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	<title>Kindy Bah &#8211; UniverSciences</title>
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	<description>Accès à l&#039;info scientifique</description>
	<lastBuildDate>Thu, 30 Jul 2026 14:41:09 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Kindy Bah &#8211; UniverSciences</title>
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	<item>
		<title>Science, innovation, développement : l&#8217;UGANC et la CSIG ouvrent ses journées scientifiques 2026</title>
		<link>https://universciences.com/science-innovation-developpement-l-uganc-et-la-csig-ouvrent-ses-journees-scientifiques-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 16:47:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[L'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC), en collaboration avec la Cité des sciences et de l'innovation de Guinée, a lancé ses Journées scientifiques ce mardi 12 mai 2026, autour du thème : « Science, innovation et développement durable : réponses académiques aux défis sanitaires, environnementaux et sociétaux en Guinée ».]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[</p>
<p><span style="font-size: 12pt"><strong>L&rsquo;Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC), en collaboration avec la Cité des sciences et de l&rsquo;innovation de Guinée, a lancé ses Journées scientifiques ce mardi 12 mai 2026, autour du thème : « Science, innovation et développement durable : réponses académiques aux défis sanitaires, environnementaux et sociétaux en Guinée ». </strong></span></p>
<p><span style="font-size: 12pt">Chercheurs, enseignants, étudiants et partenaires ont répondu présents pour ce rendez-vous majeur dédié à la valorisation de la recherche scientifique.</span></p>
<p><span style="font-size: 12pt"><strong>Un cadre d&rsquo;échanges pour relever les défis du pays</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 12pt">Représentant le recteur de l&rsquo;UGANC, la vice-rectrice chargée de la recherche a souligné l&rsquo;importance de ces journées comme espace de réflexion collective. « Ces journées constituent un cadre privilégié d&rsquo;échanges, de réflexions et de partages autour des enjeux majeurs de notre temps », déclare le Pr Mariama Béavogui. Selon la vice-rectrice, la recherche académique doit aujourd&rsquo;hui se mobiliser face aux défis sanitaires, environnementaux et sociaux. « Nous affirmons notre engagement à promouvoir une recherche utile, innovante et tournée vers les besoins réels de notre société », ajoute-t-elle.</span></p>
<p><span style="font-size: 12pt"><strong>Quatre axes scientifiques au cœur des débats</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 12pt">Les travaux portent sur quatre grandes thématiques : santé et sciences biomédicales, intelligence artificielle et modélisation, sciences de l&rsquo;énergie et du climat, ainsi que gouvernance et valorisation de la recherche. La vice-rectrice a insisté sur l&rsquo;approche interdisciplinaire, notamment à travers le concept One Health. « La recherche met de plus en plus l&rsquo;accent sur l&rsquo;interdépendance entre la santé humaine, animale et environnementale », affirme le Pr Béavogui.</span></p>
<p><span style="font-size: 12pt"><strong>Environ 150 communications scientifiques attendues</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 12pt">Abordant les objectifs des Journées scientifiques, le Pr Abdoulaye Touré, directeur général du CERFIG, a rappelé l&rsquo;importance stratégique de la science pour le développement. « Ces journées scientifiques ne sont pas seulement une succession de conférences, mais un véritable espace de réflexion, d&rsquo;échange et de construction collective du savoir », affirme-t-il. Il a précisé que près de 150 communications scientifiques, orales et affichées, seront présentées par des chercheurs venus de Guinée et de l&rsquo;étranger. « La science apparaît plus que jamais comme un levier stratégique de transformation sociale et économique », poursuit le Pr Touré. Pour lui, le renforcement des liens entre recherche, institutions publiques et secteur privé reste indispensable. « Cette synergie est essentielle pour transformer les résultats de recherche en solutions concrètes au service des populations », conclut-il.</span></p>
<p><span style="font-size: 12pt"><strong>Le gouvernement réaffirme son engagement</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 12pt">Au nom de la ministre de l&rsquo;Enseignement supérieur, la cheffe de cabinet Pr Fanta Touré a procédé au lancement officiel de l&rsquo;événement. Elle a souligné la cohérence du thème avec les priorités nationales : « Aujourd&rsquo;hui, plus que jamais, la Guinée a besoin d&rsquo;une recherche forte, orientée vers des solutions concrètes. » Elle a réaffirmé l&rsquo;engagement de l&rsquo;État à soutenir la recherche et l&rsquo;innovation. « Le gouvernement réaffirme son engagement à soutenir la formation des enseignants-chercheurs, le financement de la recherche et la valorisation des innovations locales », ajoute le Pr Fanta Touré. Avant de conclure en déclarant officiellement ouvertes les Journées scientifiques : « Je formule le vœu que ces journées permettent de faire émerger des solutions concrètes, applicables et adaptées aux réalités de notre pays. »</span></p>
<p><span style="font-size: 12pt"><strong>Une attente forte des participants</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 12pt">Ces journées se veulent également une source d&rsquo;inspiration pour les jeunes chercheurs et étudiants, nombreux à présenter leurs travaux. Plusieurs participants ont exprimé leur attente de collaborations durables et de solutions concrètes issues des échanges scientifiques. Pour le Dr Chérif Lamine Togba, participant, ces journées scientifiques constituent un cadre de valorisation de la recherche et contribuent au rayonnement du pays. Les travaux se poursuivent jusqu&rsquo;au 14 mai 2026 à l&rsquo;UGANC.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Guinée : des chercheurs alertent sur la circulation de la leptospirose chez les rongeurs</title>
		<link>https://universciences.com/guinee-des-chercheurs-alertent-sur-la-circulation-de-la-leptospirose-chez-les-rongeurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 10:34:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://universciences.com/wp/2026/04/28/guinee-des-chercheurs-alertent-sur-la-circulation-de-la-leptospirose-chez-les-rongeurs/</guid>

					<description><![CDATA[La leptospirose est une maladie infectieuse causée par des bactéries du genre Leptospira. Elle est transmise à l'homme par les animaux principalement les rongeurs, les chiens, les porcs ou les bovins, via leur urine, ou par contact avec de l'eau, de la terre ou des aliments contaminés. La transmission d'une personne à une autre reste exceptionnelle, précise l’OMS.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: black;font-size: 12pt"><strong>Lors du colloque scientifique consacré à l’approche One Health, la Dre Solène Grayo et le Dr Siba Pricemou, chercheurs à l&rsquo;Institut Pasteur de Guinée, ont présenté les résultats d’une étude majeure sur les micromammifères en Guinée et leur rôle dans la transmission de maladies zoonotiques. Une recherche qui met en lumière les liens étroits entre santé humaine, animale et environnementale</strong></span></p>
<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="text-primary underline" href="https://www.who.int/fr/emergencies/disease-outbreak-news/item/2022-DON403">La leptospirose est une maladie infectieuse causée par des bactéries du genre Leptospira</a>. Elle est transmise à l&rsquo;homme par les animaux principalement les rongeurs, les chiens, les porcs ou les bovins, via leur urine, ou par contact avec de l&rsquo;eau, de la terre ou des aliments contaminés. La transmission d&rsquo;une personne à une autre reste exceptionnelle, précise l’OMS.</p>
<p>Selon <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="text-primary underline" href="https://www.who.int/fr/emergencies/disease-outbreak-news/item/2022-DON403">l&rsquo;Organisation Mondiale de la Santé</a> (OMS), après une période d&rsquo;incubation généralement comprise entre 7 et 10 jours, la maladie se manifeste par de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, notamment dans les mollets, une rougeur des yeux et un sentiment général de malaise. Ces symptômes, proches de ceux du paludisme ou d&rsquo;autres infections, rendent le diagnostic difficile. Or, un diagnostic rapide est essentiel : sans traitement précoce, la leptospirose peut évoluer vers des formes graves, avec insuffisance rénale ou cardiaque, voire des hémorragies pulmonaires pouvant mettre la vie en danger.</p>
<p><span style="color: black;font-size: 12pt"><strong>Des micromammifères au cœur des équilibres écologiques</strong></span></p>
<p><span style="color: black;font-size: 12pt">La Dre Grayo a rappelé le rôle central des micromammifères dans les écosystèmes. </span><span style="font-size: 12pt"><strong><em>« Ce sont vraiment des indicateurs clés de la santé de nos écosystèmes vis-à-vis des changements, et notamment des activités anthropiques »</em></strong></span><span style="color: black;font-size: 12pt">, a-t-elle souligné.</span></p>
<p><span style="color: black;font-size: 12pt">&nbsp;Dotés de sens très développés malgré une vision limitée, ces animaux s’adaptent facilement à leur environnement. Leur régime alimentaire évolue en fonction des activités humaines, qu’elles soient rurales ou urbaines. <strong><em>« Toutes les activités anthropiques poussent progressivement ces micromammifères à s’adapter à un large éventail d’alimentation »</em></strong>, a-t-elle expliqué.</span></p>
<p><span style="color: black;font-size: 12pt">&nbsp;Mais cette capacité d’adaptation a un revers. En modifiant les paysages déforestation, urbanisation, exploitation minière l’homme favorise la prolifération d’espèces dites nuisibles, comme les rats et les souris. &nbsp;<strong><em>« Certains micromammifères sont des réservoirs de zoonoses »</em></strong>, a rappelé la chercheuse, insistant sur les implications pour la santé humaine et animale.</span></p>
<p><span style="color: black;font-size: 12pt">&nbsp;<strong>Une vaste étude de terrain à l’échelle nationale</strong></span></p>
<p><span style="color: black;font-size: 12pt"><strong>&nbsp;</strong>Entre novembre 2022 et avril 2025, les équipes de l’IPGUI ont mené plusieurs missions dans les quatre régions naturelles de Guinée. Ces campagnes ont combiné sensibilisation des populations, capture d’animaux et analyses en laboratoire. Au total, <strong><em>« nous avons pu capturer 400 micromammifères, avec l’identification de 10 espèces »</em></strong>, a précisé la Dre Grayo.</span></p>
<p><span style="color: black;font-size: 12pt"><strong>Les résultats montrent une forte variabilité selon les régions.</strong></span></p>
<p><span style="color: black;font-size: 12pt">Dans les zones forestières, la biodiversité est plus riche, tandis que dans la région maritime, elle est fortement réduite. <strong><em>« Dans plus de 89 % des cas, nous avons des animaux domestiques, notamment les souris et les rats », </em></strong>a indiqué la Dre Solène Grayo, pointant un déséquilibre écologique préoccupant.</span></p>
<p><span style="color: black;font-size: 12pt">Autre facteur de risque identifié : les activités portuaires, notamment à Conakry. Elles favorisent l’introduction de nouvelles espèces et de pathogènes. <strong><em>« Les activités portuaires sont des moteurs d’introduction des micromammifères et des pathogènes associés »</em></strong>, a-t-elle averti, évoquant notamment les orthohantavirus déjà détectés dans plusieurs villes africaines.</span></p>
<p><span style="color: black;font-size: 12pt"><strong>La leptospirose, une menace sous-estimée</strong></span></p>
<p><span style="color: black;font-size: 12pt">La seconde partie de la présentation, assurée par le Dr Siba Pricemou, s’est concentrée sur la leptospirose, une maladie encore peu documentée en Guinée. <strong><em>« Dans des pays comme le nôtre, un danger invisible circule dans l’eau et à travers les rongeurs : la leptospirose »,</em></strong> a-t-il alerté.</span></p>
<p><span style="color: black;font-size: 12pt">Cette zoonose bactérienne est causée par des bactéries du genre Leptospira, présentes dans l’environnement et transmises principalement par l’eau contaminée. Les symptômes, souvent confondus avec ceux du paludisme, compliquent le diagnostic. <strong><em>« Elle se manifeste par des douleurs abdominales, de la fièvre, des maux de tête et en cas de complication, une insuffisance rénale »</em></strong>, a détaillé le Dr Pricemou.</span></p>
<p><span style="color: black;font-size: 12pt"><strong>Des résultats scientifiques préoccupants</strong></span></p>
<p><span style="color: black;font-size: 12pt">Une étude menée en région forestière, notamment à Macenta, a permis d’obtenir des résultats significatifs. Selon le Dr Pricemou, sur 43 micromammifères capturés, 3 se sont révélés porteurs de leptospires, soit un taux de 7,1 %.</span></p>
<p><span style="color: black;font-size: 12pt">«<strong><em> Nous avons détecté deux espèces de leptospires dans trois réservoirs différents »</em></strong>, a expliqué le Dr Pricemou. Parmi elles, Leptospira borgpetersenii et une autre espèce proche de Leptospira kirschneri, potentiellement encore peu documentée.</span></p>
<p><span style="color: black;font-size: 12pt">Ces résultats révèlent une double diversité tant sur les espèces de leptospires que sur les réservoirs, ce qui <strong><em>« constitue un réel risque de contamination de la population humaine »</em></strong>, a-t-il insisté.</span></p>
<p><span style="color: black;font-size: 12pt">&nbsp;<strong>Un enjeu majeur de santé publique</strong></span></p>
<p><span style="color: black;font-size: 12pt"><strong>&nbsp;</strong>Les deux chercheurs convergent sur un point essentiel : la nécessité d’une approche intégrée. Le concept « One Health », qui relie santé humaine, animale et environnementale, apparaît comme indispensable face à ces défis. «<strong><em> Il est crucial d’étudier et de surveiller ces micromammifères pour la santé de nos écosystèmes, de nos élevages et de notre propre santé », </em></strong>a résumé la Dre Grayo.</span></p>
<p><span style="color: black;font-size: 12pt">Pour le Dr Pricemou, les perspectives sont claires : <strong><em>« Nous souhaitons étendre cette étude aux autres régions de la Guinée et mieux comprendre le niveau d’exposition des populations humaines ». </em></strong>Dans un contexte de changements climatiques, d’urbanisation rapide et de pressions environnementales croissantes, cette étude constitue une alerte scientifique majeure.</span></p>
<p><span style="color: black;font-size: 12pt">Elle met en évidence non seulement la circulation de pathogènes encore peu étudiés, mais aussi le rôle clé des rongeurs dans leur propagation. Pour les chercheurs de l’IPGUI, renforcer la surveillance, la recherche et la sensibilisation des populations est désormais une priorité.</span></p>
<p><span style="color: black;font-size: 12pt">&nbsp;</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Investissement scientifique : la Guinée loin des standards africains</title>
		<link>https://universciences.com/investissement-scientifique-la-guinee-loin-des-standards-africains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 10:25:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Science]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://universciences.com/wp/2026/04/24/investissement-scientifique-la-guinee-loin-des-standards-africains/</guid>

					<description><![CDATA[L'Institut de statistique de l'UNESCO vient de publier sa mise à jour 2026 des statistiques mondiales sur la recherche et le développement (R&#038;D), dans le cadre du suivi de l'Objectif de développement durable 9.5, qui vise à renforcer les capacités scientifiques et technologiques des nations.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;Institut de statistique de </strong><a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="text-primary underline" href="https://www.uis.unesco.org/en/2026-rd-data-release"><strong>l&rsquo;UNESCO vient de publier sa mise à jour 2026 des statistiques mondiales sur la recherche et le développement (R&amp;D), dans le cadre du suivi de l&rsquo;Objectif de développement durable 9.5</strong></a><strong>, qui vise à renforcer les capacités scientifiques et technologiques des nations.</strong></p>
<p>Le constat est sans appel, l&rsquo;Afrique reste en marge de l&rsquo;économie mondiale de la connaissance, et la Guinée, elle, n&rsquo;apparaît même pas dans le tableau des vingt pays africains les plus engagés en matière de R&amp;D.</p>
<h2><span style="color: windowtext"><strong>Une Afrique scientifique à plusieurs vitesses</strong></span></h2>
<p>Le continent africain consacre globalement <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="text-primary underline" href="https://www.uis.unesco.org/en/2026-rd-data-release">34,78 milliards de dollars à la recherche et au développement, un chiffre qui masque de profondes inégalités</a>. L&rsquo;Égypte domine largement avec 16,43 milliards de dollars investis, loin devant l&rsquo;Afrique du Sud et le Nigeria. Rapportées au PIB, les dépenses de R&amp;D confirment cette hiérarchie : l&rsquo;Égypte alloue 1,03 % de son PIB à la recherche, suivie du Kenya (0,81 %), du Rwanda (0,79 %), de la Tunisie (0,75 %), de la Namibie et du Maroc (0,65 %), et de l&rsquo;Afrique du Sud (0,61 %).</p>
<p>En Afrique de l&rsquo;Ouest, c&rsquo;est le Sénégal qui tire son épingle du jeu avec 0,58 % du PIB consacré à la R&amp;D, s&rsquo;imposant comme le moteur scientifique de la sous-région.</p>
<h2><span style="color: windowtext"><strong>Dans l&rsquo;espace UEMOA, des écarts saisissants</strong></span></h2>
<p>Au sein de l&rsquo;Union économique et monétaire ouest-africaine, les disparités sont frappantes. Le Sénégal (0,58 %) devance nettement le Burkina Faso (0,25 %) et le Togo (0,19 %). Plus surprenant encore, la Côte d&rsquo;Ivoire, première économie de la zone, ne consacre que 0,07 % de son PIB à la recherche, révélant un décalage criant entre puissance économique et investissement scientifique.</p>
<h2><span style="color: windowtext"><strong>Guinée, une quasi-absence préoccupante</strong></span></h2>
<p>Dans ce paysage déjà contrasté, la situation de la Guinée est particulièrement alarmante. Le pays investit moins de 0,1 % de son PIB dans la R&amp;D, l&rsquo;un des niveaux les plus faibles du continent, très loin de l&rsquo;objectif d&rsquo;au moins 1 % recommandé par l&rsquo;Union africaine.</p>
<p>Les chiffres parlent d&rsquo;eux-mêmes, la Guinée compte moins de 50 chercheurs par million d&rsquo;habitants, alors que la moyenne mondiale avoisine 1 400 chercheurs par million, et que l&rsquo;Afrique du Sud en recense plus de 900. Les dépenses publiques en éducation ne dépassent pas 2,8 % du PIB, contre une moyenne de 4 % pour l&rsquo;Afrique subsaharienne.</p>
<h2><span style="color: windowtext"><strong>Des conséquences concrètes sur le développement national</strong></span></h2>
<p>Ce sous-investissement chronique n&rsquo;est pas sans effet. Selon la Banque mondiale et l&rsquo;UNESCO, un faible engagement en R&amp;D freine la diversification économique, limite la création d&rsquo;industries à forte valeur ajoutée, affaiblit la capacité d&rsquo;innovation locale et réduit l&rsquo;aptitude du pays à adapter ses réponses technologiques aux défis agricoles, sanitaires et énergétiques. En l&rsquo;absence d&rsquo;une recherche nationale robuste, l&rsquo;économie guinéenne demeure largement tributaire des matières premières et des technologies importées.</p>
<h2><span style="color: windowtext"><strong>Un risque de décrochage durable</strong></span></h2>
<p>Les rapports de l&rsquo;UNESCO et de l&rsquo;Union africaine sont formels, les pays qui investissent aujourd&rsquo;hui dans la recherche bâtissent les fondations de leur industrialisation future. L&rsquo;absence de la Guinée dans les classements africains constitue donc un signal stratégique que les décideurs ne peuvent plus ignorer.</p>
<p>Des efforts existent. Le Ministère de l&rsquo;Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a récemment procédé à la signature des contrats de performance 2026 avec les Institutions de Recherche Scientifique (IRS) et les Centres de Documentation et d&rsquo;Information (CDI). Une initiative encourageante, qui s’ajoute à la rénovation à l’équipement de certains laboratoires de certaines universités guinéennes, la création de la cité des sciences et de l’innovation de Guinée, mais dont les effets resteront limités tant que le niveau de financement demeurera en deçà des standards continentaux.</p>
<p>Sans une volonté politique forte, accompagnée d&rsquo;investissements massifs et structurés, la Guinée risque de s&rsquo;éloigner durablement de l&rsquo;économie de la connaissance avec des répercussions profondes sur la croissance, l&#8217;emploi qualifié et la souveraineté technologique du pays.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pr Elhadj Saidou Baldé : « valoriser scientifiquement les savoirs traditionnels, renforcer la collaboration » pour mieux faire face aux pathologies</title>
		<link>https://universciences.com/pr-elhadj-saidou-balde-valoriser-scientifiquement-les-savoirs-traditionnels-renforcer-la-collaboration-pour-mieux-faire-face-aux-pathologies/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 09:45:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://universciences.com/wp/2026/04/21/pr-elhadj-saidou-balde-valoriser-scientifiquement-les-savoirs-traditionnels-renforcer-la-collaboration-pour-mieux-faire-face-aux-pathologies/</guid>

					<description><![CDATA[Lors d’une communication scientifique consacrée aux liens entre plantes médicinales, microbiome cutané et innovation pharmaceutique, le Pr Elhadj Saidou Baldé, Directeur général de l’institut de recherche et de développement des plantes médicinales et alimentaires de Guinée (IRDPMAG) a mis en lumière le potentiel considérable de la biodiversité guinéenne pour la recherche en dermatologie.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 12pt">Il a également lancé un appel fort à la collaboration entre médecine moderne et médecine traditionnelle</span></p>
<p><span style="font-size: 12pt"><strong>Le « mot, la plante et le couteau » : trois outils du médecin</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 12pt">Le chercheur a rappelé une citation marquante : «&nbsp;<strong>le médecin dispose de trois outils : le mot, la plante et le couteau&nbsp;». </strong>Autrement dit, l’anamnèse, les traitements médicamenteux et la chirurgie. Mais selon lui, le principal défi des systèmes de santé africains reste la faible collaboration entre cliniciens et chercheurs, notamment dans l’étude scientifique des savoirs traditionnels.</span></p>
<p><span style="font-size: 12pt"><strong>Une biodiversité exceptionnelle au service de la santé</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 12pt">La Guinée dispose d’un patrimoine naturel remarquable. Pour le scientifique, le pays compte près de 3 500 espèces végétales, dont 1 352 endémiques, réparties dans quatre régions naturelles à la faune et à la flore très variées. Cette richesse constitue une base importante pour la médecine traditionnelle, largement utilisée dans la prise en charge des maladies de la peau.</span></p>
<p><span style="font-size: 12pt"><strong>Une enquête nationale auprès des tradithérapeutes</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 12pt">Selon le chercheur, une enquête menée dans plusieurs régions du pays auprès de 255 tradithérapeutes a permis d’identifier 139 espèces végétales appartenant à une trentaine de familles botaniques.</span></p>
<p><span style="font-size: 12pt">Les traitements reposent principalement sur l’utilisation de plantes sous forme de décoctions, de bains ou d’applications locales, et plusieurs espèces sont citées dans toutes les régions, révélant ainsi un consensus national sur leur efficacité dans la prise en charge des infections cutanées. Ces données concordent avec la littérature scientifique internationale qui confirme l’activité biologique de plusieurs de ces plantes.</span></p>
<p><span style="font-size: 12pt"><strong>Le rôle clé du microbiome cutané</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 12pt">La présentation a également insisté sur le microbiome de la peau, composé de bactéries, virus et champignons qui jouent un rôle essentiel de barrière protectrice.</span></p>
<p><span style="font-size: 12pt">Les composés bioactifs des plantes souvent lipophiles peuvent traverser la peau et agir directement sur ce microbiome, expliquant l’efficacité de nombreux traitements traditionnels appliqués par bains ou lotions.</span></p>
<p><span style="font-size: 12pt"><strong>Pollution, urbanisation et nouvelles pathologies</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 12pt">Le développement minier et l’ouverture des corridors économiques pourraient entraîner une augmentation des maladies dermatologiques, liée à la pollution et à l’accès accru aux soins.</span></p>
<p><span style="font-size: 12pt">Pour le chercheur, cette évolution représente aussi une opportunité de recherche pour mieux comprendre l’impact environnemental sur la santé de la peau.</span></p>
<p><span style="font-size: 12pt"><strong>Des molécules prometteuses pour la pharmacie et la cosmétique</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 12pt">Plusieurs composés végétaux suscitent un intérêt particulier dans la recherche, notamment les flavonoïdes, les tanins et les polyphénols. Ces molécules sont reconnues pour leurs propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires, régénératrices du collagène et anti-allergiques.</span></p>
<p><span style="font-size: 12pt">Elles entrent déjà dans la composition de certains produits dermatologiques approuvés par la FDA américaine, ce qui confirme leur potentiel thérapeutique.</span></p>
<p><span style="font-size: 12pt">Une autre piste prometteuse concerne les vésicules extracellulaires d’origine végétale, capables de transporter des principes actifs à travers la peau à un coût inférieur à celui des équivalents d’origine animale.</span></p>
<p><span style="font-size: 12pt"><strong>Vers une innovation thérapeutique made in Guinée</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 12pt">Les premières analyses en laboratoire montrent déjà des résultats encourageants, même si les travaux restent en cours. Pour le Pr Baldé, la priorité est désormais claire :&nbsp;« <strong><em>renforcer la collaboration entre dermatologues et chercheurs</em></strong> <strong><em>utiliser la bio-informatique et la nanotechnologie</em></strong> <strong><em>valoriser scientifiquement les savoirs traditionnels&nbsp;».</em></strong> L’objectif est de développer de nouveaux médicaments et produits dermatologiques issus de la flore guinéenne.</span></p>
<p><span style="font-size: 12pt"><strong>Un appel à la collaboration scientifique</strong></span></p>
<p><span style="font-size: 12pt">Le chercheur a lancé un appel à la communauté dermatologique. Selon le Pr Baldé, la valorisation de la biodiversité guinéenne pourrait devenir un levier majeur d’innovation thérapeutique tout en renforçant les liens entre médecine traditionnelle et recherche biomédicale moderne.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Il faudrait qu&#8217;on définisse nos propres ambitions » : le Pr Sahar Traoré plaide pour un financement national du One Health en Guinée</title>
		<link>https://universciences.com/il-faudrait-qu-on-definisse-nos-propres-ambitions-le-pr-sahar-traore-plaide-pour-un-financement-national-du-one-health-en-guinee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[Un colloque scientifique consacré à l'approche One Health a réuni chercheurs, responsables techniques et universitaires autour des enjeux de collaboration, de financement et de formation. Une table ronde, modérés par le Pr Mohamed Cissé, Doyen de la Faculté des Sciences et Techniques de la Santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, a mis en lumière les progrès réalisés, mais aussi les défis persistants pour une mise en œuvre pleinement intégrée de cette approche en Guinée.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Placée sous l’égide du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et de l’Institut Pasteur de Guinée, ce colloque scientifique a été marqué par des communications scientifiques, des discussions et une table ronde. Cette rencontre a eu lieu dans la foulée de l’inauguration de l’Institut pasteur de Guinée.</p>
<p>Au cours de cette rencontre scientifique, une table ronde rassemblant des représentants de la recherche, de la santé publique, de l’environnement et du développement a retenu l’attention de la communauté scientifique. Tous s’accordent sur un constat : <strong>« la Guinée dispose des atouts pour faire du One Health une réalité, mais la route vers une intégration pleine et entière reste semée d’embûches ».</strong></p>
<p><strong>Le One Health, un mécanisme opérationnel avant tout</strong></p>
<p>C&rsquo;est le Pr Cissé, Doyen de la faculté de médecine de l’UGANC qui a ouvert les débats. D&#8217;emblée, il a posé le cadre. Pour lui, un pays qui a été l&rsquo;épicentre de l&rsquo;Ebola et qui fait régulièrement face à des maladies comme la fièvre de Lassa, l&rsquo;approche One Health ne peut pas rester un simple concept théorique mais elle doit fonctionner comme un mécanisme opérationnel liant la santé humaine, animale et environnementale.</p>
<p>Le Pr Mohamed Sahar Traoré, Directeur de l&rsquo;Institut de Recherche en Biologie Appliquée de Guinée (IRBAG), a salué l&rsquo;existence d&rsquo;une plateforme nationale impliquant les ministères de l&rsquo;Enseignement supérieur, de la Santé, de l&rsquo;Élevage et de l&rsquo;Environnement, tout en alertant sur ses limites. &nbsp;Pour lui, dans notre contexte, certains déterminants du One Health ont tendance à être oubliés : les mycotoxines, les contaminations végétales, ou encore l&rsquo;impact des pesticides agricoles sur la santé restent insuffisamment documentés</p>
<p><strong><em>« Lorsque le flux de financement vient de l&rsquo;extérieur, le cadre est souvent déjà entièrement défini. Il faudrait qu&rsquo;au niveau national, on arrive à définir nos propres ambitions en termes de recherche One Health et qu&rsquo;on mette de l&rsquo;argent pour financer la recherche sur nos particularités », </em></strong>plaide le Pr Traoré.</p>
<p>Il a également mis en avant la richesse minière de la Guinée comme levier de financement inexploité, citant l&rsquo;exemple de l&rsquo;exploitation de la bauxite à Gaoual, qui a provoqué une recrudescence des morsures de serpents en perturbant l&rsquo;écologie locale.</p>
<p><strong><em>« Pourquoi ne pas faire contribuer les entreprises minières au financement des déséquilibres qu&rsquo;elles engendrent ? », </em></strong>a-t-il proposé.</p>
<p><strong>Lever les cloisonnements pour financer autrement</strong></p>
<p>La Dr Solène Grayo, Directrice du groupe One Health à l&rsquo;Institut Pasteur de Guinée, a pointé du doigt ce qui reste peut-être le nœud du problème, comme les cloisonnements artificiels qui persistent entre les institutions, y compris lors des réunions stratégiques censées les réunir.</p>
<p>Elle a interrogé la logique même du financement actuel : chaque porteur de projet met en avant l&rsquo;aspect One Health de son dossier pour espérer obtenir des fonds, sans que cela aboutisse à de véritables projets collaboratifs.</p>
<p><strong><em>« Pour favoriser vraiment cette collaboration, il serait pertinent qu&rsquo;au niveau national, on essaie de financer des projets collaboratifs »,</em></strong> a-t-elle affirmé.</p>
<p><strong>La Guinée, exemple mondial dans la lutte contre les zoonoses</strong></p>
<p>Le Dr Mohamed Idriss Doumbouya, représentant de la SNV Netherlands Development Organisation et Président de la plateforme One Health multisectorielle au niveau technique, a dressé un bilan des progrès accomplis en matière de santé animale. Selon lui, il y a dix ans, la surveillance vétérinaire était en grande difficulté, mais aujourd&rsquo;hui, la Direction nationale des services vétérinaires s&rsquo;appuie sur des outils électroniques et travaille à l&rsquo;interopérabilité entre la plateforme DHIS2 (District Health Information Software version 2) du ministère de la Santé et l&rsquo;outil électronique de surveillance de la rage du ministère de l&rsquo;Élevage.</p>
<p><strong>« Quand il y a un problème sanitaire lié aux maladies zoonotiques dans une préfecture, toutes les équipes One Health se mobilisent pour mener une investigation ensemble. La Guinée est citée comme un exemple dans le monde », </strong>a-t-il affirmé, rappelant son retour récent du sommet One Health de Lyon où la Guinée était invitée à présenter son expérience.</p>
<p>Parmi les réalisations concrètes, il a cité le plan intégré d&rsquo;élimination de la rage à l&rsquo;horizon 2030, signé par les trois ministres de la Santé, de l&rsquo;Environnement et de l&rsquo;Élevage, ainsi que le déploiement de l&rsquo;outil électronique pour la surveillance de la rage en temps réel. Il a également annoncé que la plateforme One Health s&rsquo;étend désormais au niveau sous-préfectoral.</p>
<p>Il a lancé un appel pressant aux chercheurs : <strong><em>« Partagez les informations de vos recherches avec nous, parce que cela nous permet de mettre en place des plans de surveillance. Les résultats présentés aujourd&rsquo;hui sur la Crimée-Congo en font désormais une priorité pour les services vétérinaires. »</em></strong></p>
<p><strong>Repenser la formation pour un terrain interdisciplinaire</strong></p>
<p>Le One Health doit avant tout être un outil de connexion entre les institutions et les experts, selon le Pr ElHadj Saidou Baldé, Directeur de l&rsquo;Institut de Recherche et de Développement des Plantes Médicinales et Alimentaires de Guinée (IRDPMAG).</p>
<p><strong><em>« Nous avons des médecins bien formés, des pharmaciens bien formés, des environnementalistes bien formés, mais qui ont du mal à travailler ensemble »,</em></strong> a-t-il constaté.</p>
<p>&nbsp;Il a illustré son propos par un souvenir d&rsquo;enfance, où ses grands-parents étaient capables, à partir de l&rsquo;observation d&rsquo;un insecte, d&rsquo;anticiper les évolutions de la saison à venir, une forme de savoir territorial et interdisciplinaire que la science formelle peine encore à reproduire.</p>
<p>Il a plaidé pour des formations d&rsquo;équipes multidisciplinaires sur le terrain, où un vétérinaire aurait des notions d&rsquo;environnement et de médecine humaine, et où ses observations pourraient servir d&rsquo;alerte pour d&rsquo;autres spécialistes. Sur la question du financement, sa position est tranchée : <strong><em>« L&rsquo;argent ne devrait pas être un frein à l&rsquo;opérationnalisation du One Health dans le domaine de la formation. Nous avons suffisamment de bases scientifiques. Il suffit de les compiler et de travailler ensemble autour d&rsquo;une table. »</em></strong></p>
<p><strong>Une Guinée en marche, mais qui doit aller plus loin</strong></p>
<p>Au terme de cette table ronde riche en échanges, un consensus s&rsquo;est dégagé. La Guinée a franchi des étapes importantes, mais la consolidation du One Health exige encore des efforts structurels un financement national plus cohérent incluant les ressources minières, un partage systématique des données scientifiques, une formation interdisciplinaire rénovée et une collaboration institutionnelle décloisonnée.</p>
<p>Autant de chantiers que les acteurs présents semblent déterminés à ouvrir, convaincus que l&rsquo;approche One Health représente, pour la Guinée, bien plus qu&rsquo;un concept, car, c’est un véritable outil de souveraineté sanitaire.</p>
<p><strong>Mamadou Kindy BAH</strong></p>
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		<item>
		<title>Comprendre le lupus avec le Pr Mame Thierno Dieng</title>
		<link>https://universciences.com/comprendre-le-lupus-avec-le-pr-mame-thierno-dieng/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[En marge du congrès scientifique organisé par la Société Guinéenne de Dermatologie du 7 au 9 avril, le professeur Mame Thierno Dieng, professeur titulaire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et ancien ministre sénégalais de l’Environnement et du Développement durable, a animé une conférence consacrée au lupus, une maladie encore insuffisamment connue mais potentiellement grave.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour lui, le lupus est une maladie chronique auto-immune dans laquelle le système immunitaire attaque par erreur l’organisme. <strong><em>« Cette maladie peut toucher la peau, les articulations et certains organes comme les reins ou le cerveau. Souvent repérée grâce à des lésions cutanées et une forte sensibilité au soleil, elle ne se guérit pas définitivement, mais peut être contrôlée grâce à un traitement et un suivi médical adaptés »,</em></strong> explique le professeur Dieng.</p>
<h2><strong>Une maladie fréquente mais mal connue</strong></h2>
<p>Au cours de sa présentation, le professeur Dieng a insisté sur la nécessité de mieux faire connaître le lupus, présent dans tous les pays de la sous-région et pouvant entraîner de graves complications, voire la mort, lorsqu’il n’est pas pris en charge à temps. <strong><em>« Lorsqu’une maladie grave existe parmi nous, nous devons non seulement la connaître, mais aussi actualiser régulièrement nos connaissances pour améliorer sa prise en charge », </em></strong>a-t-il expliqué.</p>
<p>Le spécialiste a rappelé que les dermatologues jouent un rôle central dans le diagnostic du lupus, dont les premières manifestations sont le plus souvent visibles sur la peau, avant d’atteindre d’autres organes comme les articulations, les reins ou le cerveau.</p>
<h2><strong>Des symptômes visibles à ne pas négliger</strong></h2>
<p>Une partie importante de la conférence a été consacrée aux signes d’alerte du lupus. Le professeur Dieng a expliqué que la maladie tire son nom de ses manifestations cutanées, souvent caractéristiques. Il a notamment cité les lésions persistantes au niveau du visage, les dermatoses sur les zones exposées au soleil en particulier la poitrine et le dos, ainsi que les atteintes du cuir chevelu pouvant entraîner une chute de cheveux.</p>
<p>Le Pr Dieng a également souligné la forte sensibilité au soleil, facteur aggravant majeur. Selon lui, ces signes peuvent être reconnus même par des professionnels non dermatologues, d’où l’importance d’une consultation précoce dès l’apparition des premiers symptômes.</p>
<h2><strong>Une ampleur difficile à mesurer en Afrique</strong></h2>
<p>Faute d’études épidémiologiques suffisantes, l’ampleur réelle du lupus reste difficile à évaluer en Afrique. Toutefois, l’expérience sénégalaise donne une indication : plus de 500 cas ont été recensés en moins de cinq ans, dont certains ont malheureusement entraîné des décès.</p>
<p>Au-delà du risque vital, le professeur Dieng a également souligné l’impact socio-économique de la maladie, dont le traitement est généralement à vie et représente une charge importante pour les patients.</p>
<h2><strong>Une maladie traitable, mais pas guérissable</strong></h2>
<p>Le lupus peut toutefois être contrôlé grâce à des traitements disponibles dans la région. L’objectif est de prévenir les complications et d’améliorer la qualité de vie des patients. Le traitement repose notamment sur les antipaludéens de synthèse, en particulier l’hydroxychloroquine, décrite comme un médicament essentiel pour protéger la peau contre les effets du soleil.</p>
<p>Le spécialiste insiste sur l’importance du suivi médical : <strong><em>« L’amélioration ne signifie pas la guérison. L’arrêt du traitement doit toujours être décidé par le médecin. »</em></strong></p>
<p>Au-delà des aspects scientifiques, cette conférence a mis en lumière l’importance de la sensibilisation et du diagnostic précoce. Une meilleure connaissance du lupus pourrait permettre d’éviter de nombreuses complications graves et de sauver des vies.</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>Dermatologie : trois jours de science, de formation et d’engagement à Conakry</title>
		<link>https://universciences.com/dermatologie-trois-jours-de-science-de-formation-et-d-engagement-a-conakry/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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					<description><![CDATA[La dermatologie a occupé le devant de la scène scientifique à Conakry du 7 au 9 avril 2026. À cette occasion, un atelier de chirurgie dermatologique, suivi d’un congrès riche en échanges, a été organisé par la Société Guinéenne de Dermatologie (SOGUIDERM).]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pendant trois jours, dermatologues, chercheurs et experts de la sous-région se sont réunis à Conakry pour renforcer les compétences, partager les avancées scientifiques et améliorer la prise en charge des maladies de la peau. Entre formation pratique, échanges scientifiques et enjeux de santé publique, la dermatologie guinéenne amorce un tournant stratégique.</p>
<h2><strong>Une ouverture sous le signe des priorités sanitaires</strong></h2>
<p>Les activités ont débuté au CHU Ignace Deen avec un atelier consacré à la chirurgie dermatologique. Dès la cérémonie d’ouverture, Fatoumata Batouly Diallo, conseillère chargée de mission au ministère de la Santé, a inscrit cette rencontre dans les priorités sanitaires nationales. <em>« Le renforcement des compétences en dermatologie, notamment chirurgicale, répond à un besoin réel de santé publique. Il s’agit d’améliorer l’offre de soins spécialisés et de rapprocher les services des populations »</em><strong><em>,</em></strong> a-t-elle affirmé.</p>
<p>Un message qui a donné le ton d’une rencontre résolument orientée vers la formation, l’amélioration des pratiques médicales et la réduction des évacuations sanitaires.</p>
<h2><strong>Immersion dans la chirurgie dermatologique</strong></h2>
<p>La première journée a été consacrée à la formation pratique, alternant communications scientifiques et démonstrations techniques. Les participants ont suivi des présentations sur l’exérèse des tumeurs cutanées, la reconstruction cutanée et la prise en charge des complications. Les organisateurs ont insisté sur l’importance stratégique de cette spécialité encore émergente en Guinée.</p>
<p><strong>« Le thème de ces journées, <em>médecine et peau, chirurgie dermatologique et maladies tropicales négligées</em></strong>, <strong>est au cœur des enjeux actuels de santé publique en Afrique. Car la peau n’est pas une simple enveloppe esthétique : elle est une interface vitale, un miroir des pathologies systémiques et un champ d’innovation médicale et chirurgicale »</strong>, souligne le Pr Mohamed Cissé, président de la SOGUIDERM.</p>
<p>Dans les salles de formation, les gestes techniques ont été au cœur de l’apprentissage : blouse, gants, masque, instruments en main, les participants ont été plongés dans les réalités de la chirurgie cutanée.</p>
<p><strong><em>« Nous sommes en Afrique avec des réalités particulières. Des pathologies comme l’albinisme et les cancers cutanés liés au soleil sont très fréquentes. La prévention et la prise en charge précoce sont essentielles »,</em></strong> explique le Pr Kouamé Kanga, maître de conférences en dermatologie et chirurgie cutanée.</p>
<h2><strong>Science et coopération régionale à l’honneur</strong></h2>
<p>La deuxième journée a marqué l’ouverture des sessions scientifiques, réunissant praticiens, enseignants-chercheurs et spécialistes venus de plusieurs pays. Les communications ont porté sur les cancers cutanés, les maladies infectieuses dermatologiques, les dermatoses chroniques et les innovations thérapeutiques adaptées aux contextes africains.</p>
<p>Le président scientifique des 6èmes Journées de dermatologie a mis en avant l’importance du partage d’expériences et des valeurs fondamentales du métier. <strong><em>« Le savoir, le savoir-faire et le savoir-être constituent les trois piliers essentiels de notre profession. Le savoir seul peut devenir insuffisant, le savoir-faire sans savoir-être peut manquer d’humanité, et le savoir-être sans savoir-faire peut manquer d’efficacité »</em></strong>, a déclaré le Pr Adama Traoré.</p>
<p>Selon lui, <strong><em>« c’est cet équilibre qui guide l’action d’un dermatologue ».</em></strong> Les débats ont également souligné la nécessité de renforcer la recherche et la formation continue dans la discipline.</p>
<h2><strong>Maladies tropicales et défis sanitaires au cœur des échanges</strong></h2>
<p>La troisième journée a été consacrée aux communications scientifiques et aux perspectives pour la dermatologie en Guinée. Les discussions ont mis en avant plusieurs priorités : développer la chirurgie dermatologique, améliorer l’accès aux soins spécialisés, renforcer la formation et encourager la recherche.</p>
<p><strong><em>« Notre ambition est de réduire les évacuations sanitaires pour des actes dermatologiques et de permettre aux patients d’être pris en charge localement avec des standards de qualité élevés »</em></strong>, affirme le Pr Mohamed Maciré Soumah, dermatologue-vénérologue, enseignant-chercheur à la Faculté des sciences et techniques de santé de l’UGANC.</p>
<p>Les conférences ont également mis en lumière l’actualité de plusieurs maladies tropicales négligées, telles que la lèpre, le pian, le mycétome et l’ulcère de Buruli, tout en présentant les avancées diagnostiques et thérapeutiques ainsi que les défis persistants en Afrique.</p>
<p>Une attention particulière a été accordée à la prévention des cancers cutanés, notamment chez les personnes atteintes d’albinisme, à la prise en charge d’infections émergentes comme le Mpox, ainsi qu’aux enjeux liés au VIH et aux effets des traitements antirétroviraux. Les présentations ont également illustré la diversité des recherches menées dans la sous-région : qualité de vie des patients, apport de la biopsie cutanée, innovation numérique en santé communautaire et potentiel des plantes médicinales.</p>
<h2><strong>Une dynamique appelée à se renforcer</strong></h2>
<p>Au terme de ces trois jours d’échanges scientifiques et de formation, les participants ont salué une forte mobilisation autour de la dermatologie en Guinée. <strong><em>« Nous avons beaucoup appris. C’est une rencontre scientifique très instructive »</em></strong>, témoigne le Dr Mamadou Aliou Souaré, participant.</p>
<p>Dans son discours de clôture, le président de la Société Guinéenne de Dermatologie a invité les participants à transformer ces acquis en actions concrètes, afin de consolider les engagements pris et de poursuivre le développement de la discipline dans le pays.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Dr Mamoudou Touré : l&#8217;homme qui a choisi la Guinée plutôt que le confort allemand</title>
		<link>https://universciences.com/dr-mamoudou-toure-l-homme-qui-a-choisi-la-guinee-plutot-que-le-confort-allemand/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans son bureau du département de physique de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC), le Dr Mamoudou Touré parle avec passion de science, d'avenir et de patriotisme. Derrière son parcours impressionnant se cache une décision rare et courageuse : abandonner une carrière prometteuse et un salaire confortable en Allemagne pour revenir servir son pays.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2><strong>Un destin façonné entre Kankan et Conakry</strong></h2>
<p>Né le 12 novembre 1974 à Conakry, Mamoudou Touré grandit entre Kankan et la capitale. Très tôt, il nourrit le rêve de devenir professeur de physique à l&rsquo;université. Deux figures marquent profondément son parcours : Albert Einstein, pour son génie scientifique, et Ahmed Sékou Touré, pour son engagement patriotique.</p>
<p>Étudiant brillant, il intègre l&rsquo;Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, où il se spécialise en physique des corps solides électroniques. Pour financer ses études, il enseigne dans plusieurs lycées tout en poursuivant ses recherches à la bibliothèque, à une époque sans Internet. Premier de sa promotion, il obtient l&rsquo;opportunité de poursuivre ses études en Allemagne, grâce à son mérite et à sa seule détermination.</p>
<h2><strong>Une carrière prometteuse outre-Rhin</strong></h2>
<p>À l&rsquo;Université Internationale de Brême, il s&rsquo;impose rapidement dans le domaine de la microélectronique. Ses travaux portent sur la conception de systèmes microélectroniques par photolithographie, la programmation hardware en VHDL et la conception de systèmes électroniques. Il obtient son doctorat, devient expert contractuel, formateur et auteur de supports pédagogiques.</p>
<p>En 2007, son salaire atteint 3 420 euros par mois, lui assurant une situation stable, confortable et pleine de perspectives. Pourtant, un appel venu de Guinée va tout bouleverser.</p>
<p><strong><em>« Je ne suis pas venu en Guinée pour chercher de l&rsquo;argent. Je suis venu pour servir. »</em></strong> Ces mots résument à eux seuls le choix du Dr Touré.</p>
<p>Lorsqu&rsquo;un ancien collègue lui apprend que la physique décline à l&rsquo;UGANC et que les étudiants s&rsquo;en détournent, il confie avoir <strong><em>« pleuré dans son laboratoire en Allemagne ».</em></strong> Il demande alors un congé de six mois pour venir enseigner en Guinée. L&rsquo;administration allemande accepte et continue même de lui verser son salaire durant cette période.</p>
<p>Une fois sur place, la dynamique change rapidement. Ses cours concrets, télécoms, moteurs, électronique, mécatronique, rendent la science tangible et les étudiants redécouvrent la physique. L&rsquo;université lui demande de rester. Le ministre de l&rsquo;Enseignement supérieur lui propose une intégration dans la fonction publique. Après réflexion, il accepte définitivement, travaillant pendant onze mois sans salaire, le temps que son dossier administratif soit régularisé.</p>
<p><strong><em>« L&rsquo;État m&rsquo;a formé gratuitement du primaire à l&rsquo;université. J&rsquo;ai une redevabilité envers mon pays »,</em></strong> affirme-t-il.</p>
<h2><strong>Rebâtir le département de physique</strong></h2>
<p>À son arrivée, les laboratoires étaient peu fonctionnels et la filière peinait à susciter l&rsquo;intérêt des étudiants. Progressivement, une transformation profonde s&rsquo;est opérée sous son impulsion. Les laboratoires d&rsquo;optique, de mécanique, d&rsquo;électricité et d&rsquo;électronique ont été remis en état et rendus pleinement opérationnels. Les travaux pratiques sont devenus une composante essentielle de la formation. Le département s&rsquo;est modernisé grâce à du matériel financé par des partenaires internationaux, avant qu&rsquo;une école doctorale en physique ne soit créée, suivie d&rsquo;un master en électronique et physique fondamentale. <strong><em>« Le département de physique est devenu l&rsquo;un des plus performants du pays »,</em></strong> affirme le Dr Touré.</p>
<h2><strong>L&rsquo;intégration du numérique dans l&rsquo;enseignement supérieur</strong></h2>
<p>Chef du Département de Physique de l&rsquo;UGANC depuis 2018 et expert national UNESCO-ISESCO, le Dr Touré est également à l&rsquo;origine du projet d&rsquo;intégration du numérique dans l&rsquo;enseignement supérieur guinéen.</p>
<p>Dans ce cadre, il a créé un espace digital d&rsquo;enseignement, synchronisé des salles de cours interactives fonctionnant même sans connexion internet, supervisé la conception de la radio universitaire Gamal FM et accompagné des projets de télévision universitaire. Son objectif : <strong><em>« garantir la continuité pédagogique même en cas de crise sanitaire »</em></strong>, rendant l&rsquo;enseignement accessible en toutes circonstances.</p>
<h2><strong>Un centre d&rsquo;apprentissage de l&rsquo;allemand</strong></h2>
<p>Face aux nombreux étudiants contraints de se rendre au Sénégal ou en Côte d&rsquo;Ivoire pour apprendre l&rsquo;allemand, il crée un centre d&rsquo;apprentissage intégré à l&rsquo;UGANC. Les résultats sont probants : la langue est devenue obligatoire pour les étudiants en physique, les cours sont entièrement gratuits, et des experts allemands viennent régulièrement organiser les certifications.</p>
<p><strong><em>« Le centre est devenu une référence nationale »,</em></strong> se réjouit le Dr Touré. Cette initiative a permis à de nombreux étudiants guinéens d&rsquo;obtenir des visas d&rsquo;études, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives académiques à l&rsquo;international.</p>
<h2><strong>La microélectronique au service des étudiants guinéens</strong></h2>
<p>Grâce à ses relations en Allemagne, le Dr Touré obtient chaque année des licences coûteuses de conception de systèmes microélectroniques, une formation normalement inaccessible financièrement. Ces licences sont offertes gratuitement par ses partenaires allemands, illustrant son engagement à offrir l&rsquo;excellence scientifique sans obstacle financier pour les étudiants.</p>
<h2><strong>Une vision : la souveraineté scientifique</strong></h2>
<p>Sa vision dépasse largement le cadre universitaire. Il plaide pour la généralisation de la plateforme Unitrain dans toutes les universités guinéennes, pour la modernisation des formations scientifiques et pour la formation technologique des forces armées. Il encourage également le développement de recherches sur les technologies de défense et de guidage. <strong><em>« La science est un pilier de souveraineté nationale »</em>,</strong> affirme-t-il, convaincu que le savoir et la technologie sont essentiels à l&rsquo;indépendance et au développement du pays.</p>
<h2>Un message à la diaspora</h2>
<p>Le Dr Touré invite les Guinéens de l&rsquo;étranger à rentrer contribuer au développement du pays. <strong><em>« Si l&rsquo;État vous a formé, vous avez une responsabilité morale envers votre nation »,</em></strong> rappelle-t-il, soulignant l&rsquo;importance du partage des compétences acquises à l&rsquo;étranger.</p>
<p>En janvier 2024, en reconnaissance de son engagement exceptionnel, il a été promu <strong>Chevalier de l&rsquo;Ordre des Palmes Académiques</strong>, une distinction qui témoigne de l&rsquo;impact durable de son action dans le paysage académique guinéen.</p>
<h2><strong>Un scientifique, un patriote, un bâtisseur</strong></h2>
<p>Père de onze enfants, enseignant, chercheur et visionnaire, le Dr Mamoudou Touré incarne une génération de scientifiques africains convaincus que le développement passe par la formation. Son parcours illustre une conviction profonde. <strong><em>« Le progrès scientifique est la clé du développement économique et social de la Guinée. »</em></strong></p>
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