Boffa : la coupe abusive du bois, un facteur de destruction de l’écosystème

La dégradation de l’environnement est une réalité que nul n’ignore les effets. Dans la préfecture de Boffa (135 km de Conakry), ce phénomène est visible partout dans les zones périphériques de la ville.

Coupe abusive du bois, feux de brousse, carbonisation des terres ; les forêts de Boffa subissent à plein fouet l’œuvre immoral de l’homme qui ne cesse de détériorer les sols, l’air et l’eau. « Les forêts de Boffa se porte plus ou moins bien, il faut le dire comme ça », témoigne capitaine Sandén Koivogui, chef section de la conservation des forêts de Boffa.

« Nous savons il ya partout des dégradations à travers le pays. Mais pour ce qui est du cas particulier de Boffa, il y a bien sûr la carbonisation. A cet effet, nous sommes en train de lutter contre ce phénomène. Notre politique s’agit de la sensibilisation de la population, parce que les conséquences sont énormes sur les sols », rajoute-t-il.

Boffa, un environnement dégradé

La dégradation de notre écosystème est, généralement la résultante de plusieurs facteurs nocifs engendrés par l’homme dans le but de satisfaire ses besoins très souvent inavoués. Parmi ces facteurs de dégradation, nous pouvons citer sans risque de se tromper la coupe abusive du bois autrement dit la déforestation à outrance. « Nous leur avons toujours dit, de ne pas se fier à cet argent facile qu’on gagne dans la carbonisation. En conservant les forêts, on peut développer l’agriculture, qui nous donne plus de rendement. S’ils ne conservent pas les forêts, ils seront en manque de ressources, et après ils seront obligés de retourner dans les bas-fonds. Alors vaut mieux retourner dans les bas-fonds et conserver les forêts avant qu’il ne soit trop tard », déplore capitaine Sandén.

Les effets négatifs de cette pratique sont immenses tant pour l’agriculture, l’élevage, les mines que pour d’autres secteurs de la vie active. Qu’il s’agisse de la carbonisation, des feux de brousse ; ce sont des facteurs qui détruisent la sève nourricière de la terre, conduisant au tarissement des fleuves et rivières qui rentrent dans le cadre de vie de l’homme.

Disparition d’espèces animales et végétales

Par ailleurs les conséquences de la déforestation sont multiples à savoir la pauvreté du sol en rendement agricole, l’érosion de la terre, la disparition de certaines espèces animales et végétales.

Il serait judicieux pour le Département en charge de l’environnement de renforcer les gardes forestières et bien entendu établir une véritable plate-forme en vue de pallier ces tares de notre société.

Aliou DIALLO, de retour de Boffa pour l’AJSG

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