L’AJSG interpelle des journalistes à s’intéresser au dérèglement climatique

En collaboration avec le PNUD – Guinée, l’association des journalistes scientifiques de Guinée (AJSG), a organisé un atelier sur le « Rôle des journalistes dans la lutte contre les changements climatiques » à l’hôtel Riviera Royal de Conakry, les 03 et 04 juillet 2019. Des spécialistes en environnement sont intervenus pour clarifier la question.  

Ça chauffe vraiment : déforestation, industrialisation, rareté des pluies, augmentation du niveau de la mer etc.  Le réchauffement climatique fait couler beaucoup d’encres et de salives dans l’opinion publique nationale et internationale. Le fléau est une réalité sur la vie des humains, des espèces animales et végétales, bien que l’origine de cette catastrophe qui a longtemps guetté le monde se résume aux activités irrationnelles de l’Homme sur les gaz, le pétrole et le charbon.

Le climat change par la pression sur les ressources du sol et du sous-sol

Par un jeu interactif, Ornella Tchanque, Ingénieur en Environnement Certifiée, Experte en changement climatique pour l’Afrique de l’Ouest, explique comment ce phénomène se produit dans l’espace de façon très rapide : « c’est le concours de la pression de l’homme sur le charbon, le pétrole et le gaz qui crée la pression atmosphérique du fait que le CO2 rejeté se concentre à elle » explique t-elle.

La Guinée parmi les 35 pays les plus chauds du monde

La Guinée est un puits carbone de par son couvert végétal qui risque gros dans cette situation de la coupe abusive du bois, les feux de brousse dévorant annuellement 2/3 du territoire national, encore que le secteur agricole émette beaucoup de CO2. « Notre pays est parmi les 35 pays les chauds du monde. Les risques sont entre autres : sécheresse, perturbations du régime pluviométrique, inondations, » soutient Aboubacar Youla, Expert national en changement climatique/ PNUD.

Sur les changements climatiques en Guinée, il y a une absence d’information suffisante. « Ils sont nombreux à ne pas savoir le mal qui persiste dans notre environnement. Néanmoins le PNUD ne ménage aucun effort sur les questions environnementales du pays notamment dans les campagnes de reboisement dans les zones minières de 2016 à nos jours, » rassure Mamadou Ciré Camara, chargé de programme, Environnement/ PNUD.

Une politique environnementale qui peine à démarrer

Parlant de la politique du gouvernement dans la lutte contre les effets de dérèglement climatique du pays, il y a urgence d’agir maintenant, malgré que le laxisme soit avéré. « Les questions environnementales intéressent moins le gouvernement d’où le budget annuel du Ministère de l’Environnement est de 0,6%, » confie Abdoul Kader Bangoura, Point focal national Contribution Déterminée au niveau National.

Amadou Dari DIALLO

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