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	<title>Par Mamadou Kindy BAH &#8211; UniverSciences</title>
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	<title>Par Mamadou Kindy BAH &#8211; UniverSciences</title>
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	<item>
		<title>À l’UGANC, 206 diplômés appelés à transformer leurs recherches en solutions pour la Guinée</title>
		<link>https://universciences.com/a-luganc-206-diplomes-appeles-a-transformer-leurs-recherches-en-solutions-pour-la-guinee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bagou Barry]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Sep 2026 15:03:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[L’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) a célébré, ce samedi 26 septembre 2026, la remise de diplômes de Master et de Doctorat à 206 récipiendaires. Une cérémonie…]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) a célébré, ce samedi 26 septembre 2026, la remise de diplômes de Master et de Doctorat à 206 récipiendaires. Une cérémonie placée sous le signe de la reconnaissance, de la recherche scientifique et, surtout, de la responsabilité de mettre les connaissances produites au service de la société guinéenne.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y avait de la fierté, de l’émotion et, derrière les sourires, le poids d’une responsabilité nouvelle. Ce samedi, l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry a honoré 206 diplômés, <strong>dont 138 titulaires d’un Master et 68 nouveaux</strong> docteurs dans plusieurs spécialités dont&nbsp;: santé publique, microbiologie, biologie médicale, mathématiques, informatique, environnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le professeur Alpha Kabinet Keita, recteur de l’UGANC, cette cérémonie ne pouvait être réduite à une simple remise de diplômes. Prenant la parole devant les récipiendaires, les enseignants, les familles et les représentants des institutions, il a d’abord invité l’assistance à observer une minute de silence en mémoire des enseignants et maîtres disparus ces derniers mois. « <strong><em>Aujourd’hui, c’est un jour pour rendre hommage</em></strong> », a-t-il déclaré, avant de saluer la mémoire de ceux qui ont contribué à transmettre le savoir et à bâtir l’université.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><a></a><strong>Plusieurs années de formation et de recherche</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie intervient trois ans après le lancement de ces rendez-vous annuels de remise de diplômes. Mais, selon le recteur, celle de cette année revêt une portée particulière. Derrière les chiffres annoncés se cachent, selon lui, « <strong><em>des années de terrain, de paillasses, de calculs, de nuits de rédaction</em></strong> », souvent réalisées avec des moyens modestes. Une réalité qui concerne particulièrement une grande partie des récipiendaires, déjà enseignants-chercheurs ou chercheurs en activité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces derniers ont dû mener leurs travaux scientifiques tout en continuant à assurer leurs cours, leurs encadrements et leurs responsabilités professionnelles et personnelles. « <strong>Le mérite vous revient d’abord</strong> », a souligné le professeur Alpha Kabinet Keita, tout en rendant hommage aux encadreurs, aux directeurs de mémoire, aux membres des jurys et aux familles qui ont accompagné les diplômés tout au long de leur parcours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du diplôme, le recteur a rappelé ce que représente réellement une formation par la recherche : apprendre à poser une question, construire une méthode, produire des données fiables et soumettre ses résultats au jugement des pairs. « <strong><em>Un master, un doctorat, au-delà du concept, ce n’est pas simplement un certificat de présence</em></strong> », a-t-il insisté.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><a></a><strong>Des recherches tournées vers les réalités du pays</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Santé publique, microbiologie, biologie médicale, environnement, énergie, océanographie, chimie, produits naturels, mathématiques, informatique, génie civil ou encore télécommunications : les travaux présentés par les nouveaux diplômés couvrent des domaines directement liés aux besoins de la Guinée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le recteur, cette diversité montre que la recherche universitaire ne doit pas rester enfermée dans les amphithéâtres et les laboratoires. Les mémoires et les thèses produites portent, selon lui, des résultats et des recommandations qui peuvent contribuer à soigner la population, protéger l’environnement, gérer les ressources naturelles, produire de l’énergie ou encore développer les infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi il a lancé un appel clair aux institutions publiques, aux collectivités, aux entreprises et aux partenaires : <strong>faire sortir les travaux scientifiques des rayonnages pour leur donner une utilité concrète.</strong> « <strong><em>Un pays qui forme des chercheurs sans les utiliser, sans utiliser leurs résultats, paie deux fois leur formation</em></strong> », a-t-il averti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un message auquel a fait écho le représentant du ministère de l’Enseignement supérieur, Dr Mory Sidimé, responsable de la planification au sein du département. Selon lui, la cérémonie traduit concrètement les efforts engagés dans le cadre du programme de formation des formateurs, notamment à travers l’objectif de formation de <strong>5 000 Masters et 1 000 docteurs</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il estime que les recherches menées par les récipiendaires doivent désormais contribuer à la résolution des problèmes auxquels la société guinéenne est confrontée. « <strong><em>Ces problèmes sont dans notre société</em></strong> », a-t-il relevé, soulignant que les solutions issues de ces recherches sont pensées à partir des réalités du terrain. Pour le représentant du ministère, les mémoires et les thèses constituent ainsi non seulement une contribution à la communauté scientifique, mais aussi une source potentielle d’aide à la décision pour les responsables publics.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><a></a><strong>« Une grande responsabilité » pour les nouveaux diplômés</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les voix entendues au cours de la cérémonie, celle de la Dre Mariama Camara, enseignante-chercheure au département de chimie de l’UGANC et représentante des récipiendaires, traduit particulièrement cet état d’esprit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour elle, l’obtention du diplôme est certes un moment de « <strong>joie</strong> » et de « <strong>fierté</strong> », mais cette fierté s’accompagne immédiatement d’une responsabilité : celle de continuer à produire, transmettre et valoriser le savoir. Son propre travail de recherche porte sur <strong>la caractérisation des bauxites de Boffa pour la production de l’alumine par le procédé Bayer</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ce travail, la chercheure mesure la responsabilité qui accompagne l’investissement consenti par la nation dans la formation de ses cadres. « <strong><em>C’est ce que la nation a investi en nous. Il est de notre devoir de faire fructifier cet investissement au bénéfice du bien commun</em></strong> », a-t-elle déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une phrase résume l’esprit de cette cérémonie : le diplôme ne constitue pas l’aboutissement du parcours scientifique, mais une étape supplémentaire au service de la connaissance et du développement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><a></a><strong>52 femmes sur 206 diplômés : un défi qui reste posé</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si la cérémonie est un moment de satisfaction, elle est également l’occasion de regarder les défis qui demeurent. Sur les 206 diplômés, seules <strong>52 sont des femmes</strong>, soit environ un quart des récipiendaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le professeur Alpha Kabinet Keita, cette situation appelle à poursuivre les efforts en faveur d’une meilleure représentation des femmes dans les formations avancées et la recherche scientifique. Le recteur a également insisté sur la nécessité de garantir des financements stables et prévisibles pour les laboratoires, les équipements, les bourses, la mobilité scientifique et la publication des travaux. Car, selon lui, investir dans la recherche nationale revient aussi à renforcer la capacité du pays à produire ses propres réponses plutôt qu’à dépendre systématiquement de solutions conçues ailleurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><a></a><strong>Une nouvelle étape commence</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les différentes interventions, un même message s’est finalement dégagé : <strong>le diplôme ne doit pas être une fin en soi.</strong> Aux nouveaux diplômés, le recteur a demandé de rester curieux, rigoureux et honnêtes avec les données produites, de continuer à publier, à partager leurs résultats et surtout à transmettre à leur tour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Former d’autres chercheurs, partager les connaissances et maintenir vivante la curiosité scientifique : pour lui, c’est aussi une manière de rester fidèle à ceux qui ont enseigné avant eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Pr Aboubacar Oumar Bangoura, directeur du service des études avancées à l&rsquo;université Gamal Abdel Nasser de Conakry, les nouveaux diplômés de l’UGANC sont désormais appelés à franchir une nouvelle étape : transformer les connaissances acquises et les résultats obtenus en contributions concrètes à la société.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le vinaigre de cidre, la cannelle, le thé vert et le clou de girofle ne « tuent » pas le sucre dans l&#8217;organisme des diabétiques</title>
		<link>https://universciences.com/le-vinaigre-de-cidre-la-cannelle-le-the-vert-et-le-clou-de-girofle-ne-tuent-pas-le-sucre-dans-lorganisme-des-diabetiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bagou Barry]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Sep 2026 13:56:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[FactuSciences]]></category>
		<category><![CDATA[Médicament]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[Cette vidéo de 2 minutes 36 secondes (lien archivé ici) dans laquelle l’auteur prétend partager des astuces «&#160;pouvant tuer&#160;» le sucre dans l’organisme des diabétiques est fausse. Publiée…]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.facebook.com/share/v/1HGSASTKA3/" target="_blank" rel="noopener"><strong>Cette vidéo de 2 minutes 36 secondes</strong></a> <strong>(</strong><a href="https://ghostarchive.org/archive/7Jhjm" target="_blank" rel="noopener"><strong>lien archivé ici</strong></a><strong>) dans laquelle l’auteur prétend partager des astuces «&nbsp;pouvant tuer&nbsp;» le sucre dans l’organisme des diabétiques est fausse. Publiée en novembre 2025 sur le réseau social Facebook par <a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=100083009843283" target="_blank" rel="noopener">Barry Pellal Media</a> avec comme description « Astuces <u>qui tue le Sucre dans votre corps</u> », la vidéo totalisait, au moment de la publication de cet article, plusieurs millions de vues, plus de 33 000 partages et plus de 1 500 commentaires.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la vidéo, l&rsquo;auteur affirme que quatre remèdes naturels peuvent « <strong>tuer le sucre</strong> » dans l&rsquo;organisme des personnes diabétiques : <strong>le vinaigre de cidre de pomme dilué dans l&rsquo;eau, le thé à la cannelle, le thé vert, et le jus ou la poudre de clou de girofle</strong>. La vidéo cible explicitement les personnes diabétiques, prédiabétiques ou grandes consommatrices de sucre, en présentant ces remèdes comme immédiatement efficaces.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="355" height="642" src="https://universciences.com/wp-content/uploads/2026/09/image.png" alt="" class="wp-image-1765" style="width:254px;height:auto" srcset="https://universciences.com/wp-content/uploads/2026/09/image.png 355w, https://universciences.com/wp-content/uploads/2026/09/image-166x300.png 166w" sizes="(max-width: 355px) 100vw, 355px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;abord, nous avons identifié et isolé chaque affirmation. La vidéo présente quatre remèdes distincts comme capables de « <strong>tuer le sucre</strong> » dans l&rsquo;organisme. Chaque affirmation a été vérifiée séparément, en confrontant les allégations aux preuves scientifiques sur chaque ingrédient. Pour chaque ingrédient, nous avons recherché des études cliniques et des méta-analyses publiées dans des revues, notamment <a href="https://diabetesjournals.org/care/article/27/1/281/26582/Vinegar-Improves-Insulin-Sensitivity-to-a-High" target="_blank" rel="noopener">Diabetes Care, Journal of the Endocrine Society et Journal of Natural Medicine</a>, <a href="https://www.lanutrition.fr/les-veritables-bienfaits-du-vinaigre-de-cidre-pour-la-sante" target="_blank" rel="noopener">LaNutrition.fr</a> et aussi <a href="https://www.medisite.fr/diabete-diabete-digestion-infection-les-8-vertus-du-clou-de-girofle.5652599.60.html" target="_blank" rel="noopener">Medisite.fr</a>, ainsi que de la Fédération Française des Diabétiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons sollicité l&rsquo;avis d&rsquo;un spécialiste. Dr Amadou Bah, chef du service de diabétologie au CHU Donka, a été contacté pour contextualiser les données scientifiques dans la réalité médicale guinéenne et évaluer les risques concrets pour les patients. Enfin, pour plus de précision, nous sommes allés à la rencontre du Dr Tanou Valdez Bah, pharmacien et spécialiste en sciences des produits naturels et chercheur à l’Institut de recherche et de développement des plantes médicinales et alimentaires de Guinée (IRDPMAG).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le vinaigre de cidre de pomme : PARTIELLEMENT VRAI</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vinaigre de cidre n&rsquo;élimine pas le diabète, mais il peut faire baisser la glycémie. Il ne remplace pas les médicaments, mais il peut compléter le traitement du diabète, selon <a href="https://www.lanutrition.fr/les-veritables-bienfaits-du-vinaigre-de-cidre-pour-la-sante" target="_blank" rel="noopener">LaNutrition</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr Amadou Bah précise que <em>« <strong>beaucoup de plantes et écorces ont un pouvoir hypoglycémiant immédiat, mais pas dans la durée, alors que les médicaments du diabète ont tous un temps d&rsquo;action et un temps d&rsquo;élimination scientifiquement établis</strong>. <strong>»</strong></em> L&rsquo;expression « <strong>tuer le sucre</strong> » est fausse et trompeuse : le vinaigre régule la glycémie, il ne l&rsquo;élimine pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est également l&rsquo;avis du Dr Tanou Valdez Bah. Pour lui, les espèces citées par ce tradipraticien ont montré, dans la littérature scientifique, un potentiel de réduction de la glycémie, <em>« <strong>je ne dirais pas tuer le diabète</strong> »</em>, nuance-t-il. Mais ce sont des tests qui restent au niveau du laboratoire, beaucoup plus des tests in vitro, même pas sur des souris, poursuit-il.&nbsp; <em>« <strong>Donc, on ne pourra pas dire que ce sont des remèdes forcément qui traitent le diabète, mais qui peuvent avoir des potentiels anti-diabétiques parce qu&rsquo;il faut faire la différence</strong> »</em>, explique le spécialiste des plantes médicinales et alimentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le thé à la cannelle : PARTIELLEMENT VRAI</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des méta-analyses relayées par <strong></strong><a href="https://www.e-sante.fr/cannelle-ce-que-la-science-dit-de-ses-effets-sur-la-glycemie-le-cholesterol-et-linflammation/actualite/615205" target="_blank" rel="noopener">E-Santé.fr</a> publiées entre 2024 et 2025 rapportent une diminution significative de la glycémie à jeun chez les patients diabétiques de type 2 et les prédiabétiques, avec une réduction moyenne d’environ 15 mg/dL. La <a href="https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/ptr.8026" target="_blank" rel="noopener">méta-analyse la plus récente (2025)</a>, qui regroupe 28 essais randomisés et 3 054 patients diabétiques de type 2, chiffre cette baisse à 15,26 mg/dL à jeun et 39,22 mg/dL après les repas, pour des doses inférieures ou égales à 2 g par jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces effets ne sont toutefois pas immédiats, car une supplémentation continue sur une période de 8 à 12 semaines est souvent nécessaire pour observer des changements biologiques significatifs, s&rsquo;accordent les chercheurs. Selon <strong></strong><a href="https://www.e-sante.fr/cannelle-ce-que-la-science-dit-de-ses-effets-sur-la-glycemie-le-cholesterol-et-linflammation/actualite/615205" target="_blank" rel="noopener">E-Santé</a>, la cannelle ne constitue en aucun cas un substitut aux traitements médicamenteux prescrits. Affirmer que ça « <strong>tue complètement</strong> » le sucre est scientifiquement inexact et exagéré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Dr Valdez Bah lui, il soulève des interrogations restées sans réponse dans la vidéo. Pour lui, il est nécessaire de savoir de quel type de cannelle il s&rsquo;agit, parce qu&rsquo;il y a deux types de cannelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« <strong>Il y a la cannelle de type cassia et il y a la cannelle de type Ceylan&#8230; Et en plus des plantes qu&rsquo;il cite, c&rsquo;est quelle partie de la plante qui est active ? Quel est le type de préparation qu&rsquo;il fait ? Quelle est la posologie qu&rsquo;il donne ?</strong></em> <strong><em>»</em></strong>, s&rsquo;interroge le spécialiste des plantes médicinales et alimentaires.La quasi-totalité des essais cliniques sur la glycémie portent sur la cannelle de Cassia. Or celle-ci contient jusqu’à <a href="https://www.compagnie-des-sens.fr/cannelle-ceylan-ou-cassia/" target="_blank" rel="noopener">250 fois plus de coumarine que la cannelle de Ceylan</a>, une molécule toxique pour le foie à doses élevées et répétées. Consommer quotidiennement de la cannelle Cassia pour « faire baisser le sucre » n’est donc pas sans risque.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le thé vert : VRAI AVEC NUANCES</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;épigallocatéchine 3 gallate (EGCG), un composant du thé vert, peut jouer un rôle important dans la réduction des pics de glycémie. Consommée en même temps que des aliments riches en amidon, cette molécule réduit le pic de glycémie qui se produit après le repas, avec une réduction pouvant atteindre 50 % avec de l&rsquo;amidon de maïs, selon <a href="https://www.federationdesdiabetiques.org/federation/actualites/benefices-du-the-vert-sur-le-diabete-de-type-2-il-reduit-les-pics-de-glycemie" target="_blank" rel="noopener">la Fédération Française des Diabétiques.</a> Cette réduction de 50 % doit toutefois être relativisée. Elle a été mesurée <a href="https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/mnfr.201200206" target="_blank" rel="noopener">chez la souris, dans une étude publiée en 2012</a>, et non chez l’humain. Les auteurs estiment la dose testée à l’équivalent d’environ une tasse et demie de thé vert. Chez des personnes ne souffrant pas de diabète, le thé vert ne provoque pas d&rsquo;hypoglycémie : il abaisse le taux de glycémie seulement chez les diabétiques, précise <a href="https://www.creapharma.ch/news/the-vert-diabete-type-2.htm#gsc.tab=0" target="_blank" rel="noopener">Creapharma</a>. C&rsquo;est l&rsquo;affirmation la plus raisonnable de la vidéo, mais elle reste incomplète faute de préciser les doses et les limites de cet effet.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le clou de girofle : PARTIELLEMENT VRAI</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des chercheurs ont examiné l&rsquo;effet de 250 milligrammes d&rsquo;extrait de clou de girofle riche en polyphénols sur des adultes prédiabétiques. « <strong><em>Pendant 30 jours, les participants ont pris un supplément de clou de girofle après les repas. Le groupe prédiabétique a enregistré des taux de glucose inférieurs de 27 % par rapport à la valeur initiale. Les chercheurs ont conclu qu&rsquo;un extrait de clou de girofle riche en polyphénols peut aider à maintenir un métabolisme sain du glucose, en particulier chez les personnes atteintes de prédiabète</em></strong> », rapporte <a href="https://www.masantenaturelle.com/chroniques/conseil/clou_girofle_glycemie.php" target="_blank" rel="noopener">Ma Santé Naturelle</a>.&nbsp;&nbsp; L’<a href="https://link.springer.com/article/10.1186/s12906-019-2507-7" target="_blank" rel="noopener">étude d’origine, publiée en 2019 dans BMC Complementary Medicine and Therapies</a>, est un essai pilote en ouvert mené sur 13 volontaires seulement, dont 6 prédiabétiques. Ses résultats sont préliminaires et ne permettent aucune généralisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Dr Valdez Bah, on ne peut même pas parler pour l&rsquo;instant d&rsquo;efficacité à l&rsquo;échelle humaine, car ce sont des plantes, dans la littérature, qui ont été testées en laboratoire. <em>« <strong>Mais il faut savoir qu&rsquo;une plante peut être efficace parce qu&rsquo;elle contient des métabolites qui peuvent être différents d&rsquo;une zone à une autre »</strong></em> a-t-il renchéri.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Près de 589 millions d&rsquo;adultes vivaient avec le diabète en 2024</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon <a href="https://www.federationdesdiabetiques.org/information/diabete/chiffres-monde" target="_blank" rel="noopener">la Fédération Internationale du Diabète</a>, près de 589 millions d&rsquo;adultes vivaient avec la maladie en 2024, soit 11,1 % de la population mondiale âgée de 20 à 79 ans. Le diabète de type 2 représente à lui seul 92 % des cas, et sa prévalence a doublé en trente ans. Ces données proviennent de la <a href="https://diabetesatlas.org/" target="_blank" rel="noopener">11e édition de l’Atlas du diabète de la FID</a>, publiée en 2025, qui projette 853 millions d’adultes diabétiques en 2050 et estime à 252 millions le nombre de malades qui s’ignorent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Afrique subsaharienne, la situation est particulièrement préoccupante. D&rsquo;après des données publiées sur <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1957255719300574" target="_blank" rel="noopener">ScienceDirect</a>, le nombre de personnes diabétiques devrait presque tripler entre 2017 et 2045, passant de 16 à 41 millions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Guinée, la tendance suit la même trajectoire. Selon le chef du service de diabétologie au CHU Donka, environ 5 % de la population guinéenne est diabétique, avec une progression constante touchant toutes les couches sociales. Ce taux, issu de l’enquête nationale STEPS, avait déjà été <a href="https://guineematin.com/2025/03/18/sante-5-des-guineens-sont-diabetiques-revele-le-chef-de-service-diabetologie-de-donka/" target="_blank" rel="noopener">avancé publiquement par le même spécialiste en mars 2025</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr Amadou Bah est formel : « <strong><em>Aujourd’hui, on n&rsquo;arrive pas à guérir cette maladie métabolique liée à un défaut de production de l&rsquo;insuline par le pancréas ».</em> </strong>Il déplore par ailleurs les <strong>« <em>communications absurdes sur les réseaux sociaux sur le diabète, sans contrôle, qui ont un impact négatif sur la prise en charge des patients diabétiques</em></strong> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Dr Tanou Valdez Bah, on parle plutôt de la prise en charge du diabète, on ne parle pas d&rsquo;un traitement du diabète. <em>« <strong>Aller jusqu&rsquo;à dire que ces plantes tuent le diabète, c&rsquo;est peut-être trop dit, parce qu&rsquo;on ne sait pas comment on tue un diabète, c&rsquo;est une pathologie, on ne peut pas tuer la pathologie »</strong></em>, affirme le pharmacien, spécialiste en sciences des produits naturels et chercheur à l’Institut de recherche et de développement des plantes médicinales et alimentaires de Guinée (IRDPMAG)</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce qui est réellement dangereux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes les sources consultées s’accordent à dire que les conseils visant à « <strong>tuer le sucre</strong> » sont dangereux pour les diabétiques. Elles insistent également sur le fait que l’hypoglycémie sévère peut provoquer un coma ou la mort, et aucun traitement ne doit être modifié sans avis médical.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« <strong>Il ne faut pas associer ces remèdes proposés par les tradipraticiens à leur traitement anti-diabétique, parce que s&rsquo;il s&rsquo;avère que leur traitement traditionnel est efficace, il y aura une double chute de la glycémie et qui peut conduire à une hypoglycémie sévère</strong></em> <strong><em>»,</em></strong> prévient Dr Valdez.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr Amadou Bah rappelle quant à lui que la prise en charge du diabète repose sur une alimentation adaptée, les médicaments ou l’insuline et l’activité physique régulière. Les experts soulignent aussi l’absence de dosages précis et rappellent que ces remèdes ne remplacent pas l’insuline, surtout pour les diabétiques de type 1.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Verdict</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les quatre ingrédients cités ont une base scientifique réelle pour aider à réguler la glycémie. Mais la vidéo exagère leurs effets avec des formulations comme « <strong>tuer le sucre</strong> » ou « <strong>complètement</strong> », et omet des mises en garde essentielles. Présentés comme des solutions suffisantes, ces remèdes peuvent conduire des malades à abandonner leur traitement, ce qui représente un risque vital.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« <strong>On parle plutôt de la prise en charge du diabète, on ne parle pas d&rsquo;un traitement du diabète. Donc aller jusqu&rsquo;à dire que ces plantes tuent le diabète, c&rsquo;est peut-être trop dit, parce qu&rsquo;on ne sait pas comment on tue un diabète, c&rsquo;est une pathologie, on ne peut pas tuer la pathologie. Ce n&rsquo;est pas une bactérie, ce n&rsquo;est pas un virus »</strong></em> conclut le spécialiste des plantes médicinales et alimentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr Amadou Bah le confirme sans ambiguïté : « <strong><em>Le diabète fait partie des maladies chroniques comme l&rsquo;hypertension, l&rsquo;asthme et le cancer. Pour le traiter, nous avons des références scientifiques des experts en la matière</em></strong> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cet article a été rédigé par Mamadou Kindy BAH dans le cadre du Projet Afri’Kibaaru 2 mis en œuvre par CFI, avec l’appui financier de l’AFD. Il a été édité par Carol Valade et approuvé par Sally Bilaly Sow.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>NON, les graines de fenugrec ne peuvent pas remplacer les médicaments contre le diabète comme l&#8217;affirme Barry Pellal</title>
		<link>https://universciences.com/non-les-graines-de-fenugrec-ne-peuvent-pas-remplacer-les-medicaments-contre-le-diabete-comme-laffirme-barry-pellal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bagou Barry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 11:14:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[FactuSciences]]></category>
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					<description><![CDATA[Le tradipraticien Barry Pellal affirme dans une vidéo publiée le 14 avril 2026 sur sa page Facebook Barry Pellal Médias et largement partagée par ses abonnés que «…]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le tradipraticien Barry Pellal affirme dans une vidéo publiée le 14 avril 2026 sur sa page Facebook <a href="https://www.facebook.com/share/v/1CwGKuSxPv/" target="_blank" rel="noopener">Barry Pellal Médias</a> et largement partagée par ses abonnés que <strong><em>« les personnes atteintes de diabète, quel que soit le type, peuvent abandonner leurs médicaments au profit d&rsquo;une préparation à base de graines de fenugrec »</em></strong>. Une affirmation qui n&rsquo;est pas étayée par les preuves scientifiques disponibles et qui peut être dangereuse, notamment pour les personnes atteintes de diabète de type 1.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la date du 13 août 2026, la <a href="https://www.facebook.com/reel/1498790658424378/?mibextid=Nif5oz" target="_blank" rel="noopener">vidéo</a> totalisait 3 907 mentions « J&rsquo;aime », 1 304 commentaires et 8 271 partages. L&rsquo;auteur y affirme textuellement : <strong><em>« Quel que soit le type de diabète que vous avez, je dis bien, et vous avez bien entendu, quel que soit le type de diabète qui vous fracasse, qui vous fatigue, prenez les médicaments là vous mettez ça à côté. Allez-y chercher les graines de fenugrec, tu cherches ça en grande quantité, tu envoies, tu prends une poignée, tu mets dans un 2 litres d&rsquo;eau. Tu attends que ça se dissolve. Tu remis comme ça se doit. Jusqu&rsquo;à ce que les graines se dissolvent et deviennent de l&rsquo;eau. Se mélange avec cette eau. Tu prends cette eau, tu bois matin, midi, soir »</em></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il recommande également d&rsquo;éviter les sucreries et <strong><em>« les fruits qui sont trop sucrés »</em></strong>, avant de conclure : <strong><em>« Il n&rsquo;y a pas de maladie qui n&rsquo;a pas de guérison »</em></strong>.</p>


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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" width="547" height="1024" src="https://universciences.com/wp-content/uploads/2026/08/image-3-547x1024.png" alt="" class="wp-image-1726" style="width:418px;height:auto" srcset="https://universciences.com/wp-content/uploads/2026/08/image-3-547x1024.png 547w, https://universciences.com/wp-content/uploads/2026/08/image-3-160x300.png 160w, https://universciences.com/wp-content/uploads/2026/08/image-3.png 684w" sizes="(max-width: 547px) 100vw, 547px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans cet article, <a href="https://universciences.com/">Universciences</a> vérifie ces affirmations à partir de publications scientifiques, de sources institutionnelles et de l&rsquo;avis du Dr Jean Loua, médecin interne du service de Diabétologie de l&rsquo;hôpital régional de Conakry.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qui est Barry Pellal ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Connu sur les réseaux sociaux en Guinée comme tradipraticien, Barry Pellal publie régulièrement des contenus consacrés à la santé, aux plantes médicinales et aux remèdes traditionnels. Dans la vidéo vérifiée, il s&rsquo;adresse directement aux personnes vivant avec le diabète et présente le fenugrec comme un substitut aux médicaments, sans distinguer les différents types de diabète, une distinction pourtant fondamentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon <a href="https://www.who.int/fr" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;Organisation mondiale de la Santé</a> (OMS), le diabète regroupe plusieurs formes, notamment les types 1, 2 et gestationnel. Le type 1 se caractérise par une production insuffisante d&rsquo;insuline et nécessite une administration quotidienne de cette hormone ; le type 2 correspond à une utilisation inefficace de l&rsquo;insuline par l&rsquo;organisme. Cette distinction est au cœur de notre vérification.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le fenugrec a-t-il réellement un effet sur la glycémie ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, et c&rsquo;est précisément ce qui donne à l&rsquo;affirmation son apparence de crédibilité. Le fenugrec (Trigonella foenum-graecum), utilisé depuis longtemps comme aliment et plante médicinale, a fait l&rsquo;objet de plusieurs essais cliniques et méta-analyses sur ses effets sur la glycémie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une revue systématique de 2023 indexée par <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36837450/" target="_blank" rel="noopener">la National Library of Medicine</a> (NLM), portant sur 14 essais cliniques et 894 participants, observe une amélioration de certains paramètres glycémiques — dont une diminution de l&rsquo;HbA1c — chez les personnes ayant consommé du fenugrec, tout en soulignant la faible qualité et l&rsquo;hétérogénéité des études disponibles. Une <a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41509111/" target="_blank" rel="noopener">revue systématique plus récente</a>, publiée en 2025 sur 26 essais randomisés, retrouve des effets favorables similaires sur la glycémie à jeun et l&rsquo;HbA1c, mais appelle-t-elle aussi à des essais de meilleure qualité pour confirmer ces résultats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé sur cette question, le Dr Jean Loua invite à ne pas aller plus vite que les données scientifiques : <strong><em>« Je ne peux pas beaucoup m&rsquo;aventurer sur leur mécanisme d&rsquo;action, leurs effets secondaires ou encore leurs éventuels effets bénéfiques »</em></strong>. Il précise qu&rsquo;à sa connaissance, le fenugrec ne fait pas partie des médicaments antidiabétiques utilisés dans la prise en charge du diabète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le constat est donc nuancé : le fenugrec mérite d&rsquo;être étudié, mais son éventuel effet sur la glycémie ne suffit pas à en faire un traitement du diabète. C&rsquo;est précisément là que se situe le problème avec la vidéo de Barry Pellal.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des résultats scientifiques qui ne disent pas ce que la vidéo leur fait dire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucune des données disponibles ne permet de conclure qu&rsquo;une personne diabétique peut arrêter son traitement pour boire de l&rsquo;eau de fenugrec à la place. Le <a href="https://www.nccih.nih.gov/health/fenugreek" target="_blank" rel="noopener">National Center for Complementary and Integrative Health</a> (NCCIH), organisme des National Institutes of Health américains, adopte une position prudente : certaines recherches suggèrent que le fenugrec pourrait contribuer à réduire la glycémie chez les personnes atteintes de diabète de type 2, mais la qualité insuffisante de plusieurs études ne permet pas d&rsquo;en tirer des conclusions solides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dr Jean Loua fait la même distinction : <strong><em>« Il existe effectivement des aliments qui ont un effet hypoglycémiant. Cela signifie qu&rsquo;ils peuvent contribuer à diminuer légèrement la glycémie. Mais cela ne veut absolument pas dire que cet aliment est un médicament capable de traiter ou de guérir le diabète »</em></strong>. Faire baisser légèrement une glycémie et traiter la maladie sont deux choses différentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une recette maison sans validation clinique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Barry Pellal recommande une préparation précise : une poignée de graines de fenugrec dissoute dans deux litres d&rsquo;eau, à boire matin, midi et soir. Nous n&rsquo;avons trouvé aucune étude clinique validant cette recette comme traitement du diabète. Les essais existants utilisent des formes, des quantités et des durées différentes, dont les résultats ne peuvent pas être transposés à une préparation domestique dont le dosage n&rsquo;est pas standardisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le problème principal : « mets tes médicaments à côté »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;auteur ne présente pas le fenugrec comme un complément possible au traitement : il conseille explicitement aux personnes diabétiques de mettre leurs médicaments de côté. Or, <a href="https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/diabetes" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;OMS</a> rappelle que le diabète se traite par une combinaison de mesures hygiéno-diététiques, de médicaments et de suivi médical, et que pour les personnes atteintes de type 1, l&rsquo;insuline est indispensable à la survie. Les recommandations 2026 de <a href="https://diabetesjournals.org/care/article/49/Supplement_1/S183/163934/9-Pharmacologic-Approaches-to-Glycemic-Treatment" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;American Diabetes Association</a> et le <a href="https://www.cdc.gov/diabetes/about/about-type-1-diabetes.html" target="_blank" rel="noopener">CDC</a> confirment que la plupart des adultes vivant avec un diabète de type 1 doivent recevoir de l&rsquo;insuline selon un schéma adapté ; une préparation de fenugrec ne peut donc pas s&rsquo;y substituer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dr Jean Loua insiste sur ce qui distingue une maladie chronique d&rsquo;une affection que l&rsquo;on pourrait faire disparaître en prenant temporairement un produit : <strong><em>« On ne peut donc pas dire à une personne : « Prenez ce médicament pendant un certain temps et, lorsque vous arrêterez, votre diabète sera définitivement réglé. » »</em></strong> Il ajoute : <strong><em>« Il ne faut surtout pas oublier la chronicité et le caractère progressif de la maladie »</em></strong>. Pour le diabète de type 1, qualifié de maladie auto-immune, la question se pose avec encore plus d&rsquo;acuité : <strong><em>« Comment peut-on alors prendre quelques graines et affirmer automatiquement qu&rsquo;elles peuvent faire disparaître la maladie ? »</em></strong>, interroge le diabétologue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le fenugrec n&rsquo;est pas non plus sans risque</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre raccourci fréquent : penser qu&rsquo;une plante est sans danger parce qu&rsquo;elle est naturelle. Le <a href="https://www.nccih.nih.gov/health/fenugreek" target="_blank" rel="noopener">NCCIH</a> indique que le fenugrec peut provoquer des effets indésirables digestifs (diarrhées, nausées), une baisse excessive de la glycémie à forte dose, des réactions allergiques et des interactions avec certains médicaments. L&rsquo;organisme recommande aux personnes déjà sous traitement de consulter un professionnel de santé avant d&rsquo;en consommer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dr Jean Loua appelle à la prudence face aux produits présentés en ligne comme des alternatives aux traitements médicaux : <strong><em>« Facebook, Google et les autres plateformes sont accessibles à tout le monde. Chacun peut y publier ce qu&rsquo;il veut. Mais ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;une information est publiée sur Internet qu&rsquo;elle est automatiquement vraie ou scientifiquement validée »</em></strong>. Il ajoute que l&rsquo;espoir d&rsquo;une solution simple peut pousser des patients à modifier seuls leur traitement : <strong><em>« Une maladie chronique agit sur les personnes, y compris psychologiquement. Il faut essayer de comprendre cela. Cela agit beaucoup sur les patients »</em></strong>. Il précise : <strong><em>« Lorsqu&rsquo;on dit à une personne qui souffre d&rsquo;une maladie chronique : « Si tu prends ce produit, ta maladie va disparaître », certaines personnes vont tenter le coup sans même consulter leur médecin »</em></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Évite les fruits trop sucrés » : une recommandation trop simpliste</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La vidéo conseille aussi d&rsquo;éviter <strong><em>« les fruits qui sont trop sucrés »</em></strong>, donnant l&rsquo;impression que le sucre naturellement présent dans certains fruits doit être systématiquement exclu de l&rsquo;alimentation des personnes diabétiques. La réalité est plus nuancée : <a href="https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/diabetes" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;OMS</a> recommande une alimentation saine et équilibrée dans la prévention et la prise en charge du diabète, l&rsquo;alimentation et l&rsquo;activité physique faisant partie des éléments essentiels de cette prise en charge. La question des fruits ne peut pas être réduite à une liste d&rsquo;aliments « autorisés » ou « interdits » : la quantité consommée, la forme du fruit et la situation médicale de chaque personne doivent être prises en compte. Une recommandation générale de suppression ne remplace donc pas les conseils personnalisés d&rsquo;un professionnel de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Il n&rsquo;y a pas de maladie qui n&rsquo;a pas de guérison »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette phrase est trompeuse appliquée au diabète. <a href="https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/diabetes" target="_blank" rel="noopener">L&rsquo;OMS</a> décrit le diabète comme une maladie chronique dont les conséquences peuvent être évitées ou retardées grâce à une prise en charge appropriée — non guérie. Dans le cas du diabète de type 2, certaines personnes peuvent atteindre une rémission après une perte de poids importante ou certaines interventions médicales, mais les spécialistes parlent de rémission, non de guérison définitive. Le <a href="https://www.niddk.nih.gov/health-information/professionals/diabetes-discoveries-practice/achieving-type-2-diabetes-remission-through-weight-loss" target="_blank" rel="noopener">National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases</a> (NIDDK) précise que la rémission correspond à un retour de la glycémie dans une plage non diabétique pendant une période prolongée, sans médicaments, et que le terme « guérison » n&rsquo;est pas utilisé car la glycémie peut redevenir diabétique, notamment en cas de reprise de poids.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dr Jean Loua rappelle que l&rsquo;annonce du diagnostic peut fragiliser psychologiquement le patient : <strong><em>« Le diabète est une maladie dont l&rsquo;annonce n&rsquo;est pas toujours facile à vivre. Une fois le diagnostic annoncé, la personne qui vit avec cette maladie peut être psychologiquement très affectée »</em></strong>. Pour lui, la prise en charge ne doit donc pas se limiter aux médicaments : <strong><em>« C&rsquo;est pourquoi il faut aussi prendre en compte l&rsquo;aspect psychologique de la maladie et accompagner les patients correctement »</em></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au final, le fenugrec n&rsquo;est pas une plante sans intérêt scientifique : plusieurs essais suggèrent qu&rsquo;il pourrait améliorer certains paramètres glycémiques, notamment dans le diabète de type 2. Mais aucun de ces travaux ne démontre qu&rsquo;il guérit le diabète ou qu&rsquo;il peut remplacer un traitement prescrit, et aucun ne valide la recette précise diffusée dans la vidéo. Le Dr Jean Loua résume cette prudence : <strong><em>« Personnellement, je connais le fenugrec davantage comme complément alimentaire »</em></strong>, précisant qu&rsquo;il ne le connaît pas <strong><em>« comme un médicament permettant de gérer ou de guérir le diabète »</em></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Verdict : FAUX ET POTENTIELLEMENT DANGEREUX</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fenugrec pourrait avoir un effet sur la glycémie, notamment dans le diabète de type 2, mais aucune preuve scientifique solide ne montre qu&rsquo;il guérit le diabète ou remplace les traitements médicaux. La recette proposée par Barry Pellal n&rsquo;a pas de posologie scientifiquement validée. Arrêter un traitement prescrit, notamment l&rsquo;insuline, pour le remplacer par du fenugrec peut être dangereux, en particulier pour les personnes atteintes de diabète de type 1.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Cet article a été rédigé par Mamadou Kindy BAH dans le cadre du projet Fact-Check Citoyen financé par l’Association des Blogueurs pour une Citoyenneté Active (ABCA) et ses partenaires.</em></strong></p>
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