis, le propriétaire à 12 parcelles à l’hectare, il perd quatre parcelles sur les 10 hectares. Il peut faire cinq ans sans revendre 10 parcelles, parce que le gros lotissement ici à Maferinyah s’est effectué en 1993 dans la zone de Fanyé sur une superficie de 5 hectares jusqu’à nos jours n’est pas fini ; les gens ne peuvent pas travailler dessus, la deuxième bande lotis c‘est celle de Haya là où les gens faisaient le manioc, de la patate, du tarot présentement, c‘est lotis, les parcelles sont là-bas vendues. C&#8217;est-à-dire que l&#8217;agriculture n’est plus pratiquée là-dessus et je vous dis que dans deux ans, on ne pourra plus trouver de manioc à Maferinyah. A l’heure-là il n&#8217;y a pas de domaines cultivables à Maferinyah tout est presque loti.</p>
<p><strong>En tant qu’acteur de l’agriculture, qu’est-ce que vous faites pour préserver les acquis dans le secteur agricole ?</strong></p>
<p>Le Bouton magique, c’est la sensibilisation des acteurs du secteur agricole. Dans cette sensibilisation nous avons trois types, le premier type c’est l’infrastructure il ya une école de formation des planteurs qui a été engagée depuis 1993. Le centre a été construit au temps de l&#8217;ancien ministre de l’agriculture, Makalé Camara, il est bâti sur une superficie de 8.000 mètres carrés, le bâtiment fait trois classes et deux bureaux. Nous invitons des fois des planteurs dans ce centre pour la formation, on les sensibilise non seulement à changer les méthodes culturales, et de l’esprit de vengeance pour que nous puissions faire une agriculture moderne. Deuxième type de sensibilisation, c’est la radio de Forécariah à l’approche de chaque campagne, les jeunesses viennent vers le bureau des agronomes, ils nous demandent de faire un calendrier sur les différentes cultures, parce que si le calendrier n’est pas respecté on n’échoue.  Avant les gens se fient à la météo pour avoir un rendement, mais à Maferinyah on a deux types de météo, on a une plante qu’on appelle météo ; c’est le flamboyant, dès que cette plante donne les fleurs, nous donnons  carrément le calendrier agricole. Nous avons aussi une chute à la hauteur du Kakoulima qu’on appelle Bondjon, dès que nous voyons les premiers écoulements de l’eau, nous donnons aussi le calendrier agricole pour le riz. Le troisième type de météo aussi ce sont  nous-même les agents de terrain, aucune autre sous-préfecture n’a ça si c’est n’est que Maferinyah parce que l’unique centre de formation des planteurs de la Guinée est construit ici.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Lancinet Sidibé, Aissatou Barry et Mamadou Kindy Bah, de retour de Maferinyah pour L’AJSG</strong></p>
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		<title>Guinée : la presqu’île de Kaback face à la dangereuse montée des eaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Mar 2022 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Pêche]]></category>
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					<description><![CDATA[Située à 60 Km de la préfecture de Forécariah, la presqu’île de Kaback repose sur une superficie de 270 km2. A l’Ouest et au Sud-Ouest, Kaback prête le flanc à l’océan Atlantique favorisant la montée des eaux et ses corollaires. Ce phénomène récurrent, impact négativement les populations locales dan]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Située à 60 Km de la préfecture de Forécariah, la presqu’île de Kaback repose sur une superficie de 270 km2. A l’Ouest et au Sud-Ouest, Kaback prête le flanc à l’océan Atlantique favorisant la montée des eaux et ses corollaires. Ce phénomène récurrent, impact négativement les populations locales dans la plupart des secteurs d’activités.</strong></p>
<p>Avec les assauts répétés de la mer, les conséquences sont immédiates. Plusieurs villages ont disparu laissant la place aux eaux, au pire de la boue. Ces populations insulaires subissent déjà les conséquences du réchauffement climatique. De ce fait, les habitants craignent la disparition de la presqu’île, puisque le niveau de la mer augmente dangereusement. Face à cette menace, les habitants incombent la responsabilité de couper abusivement la mangrove et la non protection de l’environnement.</p>
<p>Ibrahima Sory Sylla, agriculteur, se souvient de la vie d&#8217;antan : <strong><em>« En 1970  quand je suis venu ici, il y avait assez de bâtiments, on cultivait du riz, de la banane, de la tomate aussi. Mais, l’eau a envahi ici plusieurs fois, les habitants ont quitté pour se réfugier sur la terre ferme. Quant à moi je suis resté. Parfois, quand les vagues viennent, on monte sur les arbres, et si elles se retirent, on prend des pelles pour réparer la digue, mais on est impuissant face à la montée des eaux. On a vraiment peur de ce qui pourrait arriver demain même si certains sont responsables de l’avancée des eaux en coupant abusivement la mangrove le long de la côte Ouest »,</em></strong> s’inquiète-t-il.</p>
<p><strong>Des risques planent sur la presqu&#8217;île de Kaback</strong></p>
<p>La Fonte des glaces dans les deux pôles du globe terrestre, la destruction de la mangrove tout au long des côtes Atlantiques, ou bien encore la poussée de la mer à Conakry, quelques soient les causes, la sous-préfecture de Kaback vit les assauts répétés de l’océan Atlantique depuis plusieurs années. Ce phénomène conduit peu à peu à la disparition prématurée de la terre ferme de la presqu’île de Kaback. A ce jour, la digue de ceinture supposée retenir l’avancée de l’Océan a cédé par endroit. <strong><em>« Si rien n’est fait  d’ici, 5 ans, la sous-préfecture de Kaback risque d’être absorbée par l’océan Atlantique »,</em></strong> indique le caporal-chef, Lansana Mansaré,  conservateur de la nature à Kaback.</p>
<p><strong> </strong><strong>Les digues ont cédé à la pression de l’Océan</strong></p>
<p>En 1954, la société DUMEZ a exécuté les travaux d’aménagement de 1.500 hectares assorti de la construction d’une digue de ceinture. Aussitôt dégradée, il a fallu l’intervention de la Chine en 1975, pour réhabiliter les espaces cultivables et renforcer la digue qui avait cédée à l’époque. Malgré ces efforts,  la solution sera de courte durée. En 1978, la Chine avait procédé à la reconstruction totale de la digue et la réhabilitation de 850 hectares. <strong><em>« C’est avec des troncs de palmiers et de sacs de sable que cette digue avait été construite, raison pour laquelle elle n’a pas tenu assez longtemps »,</em></strong> affirme le caporal-chef.</p>
<p>Pour répondre à l’appel des populations locales, la société RAZEL<strong> </strong>a entrepris des travaux de réhabilitation de plusieurs hectares en construisant entièrement la digue de ceinture sur une longueur de plus de 9.500 mètres.</p>
<p><strong> </strong><strong>L’espace cultivable s’est rétrécit à Kaback</strong></p>
<p>Jadis qualifiée de grenier de la préfecture de Forécariah à cause de l’immensité de son potentialité agricole, la sous-préfecture de Kaback à presque perdu sa notoriété à cause de la montée des eaux. Avec une population d’environ 28.105 habitants, l’agriculture et la pêche sont les principales activités sur la presqu’île. <strong>« <em>Sur une digue de ceinture de 8 km, ce sont plus 3.000 hectares qui ont été aménagés à Kaback, mais malheureusement, l’eau salée a détruit plus de 2.500 hectares </em>»,</strong> estime Elhadj Kollet Youla, président du groupement agricole &#8220;MANQUE&#8221; de Kaback.</p>
<p><strong> </strong><strong>« <em>Ici, on fait une agriculture diversifiée. Avant mon groupement composé de 360 membres pouvait travailler jusqu’à 50 hectares, mais à cause de l’assujettissement de nos domaines, il est impossible d’avoir 10 hectares</em> »,</strong> ajoute le président du groupement agricole.</p>
<p><strong> </strong><strong>Les pêcheurs de Kaback dans l’impasse </strong></p>
<p>A côté de l’agriculture, la pêche est aussi victime de la montée des eaux. Il faut aller très loin dans la mer et risquer dans la profondeur des eaux pour ramener très peu de poissons. <strong>« <em>La quantité de poisson qu’on pouvait offrir gratuitement à un visiteur, c’est effectivement la même quantité de poisson qu’un grand pêcheur peut ramener à ce jour </em>», </strong>souligne Yarie Seydou Camara, président des pêcheurs de Kaback.</p>
<p>Pour faire face aux inquiétudes des populations de Kaback, le gouvernement guinéen a pris des dispositions pour entretenir les parties endommagées de la digue de ceinture.</p>
<p><span style="font-weight: 600">Mamadou Kindy BAH</span></p>
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		<title>Boffa &#124; Koba : « nos plaines agricoles chôment faute de moyens », rapporte le Directeur préfectoral de l’agriculture</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Mar 2022 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[Dr Alseny Camara, connaît très bien le dossier agricole de la préfecture de Boffa et de ses sous-préfectures, comme la paume de sa main. Depuis des années, il ne cesse de constater l’impuissance de l’Etat de pouvoir faire exploiter ces belles plaines à potentialités inimaginables, pour une autosuffi]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dr Alseny Camara, connaît très bien le dossier agricole de la préfecture de Boffa et de ses sous-préfectures, comme la paume de sa main. Depuis des années, il ne cesse de constater l’impuissance de l’Etat de pouvoir faire exploiter ces belles plaines à potentialités inimaginables, pour une autosuffisance alimentaire des populations locales et urbaines. Dans la commune rurale de Koba, l’agriculture est l’une des activités les plus pratiquées. Cette sous-préfecture a plusieurs plaines agricoles qui répondent à tous les types de culture. Mais les difficultés auxquelles la direction, les techniciens et les paysans sont confrontés, notamment le manque de crédit de fonctionnement, l’insuffisance des moyens logistiques font que le secteur peine sérieusement à décoller. Interview.</strong></p>
<p><strong>Universciences : Alors que Koba est une zone agricole de référence, dites-nous comment se porte la direction préfectorale présentement ?</strong></p>
<p><strong>Dr Alseny Camara</strong> : La direction préfectorale est un service placé sous la tutelle du ministère de l’agriculture. Nous avons pour rôle  de gérer, de coordonner et collaborer avec toutes les ONG et autres structures évoluant dans le cadre de l’agriculture. Nous avons encore une mission qui est confiée par l’Etat, la gestion de tous les producteurs. Nous avons aussi une autre mission très importante, nous tissons de bons rapports de collaborations et de partenariats avec les ONG qui évoluent dans le cadre du secteur de l’agriculture. Alors pour le bon fonctionnement de ce service, nous avons d’autres structures techniques avec lesquelles nous travaillons. Premièrement, nous avons une section de génie rural ; deuxièmement, nous avons une section de protection des végétaux et des denrées stockées ; troisièmement, nous avons une section promotion rurale et quatrièmement, nous avons une cellule des statistiques agricole. A cela s&#8217;ajoutent deux autres cellules, le centre de conditionnement de Koba et la station de recherche agronomique de Koba.</p>
<p><strong>Quels sont les bassins de productions agricoles de Koba ?</strong></p>
<p>Boffa a une grande chance par rapport aux autres préfectures. C’est que Boffa a une haute potentialité agricole qui s’explique tout simplement par les quatre écosystèmes que nous rencontrons ici. Nous pratiquons le riz de mangrove, le riz du bas fond, le riz de plaines et le riz de la montagne. Ce qui fait que même en contre saison, nos populations peuvent se servir du peu de grenier qu’elles ont pu garder. Il y a aussi des bassins agricoles qui se trouvent aussi à Koba, pas seulement dans notre préfecture. C’est la commune rurale de Koba, la deuxième, c’est la commune rurale de Tougnifily, la troisième c’est la commune rurale de Doupourou. Sans oublier, la commune de Mankountan. Si vous prenez Koba par exemple, avec toutes ses potentialités, vous verrez qu’on a des superficies qui peuvent aller jusqu’à 17 mille hectares. Ces raisons s’expliquent tout simplement par ce qu’il ya de plaines, il ya la mangrove et il ya l’arrière mangrove. Vous prenez les plaines de Mankountan qui se chiffres jusqu’à 9400h, vous prenez la plaine de Tougnifily qui peut aller jusqu’au-delà de 16000h. Vraiment, nous avons des potentialités agricoles tellement vastes.</p>
<p><strong>Quelles sont les difficultés liées à l’exploitation de ces bassins agricoles ?</strong></p>
<p>Au niveau de ces bassins agricoles, nous rencontrons d’énormes difficultés. La première des choses où il y a des avantages, il y a aussi des inconvénients. Les difficultés que nous rencontrons sont entre autres : l’insuffisance des aménagements, la montée Saline, les maladies des cultures. Mais si vous prenez le cas de Koba, dès fois il y a une variation climatique que les paysans ne peuvent pas maîtriser, c’est-à-dire le non-respect du calendrier agricole et surtout la mauvaise gestion de l’eau par les usagers dans ces périmètres.</p>
<p><strong>Cela s’explique par quoi ?</strong></p>
<p>Cela s’explique par la non maitrise du calendrier agricole et comme je l’ai dit au départ ; Il y a des périodes où il pleut beaucoup, il y a aussi des périodes où la pluie n’est pas intense. Pour parer à cela, les producteurs de Koba ont une solution : ils font une pépinière sèche et une pépinière humide. Les pépinières humides, c’est celle qui est installée dans les rizières. Quand ces pépinières sont installées dès fois qu’est-ce que nous remarquons, quand il y a inondation ces jeunes plants sont à la hauteur flottante, qu’est-ce que nous remarquons, c’est la pourriture de ces plans. Il y a encore des submersions dans les casiers parce qu’ils ne maîtrisent pas.</p>
<p><strong>Qu’est ce qui provoque aujourd’hui la montée saline dans ces plaines agricoles ? </strong></p>
<p>C’est parce que les fonds de mer ont lâché. Les partiteurs, les tranquillisants, les coursiers. Tout ce que vous connaissez comme ouvrage de franchissement tous ont lâché, par ce qu’ils sont dans un état de vétusté, donc ils peuvent répondre à ces conditions de culture. Parfois il y a des aménagements qui sont faits qui ne répondent pas aux critères, les délais d’exécution ne sont pas respectés.</p>
<p><strong>Quelles sont les solutions que vous préconisez ?</strong></p>
<p>Il faut reprendre encore ces ouvrages qui sont en souffrance. Trouvez un bailleur de fonds, sans mettre de côté des opérateurs économiques. A cela s&#8217;ajoutent les gens qui ont de grandes expériences dans les grands aménagements. Je vous donne un exemple, la commune rurale de Tougnifily, les 3400h qui ont été aménagées par les Russes depuis 1970, ont complètement lâché, il faut les réhabiliter aujourd’hui. Les diguettes ont lâché, les canaux qui nous permettent l’évacuation d’eau ne tiennent plus.</p>
<p><strong>Malgré l’ensemble de ces difficultés, Koba continue à produire, quelle analyse faites-vous de cela ?</strong></p>
<p>Il faut d’abord leur tirer le chapeau. Malgré que toutes les conditions ne soient pas là, ces producteurs ne maîtrisent pas les techniques et l’eau ; ils parviennent à faire du résultat. Le manque de moyen crée les moyens. Ce qu’il faut aussi encourager, il n’y a pas une année qui passe, la Directrice préfectorale ne donne pas d&#8217; intrants. Ça il faut s’en féliciter.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Propos recueillis depuis Koba, par Amadou Dari Diallo et Aliou Diallo</strong></p>
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